Black Marble + Public Circuit à la Sala Rossa le 8 septembre 2026
C’est le retour des pantalons longs et des manteaux légers, le temps froid prend sa place et les spectacles intérieurs recommencent à grands pas. Heureusement, Black Marble était de passage à Montréal.
La dernière fois que Chris Stewart, alias Black Marble, était venu à Montréal, c’était en 2018. C’est donc un plaisir de le voir passer dans le coin et venir présenter son nouvel album Life In Small Pièces le 21 août dernier sur Sacred Bones Records.

PUBLIC CIRCUIT
Directement de New York, ce trio de multi-instrumentalistes présente un univers électro qui s’apparente à des univers d’hyperpop avec des sonorités post-punk. Des amis sur place les ont comparés à Death Grips alors que j’ai envie d’ajouter que ça sonne comme si Skrillex avait quitté son studio pour aller jouer avec des musiciens de New York qui ont tous des horizons musicaux différents.
Avec Sean Holloway à la batterie et Nelson Fisher et Ethan Biamont s’alternant entre les percussions, la basse, les claviers et les caisses d’échantillonnage, on avait affaire à des personnalités diverses entre le chaud et le froid, entre Biamont qui bouge et saute partout comme s’il n’avait pas de limite et Fisher solide et immobile. Une proposition qui réveille la Sala Rossa qui, au fil de la performance, s’est rempli à compte-goutte.

BLACK MARBLE
Trois musiciens et une projection vidéo, c’est tout ce que ça prend pour embarquer dans l’univers de Chris Stewart, alias Black Marble.
Pour les non-initiés, on peut facilement comparer le son à Joy Division pour son utilisation de batterie électronique, de ses sonorités post-punk et de sa production froide qui ne laisse pas traverser beaucoup de chaleur. Par contre, sa musique est plus achevée et minutieuse. D’ailleurs, Stewart utilise une pédale qui échantillonne les sons manquants (comme la batterie et quelques sons de synthétiseurs) qui complètent sur scène avec ses musiciens. La musique était parfaite pour le décor de la Sala Rossa. Quelque chose de beau, mystérieux et rustique.
Réutilisant la même liste de chansons durant toute la tournée nord-américaine, on a fait le tour de ses cinq albums studio. Évidemment, il y avait une plus grande place pour des chansons de son dernier album.
Derrière les musiciens se cachait une performance vidéo où l’ombre des musiciens paraissait et il était agréable de voir le spectacle sous ce regard plutôt que de regarder les visages. Le projet Black Marble reste peu identifié par le visage de son interprète, contrairement à d’autres. Il n’était d’ailleurs pas surprenant de voir certains membres de l’audience regarder le spectacle les yeux fermés pour être transportés musicalement.
Au début du concert, les musiciens étaient perplexes, voire préoccupés par un détail, le mix sonore. Insatisfaits par le son de leur moniteur individuel, les musiciens se plaignaient régulièrement au gars de son afin de régler des problèmes. Ayant assisté au spectacle à l’avant de la scène, dès le début, un bruit de basse retentissait dans les oreilles. Or, il ne provenait aucunement du bassiste. C’est ce genre de détail qui a marqué les musiciens. On les voyait perplexes pendant le long du spectacle.
Parce qu’au final, Black Marble a donné exactement ce que je m’attendais, c’était simple, efficace, un bon moment, sans plus.
















Crédit photo: Charles-Antoine Marcotte