Concerts

Taverne Tour 2026 | Mulch + Korea Town Acid + Museums + Olga + Gymshorts + Hot Garbage + Pons + Yoo Doo Right + Choses Sauvages

Retour sur la première soirée du Taverne Tour où j’ai vu 9 spectacles et certainement fait mes 7 000 pas.

J’ai quitté ma tendre Hochelaga juste à temps pour arriver à l’heure au spectacle de Mulch à la Rockette, premier sur ma liste en ce joli jeudi. Une fois le petit contretemps technique réglé, ce fut un grand bonheur d’entendre Rose Cormier chanter et crier dans son micro noyé de délai, avec l’appui hyper précis de sa bande, qui occupait chaque centimètre carré d’air encore disponible avec un volume agréablement élevé. Il était à peine 19h30 quand la dernière note a résonné, mais les murs commençaient déjà à suinter, gracieuseté de la horde de convives présente.

(Ce fut exactement le moment où je constatai avec effroi que j’avais choisi de porter des combines sous mes pants. Grave erreur, si tous les bars sur mon chemin allaient être aussi remplis. En allant chercher mon accréditation de presse au Ministère, grâce à un savant mélange de chance et de talent, je réussis à enlever lesdites combines dans les toilettes. Ouf.)

Direction la Sotterenea sur St-Laurent. Belle petite salle très indie et sympa. Très Montréal. J’avais soigneusement écouté chaque extrait musical (en fait, des extraits des extraits musicaux) sur le site du Taverne Tour 2026 pour décider où aller. Désolé pour le reste de la programmation, mon cerveau a décidé de se concentrer sur la rue St-Laurent. Et donc voilà, l’artiste solo Korea Town Acid attendait sur scène derrière ses machines depuis plusieurs minutes lorsque sonna 20h, heure officielle de sa prestation, remplie de textures sonores instrumentales sur fond de breakbeats, plus ambiants que dansants. Avec un beau côté acidulé. Et de belles projections distorsionnées, sur plusieurs petites télévisions, images de la ville, d’ailleurs.

J’ai dû caler ma canette en vitesse pour traverser à la Casa del Popolo en face, et constater que Museums commençait seulement à 20h30 finalement. Un pop rock indie sympathique, aux guitares dont les fréquences, les arrangements et le volume mangeaient la voix et même la basse. Parfois, ce qui fonctionne bien dans le local de répétition ne fonctionne pas sur scène, que voulez-vous. Pas au point, ou mauvais soir pour le groupe, dommage. J’ai abrégé ma visite pour redescendre au Ministère, attraper la dernière moitié de la perfo d’Olga, trio de Toronto que j’avais vu l’automne dernier. Ouch! En grande forme, sonorisation parfaite, projections et lumières wow, excellent mélange d’instruments live et de séquences préenregistrées, performance de feu, la grande classe. À revoir.

Aussitôt après, aller au Belmont pour Hot Garbage. Re-ouch! Il faisait sombre et chaud, le groupe était fort, dans tous les sens du terme, hypnotique à s’en retrouver vissé dans le plancher de béton, c’était parfait. Dans cette salle qui est, selon moi, la meilleure de Montréal : tsé, pas immense, mais grande en masse, aux plafonds hauts, aux éclairages magnifiques. Y’a même une autre pièce à côté avec un super beau bar, si tu veux aller « relaxer ».

Mais pas de temps à perdre à me prélasser : vite retourner à la Casa del Popolo, sur ma liste se trouve Gymshorts. Je n’ai pas été déçu : du bon punk rock, un peu années ’90, mais pas celui des similis punks propres et trop mélodiques de l’époque, plutôt celui des riot girrrls, avec certains moments doux et certains moments hardcore. Tout le monde voudrait se lier d’amitié avec la chanteuse, ta meilleure copine punk au grand cœur, qui s’adonne à jouer dans un band, de la guitare électrique dans le tapis. Le gros hit fut « PMDD », hymne scandé en chœur par la foule, mentionnant le trouble dysphorique prémenstruel.

Une dernière excellente chanson avant de re-filer au Ministère pour Pons, musique électro ultra énergétique parfaite pour un entraînement cardiaque intense. Ou pour trasher, dans la joie. Le chanteur hyperactif était presque aussi en forme que la batteuse, sans aucune pitié pour ses pauvres tambours. Sono impeccable ici aussi.

Mais vite, retourner au Belmont! Pour entendre Yoo Doo Right. J’ai à peine vu 2-3 morceaux instrumentaux, dont le premier, qui s’éternisait sur un riff plein de reverb, le groupe en crescendo vers un orage de sons, pour redescendre et recommencer le même manège. C’était très bon, seulement un peu trop strident pour une personne qui n’avait pas apporté de bouchons et qui n’avait pas trop envie de déchirer des morceaux de mouchoirs pour se les enfoncer dans les oreilles.

De toute façon, Choses Sauvages allait commencer bientôt au Ministère. Hop, remettre mon manteau et traverser l’avenue du Mont-Royal une dernière fois. J’ai réussi à me procurer une belle petite canette de bière juste à temps pour le spectacle. Coincé entre quelques couples, dans une foule compacte compacte compacte, j’ai pu admirer Félix Bélisle et ses acolytes faire danser tout le monde, avec leur musique new-wavy. Il y avait deux guitares sur scène, que j’ai à peine entendues, il manquait ces belles fréquences pour bien étoffer le son du groupe, qui m’a semblé incomplet malheureusement. Pourtant, je n’avais pas de morceaux de mouchoirs dans les oreilles. Prochaine fois, je me collerai sur la console de son.

Il approchait 23 heures + y’avait une foutue goutte d’eau d’humidité humaine qui tombait du plafond sur moi chaque minute du concert + ma bière était vide = j’ai décidé de tenter de me sauver à travers la foule compacte compacte compacte, retourner dans mon beau quartier, où les tacos français n’existent pas encore (je pense).

Taverne Tour, on se voit ce soir pour la soirée 2/3. Pas sûr que j’assisterai à 9 bouts de spectacles à nouveau, mais qui sait.

J’ai une passe!

Inscription à l’infolettre

Ne manquez pas les dernières nouvelles!

Abonnez-vous à l’infolettre du Canal Auditif pour tout savoir de l’actualité musicale, découvrir vos nouveaux albums préférés et revivre les concerts de la veille.

Bloqueur de publicité détecté!

On a remarqué que vous utilisez un bloqueur de publicité. La publicité est un revenu important pour un média indépendant comme nous et nous permet de vous offrir du contenu gratuit de qualité. Est-ce que vous pouvez le désactiver? Ce serait bien apprécié!

- Merci, l'équipe du Canal Auditif