Francouvertes 2026 | Dans le casque d’écoute de Marie Neiges, Dauphins et Olivier Faubert
Olivier Faubert
Olivier Faubert a une feuille de route impressionnante, à commencer par le fait qu’il a interprété, dès l’âge de onze ans, le rôle du Petit Prince dans la comédie musicale du même nom avec Michel Rivard. Il a aussi fait Star Académie, le temps d’une semaine en 2021. Puis, il a participé au Festival international de la chanson de Granby en 2023 avant de lancer son premier album, Pour ne pas mourir en hiver, qui est paru en 2024. Bref, il est mûr pour un tour aux Francouvertes!
Et voici sa sélection:
1 – Turnstile — I CARE
« J’ai découvert Turnstile il y a plusieurs années. C’est un groupe de hardcore punk de Baltimore qui a beaucoup évolué avec le temps, jusqu’à devenir un groupe reconnu à grande échelle et même remporter un Grammy Awards récemment. La chanson I CARE me parle beaucoup parce qu’elle représente bien ce mélange qu’ils réussissent à créer. Le son est lourd, les guitares sont très distorsionnées, ça groove énormément, mais il y a aussi quelque chose de très mélodique et accessible dans les refrains. Ils arrivent à amener une sensibilité pop dans un style qui ne l’est pas du tout à la base, et ça m’inspire beaucoup. Dans les chansons que je travaille en ce moment, j’ai justement envie de garder cette intensité dans les guitares tout en écrivant des mélodies simples, faciles à chanter, auxquelles les gens peuvent rapidement s’attacher. Même au niveau des paroles, c’est très direct, très simple, et ça me fait réfléchir parce que j’ai souvent tendance à écrire de façon plus imagée. Turnstile me rappelle qu’on peut parfois dire beaucoup avec très peu. C’est aussi probablement le groupe que j’ai le plus écouté cette année, et j’ai vraiment hâte de les voir en spectacle un jour pour vivre cette énergie-là dans la crowd. »
2 – Daniel Bélanger — Les Deux Printemps
« Pour moi, Daniel Bélanger est une véritable légende de la chanson québécoise. Si la chanson québécoise était un genre à lui seul, j’ai l’impression qu’il en serait un peu le porte-parole naturel. Ses chansons traversent le temps d’une façon assez rare. Des pièces écrites dans les années 90, comme Les Deux Printemps, résonnent encore aujourd’hui autant chez les jeunes que chez les plus vieux. C’est une grande inspiration pour moi, surtout pour la longévité de son œuvre et pour la qualité de son écriture. Il a une façon très musicale d’écrire, très poétique, mais qui reste toujours proche de l’émotion. C’est mon artiste québécois préféré, celui que j’ai le plus écouté dans ma vie. J’ai tellement joué ses chansons que, même si je ne cherche pas à écrire comme lui, je pense qu’il influence quand même ma façon d’écrire sans que je m’en rende compte. Même si la musique que je fais en ce moment est différente, il y a toujours une petite partie de moi qui va s’inspirer de ce qu’il fait. »
3 – My Chemical Romance — Helena
« It wasn’t just a phase. Quand j’ai découvert My Chemical Romance et la chanson Helena, j’avais 14 ans et ça m’a complètement bouleversé. Je me souviens très bien de la première fois que je l’ai entendue : la chanson m’a fait pleurer. À cette époque-là, j’avais mon long toupet et mon maquillage. Mais au-delà de l’image un peu cliché de l’ado emo du début des années 2000, cette chanson est venue me faire vibrer à un endroit où la musique ne m’avait jamais touché auparavant. Aujourd’hui encore, c’est un sentiment que j’essaie de retrouver quand je fais de la musique : celui de l’adolescent qui capotait sur des chansons sans trop savoir pourquoi. Ce qui m’avait marqué, ce n’était même pas les paroles, parce qu’à l’époque, je ne parlais pas un mot anglais. C’était la mélodie, l’intensité, l’émotion très directe de la chanson. Même si je ne dirais pas que je m’inspire directement de My Chemical Romance aujourd’hui, il y a dans leur énergie, et dans le côté très émotif de leurs chansons quelque chose que j’essaie encore de retrouver. Helena représente beaucoup mon adolescence, l’époque de mon premier band quand on jouait dans un sous-sol et qu’on n’était pas très bons, mais qu’on avait un plaisir immense à faire de la musique. Et honnêtement, je pense qu’une partie de moi est encore un peu emo. Ces chansons-là, que certains pourraient trouver quétaines, je les écoute encore aujourd’hui dans mes écouteurs, sans trop le dire à personne. »
La première soirée des Francouvertes a lieu le lundi 9 mars au Lion d’Or. Vous pouvez vous procurer des billets pour y assister sur place ou à distance ici. Pour tout savoir sur la programmation des 7 soirées de préliminaires, c’est par ici.