The Great Novel Archives - Le Canal Auditif

La programmation du festival Diapason 2017

Le festival Diapason en sera à sa 9e édition du 6 au 9 juillet prochains. Cet événement lavallois fait belle figure depuis deux ou trois ans alors qu’ils attirent un mélange intéressant d’artistes de la relève et d’artistes marginaux établis. Encore cette année, ils nous proposent une programmation bien intéressante qui, on le rappelle, est entièrement gratuite!

Des grands noms de la scène underground québécoise

Vendredi le 7 juillet aura lieu un spectacle tout aussi éclectique que délicieux pour les tympans. Peter Peter, Chocolat et SUUNS s’enchaîneront sur la grande scène. De l’électro-pop de qualité, au rock garage bruyants, aux rythmes hypnotiques et dansants, ce sera un enchaînement audacieux, mais qui n’est pas sans charme. Le 8 juillet, c’est The Great Novel qui présentera les chansons de son plus récent album Skins, suivi de Fred Fortin qui sera excellent, comme d’habitude et finalement le grand Bernard Adamus et son folk percutant qui clôturera en beauté. C’est Avec pas d’casque qui vont offrir le dernier spectacle de la grande scène le dimanche après-midi. Ils seront précédés de Mon Doux Saigneur et Pang Attack.

Des découvertes en veux-tu, en v’la!

Dès le jeudi, les festivaliers pourront faire la connaissance de la formation The Sadies. Par la suite, ils pourront se frotter au groupe Fire/Works qui fait dans le folk et qui travaille sur son 3e album qui fait suite à Shenanigans. On y verra aussi le jeune Émile Bilodeau, qui était finaliste aux Francouvertes en 2015, Blood and Glass, le projet de Lisa et Morgan Moore, le groupe Eliza qui vient de lancer un EP homonyme, San James, le projet mélodieux de Marylise Senécal et finalement Stevenson, un groupe local qui fait dans le rock emo.

Parmi les autres artistes qui feront leur tour sur l’île Jésus, notons deux artistes qu’on aime bien. Louis-Philippe Gingras et son country-folk humoristique et centré sur les problèmes du quotidien ainsi que Mat Vezio qui a fait paraître le magnifique Avant la mort de fleurs cueillies. Le vendredi 7 juillet, les électriques de Lesbo Vrouven seront en spectacle en compagnie d’Organ Mood. Finalement, ceux qui n’ont pas encore fait connaissance de la récipiendaire des dernières Francouvertes pourront découvrir ses chansons le samedi 8 juillet.

Une programmation bien intéressante pour cette 9e édition du festival Diapason. On fait un petit tour à Laval?

http://www.festivaldiapason.com/

Critique : The Great Novel – Skins

La formation The Great Novel lançait le 3 mars dernier son deuxième album intitulé Skins. Le groupe avait fait paraître précédemment Ain’t Too Pretty en 2013 et l’EP Buffalo Trace en 2014. La bande est composée d’Endrick Tremblay (voix, guitare et harmonica), MarcOlivier Tremblay Drapeau (basse), Gabrièle Côté-Lebreux (voix et percussions) et Tristan Forget-Brisson (batterie et congas). Le quatuor œuvre dans le folk rock avec des touches d’americana et de roots. Ils sont pleinement dédiés à la tradition américaine et s’en inspirent jusqu’aux paroles, tirant les thèmes des grands auteurs des États-Unis, dont Charles Bukowski et Marc Twain.

Skins a été coréalisé avec Dany Placard. L’homme est taillé sur mesure pour comprendre l’univers musical de la bande et ça paraît. Skins n’est pas un album qui révolutionne le genre, mais il est efficace en saperlipopette. On y retrouve quelques chansons marquantes qui restent avec nous après l’écoute dont le simple Get Me Some Land. La lente complainte nous plonge dans un univers sonore à mi-chemin entre le blues et le rock. Étonnamment, ça fait penser à certaines chansons plus obscures de Guns’N’Roses souvent composées par Izzy Stradlin.

Ce n’est pas la seule chanson efficace sur Skins. L’énergique Lou Andreas qui ouvre la marche est efficace avec son riff rock’n’roll et sa mélodie vocale qui rappelle vaguement le country. La nostalgique Sweet Sour Friends fait aussi belle figure avec son rythme simple, mais efficace. Bark, pièce instrumentale, offre une belle transition avec son orgue (un Hammond?) tout comme la rock et mélodieuse Ruff Skin.

D’autres chansons nous transportent dans des univers musicaux que l’on reconnaît. No.4 évoque sans subtilités Timber Timbre. La chanson n’est pas mauvaise en soi, mais tout au long on a l’impression d’écouter une reprise du groupe canadien. Ça fatigue un peu à la longue. Secondhand Man avec sa guitare délicate, son chant doux nous amène du côté de The Barr Brothers. Encore une fois, l’impression qu’on est rendu dans l’univers musical d’un autre groupe est un peu étrange.

Dans son ensemble. Skins est un album qui se tient bien. Outre les deux chansons énumérées plus haut, le reste de la galette est tout à fait appréciable. Le quatuor offre des chansons bien composées aux textes solides avec des thématiques variées et bien traitées. L’exécution est sans failles et le travail à la réalisation du groupe en compagnie de Dany Placard offre le meilleur des chansons. Un album qui s’écoute facilement et qui fait du bien.

Ma note: 7/10

The Great Novel
Skins
Costume Records
37 minutes

https://www.thegreatnovel.com/

Exclusivité : Get Me Some Land par The Great Novel

The Great Novel fait paraître aujourd’hui le vidéoclip pour le titre Get Me Some Land. Le deuxième extrait de leur album Skins, à paraître le 3 mars prochain, possède une superbe facture visuelle. Le réalisateur Pablo Escobar Tuduri en a fait un court métrage où les motards, les quilles et l’argent font joyeux mélange. Pour la trame, ils se sont inspirés de Barfly de Charles Bukowski, un film semi-biographique de l’auteur paru dans les années 80. Le titre aux accents folk country rappelle certaines chansons de Spoon avec sa mélodie efficace et la voix d’Endrick Tremblay.

Crédit photo: Jay Kearney

https://thegreatnovel.com/