Chroniques

Nine Inch Nails | Du pire au meilleur

À quelques jours du passage du groupe au Centre Bell, nous nous sommes penchés sur la discographie de Nine Inch Nails.

Ont participé à ce tops : Philippe Desjardins, Louis-Philippe Labrèche, Charles Laplante et Marc-André Mongrain (Sors-tu.ca).

11. Ghosts I-IV (2008)

Quand Trent Reznor dit que c’est une expérimentation, il a tout à fait raison. C’est vraiment le mot qui colle à la collection de 36 pièces instrumentales de Ghost I-IV, qui se voulait au début un projet de cinq EP et qui a évolué jusqu’à neuf microalbums. Il faut aussi se replonger à l’époque parce que l’album a été publié avec une licence très ouverte qui encourageait les autres musiciens à réutiliser les pièces pour créer de nouvelles trames. Ce sont les années où des essais sur le web commençaient à prendre forme réellement. Cette proposition a fait en sorte que le 34e morceau soit utilisé dans la création d’Old Town Road de Lil Nas X des années plus tard. C’est ce qu’on appelle être avant-gardiste. Sur l’ensemble par contre, ce n’est pas l’écoute la plus agréable du corpus de Nine Inch Nails.

10. Ghosts V (2020)

Ghost V est titré Together et ce n’est pas anodin. Il est sorti le 26 mars 2020. Alors qu’on commençait à peine à saisir l’ampleur du désastre de la pandémie et que les nouvelles étaient sombres, Trent Reznor et son fidèle collaborateur Atticus Ross ont lancé gratuitement la cinquième collection de pièces atmosphériques Ghost. On y trouve de longues pièces comme des plus courtes. Le tout a été lancé en même temps que Ghost VI.

9. Ghosts VI : Locusts (2020)

Outre le fait que c’est un brin plus sombre que le précédent, vous pouvez relire ce qui est plus haut et l’appliqué à cette sortie qui s’est faite de manière simultanée à Ghosts V.

8. Tron : Ares (2025)

Je vous entends déjà crier : mais pourquoi pas Quake d’abord? Parce que la trame de Tron: Ares est quand même vraiment plus près de ce que fait Nine Inch Nails. D’ailleurs, c’est la première fois que Trent Reznor et Atticus Ross utilisait le nom de Nine Inch Nails pour accompagner une trame sonore de film, et ce, même s’ils en ont signé une douzaine précédemment. La raison derrière ce choix, Reznor trouve que l’album ressemble plus à ce que NIN fait. Et il n’a pas tort. Plus du côté électronique du son du groupe, on retrouve tout de même le côté plus « sale » du son de NIN.

7. Hesitation Marks (2013)

Comme le disait Stéphane Deslauriers à la sortie d’Hesistation Marks, si on entre dans l’album en ne cherchant pas la nouveauté, on est rapidement heureux de rencontrer les vieux potes de NIN qui sont en pleine forme. Ici la formation ne réinvente pas la roue, mais nous offre une version fort efficace de leur rock électronique.

6. The Slip (2008)

Deux mois après la sortie de Ghosts I-IV, qui marquait l’ère de l’indépendance de Nine Inch Nails, qui n’avait plus d’obligations contractuelles avec Interscope, le groupe présente The Slip, qui a été enregistré en trois semaines en avril. Cette rapidité entre la création et la sortie est due au fait que NIN a simplement offert l’album en téléchargement gratuit. Un album typique de NIN, The Slip joue sur les terrains que la formation avait explorés par le passé. C’est parfois très distorsionné, comme sur Letting You, tout comme ça devient plus léger sur Lights in the Sky, alors que Discipline est plus pop.

5. Year Zero (2007)

Year Zero a été écrit pendant que NIN était en tournée pour With Teeth et était une manière pour Trent Reznor de se garder occupé. Par contre, il tournait en autobus de tournée et c’était un peu compliqué d’avoir une guitare avec lui pour composer. Ça explique en partie le tournant un peu plus électronique léger de Year Zero. Les paroles sont une critique directe de l’administration Bush, qui arrivait à sa fin, et qui était embourbée dans des guerres sans fin et qui ne donnait plus espoir à une bonne partie de la population américaine.

4. With Teeth (2005)

On arrive en territoire des albums fondateurs de NIN. Quand With Teeth arrive, Trent Reznor est sobre depuis quatre ans et écrit sur l’expérience de la dépendance et la période de renouveau qui l’a suivie. C’est un album important parce qu’Atticus Ross, qui sera un membre important de la formation par la suite, y fait ses premières collaborations. C’est aussi Dave Grohl qui est derrière la batterie pour la plupart des pièces de l’album. On y trouve les populaires Hand That Feeds et Every Day Is Exactly the Same. À l’époque, la critique n’était pas enchantée, mais on est forcé d’admettre que l’album passe bien l’épreuve du temps.

3. Pretty Hate Machine (1989)

Le premier album de Nine Inch Nails arrive comme une bombe dans le milieu musical. Reprenant le goût pour l’électronique des années 80, il le mélange au rock industriel et à une attitude punk. Le mix devient quelque chose de novateur qui va complètement changer le paysage musical des années suivantes. Créé pendant qu’il avait du temps libre au studio Right Track à Cleveland où il travaillait, Pretty Hate Machine incorpore de nombreux synthétiseurs et de l’échantillonnage, une technique peu utilisée dans le rock à cette époque. On y retrouve de grands succès, comme Head Like A Hole, Terrible Lie, Down in It et Sin.

2. The Fragile (1999)

On approche de la fin des années de dépendances de Trent Reznor et ça paraît dans les paroles qui tournent essentiellement autour de la dépression et de la dépendance. Le tout est livré sur un rock industriel puissant qui est plus carré que ce qui a été proposé par le passé. C’est la suite logique de l’excellent Downward Spiral. Il y a sur The Fragile les premières pièces entièrement musicales de NIN, quelque chose qu’on va beaucoup voir par la suite dans sa discographie. On retrouve de gros succès sur The Fragile, dont The Day the World Went Away, We’re In this Together, Into the Void, Starfuckers, Inc. et La Mer.

1. The Downward Spiral (1994)

C’est le Graal de la discographie de Nine Inch Nails. Trent Reznor, qui avait déménagé dans la maison où Sharon Tate avait été assassinée par la famille Manson, avait construit un studio maison. Il reprend le rock industriel puissant qu’il avait exposé pour la première fois sur Pretty Hate Machine, mais le pousse beaucoup plus loin. L’album est construit pour suivre un homme qui s’enfonce dans son malheur jusqu’au suicide. C’est sombre, c’est puissant et c’est un album qui a marqué la scène alternative de manière importante. L’album a fait monter les conservateurs aux brancards, ce qui est toujours un bon signe. On y retrouve des succès importants, comme Closer, Hurt et Dead Souls. C’est le rock gothique à son meilleur.

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