Wilsen Archives - Le Canal Auditif

Critique : Wilsen – I Go Missing In My Sleep

C’est en défrichant plusieurs pages Bandcamp que je suis tombée sur celle de Wilsen, formation folk pop de Brooklyn, il y a de ça 3 ans déjà. Et maintenant? Après une signature sous la maison de disque montréalaise Secret City Records, la troupe nous propose un premier long jeu titré : I Go Missing In my Sleep. Ils nous proposent un disque de folk doux, ambiant et nocturne. Avec 11 chansons qui respirent l’insomnie et l’incertitude, Wilsen nous offre un album de qualité. Analyse.

Ce trio de Brooklyn nous convie dans une atmosphère éthérée guidée par une instrumentation minimaliste et réconfortante. Dans la première pièce Centipede, la voix de la chanteuse Tamsin Wilson (qui est britannique) nous plonge dans une introspection des plus fragiles qui soient. En jouant sur les effets vocaux et sur la rythmique des batteries, le titre donne le ton à l’ensemble du disque. On s’enligne vers quelque chose de vrai et de sincère. Garden, un peu plus pop, voit se multiplier les facettes sonores des instruments. Les lignes de guitare grattées avec précision, les batteries énergiques et la voix feutrée de Wilson agissent un peu comme une sorte de couchée de soleil. On arrête de se soucier de nos problèmes. On se centralise sur l’instant présent. On contemple et c’est tout. Ça marche aussi bien sur Heavy Steps, si vous voulez mon avis.

Avec des musiciens comme Drew Arndt et Johnny Simon Jr., le disque vogue vers plusieurs univers musicaux. Oui, on goute à du folk, à de la pop… mais on entend aussi quelques sonorités post-rock. Je vous dirais que c’est à ces moments-là qu’I Go Missing In My Sleep atteint son plein potentiel. Comme la pièce Dusk, par exemple. Tout est nuancé, sans que cela soit souligné au trait gras à l’écoute. Et c’est bien parfait comme ça.

Même si le disque au complet ne lève pas souvent, il fait très bien le travail. Le trio possède plusieurs atouts importants lorsqu’il est question de production qui les mènera loin, sans aucun doute. Et pour toi, cher auditeur… il ne te reste plus qu’à te laisser bercer par toute cette tranquillité et douceur onirique. Ça va te faire du bien.

Ma note: 7,5/10

Wilsen
I Go Missing in my Sleep
Secret City Records
44 minutes

https://www.thisiswilsen.com/

La programmation du festival Santa Teresa

Le festival Santa Teresa lance aujourd’hui la programmation pour sa première édition. Ce nouvel événement avait précédemment annoncé la venue de Patrick Watson et City and Colour sur la Rive Nord. Est-ce que les programmateurs allaient s’arrêter à ces deux noms d’envergure? Oh que non. Santa Teresa compte sur des artistes très intéressants qui valent le détour.

Dès le jeudi 27 avril, les spectateurs pourront se frotter à de la relève de qualité. Au Saint-Graal, le plateau double Les Louanges et Lydia Képinski vous donnera l’occasion de faire votre rattrapage sur l’édition 2017 des Francouvertes. We Are Wolves sera au Montecristo alors que Xavier Caféïne fêtera les 10 ans de Gisèle au Cha Cha.

Le vendredi 28, Mon Doux Saigneur et Philemon Cimon seront au Saint-Graal alors qu’HOAN, Suuns et Duchess Says joueront au Montecristo. Une solide soirée de rock attend les festivaliers. Au Cha Cha, c’est Ralph et Geoffroy qui feront plaisir aux amateurs d’électro-pop de qualité. Et Beyries sera en prestation à La Protestante dans un spectacle présenté par Culture Cible!

Finalement, samedi le 29, la scène extérieure s’animera avec Rymz, Alaclair Ensemble, The Franklin Electric, July Talk et A Tribe Called Red! Oui, oui, ça va swinger sur un temps à Sainte-Thérèse. À l’Église Sainte-Thérèse-d’Avila, ce sera la jeune sensation Wilsen qui sera d’office en première partie de Patrick Watson. Au Saint-Graal, c’est Mathieu Bérubé et Laurence Castera qui prendront la scène alors que Stevenson, Helena Deland et Dilly Dally seront au Montecristo. Du côté du Cha Cha, on aura droit à Aliocha. Finalement, la fin de soirée se passera au HB Bar avec Husser (The Posterz) et Lou Phelps.

Une solide programmation pour cette première édition du festival Santa Teresa. On a bien hâte d’aller virer sur la Rive Nord à la fin avril!

http://www.santateresa.ca/

Les 3 étoiles du 24 février 2017

Julien Sagot – Les sentiers de terre

Cette semaine, on a eu droit à quelques bonnes nouvelles. La Nasa a découvert trois planètes au potentiel d’eau liquide dans une galaxie pas si près, mais pas si loin. Le Canadiens a aussi battu les Rangers. Pis Julien Sagot nous a annoncé un nouvel album à paraître au début avril. Pour accompagner la bonne nouvelle, le simple Les sentiers de terre est venu nous chouchouter les oreilles. La pièce onirique compte sur l’apport de Frannie Holder (Random Recipe, Dear Criminals). C’est à la fois marginal, aérien et ancré. On a hâte!

At The Drive-In — Incurably Innocent

Autre bonne nouvelle apprise cette semaine, At The Drive-In fera un retour en album le 5 mai prochain. La troupe de Cedric Bixler-Zavala, Omar Rodriguez, Paul Hinojos, Tony Hajjar et Keeley Davis lancera un premier album en 17 ans. Ce n’est pas anodin. Pour nous ouvrir l’appétit, Incurably Innocent nous rappelle de leur capacité à faire grincer des guitares. Bixler-Zavala se fait aller les cordes vocales qui frôlent souvent les aiguës et ça donne de l’espoir pour In•Ter A•Li•A.


 

Wilsen — Garden

On termine avec le groupe de Brooklyn nommé Wilsen, signé chez Secret City Records (Patrick Watson, The Barr Brothers). Menée par la talentueuse Tamsin Wilson, la formation donne dans le folk fantomatique assez mélodieux, merci. On y trouve aussi des touches d’électronique efficaces et des atmosphères riches. Leur album, I Go Missing In My Sleep, verra le jour le 28 avril prochain. En attendant, on peut se gâter avec Garden.