Taverne Tour 2026 | Yolande Laroche + Garden of Love + Ellemetue + Aizysse Baga + Enfants Sauvages + Les Freaks de Montréal
C’est parti pour une deuxième soirée de Taverne Tour où les pas sont moins nombreux, mais les plaisirs toujours aussi présents.
Pour une deuxième soirée de suite, je suis arrivé AVANT l’heure du premier spectacle (clap clap clap). Premier endroit sur mon parcours, O Patro Vys, pour admirer la majeure partie du spectacle de Yolande Laroche, qui débarquait de Gatineau pour interpréter ses pièces en solo, avec ses trames électros préenregistrées. Un set parfaitement concentré sur sa prestation : éclairage volontairement très faible, scène dépouillée, espace sonore rempli par lesdites trames et son amour de la danse. Encore très tôt à 20h pour bien vivre une expérience de club, mais l’intention y était tout à fait.
Terminer ma coûteuse pinte de cidre et filer au Ministère pour entendre Garden of Love. Du rock indie semi-relax en power trio, somme toute une formule « traditionnelle » musicalement, j’aurais aimé un peu plus d’originalité ou quelque chose de plus excitant. Quoique les voix en falsetto étaient excellentes. Je suis resté pendant trois chansons au final.
Mes excuses aux groupes de rester parfois à peine 15 minutes aux spectacles, mais bon, je suis là pour découvrir et couvrir le plus de territoire possible.
À la recherche de la marge
Contrairement à jeudi, mon itinéraire était plus serré, en termes de kilométrage. Destination Sala Rossa pour Ellemetue, trio garage sympathique, clavier-guitare-batterie, aux textes loufoques et divertissants chantés par Nunu.
Je cherchais un truc encore plus original et unique, je l’ai trouvé à la Casa del Popolo en la personne d’Aizysse Baga! Un set parfaitement exécuté, par une bassiste-claviériste-choriste de feu, et par Aizysse, qui maîtrisait la voix, sa petite machine à transformation vocale, la danse et… la foule! Performer-euse d’expérience, autant en burlesque qu’en musique, on a eu droit à toute qu’une perfo, comme on dit : électro-pop engagé et/ou kinky, des allers-retours entre la salle et la scène (merci d’exister, appareils sans-fils!), messages proqueers et prorévolution humaine, des morceaux plus eighties, même une petite lap dance dont la réceptrice se souviendra longtemps. De la haute voltige flamboyante.
Gloire à l’underground
Retour à la Sala Rossa pour Enfants Sauvages, du bon punk rock dans le tapis, mené par l’impitoyable Rox Arcand, complètement en possession de sa scène. Beaucoup de feedbacks provenant des amplis, mais bon, quand on joue aussi fort avec autant de distorsion, ça risque de se produire?
J’aurais adoré redescendre au Ministère entendre le rock garage de Strange Attractor, aller au Belmont pour le deuxième spectacle de Protomartyr, ou même aller jusqu’à la Toscadura attraper une partie de la soirée hardcore, mais la Sala a eu raison de moi. Trop de connaissances de longue date sur place, d’agréables retrouvailles et effusions. Et tout ce beau monde dans le même lieu pour célébrer la musique d’Aut’Chose et Lucien Francoeur, envolé le 5 novembre dernier.
Et quel show! Un band incroyable et une liste d’invité.es choisie parmi le gratin de l’underground d’ici : Rose Cormier de Mulch, Alix Fernz, Charles Laplante de Chou, Johnny Maldoror des Breastfeeders, Population II au complet, Rox Arcand, Annie-Claude Deschênes, Joe Evil, Vincent Peake, etc., etc. Des interprètes parfaites et parfaits pour les textes de Lulu. Virginie Francoeur a ouvert le bal avec une émouvante lecture qui a aussitôt rallié tout le monde présent.
Autres retrouvailles, autres bières, avant de sauter dans un taxi vers l’Est fantastique.
Ce soir : fin du Taverne Tour! Compte-rendu à venir lundi.