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L’Australie au rendez-vous avec Boy & Bear et Stu Larsen à l’Astral le 17 septembre 2019

On a eu droit à une soirée à saveur tout australienne mardi à l’Astral avec la présence du groupe Boy & Bear et de leur ami de longue date Stu Larsen en première partie. Ceux qui reviennent à Montréal pour une première fois depuis belle lurette ont dégagé une énergie des plus chaleureuses grâce à une prestation enveloppante et assurée. Quant à Larsen, on peut dire qu’il a défié avec brio l’idée du gars avec sa guitare acoustique sur scène, faisant office d’amorce plus que convenable à cette soirée.

Ceux qui m’ont lu la semaine dernière sur Crooked Colours et qui sont vendus à cette jolie salle du centre-ville qu’est l’Astral ont peut-être envie d’être réconfortés, puisque cette fois-ci, ce fut un lieu des plus propices pour accueillir ce genre de performance aux sonorités indie-folk. Avec Larsen et le quintette Boy & Bear, on s’est tout de suite senti chez soi, dénotant l’ambiance d’un bar de quartier où le chansonnier vient mettre des sourires aux visages des spectateurs qui tapent jovialement du pied ou qui se dandinent avec ardeur. Seulement, dans le cas présent, on a eu le droit à bien plus que le band du coin. 

C’est aussi de dire que cette fois-ci, on sentait que les déplacés avaient envie d’être là. Ce public hétérogène qui remplissait l’ensemble du parterre est entré dans la danse dès les premiers coups de guitare de Larsen et ce, jusqu’à la fin de ce merveilleux rappel orchestré par Boy & Bear

Stu Larsen n’y va pas dans le flafla et sans réinventer le style ni être retenu pour ses qualités lyriques, il a démontré que bien peu de choses sont nécessaires pour donner un bon temps quand on a une voix mélodieuse qui porte bien, un style vestimentaire propre au genre et une prestance non négligeable. On parle plus haut d’entrer dans la danse, mais avec cette performance sobre et calme, c’était plus la tête qui vacillait dans le mélange des riffs de guitare et des balades offertes. On mentionne aussi plus haut que Larsen est un bon ami du groupe et question de renchérir sur le sujet, on peut affirmer que sa place est justifiée à souhait. Formant un duo sur quelques chansons avec Tim Hart, producteur du plus récent album de Larsen et membre à part entière de Boy & Bear, on a senti non seulement une belle chimie, mais également une assurance dynamique notamment sur Going Back to Bowenville et l’excellente reprise de Jolene de Ray Lamontagne.

Quant à cette performance attendue, elle n’a pas déçu, même qu’au contraire, elle fut une belle surprise. Boy & Bear fait partie de cette banque d’artistes qui joue à outrance dans mes listes de lectures depuis quelques années et ils ont donné une raison de plus d’y cimenter leur place avec cette performance. Bien que la trame fut en soi assez linéaire, ils n’avaient nul besoin de feux d’artifice pour charmer un public vraisemblablement déjà charmé. Avec un alliage de chansons provenant de l’ensemble de leur discographie, ils ont mis la table pour ce nouvel album – intitulé Suck on Light –  prévu à la fin du mois de septembre. Ils ont d’ailleurs pris soin d’y jouer les trois chansons déjà lancées publiquement avec une belle aisance.

Ces artistes jouent ensemble depuis 10 ans et ça paraissait sur scène. Entre deux chansons d’Harlequin Dream ou encore de Limit of Love, j’ai pris le soin d’y décoder que le groupe avait ce même plaisir à jouer que nous de les regarder. Tim Hart donnait le ton en étant solide à la batterie tandis que Killian Gavin s’en est tiré sans fausses notes. Pour ce qui est des trois autres membres du groupe, ils ont de belle façon agrémenté la chaleur de l’ambiance qui planait. On a même eu le droit à la reprise d’un passage de Heart of Gold de Neil Young avant de terminer avec Limit of Love. On ne peut pas terminer cet article sans reparler de cette superbe fin, cette fin où personne ne semblait vouloir quitter la salle. C’est qu’ils se sont permis de jouer trois chansons au rappel et que ça n’a fait qu’élever la ferveur déjà présente. Chose qui puisse être dite, c’est que Boy & Bear n’a laissé personne indifférent et pour cela, il est simple et facile de dire que ce fut une réussite sur toute la ligne. 

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