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FrancoFaune 2019 : Delgres, Dalton Telegramme et des au revoir

C’est au Botanique que nous étions attendus pour cette dernière soirée de FrancoFaune qui mettait en avant le groupe français Delgres et les Belges de Dalton Télégramme.

C’est devant une salle de l’orangerie que Pascal Danaë et ses deux comparses de Delgres se sont présentés au public. Le groupe qui mélange du delta-blues, du rock contemporain et des chants créoles a gagné la foule rapidement. Il faut dire que le son du sousaphone qui prend ici la place de la basse est particulièrement attrayant et contagieux. Dans le même ordre d’idée, la batterie de Baptiste Brondy est nuancée, intelligente et efficace.

Le groupe a envoyé une bonne dose de pièces de son album Mo Jodi, paru en 2018. Avec son nom qui est dérivé de Louis Delgrès, ce militaire abolitionniste, on sent une certaine force révolutionnaire derrière la performance du groupe qui marie bien l’afro-beat aux autres styles. C’était bien sympathique.

Dalton était presqu’à la maison

Ce ne fut pas très long après que Quentin Maquet ait chanté les premières paroles de la première chanson pour comprendre que nous étions en territoire Daltonnien. Le groupe en profitait pour présenter les pièces de son nouvel album, Victoria, paru en juillet.

Je crois que c’est dans le sang entre le Québec et Dalton Télégramme. Après tout, le groupe le chantait déjà son amour pour Montréal sur Évidemment tout comme celui de Bruxelles, mais aussi pour son village natal en périphérie de Lièges. En tout cas, au Botanique, le quintette nous a envoyé une bonne dose d’amour sous forme de chansons enjouées et accrocheuses.

Si les chansons de Victoria sont un peu plus pop que son prédécesseur, en spectacle, c’est la dose de rock qu’y injecte la guitare de Rémi Rotsaert qui fait toute la différence. Il est un maître à manier le tout et le fait sans sparages. Il fait le tout avec l’air de rien, comme si c’était normal d’être aussi bon.

Des rencontres, des découvertes et de la bonne bière

J’ai dormi un 11h cette nuit pour chasser le décalage qui me menaçait de ses griffes acérées. Il me reste de cette édition de FrancoFaune, un grand sentiment de gratitude envers l’organisation : Florent, Céline, Manu, Cynthia, Rémi et tous les autres qui s’assurent que les choses roulent comme sur des roulettes, que nous soyons heureux et que nous soyons en temps à chacun des spectacles. Vous faites votre travail avec talent et intégrité. Merci.

J’ai aussi appris qui était Alain Chamfort pendant un DJ set avec Cynthia Bellemare du festival. Mon manque de culture m’a valu des yeux ébaubis de Belges. Sachez-le en Belgique, Manureva d’Alain Chamfort (mais écrit par Serge Gainsbourg), c’est big. À votre tour, vous avez le choix entre la version clip kitsch:

Ou encore Dalton Télégramme qui en font une version fort sympathique.

Mon coup de cœur du festival reste le surprenant Pierres qui a présenté une vitrine de feu. Il y a quelque chose là. Quelque chose qui, on espère, aura la chance de fleurir entièrement. Il le mérite.

Merci à Steve et Philippe, aiguilleurs de bonnes bières qui se sont assurés de la qualité de ce qui entrait dans mon gosier pendant le festival.

Merci à LOJIQ pour la mobilité. La gang de l’appart pour les longues discussions.

On se revoit l’an prochain FrancoFaune? J’aimerais ça.

Crédit photo: FrancoFaune

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