Sex Machine Octopus Archives - Le Canal Auditif

Les EP de décembre 2016

DEAR DENIZEN – NOW HERE

Le projet de Ngabonziza Kiroko a le vent dans les voiles depuis un bon bout maintenant. Le chanteur aussi membre d’Abakos injecte une bonne dose de soul dans tout ce qu’il fait. Now Here ne fait pas exception à la règle. Que ce soit avec la rock Wanderlust ou encore avec la poignante Every Dream Is A Good Dream, il chante avec justesse et nuance. Stones In My Bed fait aussi belle figure avec son émouvante trame de piano très simple sur laquelle la voix du Montréalais frappe directement dans le cœur.


 
 

EQUINOX – ENDEAVOUR

Le producteur montréalais Equinox lançait en fin novembre son troisième EP. Il produit des trames qui sont dansantes et qui tournent autour de l’utilisation des synthétiseurs. Sur ces trames, le musicien du nom de Mathieu Magny chante aussi des mélodies vocales efficaces qui ne sont pas sans rappeler ce que fait Alex Nevsky. Musicalement, par contre, c’est très différent. Chacune de ses chansons possède un petit côté atmosphérique et léger comme le démontre habilement la sublime Gold. Fire démontre pour sa part à quel point il est doué pour créer des trames subtiles et intelligentes.


 
 

THOMAS MONICA – DELTA MYSTIQUE

On vous avait parlé de son premier EP paru en juillet 2014. Ce jeune compositeur français est un protégé de Mathieu Chédid (M). Sur Delta Mystique, on comprend d’autant plus leurs atomes crochus. Dès les premières notes d’Au-delà, les guitares sont à l’honneur. Le mépris montre un côté plus intime du Français alors Perséphone possède des petites influences gospel dans les claviers. C’est très réussi pour ce deuxième mini-album et ça mérite que vous lui donniez quelques écoutes.


 
 

DEEP FRYER – DEEP FRYER

Deep Fryer est un groupe à l’agressivité proéminente originaire du Nouveau-Brunswick. La formation compte parmi ses rangs Jean-Étienne Sheehy qui est un critique de musique bien connu dans le milieu. Plutôt qu’avec ses mots, c’est avec sa guitare qu’il s’exprime cette fois-ci… et il n’a pas l’air content. On ne peut pas en dire autant de Mike Erb qui gueule comme un défoncé à travers les quatre chansons de ce premier EP, ma foi, très satisfaisant! Pour l’amoureux de punk qui défile à toute vitesse avec une bonne dose de dynamisme, Deep Fryer est là pour te frire les tympans.


 
 

VYPERS – DEFECTO JET

Vypers est une formation de rock psychédélique fuzzé au max qui tire ses influences de la Californie. On y retrouve du Ty Segall, du Fuzz et du Thee Oh Sees. Par contre, le groupe torontois trouve tout de même le moyen de l’approcher différemment. C’est un peu plus thrash et agressif que les noms précédemment nommés. La chanson titre rentre au poste tout comme Fuckface qui possède une bonne mélodie. On a affaire ici à une jeune formation qui semble très prometteuse.
 
 

 
 

TOY – SPELLBOUND

Pendant l’enregistrement de Clear Shot, la formation TOY s’est retrouvée avec quelques chansons de trop. Ils ont d’abord fait paraître la collection de quatre titres en bonus d’achat en Angleterre avant de lui offrir une sortie en bonne et due forme. On y retrouve la continuité des pièces de l’album paru au mois d’octobre. Un ajout idéal pour le fan du groupe ou peut-être une belle découverte pour le néophyte.


 
 

LADY LAMB – TENDER WARRIORS CLUB

Lady Lamb avait fait paraître le très intéressant After en 2015. La jeune Américaine refait surface avec un nouvel EP de sept titres. On la retrouve toujours aussi inventive dans ses compositions, toujours aussi poignante dans ses interprétations et c’est pour notre plus grand plaisir auditif. La touchante Heaven Bent, la rythmée See You et la typique et théâtrale We Are Nobody Else sont toutes des bonnes raisons de tendre une oreille à cet excellent EP.


 
 

MIMO – BITTERSWEET

La Montréalaise Mimo fait dans la pop avec des influences venant du R&B, du jazz et d’Amy Winehouse en général. La jeune femme possède une approche intéressante et certaines compositions qui valent le détour. La décharnée The Rocks nous offre de beaux moments alors que The Joker possède une mélodie accrocheuse. Musicalement, ce n’est pas tout à fait à maturité et par moment c’est la réalisation qui lui joue des tours, mais c’est très prometteur.
 
 

 
 

ORANGE GECKO – EP

Orange Gecko est un nouveau venu sur la scène montréalaise. Le groupe mené par les voix de Noémie Lafortune et Morgane Asselin-Duguay patauge dans le jazz/pop/indie-rock mélangé dans un sympathique touski d’influences où le groove occupe une place importante. Ces premières compositions de la jeune formation sont intéressantes et possèdent une insouciance charmante à souhait. Un autre groupe qu’on aura à l’œil dans les prochains mois/années.
 
 

 
 

SEX MACHINE OCTOPUS – FISH IN THE SEA EP

Sex Machine Octopus a lancé un premier EP au début du mois de novembre. Ils font dans un blues rock qui évite les pièges convenus qui polluent souvent ces groupes. Oubliez les influences boboches des Black Keys et les guitaristes qui ont trop écouté Slash jouer. Intro est une chanson en soit et offre de beaux moments de rock intéressants alors que Colors fait parfois penser à des mélodies vocales qu’on trouve chez Fire/Works. Le résultat est bien intrigant. On a hâte d’en entendre plus.