Zen Bamboo Archives - Le Canal Auditif

TOP EP 2017

Je conclus l’année en vous proposant les 25 EP qui m’ont le plus accroché les oreilles cette année. Il faut se dire qu’il s’en fait de plus en plus et que déjà la chronique mensuelle fait un choix éditorial. Vous trouverez donc dans la liste suivante la crème de la crème en ce qui concerne les mini-albums.

 
 
 
 

25. Gramofaune – EP

Gramofaune est un surprenant jeune compositeur de Québec qui a lancé son premier EP. Ça rappelle un peu les premiers pas de Photay, ce qui est franchement prometteur. Un jeune homme que je vais garder à l’œil et à l’oreille dans les prochaines années.

Les EP de juillet

 

24. Anohni – Paradise

Anohni lance un EP qui fait suite à l’excellent Helplessness paru en 2016. Encore une fois, on y trouve des collaborations avec Hudson Mohawke et Oneohtrix Point Never. C’est aussi réussi que l’album et ça continue de jouer dans la critique sociale.

Les Ep de mars

 

23. Holy Fuck – Bird Brains

Holy Fuck, c’est une valeur sûre. Le groupe ne produit absolument rien d’ennuyant et l’EP Bird Brains ne fait pas exception à tout ça. On y trouve même certains des rythmes les plus dansants du groupe. Particulièrement la chanson-titre qui swingue sur un moyen temps!

Les EP de juillet

 

22. Street Sects – Rat Jacket

Le duo texan Street Sects a lancé le très réussi Rat Jacket cet automne. On y retrouve des pièces de rock alternatif expérimental fort intéressantes. L’agressive In Prison, At Least I Had You et la mélodieuse Blacken the Other Eye font le travail.

Les EP de novembre

 

21. CFCF & Jean-Michel Blais – Cascades

C’est le genre de collaborations qui fait saliver avant même d’avoir entendu une seule note. Et malgré l’attente qui m’habitait, CFCF et Jean-Michel Blais m’ont ému avec Cascades. On retrouve le piano nuancé et inspirant de l’un et les arrangements électroniques subtils et audacieux de l’autre. De quoi passer un bon moment.

Les EP de mars

 

20. Emma Ruth Rundle / Jay Jayle – The Time Between Us

J’adore Emma Ruth Rundle et ses chansons habitées d’une sombre mélancolie des jours de pluie. J’aime aussi le groupe de bruyants Young Widows de qui fait partie Jay Jayle. De retrouver ces deux musiciens sur le même EP est en soi quelque chose de plaisant. On y retrouve la réussie The Distance qui nous plonge dans un univers noir et déprimant. C’est magnifique!

Les EP de février

 

19. Millimetrik – Sour Mash EP

Pascal Asselin fait toujours des compositions de qualités et Sour Mash ne fait pas exception à la règle. On y retrouve des tounes inventives sur lesquelles des artistes de la scène locale apportent leur touche. On y retrouve d’ailleurs une deuxième collaboration avec Maude Audet. C’est fort réussi.

Les EP de février

 

18. Ariel Pink / Weyes Blood – Myths 002

Ariel Pink a été occupé cette année entre la sortie de son album Dedicated to Bobby Jameson et cet EP collaboratif en compagnie de Weyes Blood. On y retrouve ce à quoi on pourrait s’attendre de deux créateurs qui ont si peu froid aux yeux. C’est un peu excentrique, mais aussi très mélodieux.

Les EP de janvier

 

17. FELP – Chocolop

Félix Petit a été passablement occupé cette année. Entre ses présences requises avec Van Carton pendant les Francouvertes et ses présences scéniques avec BELLFL0WER, il a trouvé le temps d’enregistrer Chocolop, le premier EP sur lequel on retrouve sa voix. Ça fonctionne très bien.

Les EP de mai

 

16. Louis-Philippe Gingras – La rangée des popsicles

Après son album Troisième rangée paru en 2016, Louis-Philippe Gingras est revenu rapidement avec un EP sur lequel on retrouve cinq nouvelles chansons. Parmi les titres qu’il nous propose, il y a la magnifique Sutton et une toune qui parle de son Rouyn-Noranda natal.

Les EP de juin

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Les EP à LP du mois de décembre 2017

Shash’U — Street X

Aujourd’hui paraît le nouvel EP de Shash’U, l’un des beatmakers les plus prolifiques et intéressants sur la scène montréalaise. On retrouve de nombreuses collaborations sur Street X notamment avec Young Paris sur Swish ou encore Georgia Sinclair sur Revolucci. Shash’U nous offre encore un mélange d’électro-futuriste avec des rythmes hip-hop. C’est généralement très bien réussi et ça mérite un détour.

 
 

Zen Bamboo — Volume II : Plus mature, plus assumé

Zen Bamboo s’est fait aller les guitares cette année. On les a vus dans quelques festivals et ils ont été très présents sur la scène musicale. Un peu plus tôt cette année, le groupe nous livrait son Volume I ouvertement juvénile. Voici qu’ils reviennent avec cette deuxième collection de chanson, toujours enregistrée avec Thomas Augustin (Malajube). On retrouve même une chanson qui aborde le mouvement indépendantiste, mais avec une bonne dose de critique. On renvoie les fervents du « pure laine » chez eux réfléchir au racisme qui peuple leur discour. On y retrouve aussi l’intéressante Si c’est correct qui parle de malaise sexuel avec candeur.

 
 

Fantômes — Spire

Le projet de Bobby Lehoux nommé Fantômes est de retour. La formation avait fait paraître un premier EP il y a deux ans. Voici que le groupe est de retour avec Spire. C’est toujours aussi magnifique dans les atmosphères, mais un peu mieux enregistré. On y retrouve des chansons aux ambiances sombres et à la lourdeur mélancolique. Le duo de Violette Corpataux-Blache et Jeanne Corpataux-Blache ajoute des cordes magnifiques sur l’ensemble des pièces alors que Marie-Claude Chénard (MCC) pose sa voix sur Drapeau blanc.

 
 

Mole Machine — Alpha Human

Jérémy Alcaraz lance un deuxième EP sous le pseudonyme Mole Machine. On retrouve dans l’electro du montréalais des influences de la musique industrielle, du post-punk traité avec bon goût et originalité. C’est généralement assez rythmé et les pièces sont peuplées de textures sonores intéressantes. Sundowner nous propose une version un peu plus aérienne de ses compositions, mais ça reste quand même toujours assez dynamique.

 
 

Mehari — All This time

Mehari est un trio toulousain qui fait dans l’électro-pop en incluant parfois des éléments de techno et qui propose des rythmes déposés et dansants. Les mélodies vocales sont résolument tournées vers la pop, parfois même la pop commerciale. On remarque des tendances à s’inspirer de Bono lors des longues envolées. Ces trois chansons sont une excellente carte de visite qui donne envie d’en entendre davantage.

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GAMIQ 2017 : Les nominations

On attend ce moment chaque année : les nominations du GAMIQ. Cette année encore, Le Canal Auditif est présent dans la catégorie média de l’année. Ça nous fait chaud au cœur, surtout qu’on est en bonne compagnie avec Feu à Volonté, ecoutedonc.ca, CHOQ.ca et les amis de Livetoune avec qui LP Labrèche anime le projet Plaque Tournante.

C’est Alaclair Ensemble et Chocolat qui mènent les nominations avec six et cinq respectivement. Parmi les autres artistes qui récoltent quelques nominations, on retrouve Antoine Corriveau, Dear Criminals, Lydia Képinski, Avec pas d’casque, Of Course, Matt Holubowski et Dead Obies.

En attendant la grande soirée, vous pouvez voter en ligne dans plusieurs catégories dont celle de média de l’année… on dit ça comme ça.

On se voit le dimanche 26 novembre prochain pour le gala!

Prix du public

Alaclair Ensemble
Avec pas d’casque
Burning The Oppressor
Caravane
Chassepareil
Chocolat
Dead Obies
Floating Widget
Guy Brière
Harfang
Karen St-Laurent Trio
L’Oumigmag
La Carabine
Matt Hulobowski
Orloge Simard
Quebec Redneck Bluegrass Project
The Blaze Velluto Collection
The Bright Road
The Johans
Tintamare

Album Folk

Avec Pas d’Casque – Effets spéciaux
Leif Vollebeck – Twin Solitude
Les Hay Babies – 4e Dimension
Louis-Philippe Gingras – Troisième rangée
Samuele – Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

EP Folk

Ada Lea – EP
Aliocha – Sorry Eyes
Helena Deland – Drawing Room
Meteor Ranchero – Incomplet
Noé Talbot – Déballer le présent (extra)

Album Pop

Gab Paquet – Santa Barbara
Groenland – A wider space
KROY – Scavenger
Le Couleur – P.O.P
Peter Peter – Noir Éden

EP Pop

Emilie & Ogden – 10 000 (solo)
Jeffrey Piton – Après le déluge, après le froid
Karim Ouellet – Aikido
Lydia Képinski – EP
Van Carton – La Saison

Album Electro

Das Mörtal – Always Loved
Ouri – Superficial
Suuns – Hold/Still
Valaire – Oobopopop
Xarah Dion – Fugitive

EP Electro

Dear Criminals – Seven songs for Nelly
Gold Zebra – Un amour d’été (OST)
HWYS – Beaches
Millimetrik – Sour Mash EP
Of Course – Naufrage un Jeudredi

Album Rap

Alaclair Ensemble – Les frères cueilleurs
C-Drik – Liqueur forte
KNLO – Long jeu
Lary Kidd – Contrôle
Nomadic Massive – The Big Band Theory

EP Rap

Dead Obies – Air Max
L’Amalgame X Of course – Le Prix du Funk
La Brigade des Moeurs – La Brigade des Moeurs
Le Nouveau Rappeur – Cristobal Huait
Yes Mccan – PS. Merci pour le love

Album Rock

Barry Paquin Roberge – Voyage massage
Chocolat – Rencontrer Looloo
Les Dales Hawerchuk – Désavantage numérique
Les Deuxluxes – Springtime Devil
O Linea – O Linea

EP Rock

Floating Widget – The Sounds of Earth
Jesse Mac Cormack – After the Glow
On a créé UN MONSTRE – Insectarium
Rodney the Walrus – Code Morse II
zouz – EP1

Album Indie-Rock

Antoine Corriveau – Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter
Blood and Glass – Punk shadows
Catherine Leduc – Un bras de distance avec le soleil
Corridor – Supermercado
Lesbo Vrouven – Grifff Pifff

EP Indie Rock

Abrdeen – Endless Nights and Dreamlike Mornings
Adam Strangler – Key West
Cédrik St-Onge – Les yeux comme deux boussoles
L’Indice – Cycles Un
Mélanie Venditti – EP

Album ou EP Folk-Bluegrass

Canailles – Backflips
Élixir de gumbo – Le beau piège
Le Winston Band – Bolton Boogie
Quebec Redneck Bluegrass Project – Royale Réguine
Raphaël Dénommé – Raphaël Dénommé EP

Album ou EP Post-Rock/Post-Punk

Co/ntry – Cell phone 1
Duchess says – Sciences Nouvelles
Le monde dans le feu – Le miracle de la température
Oromocto Diamond – Atlantis
We Are Wolves – Wrong

Album ou EP Punk

Boids – Demo bag
Cirrhose et Cendrier – Hey le Trognon!
Clavicule Slingshot – Phénix Rôtis
Fuck Toute – Fuck toute
Mute – Remember death

Album ou EP Metal

Apes – Lightless
Krokmitën – Heta
La Corriveau – Black Sorrow
Never more than less – Peace, War, Whatever
Obey the Brave – Mad Season

Album ou EP Expérimental

Atsuko Chiba – The Memory Empire
Héliodrome – Le Jardin des espèces
Julien Sagot – Bleu Jane
Les Martyrs de Marde – Extinction de foi
Téhu – EP Boulevard

Album ou EP World

Afrikana Soul Sister – Afrikana Soul Sister
Di Astronauts – Lova Notes and Outta Space Poems
DJU – Fracas des racines
Gadji Gadjo – Regards
The Brooks – Pain & Bliss

Album ou EP Jazz

L’Oumigmag – Territoires
Parc X trio – Dream
SHPIK – Fabulation
Trio Jonathan Turgeon – Les rêves errants
West Trainz – Train Songs

Vidéoclip de l’année

Alaclair Ensemble – C’était ça que c’tait
Antoine Corriveau et Fanny Bloom – Constellations
Athena – Acide
Bad Nylon – Rappa
Canailles – Rendez-vous galant
Chocolat – Ah ouin
Das Mörtal – Midnight Rendez-Vous (feat. French Fox)
Dead Obies – Waiting
Dear Criminals – Nelly
Degueu ça pu – Je fais le bacon
Élixir de Gumbo – Gang de rue
Gazoline – L’amour véritable est aux rebelles
Geoffroy – Sleeping on my own
KNLO – Justeçayinque
KROY – Learn
Le Couleur – Premier Contact
Matt Holubowski – Exhale/Inhale
Mauves – Longtemps
Mundy’s Bay – Glow
Rouge Pompier – Mercredi
Saratoga – Je t’attends dehors
Simon Kinsgbury – Comme douze
Valaire – GOLDEN RULE Do The Oobopopop (feat. Alan Prater)
VioleTT Pi – Betsey Johnson
We are Wolves – Wicked Games

Pochette d’album de l’année

Atsuko Chiba – The Memory Empire
Avec pas d’casques – Effets spéciaux
Chocolat – Rencontrer Looloo
Héliodrome – Le Jardin des espèces
Julien Sagot – Bleu Jane
Mardi Noir – L’Oeil de la tempête
Mauve – Coco
Nomadic Massive – The Big Band Theory
Of Course – Naufrage un jeudredi
Ripé – Rock Ripé

Chanson de l’année

Alaclair Ensembe – Ça que c’tait
Beyries – Wondering
Corridor – Coup d’épée
Lydia Képinski – Apprendre à mentir
Matt Holubowski – Exhale/Inhale

Spectacle de l’année

Alexandre Desilets – Windigo
Black Tiger Sex Machine
Chocolat
Dear Criminals
L’osstidtour – Alaclair Ensemble, Koriass, Brown

Artiste de l’année

Alaclair Ensemble
Antoine Corriveau
Dear Criminals
Émile Bilodeau
Louis-Philippe Gingras

Révélation de l’année

Beyries
Blood and Glass
Lydia Képinski
Zen Bamboo
zouz

Média numérique de l’année

Choq.ca
Ecoutedonc.ca
Feu à volonté
Le Canal auditif
Livetoune

Salle de spectacle de l’année

Bar Le Ritz PDB
Le Cercle
Le Divan Orange
Le Mouton Noir
L’Esco

Radio de l’année

CFAK
CFOU
CIBL
CISM
CKRL

Les 3 étoiles du 8 septembre 2017

St. Vincent – New York

Voilà une artiste qui lancera un album très attendu le 13 octobre prochain. St. Vincent revient avec Masseducation. Elle a lancé deux simples dans la dernière semaine : Los Ageless et la mélancolique New York. On remarque qu’Annie Clark est en train de faire un virage pop qui à ce jour fonctionne bien sur les deux chansons. New York est touchante avec de belles montées et un chœur qui rentre dedans. Sa mélodie est intoxicante, la trame au piano sobre et efficace alors que les paroles sont directes et hors des champs convenus.


 
 

Zen Bamboo – Si c’est correct

Le groupe Zen Bamboo lancera cet automne un deuxième EP et fait paraître un premier simple intitulé Si c’est correct. Comme ils l’ont dit lors de leur spectacle au FME : « le sexe c’est le fun, mais ce n’est pas obligé. » La chanson traite de ces situations où on regrette d’avoir vécu des moments intimes alors qu’on ne le sentait pas. Ces passages qu’on vit tous à un moment donné ou un autre. C’est très réussi.


 
 

NTS : Not Waving – Where We Are (ft. Marie Davidson)

Not Waving a fait paraître cette semaine une pièce d’électro dansant intitulé Where We Are sur laquelle on retrouve la montréalaise Marie Davidson derrière le micro. Le résultat est convaincant et fait le pont entre la musique électronique dansante et le cold wave. Le refrain, qui joue sur les répétitions, accroche l’oreille rapidement et charme par sa mélodie.

FME 2017: Jour 2

Encore une fois, le FME nous en fait voir de toutes les couleurs. Résumé de la deuxième journée d’activités musicales où la bière coule à flots.

Beach party et émotions fortes

Mon vendredi a commencé avec le classique BBQ de la maison de disque Bonsound. Cette année, c’est Duchess Says qui était responsable de nous dégraisser les oreilles pendant qu’on s’enfilait des hot-dogs et des épis de maïs. La formation montréalaise reconnue pour ses prestations endiablées n’est pas habituée de jouer à la lueur du jour. Encore moins autour d’une piscine quand le mercure affiche un peu moins de 15 degrés. On s’attendait à ce qu’Annie-Claude Deschênes finisse dans la piscine (d’ailleurs, même l’un de membres de l’équipe lui a demandé d’au moins ne pas plonger avec le micro), mais ce n’est pas arrivé. C’était un peu trop frette. Mais ça n’a pas empêché le quatuor d’offrir un peu plus d’une demi-heure de spectacle et Deschênes se promenait allègrement à travers les spectateurs réunis. Elle est impressionnante sur une scène, à trois pouces de ton visage, c’est carrément intimidant.

FME / Thomas Dufresne

En après-midi, je me suis rendu à la salle des Chevaliers de Colomb pour voir un petit gars de la place se faire aller la guitare. Louis-Philippe Gingras était visiblement ému de jouer pour sa famille et ses amis. En plus, le musicien a fait partie de l’équipe de montage du festival. Parce que le FME, c’est avant tout une affaire de famille. Il a livré les chansons de son dernier EP, La rangée des popsicles, dont la touchante Sutton et quelques chansons de son album Troisième Rangée. Il a démarré avec Tigre Géant et nous a aussi livré Parc à Chien qu’il avait chanté la veille avec La Bronze. Pendant Rahan, il a incité les gens à faire un mosh pit et comme la foule semblait frileuse à l’idée de se cogner les coudes, il est descendu lui-même dans le public. Sa tactique a fonctionné au point où le tout s’est terminé en Wall of Death. Je ne m’attendais pas à en voir avant la soirée métal… beau travail.

L’alliance du FME avec le Pow-Wow de Pikogan donne aussi des scènes pitoresques comme la suivante en surprise sur la rue Murdoch.

FME / Louis Jalbert

Il n’est pas le seul qui avait l’émotion dans la voix. Jason Bajada lançait Loveshit II (Blondie & the Backstabberz) en direct du Cabaret de la dernière chance. Accompagné de Philippe Brault, Sam Joly et Guillaume Doiron, il a livré les chansons du disque avec beaucoup de chaleur dans la voix et une fragilité authentique et palpable. Il nous a aussi expliqué que l’album est né d’une rupture qui a mal tourné après que « son ex-copine psychopathe lui ait annoncé qu’elle l’avait trompé. » Il a interprété Final Breath, In What World Do You Savages Live Where You Thought I’d Be Cool?, Little Yellow Heart, Let’s Go to the Airport et Painkiller. C’était très réussi et ce lancement a certainement charmé plusieurs spectateurs.

Rock et dissonance

La suite de ma soirée s’est déroulée coulée dans le rock… mettons. Tout d’abord, c’est le jeune quatuor de Zen Bamboo qui officiait au Théâtre du Vieux-Noranda. Ils étaient en forme et se sont fait aller la distorsion et les pas de danse. Ils ont même joué quelques chansons avec Tommy qui a remplacé tour à tour le chanteur et le guitariste suite à des clavicules brisées dans les derniers mois. C’est dangereux dans Zen Bamboo, faut avoir un bon régime d’assurance. Leurs chansons sont bien rendues sur scène et le groupe déborde d’énergie. Ils font un peu des sparages pour masquer certaines faiblesses dans leur composition par contre. Certains moments plus ordinaires sont masqués par des sauts, des cris et des dandinements surfaits. Mais bon, on leur pardonne volontiers, ils en sont encore à leurs premiers pas.

FME / Thomas Dufresne

J’ai réussi à attraper les deux ou trois dernières chansons de Julien Sagot qui avait Frannie Holder (Random Recipe, Dear Criminals) à ses côtés pour l’occasion. C’était pas mal bon et je m’en veux d’avoir manqué le spectacle au complet.

FME / Louis Jalbert

Je me suis rattrapé en allant voir A Place To Bury Strangers qui visitait Rouyn-Noranda pour la première fois de leur carrière. Le groupe possède une réputation en spectacle et ils n’ont pas fait mentir la rumeur. Non seulement le jeu d’éclairage est magnifique avec des spots éclairants par-derrière, ce qui laisse le groupe dans une semi-pénombre constante, mais ils débordent d’énergie. On a eu droit à une guitare fracassée dès le début du spectacle. Et ça ne s’est pas calmé par la suite. Pour la dernière pièce, le saxophoniste de Sun Watchers, Jeff Tobias, et le chanteur/joueur de sitar d’Elephant Stone Rishi Dhir ont rejoint le groupe pour un jam mémorable.

FME / Thomas Dufresne