Chroniques

D’Île Jesus à Île-de-France : Entrevue avec Bernhari

Bernhari reviendra à Montréal sous peu pour y présenter deux spectacles à la Chapelle St-Louis avant de jouer aux Francos. En attendant, je l’ai rejoint à Paris pour parler de la vie, de la scène parisienne foisonnante et d’un troisième album.

 

Bernhari est tout sourire quand je le rejoins à Paris, chez Clément Doumic  de Feu! Chatterton. Il s’est fait des amis pendant son passage en France. Il faut dire qu’il a fait de la tournée avec le groupe français, ce qui forcément ouvre des portes : « Avec Chatterton, c’était fou, on a fait Antibes, Nice, Marseille, Lausanne, les Alpes… c’est plein de paysages nouveaux, de mots nouveaux et de rencontres inspirantes. C’est beau de les suivre en tournée, j’apprends beaucoup. » De l’inspiration qui va donner progressivement une direction à son prochain album. Un premier album qui paraîtra cette fois-ci des deux côtés de l’océan.

Pour le moment, les mélomanes français peuvent se mettre sous la dent un EP qui contient essentiellement des titres d’Île Jesus. Le prochain sera sa première sortie d’album en bonne et due forme en France. Un album qui est toujours à la phase d’écriture et de recherche : « Je sais pas encore exactement quand ça va se présenter, mais ça sera quelque part en 2019. Pour l’instant, je travaille en solo dans mon studio du secteur Marconi-Alexandra, Shawn (Cotton) vient des fois enregistrer des basses. Je vais voir où ça s’en va. J’ai trop de chansons, j’essaie de faire le ménage. C’est assez clair dans ma tête où je m’en vais. Mais ici, je prends le temps de réfléchir à ce que j’ai envie de dire sur ce nouvel album. Plus ça va, plus ça prend forme. Et puis, cet été, je fais aussi deux résidences d’écriture, une au Bic et une à Natashquan avec Gilles Vigneault. »

Vivre dans les bulles

Il ne s’agit pas ici des petites perles qui font pétiller le champagne, mais plutôt la scène francophone parisienne qui est en pleine effervescence. Depuis Moodoïd et La Femme, un renouveau s’installe dans la chanson de langue française, délaissée pendant quelques années. Aujourd’hui avec Feu! Chatterton, Fishbach, Clara Luciani, L’Impératrice, Grand Blanc et Juliette Armanet, ce n’est pas le talent et les propositions intéressantes qui manquent. C’est au milieu de ces artistes que Bernhari se retrouve. « C’est pas mal mon quotidien. C’est les gens qui m’intéressent avec qui j’ai des affinités musicales. Il y a quelque chose qui se passe ici. J’apprends beaucoup de ces gens et je m’imprègne de ce milieu. Ça me fait penser à Montréal autour du début 2000 quand Godspeed You! Black Emperor sortait de l’ombre. Ce qui me frappe aussi, c’est ce que les femmes font. Elles sont plusieurs avec beaucoup de caractère et des propositions musicales plus audacieuses. »

Je reviendrai à Montréal…

C’est avec cette effervescence et riche des nouvelles rencontres qu’il a fait qu’Alexandre Bernhari rentrera à Montréal sous peu. Il sera en première partie d’Arthur H lors des Francos, mais c’est d’abord à la Chapelle St-Louis qu’il s’arrêtera pour un doublé de spectacles. « Je serai accompagné de Camille Paquette-Roy au violoncelle et Shawn Cotton à la basse. L’idée c’est de ramener les chansons à leur essence avec le piano et la voix. J’ai l’intention de présenter un peu des nouvelles choses et peut-être un cover ou deux. » Des spectacles intimes qui risquent d’être très touchants.

Une chose est sûre, ça bouge dans la vie de Bernhari et c’est le temps de profiter de ces moments d’intimité en sa compagnie. Parce que lorsqu’il sera trop connu en France, on risque de le voir moins souvent!

Bernhari est en spectacle les 23 et 24 mai 2018, pour plus d’informations, c’est par ici.

 

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