Concerts

Phoque Off 2018 : brasser la…

Le Phoque Off, c’est un événement présenté par Doze en marge de la bourse RIDEAU. L’événement s’adresse à ceux qui sont en marge des grands réseaux de diffusion. Évidemment, bien des artistes que l’on suit en font partie. Les événements se tenaient dans différents lieux de la ville, dont Le Pantoum. Ce dernier est le coup de cœur sans contredit de mon voyage à Québec. Un lieu non seulement d’audace artistique, mais surtout empreint d’une réelle volonté de faire les choses pour des raisons authentiques et louables. Ce collectif de musiciens s’est créé une bulle de création riche et émouvante. Je vous en parlerai plus longuement dans un autre article. En attendant, parlons des événements artistiques. En marge de ceux-ci, deux discussions ont eu lieu pendant mon passage regroupes sous la bannière Messe Basse présentée par Le Point de Vente. Une première animée d’une main de maître par le collègue Marc-André Mongrain de Sors-tu.ca et une deuxième par notre Jean-Simon Fabien national. La seconde traitant du sort fatidique des petites salles était particulièrement pertinente. Tellement qu’elle prendra aussi un article à elle seule pour en parler correctement. Un Traitement de Canal à venir plus tard. Revenons donc à la musique. Parce qu’au Pantoum, c’est d’abord pour la musique qu’on y est.

Jérôme St-Kant

C’est tout un moineau ce Jérôme St-Kant! Non seulement chante-t-il une poésie qui pourrait en choquer certains, mais en plus il assure très bien sur une scène. Il y a des moyens plus traditionnels d’exprimer son amour pour l’être cher qu’en lui disant qu’on : « lui vomirait son cœur dans la face. » Cependant, ça fonctionne relativement bien, je commençais à bien apprécier le jeune homme quand il m’a asséné le coup fatal : une reprise peu catholique de P.I.M.P. de 50 Cents ft. Snoop Dogg. Le genre de chansons qui te met le feu au plancher de danse. Accompagné du vénérable Simon Kearney, il a donné tout un spectacle.

Fria Moeras

La jeune femme Fria Moeras est aussi particulière. Elle fait dans une pop déjantée qui mélange des éléments de garage et de punk. Elle est accompagnée notamment par Simon Provencher (Victime, ex-Medora). Encore une fois, c’était très convaincant et la jeune femme est fort sympathique. C’est sûr que d’avouer que ton père est le soundman pour ton spectacle, ça génère aussi du capital de sympathie. Nonobstant, elle a livré une performance concise et bien ficelée. Une jeune autrice-compositrice-interprète qu’on gardera à l’œil!

Mélanie Venditti

Cela faisait quelque temps que je n’avais pas vu Mélanie Venditti en spectacle. En fait, la dernière fois, c’était lors des Francouvertes 2017. Un an plus tard, on ne peut le nier, la jeune femme a pris du galon et pas rien qu’à peu près!  Venditti était solide sur scène et la cohésion entre elle et ses musiciens est totale. C’était hyper convaincant. Elle nous a livré une superbe Pompéi et même quelques nouvelles chansons! Du pur plaisir auditif.

Floes

Le musicien de Québec s’est fait aller la voix aussi haute qu’efficace le lendemain toujours entre les entrailles du Pantoum. En plus de jouer sa nouvelle composition, il a livré quelques pièces de son EP précédent. Ça fonctionnait très bien et ça donnait envie de se déhancher au rythme des synthétiseurs. Il a terminé sa performance avec une reprise de Feel It Still de Portugal. The Man. Une belle façon de clore le tout.

Et c’est à ce moment que le destin nous est tombé sur la tête. Entre Floes et Anatole, nous nous sommes fait expliquer que la voiture était garée à un endroit où le déneigement était en cour et que nous risquions de la perdre au profit de la fourrière. Ainsi quand Anatole est passé à mes côtés, nous nous sommes dirigés vers la sortie… puis vers Montréal. La vie est cruelle. Merci le Pantoum, c’était magnifique.

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