Vince Staples Archives - Le Canal Auditif

10 albums à surveiller en juin 2017

Lary Kidd – Contrôle (2 juin)

L’un des tiers du défunt Loud Lary Ajust se prépare enfin à lancer Contrôle qui avait été repoussé en raison de la faillite de DEP. Après un EP réussi pour Loud, qu’est-ce que Lary Kidd va aussi nous impressionner avec son album? Celui qui privilégie un style qui mélange les influences américaines du gansta’ rap et le drug rap à la Future collabore avec certains des compositeurs les plus intéressants que la belle province a à offrir dont, VNCE et Toast Dawg.


 

Omar Souleyman – To Syria, With Love (2 juin)

Déjà dans le titre, le syrien Omar Souleyman amène un élément subversif. Mais tous savent que si un pays dans le monde mérite une bonne dose d’amour en ce moment, c’est bien le pays natal de Souleyman. Le chanteur arabe avait déjà très bien fait avec Wenu Wenu paru en 2013. Son mélange d’influences musicales syriennes, iraquiennes, kurdes et turques donne une soupe tout à fait intoxicante. Comme le démontre son premier simple Ya Bnayya.


 

TOPS – Sugar at the Gate (2 juin)

Le groupe montréalais TOPS fait de la musique bien intéressante depuis quelques années, mais ce nouvel album semble frapper un peu plus dans le mile. Surtout à l’écoute de l’efficace et la groovy Petals. Ces férus d’indie-rock ont intégré des éléments pop dans leurs compositions aisément. Le résultat donne régulièrement envie de se faire aller les hanches.


 

Alt-J – Relaxer (9 juin)

Alt-J, lauréat du prix Mercury en 2012 pour l’excellent An Awesome Wave lancera leur troisième album ce mois-ci. Déjà de nombreux simples sont disponibles sur le web et à date, ça semble un retour à un son plus près de leur premier. En plus, la formation sera en spectacle au mois d’octobre à la Place Bell de Laval. Bref, ça fait beaucoup de bonnes nouvelles pour le début de l’été.


 

Sufjan Stevens, Bryce Dessner, Nico Muhly & James McAlister – Planetarium (9 juin)

C’est certain que l’idée d’un super-groupe qui réunit Sufjan Stevens et Bryce Dessner est en soi une nouvelle d’intérêt. Ajoutez au mix le compositeur électronique expérimental Nico Muhly et le batteur de Stevens James McAlister et vous obtenez un incontournable de cette mi-année. Ce projet tourné vers les étoiles se nomme Planetarium et explore notre système solaire avec des notes. C’est très prometteur.


 

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Les 3 étoiles du 19 mai 2017

Jason Bajada – Blondie

Jason Bajada a lancé des albums dans la langue Molière dans les dernières années, mais voici qu’il retourne à celle de Shakespeare. Blondie est le premier extrait d’un album nommé Loveshit II — Blondie & The Backstabberz qui paraîtra à l’automne. Avec ses grosses influences mélodiques des Beatles, la chanson offre une couleur intéressante avec ses claviers plus bonbons que de la bubblegum ainsi que ses percussions très présentes et dynamiques. Ça fonctionne très bien.

Vince Staples – Big Fish

Une très bonne nouvelle qu’on vient tout juste d’apprendre, Vince Staples va nous gracier de la suite à l’excellent Summertime ’06 le 23 juin prochain : The Big Fish Theory. Oui, tu vas pouvoir fêter ta Saint-Jean en écoutant du gros rap américain. Rien de moins. Ou attendre le 25. Ou alterner. Les options sont là. En attendant, tu peux te faire plaisir avec Big Fish qui est l’une des chansons les plus accrocheuses que Staples a faites depuis le début de sa carrière.

Flying Lotus – Night Grows Pale

Flying Lotus a aussi lancé une nouvelle chanson, ma foi, surprenante. Il échantillonne Queen pour cette chanson au rythme intoxicant, à la production intéressante et à la mélodie complètement délicieuse. On se fait emporter par Freddy Mercury qui nous tire vers les cieux avec ses paroles : « The Night Grows Pale » tirées de la chanson White Queen (As It Began). Encore une fois, Flying Lotus réussit à faire de la magie.

Critique : Gorillaz – Humanz

Le groupe Gorillaz était attendu de pied ferme! Le projet multidisciplinaire de Damon Albarn qui dépeint quatre personnages de bande dessinée n’avait rien lancé depuis les deux albums de 2010 : The Fall et Plastic Beach. Entre temps, Albarn a été passablement occupé avec un album solo, un retour de Blur avec The Magic Whip et plusieurs aventures musicales dont un album de son projet centré sur la musique africaine. Bref, l’Anglais ne chômait pas.

Gorillaz revient avec un autre album qui porte l’empreinte indélébile du hip-hop, du soul et du R&B. Fidèle à son habitude, Albarn a pigé des collaborations avec une multitude d’artistes actuels aux voix pertinentes. Humanz est un album correct qui n’accouche jamais d’une chanson marquante comme celles qui ont fait l’engouement pour le projet. Ne vous attendez pas à trouver un Clint Eastwood, un Tomorrow Comes Today ou un Feel Good Inc. Les nouvelles pièces sont parfois intéressantes, mais n’arrivent jamais au niveau fédérateur des créations passées du groupe.

Tout de même, certaines pièces valent le détour. Commençons par le début. C’est le jeune Vince Staples qui ouvre Humanz avec l’excellente et contagieuse Ascension. La pièce entraînante offre le refrain le plus efficace du nouvel album alors que Staples nous répète :

« The sky’s falling, baby
Drop that ass ‘fore it crash»
– Ascension

La relax Andromeda offre aussi quelques moments de douce mélodie auxquels participe D.R.A.M.. Pusha-T et Mavis Staples proposent pour leur part une réussie Let Me Out. Entre le chant soul de Staples, les rimes habiles de Pusha-T et les chants éthérés d’Albarn sur une trame influencée des courants contemporains de hip-hop, Gorillaz frappe dans le mile. Damon Albarn n’a pas peur d’explorer des recoins plus obscurs de la musique et le fait sur Hallelujah Money avec Benjamin Clementine. La pièce est un hymne gospel qui flotte dans les cieux dédiés aux nouveaux dieux pécuniaires. Évidemment, le tout est livré avec une bonne touche de sarcasme. C’est très réussi. Étonnamment, la pièce la plus entraînante de l’album est chantée par Jehnny Beth (Savages) qui se fait aller les cordes vocales sur une pièce d’électro-dance dans We Got The Power.

À l’écoute, on a tout de même l’impression que plusieurs chansons sont plus fades que ce qui aurait pu sur papier se passer. Malgré une mélodie vocale efficace, la collaboration avec Popcaan intitulée Saturn Barz est un peu tiède. La collaboration avec De La Soul, Momentz, ne lève jamais vraiment non plus. Carnival dans laquelle chante Anthony Hamilton ne décolle guère plus. On peut en dire tout autant de Submission une collaboration avec les capables Kelela et Danny Brown. Le passage de ce dernier se fait en vitesse, on en aurait pris d’avantage. La mélancolique et éthérée Busted and Blue qui fait toute la place à Albarn est une pâle copie des excellentes pièces qu’il nous a livrées sur Everyday Robots.

Humanz n’est pas un mauvais album. Mais c’est aussi en deçà des attentes. Prenant en considération les projets de Damon Albarn dans les dernières années, on s’attendait à un peu plus de panache. Il est talentueux et nous l’a prouvé à maintes reprises. On aurait préféré être emporté une fois de plus par son génie. Certaines pièces resteront, mais l’ensemble laisse un peu sur sa faim.

Ma note: 6,5/10

Gorillaz
Humanz
Warner Bros.
49 minutes

http://www.gorillaz.com/

Concours : Vince Staples

Vince Staples est un chouchou de la critique et avec raison. Le jeune nous a livré coup sur coup l’excellent Summertime ’06 et l’EP Prima Donna. Il vient tout juste de nous livrer l’excellente BagBak au début février. Le jeune américain sera en spectacle le samedi 25 mars prochain en compagnie de Kilo Kish au Théâtre Corona. Evenko et Le Canal Auditif vous offrent la chance de gagner une paire de billets pour le spectacle. Pour gagner, vous n’avez qu’à commenter au bas de la page en nous nommant votre chanson préférée de Vince Staples.

Le concours est en vigueur du 15 au 22 mars 2017. Les inscriptions se terminent le 22 mars à midi et le tirage aura lieu avant 17 h. Bonne chance à tous!

Ce concours est maintenant terminé. Merci d’avoir participé!

Pour en savoir plus sur le spectacle: http://www.evenko.ca/fr/evenements/11969/vince-staples/theatre-corona/03-25-2017

Les 3 étoiles du 10 février 2017

Cédric Vieno – Chandail de loup

Le 24 février prochain, Cédric Vieno fera paraître son nouvel album intitulé : Autopsie d’un peureux. Pour accompagner son annonce, le Néo-brunswickois a fait paraître l’extrait Chandail de loup. Ne vous faites pas trop avoir par le titre à qui a l’air bout en train, c’est une histoire plutôt triste et mélancolique que nous raconte le jeune homme. Ça ouvre l’appétit pour la suite qui arrivera très bientôt!

Vince Staples – BagBak

Vince Staples a fait paraître les excellents Summertime ’06 et Prima Donna dans les deux dernières années. Voici qu’il lance un nouveau simple aussi dynamique qu’acide envers la situation de la société américaine. Et Staples n’y va pas avec le dos de la cuillère :

Clap your hands if the police ever profiled
You ain’t gotta worry, don’t be scary ’cause we on now
Ain’t no gentrifying us, we finna buy the whole town
Tell the one percent to suck a dick, because we on now
We on now, we on now
Tell the one percent to suck a dick, because we on now
Tell the government to suck a dick, because we on now
Tell the president to suck a dick, because we on now
We on now
We on now
We on now
We on now

On croirait qu’il n’a pas bien pris l’accession au pouvoir de Donald…

Wear Your Wounds – Wear Your Wounds

Le 7 avril prochain, le chanteur de Converge, Jacob Bannon, fera paraître son premier album solo. Fruit de plusieurs années d’enregistrements lo-fi, Wear Your Wounds compte aussi sur l’apport de son fidèle compagnon Kurt Ballou (Converge), Mike McKenzie (The Red Chord), Chris Maggio (Sleigh Bells, Coliseum) et Sean Martin (Hatebreed). L’extrait homonyme est d’une beauté et nous donne un avant-goût d’un projet plus doom métal que punk. C’est lourd, c’est emo et c’est totalement convaincant.