Vagabon Archives - Le Canal Auditif

Les 50 meilleurs albums de 2017… à date…

Voici donc ce moment si plaisant de l’année où on vous fait un inventaire des sorties remarquées. Parmi celles-ci, on retrouve que des albums ayant obtenu la note de 8 ou plus. Rien de moins! On vous offre la crème de la crème sur un plateau. Pour vous faciliter la tâche, nous avons regroupé les albums par genre tout en faisant une catégorie spéciale pour nos bons produits locaux, qu’ils soient anglophones ou francophones. Bonne écoute.
 
 

From Québec with love

Peter Peter – Noir éden
Colin Stetson – All This I Do For Glory
Philippe B – La grande nuit vidéo
Kid Koala – Music To Draw To : Satellite
Tim Darcy – Saturday Night
Leif Vollebekk – Twin Solitudes
Mat Vezio – Avant la mort des fleurs cueillies
Samuele – Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent
TOPS – Sugar at the Gate

Hip-Hop / R&B

Run The Jewels – Run The Jewels 3
Loyle Carner – Yesterday’s Gone
Sampha – Process
Thundercat – Drunk
Kendrick Lamar – Damn.
Vince Staples – The Big Fish Theory
Lomepal – Flip
Ho99o9 – United States of Horror
Jay-Z – 4:44

Folk

Mount Eerie – A Crow Looked At Me
Fleet Foxes – Crack-Up

Rock

Nine Inch Nails – The Fragile : Deviations I
Polaroid3 – Rivers
Slowdive – Slowdive
Oxbow – Thin Black Duke
Flotation Toy Warning – The Machine That Made Us
The XX – I See You
Ty Segall – Ty Segall
Foxygen – Hang
The Sadies – Northern Passages
Dirty Projectors – Dirty Projectors
Vagabon – Infinite Worlds
Future Islands – The Far Field
Feist – Pleasure
King Gizzard & The Lizard Wizard – Flying Microtonal Banana

POP

Lorde – Melodrama

Punk/Hardcore

Meat Wave – The Incessant
Pissed Jeans – Why Love Now
USA Nails – Shame Spiral
Priests – Nothing Feels Natural

Métal / Post-Rock

Grails – Chalice Hymnal
Pallbearer – Heartless
King Woman – Created in the Image of Suffering

Électronique / expérimental

Clark – Death Peak
Arca – Arca
Xiu Xiu – Forget
Pharmakon – Contact
Tigran Hamasyan – An Ancien Observer
Jlin – Black Origami
Bonobo – Migrations
Com Truise – Iterations

Bonne deuxième moitiée (déjà entamée) de 2017 les mélomanes!

Pitchfork Music Festival : 10 artistes qui nous allument

J’ai l’honneur d’aller représenter Le Canal Auditif à Chicago pour le prestigieux Pitchfork Music Festival qui se tiendra du 14 au 16 juillet prochain dans le grand Union Park. La programmation a dévoilé une belle brochette de musiciens. Notons les têtes d’affiche Solange, A Tribe Called Quest et LCD Soundsystem qui seront, sans aucun doute, des spectacles à ne pas manquer.

Pour l’occasion, je vous ai concocté une sélection d’artistes à (re)découvrir dans le cadre du festival. C’est parti!

Angel Olsen

Un des incontournables du festival. L’auteure-compositrice-interprète, originaire du Missouri, m’avait conquit les oreilles avec son deuxième album Burn Your Fire For No Witness, paru en 2014. Un disque folk/rock grungy convaincant et assez réussi. Depuis, en 2016, la consécration s’est poursuivie avec My Woman, album qui regroupait des chansons rock empreintes d’une profonde nostalgie. Samedi à 18h15 sur la Scène Verte, elle y sera. Moi aussi. Oreilles comprises.


 

NE-HI

Les rockeurs de NE-HI, originaires de Chicago, nous avait offert Offers en février dernier. Une galette aux sonorités garages, brutes et nerveuses. Les Américains donneront sûrement tout en performance. Ils ont cette énergie musicale qui ne peut que durer. En concert dimanche à 14h30 à la Scène Verte.


 

Vagabon

Une de mes plus belles découvertes musicales que j’ai fais cette année. Laetitia Tamko, qui est derrière le nom de Vagabon, a suscité l’attention de plusieurs avec son Infinite Worlds, sorti l’hiver dernier. La jeune brooklynoise, originaire du Cameroun, oeuvre dans un rock crû, tantôt shoegaze, tantôt garage. Rajoutez quelques éléments pop et le tour est joué. L’ascension est là. Le nom de Vagabon sera bientôt sur toutes les lèvres. Êtes-vous prêts? En concert à 13h00, samedi à la Scène Verte.


 

Colin Stetson

C’était clair. Il ne fallait pas passer à côté de l’Américain, dorénavant basé maintenant à Montréal, Colin Stetson. Après la sortie de l’excellent All this I Do For Glory, chose certaine, le petit prodige du saxophone en fera vibrer plus d’un avec son instrument de prédilection. En spectacle à 13h45, dimanche, sur la Scène Rouge.


 

Weyes Blood

Natalie Mering, ayant le pseudonyme Weyes Blood, montera sur les planches du Pitchfork pour nous présenter ses superbes mélodies pop/rock de son troisième long-jeu Front Row Seat to Earth. Parions qu’en pleine nature, la performance sera magnifique. En prestation à 14h30, samedi, sur la Scène Verte.


 

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Des premiers noms pour POP Montréal 2017

POP Montréal fêtera son #sweet16 cette année. Ben oui, le festival est rendu à cet âge ingrat où tu fais un party maison, que tu bois trop de bière pour la première fois et que tes parents te trouvent trop saoul. On s’attend donc à toute une fête en septembre. Pour le moment, l’organisation commence tranquillement à nous livrer quelques noms qui seront parmi nous septembre.

I said a hip hop the hippie the hippie to the hip hip hop and you don’t stop

Quelques bons noms de la scène hip-hop sont déjà annoncés. Tout d’abord, nul autre que RZA du mythique Wu-Tang Clan sera à Montréal pour jouer en direct la trame sonore du film The 36th Chamber of Shaolin. Le film mythique va donc rencontrer le rappeur qui voue une passion bien assumée envers les arts martiaux. Les Swet Shop Boys qui comptent parmi ses rangs Heems (Das Racist) seront aussi de la fête. Finalement, c’est les Dead Obies qui sont la cerise sur le sundae de rimes qui se déversera sur l’édition 2017 de POP Montréal.

Des bons produits locaux

The Besnard Lakes sera de la partie tout comme Beyries qui avait été précédemment annoncé. Un groupe qui a fait les beaux et les moins beaux jours de l’indie-rock : The Dears, jouera son album No Cities Left en intégral. De plus, Think About Life sera de retour sur scène au grand plaisir de leurs fans! Ce ne sera pas le seul groupe légendaire qui sera présent. Jean-Guy « Arthur » Cossette membre de Les Jaguars sera en spectacle extérieur à la place Émilie-Gamelin.


 

Et pleins d’autres noms intéressants!

Hurray for the Riff Raff viendra faire un tour à Montréal. On aura droit aussi à une visite d’Austra qui présentera les pièces de son plus récent opus titré Future Politics. En provenance de la Ville-Reine, Jessy Lanza et The Acorn. Le groupe de John Dwyer, les vénérables de Thee Oh Sees seront en ville pour rocker la casbah alors que Vagabon va nous chanter des chansons plus tristes. POP Montréal peut aussi revendiquer quelques grosses prises. Royal Trux fera le voyage des États-Unis tout comme Lady Miss Kier, la fameuse chanteuse de Groove Is In the Heart de Deee Lite. Les amateurs de lourdeur ne seront pas laissés pour compte. King Woman viendra présenter les pièces de son excellent album paru un peu plus tôt cette année. Jay Som sera aussi de la partie. Et que dire de la sublime Weyes Blood? On est bien content. Finalement, pour ceux qui ont les nerfs d’acier, Mount Eerie sera à la Fédération Ukrainienne pour vous faire vivre de grosses émotions tirées d’A Crow Looked At Me.

Une autre édition qui s’annonce bien pour POP Montréal! On a déjà hâte au mois de septembre… mais on va quand même prendre les rayons de soleil de l’été au passage.

https://popmontreal.com/fr/

Critique : Vagabon – Infinite Worlds

Au début de l’année, Laetitia Tamko, une jeune brooklynoise originaire du Cameroun, est apparue sur le radar de quelques sites web consacrés à la musique. À peine un mois plus tard, celle qui se cache derrière le nom d’artiste Vagabon a fait paraître Infinite Worlds, un excellent disque porté par la sensibilité de son auteure.

Donnant suite au démo Vermont et au Persian Garden EP, tous deux enregistrés en 2014, Infinite Worlds propose un univers bien défini dans lequel la jeune Américaine semble être confiante et en plein contrôle de ses moyens. D’ailleurs, Vagabon marque rapidement les esprits. Les trois premières chansons de ce court album composé de huit morceaux s’inscrivent parmi les meilleures du petit répertoire de la musicienne. L’œuvre s’ouvre avec la cathartique The Embers. S’en suit Fear and Force, une pièce qui nous surprend au détour, et la trépidante Minneapolis. C’est du joli.

Les cinq autres chansons sustentent les tympans et proposent une palette de couleurs musicales souvent moins saturée. C’est d’ailleurs durant ces chansons que la sensibilité de Vagabon ressort de la manière la plus distincte. Durant la pièce Cleaning House, Vagabon ajoute à l’éventail des émotions qu’elle est capable de transmettre avec justesse. La voix de l’Étatsunienne transmet l’exaspération décrite dans ces paroles :

My old friend
You’re only casuality
And I’m cleaning up again.
– Cleaning House

De ce fait, il ressort de Cleaning House une atmosphère lancinante mettant la jeune Tamko en position de vulnérabilité par rapport à l’auditeur. La chanson titrée Cold Apartment se démarque aussi du lot. Sa structure rock classique, sa partition de batterie de laquelle émerge une grosse caisse parfaitement insistante, sa mélodie de guitare jouée en boucle et la voix de Laetitia Tamko donnent à cette chanson des airs d’hymne rock des années 90.

Afin d’en ajouter au lien établi avec les années 90, votre humble critique constate que certains parallèles sont à faire entre la musique de Vagabon et celle de l’auteure-compositrice-interprète canadienne Julie Doiron. En effet, les deux femmes proposent une musique rock sobre et authentique dans laquelle les sonorités acoustiques et électriques cohabitent en harmonie. De plus, les paroles des deux auteures semblent inspirées de leurs expériences personnelles et reflètent la beauté des vies ordinaires.

Avec Infinite Worlds, Vagabon frappe un grand coup.

Ma note: 8/10

Vagabon
Infinite Worlds
Father/Daughter Records
28 minutes

http://www.fatherdaughterrecords.com/artists/vagabon