Concerts

Converge + Spy + Cross Check au Théâtre Beanfield le 8 avril 2026

De la grande visite passait par Montréal hier soir, alors que Converge venait présenter son premier de deux albums à sortir en 2026. La formation de métalcore en a mis plein les oreilles aux nombreux fans présents.

Quand l’annonce du concert au Théâtre Fairmount, je me suis fait la réflexion que les programmateurs ne savaient pas tellement à quoi ils avaient affaire. Converge avait fait le MTELUS la dernière fois qu’il était en ville en 2017. Bon, c’est vrai que c’était un plateau double avec Neurosis, mais ça demeure tout de même qu’entre les deux salles, il y a toute une jauge. Finalement, le concert a été rapidement déplacé au Théâtre Beanfield, qui affichait tout de même complet hier soir avec le balcon ouvert et tout. Avant que le groupe légendaire de Boston prenne la scène, c’était Spy avec qui ils sont en tournée et le groupe montréalais Cross Check qui avait la tâche d’ouvrir.

Cross Check

C’est la formation montréalaise Cross Check qui avait la tâche d’ouvrir. Ce n’est pas toujours facile pour un jeune groupe local d’ouvrir pour un nom établi de la scène métalcore. La formation a lancé son premier EP, if you’re not afraid why are you shaking, en 2025. Honnêtement, Cross Check a franchement bien fait. Hannah Castelli prend le micro comme si elle était très fâchée contre lui et ça rentre au poste. La chanteuse est puissante et affirmée. Musicalement, ça le fait aussi. Le groupe livre une performance serrée avec une bonne dose de puissance. Ça demeure un jeune band, mais il va falloir garder ça à l’œil dans les prochaines années.

Spy

Spy est un groupe de hardcore de San Francisco qui est actif depuis le début de la décennie. C’était une performance honnête, mais loin d’être mémorable. Il faut dire que l’on entendait à peine l’un des deux guitaristes qui semblait jouer avec tellement peu de volume dans sa guitare que j’ai attendu tout le concert que quelqu’un règle le problème. En vain. Il avait l’air de jouer les bonnes notes… mais je ne pourrais pas vous le dire, puisqu’on ne l’entendait pas du tout. Autre chose, les deux guitaristes, la plupart du temps, se doublent les uns les autres. Ils ont l’air cool avec leur deux flying v, mais ça demeure plus pour ajouter du oumf qu’autre chose. Et oumf, il manquait d’un des deux bords. Le chanteur est une bête impressionnante qui prend beaucoup de place sur scène en typique bon frontman de hardcore. Ce n’est pas la proposition la plus originale que j’aie vue, mais c’est correct. S’adressant quelques fois à la foule, il a voulu nous montrer qu’il avait eu le temps d’apprendre un peu de français en nous envoyant un : « tabarnak, mange ma marde ». Ça m’a fait un peu rouler des yeux. On repassera.

Converge

De toute manière, j’étais vraiment là pour Converge, qui, eux, ont commencé avec un « bonjour Montréal » avant de se lancer dans environ une heure de musique intense qui a fait du bien aux oreilles (dans lesquelles il fallait avoir des bouchons quand même). Se concentrant principalement sur son plus récent album, l’excellent Love Is Not Enough, Converge a démontré à quel point il est habile à ses instruments. Le batteur Ben Koller est impressionnant derrière les tambours. On dirait une épreuve olympique à chaque chanson. Donnez-lui une médaille mautadine. Il la mérite. Et que dire de Nate Newton et Kurt Ballou, qui sont incroyables à leurs instruments ? La basse de Newton a du vécu et on comprend pourquoi quand on le voit la jouer avec hargne alors que Ballou est simplement un magicien du manche de guitare.

Jacob Bannon est une bête de scène qui incorpore le public dans sa performance rapidement. Souvent, il s’est approché de la foule pour laisser un fan en première rangée chanter un bout de refrain. Converge nous a aussi offert deux pièces de leur prochain album, Hum of Hurt en primeur. En concert, je peux dire que Doom in Bloom et la chanson-titre passent le test. J’ai déjà hâte de l’écouter en album. Comme si le groupe avait lu dans mes souhaits les plus chers, il a joué une pièce de son album All We Love We Leave Behind lorsqu’il a entonné la fulgurante Aimless Arrow.

Applaudi amplement à la fin de sa prestation, le groupe est revenu pour un rappel de deux chansons : Locust Reign sur The Poacher Diaries et The Saddest Day tiré de Petitioning the Empty Sky. Deux succès-souvenirs que les fans ont appréciés. Après la performance, les membres du groupe sont restés pour échanger avec le public et ramasser leurs fils. Parce que oui, c’est le genre de groupe qui met encore la main à la pâte dans tous les aspects de son art, incluant l’installation et la désinstallation de la scène.

C’était un magnifique concert.

Liste des chansons

  1. Love Is Not Enough
  2. Bad Faith
  3. Eagles Become Vultures
  4. Dark Horse
  5. The Broken Vow
  6. Under Duress
  7. Conduit
  8. Hum of Hurt
  9. Amon Amok
  10. Distract and Divide
  11. To Feel Something
  12. Doom in Bloom
  13. Aimless Arrow
  14. I Can Tell You About Pain
  15. Concubine
  16. We Were Never the Same

Rappel

  1. Locust Reign
  2. The Saddest Day

Crédit photo: Jason Zucco

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