Concerts

Le MaMa 2018 : jour 2

Et c’est reparti pour une deuxième journée de MaMa 2018, cette fois-ci j’ai eu le droit à la gamme complète des émotions de l’émouvante puissance aux pas de danse aux petites heures.

 

Après une première journée réussie, je ne savais pas exactement où m’enligner pour cette deuxième journée. Ça arrive. Parfois, on connaît peu ou pas les artistes à l’affiche. Je me suis donc laissé guider par mon instinct. À l’exception d’Elisapie qui se donnait en vitrine dans le cadre de Ma Cabane à Panam.

Elisapie

C’est en inuktitut qu’Elisapie s’est adressé d’abord à la salle. Elle a aussi été assez compréhensive pour nous traduire tout ça en français parce qu’on était un peu dans l’obscurité par rapport au message. Elle nous a interprété les pièces de son nouvel album et un sentiment d’intensité émouvante a envahi la petite salle où étaient entassés les spectateurs. Je pensais d’abord que mon état de lendemain de veille était la cause de ces émotions qui me remontait dans la gorge et qui mouillait mes yeux. Mais les discussions après-spectacle m’ont confirmé que nous étions plusieurs à retenir les eaux comme un barrage d’Hydro à la Baie-James. Il y a un agent puissant qui fait effet quand la voix d’Elisapie se laisse aller. Une chance, elle n’a pas terminé tout ça en jouant Moi, Elsie qui aurait certainement achevé les dernières retenues qu’il me restait. Un magnifique concert.

 

Camp Claude

Je suis arrivé sur le tard à la performance de Camp Claude, mais j’ai certainement eu le temps de me rendre compte que je mettais le pied dans une salle complètement sous le charme de Diane Sagnier et sa bande de musiciens qui mélange la pop à des moments de rock plutôt charnus. Mélodieux, entraînant et tout à fait convaincant, un groupe qui sera à surveiller dans les prochains mois.

Silly Boy Blue

Ana Benabs emprunte son nom à une chanson de Bowie parue dans les années 60. Le projet est un peu plus embryonnaire et la jeune femme n’est pas habituée encore à la scène. La nervosité se ressentait dans ses gestes au tout début du spectacle. Plus les pièces passaient et plus elle semblait prendre ses aises sur scène. Musicalement, c’est de l’électro-pop sur laquelle elle chante avec une justesse appréciable. À écouter les pièces, j’avais de la misère à ne pas voir un groupe organique jouer les trames. Il y avait une certaine fluidité dans la manière que les chansons ont été composées qui serait mieux restituée par des êtres humains, il me semble.

Blu Samu

Salomé Dos Santos est une rappeuse belgo-portugaise qui se produit sous le nom de Blu Samu. La jeune femme a écouté une tonne de Lauren Hill et ça paraît dans sa façon d’approcher la musique. Elle possède une personnalité forte qui trouve sa place sur scène. Difficile de résister à ses appels authentiques à avoir du plaisir. Blu Samu a transformé le Backstage by the Mill en véritable piste de danse qui se faisait parfois très énergique et parfois très lascive. Il faut le dire aussi, sa DJ a été d’une efficacité hors pair alors qu’elle devait aussi gérer le chandail de Blu Samu qui avait une petite tendance à ne pas vouloir rester en place. Bref, c’était un spectacle plus que réussi!

Boris Brejcha

Et c’est à ce moment que des amis m’ont convaincu qu’on ne pouvait pas manquer la soirée électro. J’ai donc fait fi de la fatigue qui me gagnait pour aller danser tout ce qui me restait d’énergie avec un gin-perrier dans les mains. Et je ne l’ai pas regretté. Le DJ d’high-tech minimaliste a donné tout un set qui n’a laissé que quelques moments de répit aux pas de danse et au brassage de bassins. Déjà bien établi, Brejcha a démontré pourquoi il avait si bonne réputation toujours avec ce fameux masque dans le visage.

Et voilà pour la deuxième journée. N’en reste plus qu’une. On s’en reparle lundi!

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