Hush
For Dolly
- Simone Records
- 2026
- 37 minutes
Hush lance son premier album. Le groupe formé de deux membres d’Hippie Hourrah, Miles Dupire-Gagnon et Gabriel Lambert, et de Paige Barlow est actif depuis l’automne 2025. Alors que Barlow, originaire d’Atlanta, mais francophile à souhait, avait privilégié le chant en français dans ses derniers projets, elle revient ici à sa langue maternelle. Exit l’accent cute, mais ça lui donne une fluidité plus grande dans son approche.
Hush propose sur For Dolly une dream-pop avec des petites touches de psychédélisme ici et là. On mise sur des motifs répétés qui se transforment en intensité et en déploiement sonore. Ça paraît immédiatement que ce sont des musiciens avec une feuille de route bien garnie en raison de la solidité de la proposition. Si Hush ne propose pas la chose la plus originale, c’est diablement bien exécuté.
Paige Barlow se fait enchanteresse sur For Dolly. Il y a quelque chose d’un peu éthéré dans son approche sur la psychédélique Phasing. C’est léger, tout en gardant un minimum de corps pour nous accrocher l’oreille. Prey to Me est aussi un bel exemple de sa capacité à faire valoir son registre alors que certaines lignes sont envoyées avec plus de mordant.
Le groupe démontre une belle polyvalence sonore en incorporant des sonorités trip-hop sur Funhouse tout en conservant le côté dream-pop du reste de l’album. Earth to the Sun, pour sa part, prend la voie de la guitare acoustique qui prend rapidement du rythme pour nous entraîner avec elle pendant que les claviers jouent sur des sonorités futuristes. The Mirrors Were Right est un autre exemple de la qualité de la formation qui offre une proposition solide.
On peut dire que Hush trouve le bon équilibre entre la dream-pop et le rock psychédélique sur For Dolly. Comme je disais plus haut, ce n’est pas une proposition qui déborde d’originalité, mais c’est hyper bien exécuté. Même si Paige Barlow s’est toujours bien débrouillée en français, on la découvre encore plus à l’aise dans son anglais maternel. Bref, ça vaut le détour!