Concerts

Mac Ayres et Sara Diamond à l’Astral le 27 novembre

Ceux qui ont assisté au concert pourront sans doute le confirmer. Mercredi dernier, l’Astral a été subjugué par l’aisance de Mac Ayres et la grande qualité de ses acolytes. C’est sans oublier qu’en première partie, Sara Diamond a démontré un registre vocal révélateur et plus qu’intéressant.

C’est un public majoritairement dans la vingtaine qui dominait lors d’une soirée où la musique fut le chef d’orchestre d’un amalgame d’émotions et de pas de danse. Par la lourdeur du groove omniprésent, tout un chacun s’est retrouvé devant tout un spectacle, fond et forme compris.

Sara Diamond était accompagnée d’un excellent guitariste. En plein contrôle, le groupe qui l’accompagnait a offert une performance qui a rapidement ramené les spectateurs vers la scène. À travers la chaleur de sa voix, on y a vu et entendu que du bon. Sa prestance et l’excellent rythme donné par le guitariste ont cependant fait réaliser que ses textes mériteraient de mûrir davantage. Ainsi, elle devrait collaborer et s’imprégner dans d’autres projets. Le genre de projet qui exploiterait le bouillant rythme R’n’B qui émane d’elle, quitte à collaborer avec Mac Ayres lui-même.

Dès son arrivée sur scène, Mac Ayres rayonnait. Présentant les membres de son groupe au moment de commencer, il a installé une ambiance fraternelle s’harmonisant parfaitement avec les spectateurs enivrés par un ensemble qui a impressionné.

Peu bavards, ils ont laissé la musique parler pour eux, chose qui permet de se plonger davantage dans leur essence. C’est que tout un chacun carburait à sa façon, se démarquant dans la beauté de leurs solos et la justesse de leur cadence en groupe. De par l’ambiance qu’ils ont dégagée, ils ont fait de l’Astral un cabaret jazzé.

Mac Ayres et le batteur Chris Anderson ont travaillé ensemble sur une grande partie des chansons de son dernier album Juicebox et ce qui en découle déborde de vie. Rien ne vaut cependant la performance en direct d’Ayres, lui qui possède une voix harmonieuse et entraînante. On sent que ça respire davantage depuis qu’il a congédié son gérant et quitté sa maison de disques.

Outre la basse qui maintenait chaudement la ligne comme la trame d’un film, les guitaristes – dont Ayres – ont mis en oeuvre des riffs à la fois indie, jazz et blues qui ont électrisé les déplacés. Anderson à la batterie fut savant, donnant un corps et un rythme à l’ensemble avec ses lents tempos suaves et ses lourds tempos hip-hop. Pour les intéressés, ses projets solos vont exactement dans le même sens.

Suaves et élégants furent les élans du saxophoniste, impressionnant dans sa capacité à faire fondre l’audience. Il s’accordait merveilleusement au piano, élément non négligeable de cette soirée, bien que plus discret.

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