Videoville - Videoville IV - Le Canal Auditif

Videoville – Videoville IV

10592970_10152634242742801_5065593130090112614_nJ’ai découvert Videoville il y a de cela jadis lors d’un concours de Bandeapart.fm afin de recevoir une boîte surprise pleine de disques et de produits promotionnels d’artistes, comme un beau chandail turquoise de La Patère Rose. Je me souviens d’avoir placé leur premier disque, simplement intitulé Videoville, dans ma pile des albums coups de cœur. Le voilà de retour, ce groupe obscur (dans le sens où leur bio officielle n’est qu’une histoire de guerres et d’hélicoptères qui n’a trop pas rapport) aux titres humoristiques, mais à la musique sérieuse, avec un quatrième opus intitulé tout aussi logiquement Videoville IV.

Comment ça sonne, du Videoville? Comme un mélange de prog et de post-rock sans paroles, sorte de Pawa Up First «dans-ta-face», mais en plus gentil qu’Echoes From Jupiter. En format électronique, je peux vous dire que ça sonne bien, mais puisque le trio, formé de Chen Video, Nico Video et Jo Video, propose aussi une version VHS pour les collectionneurs, je ne peux me prononcer sur tous les formats.

On s’entendra d’abord sur une chose, Claude Dubois et Sylvain Cosette font le ciseau de la bromance: c’est le meilleur titre de tous les temps! En fait, les huit titres de l’album désopilent même le plus frigide des auditeurs. Ce mélange d’humour dans les titres et biographie, bref dans tout ce qui est périphérique, ne se traduit pas dans la musique de Videoville; musique qui est solide, rythmée, mélodique, intelligente.

Si sur les précédents albums, on a pu entendre des extraits de film de série B, sur IV, on découvre des extraits de conversations pas chic au début de certaines pièces, parlant d’indigestion ou de «tsé genre comme moi ça m’énarve». Ces digressions ajoutent-elles quelque chose à l’album? Non, leur lien semble assez ténu avec la musique ou même avec les titres.

L’ajout de saxophone sur EILLE T’AS PAS VENDU TES PARTS À FAVARA (les majuscules sont dans le titre) — d’ailleurs plus noise que les autres pièces — et sur TÛT EST DANS TÛT rehausse le style basique «guitare-basse-drum». Drôle de constat? Les majuscules dans les titres n’apparaissent que pour les pièces avec saxophone. Coïncidence? Non, tout est dans tout.

Godspeed caisse de dépôt et placement acoustique finalise l’album. L’ensemble du disque se tient, tant dans le concept des titres hilarants selon un certain type d’humour, que dans la facture musicale. Sans révolutionner le genre, Videoville IV se solidifie. Pas mal!

Ma note: 7,5/10

Videoville
Videoville IV
Indépendant
26 minutes

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