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FEQ 2024| Jour 1 : Nickelback et Arkells

C’est un début de FEQ au son du rock canadien un peu «corporate» auquel on a eu droit en ce jeudi 4 juillet 2024. Ce sont les Ontariens de Arkells et les Albertains de Nickelback qui ont ouvert les plaines. Retour sur une soirée qui sentait la Coors Light et la sueur.

Nickelback

Nous aimerions ne pas embarquer dans le train du mépris des critiques par rapport à Nickelback. Depuis une vingtaine d’années, la bande de Chad Kroeger est tellement devenue la figure du groupe qu’on aime détester que c’est presque devenu cliché de le faire. Nous aimerions, donc, à l’image de la foule présente sur les plaines hier, dire que la haine est exagérée et que le groupe a plus de substance qu’il ne le laisse présager… on va essayer.

Ce rapport ambigu que Nickelback a avec ses «haters» est d’ailleurs au cœur d’un documentaire sur Netflix dont la bande-annonce entière a été projetée sur les écrans géants avant le début du concert. Un drôle de choix qui laisse entrevoir un peu d’insécurité de la part du groupe considérant que les gens présents sur les plaines n’étaient clairement pas venus pour les haïr ce soir-là. Si ce n’est pas de l’insécurité, ça pourrait aussi être du pur mercantilisme. Après tout, suite à la projection de ladite bande-annonce, les écrans ont été monopolisés pour promouvoir les t-shirts et la «merch» en vente à l’entrée des plaines jusqu’à l’arrivée du groupe accompagné d’une imagerie de hors-la-loi. Disons que nous aurions trouvé ce choix de mise en scène où les membres du groupe sont présentés dans des affiches «wanted» moins risibles s’il n’avait pas été précédé de tout ça.

Au moins, pour ce qui est de la musique, les Albertains ont servi leurs succès très efficacement. Que ce soit Savin’ me en début de spectacle ou la très efficace suite de Hero, Photograph, Rockstar et How you remind me en fin, les morceaux étaient livrés avec énergie et bien accueillis par la foule. Ce fut aussi l’occasion de voir quelques invités comme Max Kerman de Arkells qui est venu chanter le couplet de Josey Scott sur Hero et surtout Talk qui s’ennuyait visiblement des plaines après son passage remarqué l’année dernière et qui est venu aider Chad sur Rockstar. Le public a apprécié et, sans nous convertir en fan, le groupe a réussi à nous convaincre de la force de leurs chansons à succès.

Nickelback est devenu suffisamment nostalgique pour être apprécié un peu moins ironiquement on dirait.

Photo : Stéphane Bourgeois

Arkells

Avant Nickelback, c’était Arkells qui avait la tâche de réchauffer la foule. Efficace et sympathique, le groupe ontarien s’est beaucoup adressé au public en français et a multiplié les bains de foule. Contrastant avec leurs successeurs qui n’ont presque pas bougé du spectacle, les musiciens ont livré une performance énergique où leur répertoire s’est mélangé avec 9 to 5, une reprise de Dolly Parton qui a fait danser la foule considérable déjà réunie sur les plaines.

Terminant avec le doublé très accrocheur Knocking at the Door et Leather Jacket, le groupe a réussi à capturer l’attention de la foule suffisamment longtemps pour certainement se faire quelques nouveaux fans.

Crédit photo: Stéphane Bourgeois

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