Chroniques

Une entrevue avec Sandveiss

a0933487425_10Sandveiss a fait paraître leur premier album, Scream Queen, en 2013 et ils commencent enfin à en récolter les fruits. Le quatuor rock s’est farci Heavy Montréal et le Festival d’été de Québec cet été et fait partie de la programmation de FMEAT en septembre prochain, en première partie de Galaxie. Le groupe visitait même les Îles-de-la-Madeleine, pays natal du chanteur Luc Bourgeoys, pendant le mois d’août. J’ai profité de leur visite à Montréal pour m’attabler avec les membres de la formation quelques instants et jaser de tout ça. Pour le bien de l’entrevue, je condense toutes les voix du groupe en une seule!

LP: Salut les gars.

S: Salut.

LP: Pis c’est comment de faire un spectacle à Heavy Montréal… quoique que vous avez fait aussi le Festival d’été de Québec… finalement, vous êtes devenus des habitués des grosses scènes?

S: (gros rire…)

LP: Vous allez trouver ça plate jouer des spectacles dans le sous-sol du Cercle à Québec!

S: (encore plus gros rire) En fait, on adore aussi faire des petits spectacles intimes. On vient d’un monde punk, on tripe à jouer devant 20, 30 ou même 5 personnes. C’est cliché, mais si les 5 ont vraiment envie d’être là, ça fait toute la différence. Jouer devant 120 personnes qui veulent rien savoir, c’est plate en chien.

LP: Mais ce n’était pas le cas tantôt…

S: Non, le monde observait. Ç’a été la même chose au FEQ, le monde n’est pas si démonstratif, mais les gens en général écoutent. Ils ne sont pas en train de parler entre eux. Entre les chansons, il y a des réactions.

LP: Oui, parce que ça ne fait pas si longtemps que vous êtes parti.

S: Ç’a été un peu plus long parce qu’on a voulu enregistrer l’album nous-mêmes. Je dis «nous-mêmes», mais en fait c’est Raphael Malenfant qui nous a enregistrés. D’ailleurs, il commence à se faire un nom à Québec. Ça fait plusieurs bons albums sur lesquels il a travaillé. De plus, c’est notre sonorisateur en spectacle… Mais même si l’album semble nouveau pour les gens, pour nous, c’est quasiment du vieux stock.

LP: Maintenant vous allez au FME.

S: On ouvre pour Galaxie qui est facilement un des meilleurs bands au Québec. On est choyés, pis on travaille encore plus. On ouvre pour de gros bands. L’année passée, on a ouvert pour Scott Weiland pis cet été pour High On Fire et Megadeth sur les Plaines…

LP: Ce sont des publics pas mal différents pourtant.

S: On dirait que non. C’est juste plus rock que métal, plus porche des origines. Black Sabbath c’est un des groupes qui nous influencent beaucoup. On écoute plus ça que du métal, mais on a quand même grandi avec les bands thrash pis les groupes grunge.

LP: Ça me fait un peu penser à Priestess, mais en plus lourd.

S: C’est un band qu’on aime beaucoup, mais je pense qu’on partage les mêmes influences. On nous parle souvent de Monster Truck. On a aussi chacun nos goûts dans le band. Charles tripe sur le prog, Shawn tripe sur les années 90… c’est assez varié.

LP: Mais vous ne sonnez pas non plus trop nostalgiques.

S: On a une sitedemo.cauction moderne. Par contre, nos sons de guitare, de basse et de batterie sont tous créés à partir de nos équipements. On ne va pas se chercher des «plug-ins» pour sonner de telle ou telle manière. On travaille quand même plus comme dans les années 70 de ce côté-là. On s’est carrément construit des sons. À la mitaine. C’est vrai. Ça vient de la base du rock.

LP: Ça fait partie de l’imaginaire collectif.

S: Oui, mais notre sitedemo.cauction est totalement moderne, on ne veut pas sonner comme dans le temps non plus. Et puis on se permet aussi de déroger du format standard à la radio. Mais en même temps, la seule chanson qui a vraiment joué dans les radios universitaires pis à CHOM, c’est Untie Me qui dure près de trois minutes. C’est la seule qui pouvait passer.

LP: Hâte d’aller aux Îles-de-la-Madeleine? (question adressée à Luc)

Luc: Mets-en, c’est chez nous! On joue aux Pas Perdus. Pis c’est le fun d’y retourner avec mon band. Les dernières fois, ç’est parce que je jouais dans Suroît.

LP: Dans Suroît?! (Ce sont des mégas vedettes en Acadie)

Luc: Ben oui.

Et soudainement pendant notre entrevue Daniel s’écrit:

Daniel: J’ai vu un «side-boob»!!! Il y avait un nipple! (vu sur l’écran géant pendant le concert de Lamb Of God et dit avec excitation et dérision à la fois)

Luc: J’ai ultra-hâte d’y retourner avec mon band.

LP: Quel jour jouez-vous?

Luc: Un lundi.

LP: C’est parfait pour les lundis «jams»!

Luc: Exactement!!! Le dernier de la saison. Tu connais ça pour vrai?

LP: J’ai connu de très beaux moments qui ne se racontent pas dans un blogue/webzine. Y allez-vous par avion?

Luc: Oui, j’aurais préféré par bateau. Parce que tu te rends compte à quel point c’est loin. T’as toute l’excitation qui monte avant que t’arrives. Tu vois les Îles se dessiner sur la mer au large, mais ce n’était pas possible…

LP: Merci les gars!

S: Merci!

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