Concerts

Foxwarren et Hannah Cohen à la Sala Rossa le 10 juillet 2019

C’est dans une Sala Rossa dépourvue d’aération que tous s’étaient entassés pour assister à la performance d’Andy Shauf et de son groupe Foxwarren le 10 juillet dernier. La chaleur au rendez-vous a ajouté une touche d’intimité non désirée, mais bien accueillie du début à la fin à commencer par la prestation d’Hannah Cohen.

Le chanteur canadien débarquait pour la première fois à Montréal avec son groupe à la suite de quelques passages en solo. Visiblement absorbés par l’accablante chaleur, ils ont tout de même offert un spectacle à la fois tendre et rythmé, une prestation sans éclat, mais qui n’en avait nullement besoin pour faire bouger les déplacés venus vibrer sur les chansons de leur premier album homonyme.

Le chanteur s’étant installé au côté jardin de la scène plutôt qu’à l’avant, annonçant une dynamique différente des habitudes, comme si ce dernier ressentait le besoin de nous dire qu’il n’existe pas de piédestal pour celui qui récite, mais une seule entité pour tous les membres qui performent. Cette chimie émanant de ce fait donnait au groupe parfois timide du tonus, faisant ressortir les meilleurs côtés de chacune de leurs compositions.

Andy Shauf a coupé ses longs cheveux, peut-être le signe d’un nouveau départ ne le sait-on ? Chose que l’on puisse dire, c’est qu’il a éveillé l’enthousiasme de plusieurs autant dans ses nouvelles compositions que lorsque lui et son groupe ont présenté leurs plus connues comme To Be ou Everything Apart. Sa voix demeure toujours aussi envoutante et singulière et elle ne laisse guère indifférente, ça se mélange d’ailleurs très bien à l’énergie donnée par l’ensemble de Foxwarren.

Hannah Cohen lance les premières invitations

C’est une performance sobre et très soignée qu’a donnée Hannah Cohen en première partie de Foxwarren. La chanteuse de New York débarquait pour la première fois à Montréal à l’avant-scène d’un groupe qui venait présenter son plus récent album sorti au printemps 2019 intitulé : Welcome Home. Produit par son partenaire de vie Sam Owens, alias Sam Evian, on y dénote de soyeuses touches de folk calquées sur de l’électro-pop léger et rafraîchissant. Sa douce voix et son habit rose gomme balloune ajoutés aux accords de sa guitare lui ont donné le charme nécessaire pour conquérir un public qui pour la plupart, ne s’attendait à rien. Au final, on s’est laissé transporter par l’ensemble musical sans en être trop enivré, le plaisir éphémère du voyage en aura valu la peine sans s’inscrire dans les incontournables.

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