Chroniques

Sandrider

Godhead

sandrider-godhead-album-cover-artSandrider est un groupe qui provient de cette ville où il pleut très souvent et dont plusieurs groupes importants y ont vu le jour lors des vingt-cinq dernières années. Non, je ne vous parle pas de Montréal en plein été ni même d’une ville en Grande-Bretagne, mais plutôt de Seattle dans l’état de Washington aux États-Unis. Sandrider ne fait certainement pas déshonneur à la ville avec leur deuxième album qui s’intitule Godhead. Il est paru en novembre 2013 sur l’étiquette Good To Die Records.

À qui s’adresse leur musique me demandez-vous si gentiment? Je vous répondrai alors avec ma voix tendre et mielleuse que les amateurs de groupes comme Red Fang, Whores., Unsane et Mastodon y trouveront fort probablement leur compte. Je doute fort que ceux qui aiment Christina Aguilera, Billy Ray Cyrus ou Poison soient intéressés par cette musique. Ceci dit, je conseille à ces gens de cesser d’écouter au plus sacrant cette atroce musique. Je leur conseille également de se coltiner à des groupes du genre Sandrider. Ce serait sûrement un vrai baume sur leurs tympans atrophiés par l’écoute de cette désagréable musique nuisible à l’épanouissement intellectuel.

Basée sur une section rythmique du tonnerre, leur musique est solide, variée, bien dosée et la plupart du temps très énergique. Bien qu’elle n’aille que deux albums à son actif, la formation est de celles où l’on croirait réellement qu’elle existe depuis vingt ans tellement la cohésion et la complicité entre les membres est solide et sans failles. La musique que l’on retrouve sur l’album Godhead est lourde sans jamais tomber dans l’excès. D’ailleurs, le guitariste répondant au nom de Jon Weisnewski n’utilise pas une distorsion aussi imposante et menaçante comparativement à la plupart des groupes du genre. La sonorité de sa guitare électrique y est plutôt claire et bien définie. Une approche que j’aime bien et qui ne diminue en rien la pesanteur, la virilité du groupe ainsi que l’efficacité leurs chansons/massues.

Comme mentionnée précédemment, la section rythmique composée du bassiste Jesse Roberts et du batteur Nat Damm est d’une redoutable efficacité. Le bassiste possède un son de basse qui, à mes oreilles, est un pur bonheur. Un peu comme une crème glacée à la vanille trempée dans le chocolat fondant pendant une journée très chaude et humide. Pour ce qui est du batteur, il fait juste ce qu’il faut. C’est-à-dire qu’il joue son rôle de façon compétente, énergique et sans débordements inutiles.

Quelques moments un brin plus calmes se retrouvent sur la galette et rendent l’œuvre moins uniforme, ce qui, au final, rend service à l’album. Je trouve malgré tout qu’ils sont à leur maximum d’efficacité lorsque les pièces sont plus rythmées.

Voilà, c’est ici que je vous abandonne afin de me bourrer la face dans la crème glacée. J’ai toujours trouvé qu’une moustache de crème glacée me donnait un air viril et robuste. Un peu comme la musique de Sandrider finalement.

Sandrider
Godhead
Good To Die Records
41 minutes
Paru en 2013

Liste des chansons:

1. Ruiner
2. Castle
3. Tides
4. Gorgon
5. Godhead
6. Overwatch
7. Champions
8. Scalpel
9. Beast
10. Traveler

sandrider.bandcamp.com/album/godhead

Exprimez-vous!





Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.