Concerts

Coup de cœur francophones 2019 : Louis-Philippe Gingras au Café Cléopâtre

En ce mercredi 13 novembre, pour cette 7e journée du festival Coup de cœur francophone, nous avions rendez-vous dans un lieu assez atypique, j’ai nommé le Café Cléopâtre pour assister au concert du fringant moustachu Louis-Philippe Gingras. L’artiste ayant prévu de jouer son album Tropicale Apocalypse qui sort officiellement le 15 novembre en intégralité et dans l’ordre. Ambiance chaude et dansante en prévision!

Chaud, show, chaud!

Il faut dire que les moyens sont là, car en plus d’une formation classique guitare-basse-batterie, on retrouve la présence d’une section cuivres et cordes. Pour compléter le tout, c’est l’acteur Pierre Lebeau qui ouvrira le spectacle en déclamant un texte sublimé par sa voix rocailleuse et envoutante La crise du verglas du 23 janvier. C’est dans ces moments-là qu’on vit une expérience 100 % québécoise, car on sent que la ferveur et la fierté du public sont présentes et palpables. La scène émergente québécoise est bouillonnante et créative et parfois, ça fait du bien de se le faire rappeler aussi fortement! Puis c’est au tour du principal intéressé d’attaquer son show, moustache et chemise à fleurs toutes voiles dehors! Après l’énergique et rock Barrés d’Toronto, le musicien se lance dans une pièce calme aux accords un peu bossa nova Le lit. Il chante calmement voire langoureusement de sa voix éraillée qui lui donne un faux air d’Henri Salavador à la belle époque! D’ailleurs, celui-ci enchainera avec la rythmée et dansante Apocalypso qui, comme son nom l’indique, est un calypso qui n’a rien à envier au mythique Sous l’océan de la Petite Sirène chantée par le homard Sébastien (dont l’interprétation était d’ailleurs assurée par Henri Salvador lui-même, ainsi la boucle est bouclée)!

Time to slip

Quelques soucis techniques viendront émailler le set, dont un ampli guitare qui rendra l’âme en direct. Qu’à cela ne tienne, le matériel décédé sera remplacé en plein milieu d’une chanson tandis que les autres musiciens assurent la continuité. C’est ce qu’on appelle du professionnalisme! D’ailleurs, pour fêter la résurrection de sa distorsion, Louis-Philippe Gingras se fendra d’un solo de guitare aussi gouleyant qu’un double mojito! L’ambiance tropicale est à son comble et ça se dandine de partout dans le beau salon du Café Cléopâtre. Quand s’en vient la toune Tape électrique, Louis-Philippe Gingras se départira de sa chemise à fleurs au profit d’un t-shirt sans manche motif léopard…qu’il enlèvera également pour révéler un torse glabre qui fera ronronner la gente féminine d’un bout à l’autre de la salle! Mais…le chanteur ne s’arrête pas là et dégrafe la ceinture de son pantalon qui, sous l’effet de la gravité, tombe à ses chevilles révélant un slip qui pourrait rendre jaloux le grand Walter White de la série Breaking Bad. En tout cas, on pourra dire ce qu’on voudra, Louis-Philippe Gingras a mis littéralement le paquet pour son show (poudoum tchi)!

La petite boule

Le concert s’achève sur une nouvelle intervention de Pierre Lebeau qui lira le texte La petite boule, qui se termine par cette phrase : « Il ne restera rien d’autre qu’une petite boule d’amour, une petite boule d’amour. » Et je dois dire que c’est une belle formule pour caractériser l’ambiance qui régnait dans le salon du Café Cléopâtre! Au final, un album aux sonorités tropicales/québécoises très prometteur pour Louis-Philippe Gingras et un show assuré par des musiciens de talent! Que demander de plus? Si c’est ça l’apocalypse, alors on en redemande!

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