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SXSW 2015: jour 1 et 2

sxsw-20153h50. mon réveil sonne et les deux heures de sommeil que j’ai pu arracher à mon excitation me font regretter de ne pas être plus zen. 4h50. On me réveille: «T’étais pas censé être parti depuis une heure?». Je me lève d’un bond, ramasse mes bagages préparés la veille, enfile mes vêtements et me dirige à l’aéroport pour prendre l’avion qui m’amènera en terre texane. Après un café d’aéroport, une légère sieste de vingt minutes (dormir dans l’avion… c’est donc pas possible!) et un taco acheté à l’aéroport de Houston pendant l’escale, je me retrouve à Austin, ville par excellence du festival de musique SXSW!

Après avoir posé bagage et pris une douche, je me dirige vers la Maison du Canada où The OBGM’s se donnait en spectacle. Et quel spectacle! Le jeune quatuor a de l’énergie à revendre et a conquis la foule présente. Le chanteur Denz aime bouger, il passe dans la foule distribuant chandails au passage, sort dehors chanter devant les passants et embarque à quatre pattes sur le bar jusqu’à ce que le portier se fâche et lui intime de rentrer sur scène. De son côté, le bassiste Joe change une corde de basse à la vitesse de la lumière. Une performance solide du quatuor de Toronto.

Puis à l’Hôtel Vegas, c’était au groupe danois Iceage de prendre la scène. Le groupe a démontré pourquoi il fait parler de lui. Enchaînant les pièces de leur dernier album, ils ont charmé les nombreux mélomanes présents sur place et tout cela à coup de larsen bien senti. Puis, c’est le groupe irlandais Protex (pas le protecteur à chaussure) qui est venu livrer leurs plus grands succès. Oscillant entre power-pop et punk, le groupe a ravi bien des fans venus expressément pour les voir.

Je me suis ensuite dirigé vers le Hype Hôtel où j’ai pu observer Odesza faire ce qu’ils font de mieux: partir le party! Ils ont généreusement gâté les mélomanes présents à coup d’électro qui flirte avec l’électro-pop. Puis, le band maison Spoon a pris la scène entamant leur performance avec The Rent I Pay tiré de leur dernier album. Entre les pièces de They Want My Soul, ils ont envoyé un Don’t Make Me A Target qui a ravi la foule, mais surtout un I Turn My Camera On particulièrement groovy. Plusieurs vodkas-soda plus tard, j’ai abdiqué et je suis allé me vautrer dans les bras de Morphée.

Mercredi, j’ai commencé là où j’avais laissé la veille. De retour au Hype Hôtel, entre deux tacos, j’ai assisté à la prestation de Hundred Waters. Le groupe floridien n’a pas déçu la foule. De Murmurs, avec une basse effrayante, à une Down In The Rafters qui, pour l’occasion, prenait une tournure très «dance». J’ai ensuite déménagé me pénates au Fader Fort pour attraper le groupe The Cribs. Les Anglais ont offert une performance honorable, mais au bout de compte, c’est au niveau des chansons que ça laisse à désirer. Malheureusement, le trio de frères fait du déjà vu qui peine à se démarquer… mais quand on se compare on se console. On a eu droit par la suite à la star du country Sam Hunt. On a l’impression que «star du country» rime plus dans ce cas-ci avec mauvaise pop. Le jeune homme est ultra-conventionnel… bref, je suis allé me chercher une bière.

Finalement c’était Chance The Rapper accompagné du Social Experiment qui a pris la scène. Des difficultés techniques ont alourdi le début du spectacle, mais Chance est un animateur de foule doué et a rapidement regagné le public en leur balançant les pièces d’Acid Rap et quelques nouveaux rejetons. Cocoa Butter Kisses a été le moment fort de la performance. Je me suis ensuite dirigé vers le Mohawk pour attraper plusieurs groupes intéressants. La ligne était longue, mais je peux vous dire que de l’extérieur, Alvvays semblait donner tout un spectacle!

J’ai tout de même pu me faufiler à l’intérieur à temps pour attraper les Torontois de Metz qui sont venus présenter les pièces de leur album à paraître le 5 mai prochain ainsi que quelques-unes du dernier. Encore une fois le trio a été tout feu tout flamme. Parmi les nouvelles à surveiller, Wait In Line (qui m’a rappelé la merveilleuse attente de l’heure précédente), mais ils ont terminé avec Wet Blanket alors tout était pardonné. C’est ensuite le groupe anglais The Damned qui a pris la scène. Ceux-ci ont commencé en vrai Stéphane Deslauriers. Leur première phrase? On est vieux… mais là vous, vous êtes jeunes… (ha! Ha! Ha!) sacré Délo, il inspire même des bands de punk anglais. Blague à part, après un imbroglio d’une quinzaine de minutes alors que le chanteur était introuvable, le groupe punk mythique a explosé et la foule chantait et dansait allègrement en leur compagnie.

Après un bref hommage et une minute de silence en mémoire des gens morts lors de l’accident de voiture de l’année dernière, Thee Oh Sees a pris la scène… et l’a pris pas à peu près. À coup de deux batteries, le groupe du charismatique John Dwyer a offert une des performances les plus inspirées jusqu’à maintenant du festival. Après une performance haute en couleur peuplée de nouvelles pièces, ils ont terminé avec une longue pièce progressive. Du bonbon! On se revoit lundi pour le résumé de mes péripéties texanes de jeudi et vendredi.

http://sxsw.com

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