Radio Radio Archives - Le Canal Auditif

Concours : Gagne ta place pour l’ouverture du MTELUS

Le Canal auditif et l’Équipe Spectra sont heureux de vous convier au grand événement d’ouverture du MTELUS (le NOUVEAU Métropolis!), le 12 septembre prochain dès 20h00!

Courez la chance de gagner 2 entrées prioritaires pour le concert de célébration, avec au programme: Radio Radio, A Tribe Called Red et plusieurs autres artistes!

Pour gagner, vous n’avez qu’à répondre à la question suivante dans les commentaires:

Quel a été votre spectacle le plus mémorable au (feu!) Metropolis?

Le concourss en ligne du 21 au 28 août 2017 à midi. Le gagnant sera tiré et avisé avant 17h le 28 août 2017.

Ce concours est maintenant terminé. Merci d’avoir participé!

Pour plus d’informations: http://www.metropolismontreal.ca/

Les FrancoFolies 2017: du rock acadien et de l’électro-pop française

Les FrancoFolies battent leur plein. On court comme des fous pour essayer de tout couvrir ce que les programmateurs ont préparé pour nous… mais il faut se rendre à l’évidence, il y a tout simplement trop de bonnes musiques qui se jouent dans les rues de Montréal en ce moment.

Es-tu stylé?

Le premier arrêt de la soirée était en compagnie de Bengale, une troupe de Bordeaux fait son chemin sur la scène électro-pop depuis quelque temps maintenant. Ils avaient même fait un split avec les doux voyous de X-Ray Zebras. Voici que le duo était à Montréal pour présenter ses pièces qui mélangent les planchers de danse et une attitude nonchalante. Pour l’occasion, ils étaient accompagnés à la basse par Symon Marcoux de Los. Le duo transformé en trio a enchaîné les pièces qui étaient généralement intéressantes. Un sentiment d’inégalité se dégageait de la performance, mais il faut dire que ce n’était peut-être pas les conditions idéales pour les voir alors que le soleil était encore là pour nous éclairer.

Sur scène nous avions un guitariste fort doué, un chanteur avec de l’attitude à revendre et Marcoux à la basse, efficace et solide comme un chêne. Là où ça fait un peu plus mal c’est les enchaînements de percussions préenregistrées qui enlevaient de la force à leur son contagieux. Ça aurait été une expérience d’autant plus satisfaisante avec de vrais tambours qui éclatent. Manque de moyens? Sans doute… ce n’est pas facile de faire de la musique indépendante et de traverser l’océan Atlantique pour la partager. Somme toute, Bengale a prouvé que c’était un groupe à surveiller et qui possède une parole poétique intéressante. Parfois, on a l’impression qu’on beurre un peu épais pour nous convaincre qu’ils sont cools. Les gars, on vous trouve cool, ce n’est pas nécessaire de nous convaincre.

Quand l’Acadie débarque à Montréal

Depuis les premiers succès de Radio Radio, une vague d’artistes incroyablement talentueux nous proviennent chaque année de la péninsule acadienne. Et tous ces beaux garlous étaient rassemblés sur la grande scène de la Place des Festivals à l’appel de Joseph Edgar qui avait proposé aux FrancoFolies de faire un gros party. On peut dire : mission accomplie de A à Z.

C’est la talentueuse Marie-Jo Thério qui lançait les hostilités avec Café Robinson. Puis le band maison, Les Païens sont arrivés. On va s’entendre tout de suite sur quelque chose : quand ton backing band c’est Les Païens c’est comme faire une course avec une F1 quand les autres conducteurs chauffent des Ladas. Rapidement, ils ont été rejoints par les Hay Babies pour Motel 1755 de leur plus récent album La 4e dimension. Puis, Les Hôtesses d’Hilaire sont venus nous convaincre de faire faillite avec un Serge Brideau en robe. Seul bémol? On n’entendait pas du tout les trois Hay Babies restées pour agir à titre de choristes. Faut pas oublier Céleste Godin qui est moins connu ici, mais qui sait aussi se débrouiller derrière un micro. Amélie Hall et Joseph Edgar nous ont proposé une composition C’est pas donné, qui sonnait étrangement comme Tomber de Laurence Jalbert. Ça doit être le riff de guitare qui s’y apparente… mais OH MY GOD, on était sur le bord de chanter du Jalbert à tue-tête.

Que serait un party acadien sans Lisa Leblanc. Elle a mis le feu à la foule avec Ma vie c’est de la marde et Motels. Et là… tout s’est emporté dans l’ouragan acadien. Joseph Edgar qui fait Horizon, Jocobus qui drop Ma vie c’est un movie et des recrues qui font jaser : Caroline Savoie, Pierre Guitard et Menoncle Jason. Ce dernier a un petit quelque chose de Johnny Cash en version marché aux puces. Ça fonctionne à merveille. Et là… la surprise : Jean-Paul Daoust qui nous fait une Ode à Tarzan avec toute la grandiloquence dont lui seul est capable. C’était beau. C’était puissant. C’était contagieux. Il a conquis la place des festivals avec une parole forte et viscérale et rapidement la foule a entonné les « Hi Han Hi Han » en sa compagnie.

«Tous les soirs j’attends Tarzan*
Tous les soirs c’est effrayant
Tous les soirs c’est indécent
Tarzan son sexe de diamant
Han hi han hi han hi han
Han hi han hi han hi han »
– Ode à Tarzan

Le spectacle s’est clôturé sur un medley de Radio Radio, Les Hôtesses d’Hilaire avec un Serge messianique, Joseph Edgar et son Espionne russe, Lisa Leblanc qui joue du triangle sur Ti-gars et les Hay Babies et la poignante La Poule qui nous rappelle que le trio a un petit quelque chose des sœurs McGarrrigle.

Bref, l’Acadie est toujours belle, mais rassemblée comme ça sur la place des festivals, c’est beaucoup à prendre d’un coup. Ça donne envie d’aller se perdre dans la péninsule, de manger des guédilles sur le bord de la mer et de finir sa soirée dans un jam au Plan B. Espérons que la bande se sent aussi bien accueillie à Montréal qu’on l’est lorsqu’on se transporte par chez eux.

www.francofolies.com

La programmation extérieure du Festival International de Jazz de Montréal 2017

Le FIJM se déroulera du 28 juin au 8 juillet prochain. La programmation des spectacles en salle était déjà très intéressante en soi. Est-ce que le plaisir serait tout aussi présent sur les scènes extérieures disséminées dans le quartier des spectacles? Il semblerait bien que oui!

Des gros noms pour des grosses scènes

La plus grosse prise du FIJM était celle d’Anderson .Paak & The Free Nationals qui animeront la place des festivals pour la clôture de l’événement. L’immense succès de son album Malibu paru l’an dernier ne se dément pas. On peut s’attendre à un spectacle haut en couleur, car .Paak en plus de faire de la bonne musique est un excellent showman. Une autre grosse prise du FIJM est le groupe Walk Off The Earth fameux pour ses reprises non orthodoxes dont celle de Somebody That I Used to Know de Gotye. Feront-ils une reprise de Château de sable de Paul Piché en jouant sur les luminaires de la place des festivals? Ou encore une reprise du Nouveau Vocabulaire d’Antoine Corriveau avec les balançoires musicales? Mystère et boule de gomme.

Le Festival nous propose aussi un événement monstre qui réunit Men Without Hats, Carly Rae Jepsen, Radio Radio, Alex MacMahon, Champion et Yann Perreau. Les festivaliers seront invités à venir danser sur de la musique canadienne. Une tonne de musiciens seront sur scène et ce sera assurément la façon la moins ennuyante de fêter la confédération canadienne. Ce sera l’opportunité idéale pour se shaker la feuille d’érable.

De bons produits locaux bios

Dès le 28 juin, Pierre Kwenders fera danser les festivaliers. Il ne sera pas seul, oh que non! Valaire habitera la grande scène le 30 juin et s’ils sont fidèles à leurs habitudes, ça va se faire aller sur la Place des festivals. The Brooks sera aussi de la partie avec un spectacle qui mélange leurs compositions à celle du défunt Prince. Finalement, c’est Nomadic Massive qui va fermer la marche en fin de festival.

C’est tout? Absolument pas. Le duo Coco Méliès présentera les pièces de son plus récent album intitulé The Riddle, alors que Face-T et son reggae accompagneront les chaleurs de juillet. Betty Bonifassi jouera les chansons du projet Lomax qui valent absolument le détour! On y verra aussi Guy Bélanger, Coyote Bill et le groupe Topium.

Côté jazz, Jack Broadbent qui possède un grand capital de sympathie dans la belle province. Il sera sur la scène Bell les 5 et 6 juillet. Ne manquez pas non plus les Royal Pickles qui donneront de nombreux spectacles gratuits tout au long du Festival. Ça vaut le détour.

Ces spectacles complètent une programmation en salle déjà bien intéressante pour le Festival International de Jazz de Montréal. Il y aura bien du plaisir à avoir dans le quartier des spectacles en juillet!

http://www.montrealjazzfest.com

Critique : Jacques Jacobus – Le retour de Jacobus

«Ça c’est dans le passée
Y a la chicane ça c’est passée
Sors ta crazy à cause la radio est cassée»
– À la longue

Ce morceau succulent de rap arrive dans les premiers instants de la première chanson de ce premier album solo Jacques Alphonse Doucet. Le groupe Radio Radio a pris une pause après deux albums assez décevants : Ej feel zoo et Light The Sky. Il faut dire que depuis le départ d’Arthur Comeau après l’aventureux Havre de Grâce. Est-ce que Jacobus va remettre les pendules à l’heure avec Le retour de Jacobus?

Jacobus aime beaucoup les refrains ainsi que la pop et ce penchant est très présent sur Le retour de Jacobus. L’avantage, c’est qu’on retrouve des mélodies parfois assez excitantes qui rappellent les beaux jours de Radio Radio. Des fois, c’est un peu trop beurré épais de refrain par contre. On aurait pris un peu moins de ça et un peu plus de prose, parce que somme toute, Doucet est en forme.

Ma vie c’est un movie, premier simple issu de l’album annonçait les couleurs de Jacobus avec sincérité. C’est exactement le genre de pièces qu’on retrouve sur l’album. Une des meilleures chansons de l’album met en vedette Joseph Edgar et Arthur Comeau, B&B, une pièce efficace qui parle d’une dérape dans un bar. Edgar nous montre qu’il n’est pas juste un chanteur capable, mais qu’en plus il se débrouille pas à peu près en tant que MC. Et puis, c’est bien d’entendre Comeau en compagnie de Jacobus comme dans le temps.

Un des moments les plus suprenant et délicieux de l’album est tout de même cette droite décochée à Luc Langevin qui se masturbe en nous parlant de magie au début Magie contemporaine. L’extrait choisi ne le met certainement pas en valeur. La chanson pour sa part est encore une fois entraînante. C’est lovely récupère des sonorités eighties avec aplomb et ça donne une ritournelle efficace.

Le gros défaut c’est l’omniprésence des refrains. Jacobus est tellement bon derrière le micro qu’on en prendrait plus. Les refrains sont tout de même efficaces et c’est une atmosphère de party qui se dégage du Retour de Jacobus. Ça reste qu’à la longue, on vient un peu tanné d’entendre certains des passages et donc on passe outre des chansons complètes. Dommage.

Dans l’ensemble, Le retour de Jacobus est tout de même beaucoup plus le fun pour les tympans que les derniers albums de Radio Radio. On y trouve des chansons qui donnent envie de partir sur la go et même parfois de danser.

Ma note: 7/10

Jacques Jacobus
Le retour de Jacobus
Duprince
35 minutes

https://jacquesjacobus.bandcamp.com/releases

Les 3 étoiles du 3 février 2017

Jacques Jacobus – Ma vie c’est un movie

Jacques Alphonse Doucet est l’une des moitiés de Radio Radio, groupe présentement en pause. Il a annoncé vendredi dernier la parution de Le Retour de Jacobus le 17 mars prochain. On y entendra même une collaboration avec Arthur Comeau (ex-Radio Radio) et Joseph Edgar, deux Acadiens bien en vue. En attendant, on peut avoir un avant-goût avec Ma vie c’est un movie, une chanson mélodieuse et entraînante qui rappelle les meilleurs moments du groupe de rap acadien.


 
 

Chances – Shine

Une belle surprise nous arrive ce matin avec la formation Chances. Chloé Lacasse, Geneviève Toupin et le batteur Vincent Carré (Antoine Gratton, Chloé Lacasse) nous offre Shine, premier simple d’un nouveau projet pour le trio. Ce qui est très surprenant, c’est que c’est très loin de ce qu’ils font dans leur carrière respective. On aime beaucoup les rythmes électros intoxicants, l’énergie contagieuse et les mélodies vocales délicieuses de Shine. On a hâte d’en entendre plus.


 
 

Tei Shi – Keep Running

La canadienne Tei Shi lancera son premier album, Crawl Space, le 31 mars prochain. Après un EP intitulé Saudade qui avait fait parler d’elle, nous avons bien hâte de voir ce que la chanteuse nous proposera. À tout de moins, le simple Keep Runningg nous indique que ce sera de la pop électronique émotionnelle et entraînante comme elle sait si bien le faire. C’est prometteur!