Philippe Brach Archives - Le Canal Auditif

La programmation extérieure des FrancoFolies

Comme chaque année, une imposante programmation attend les mélomanes sur la place des festivals. Riche et variée, elle offre de la bonne musique pour tous les âges. Ce sera encore une fois, la fête au centre-ville de Montréal dans le cadre des FrancoFolies. Et tout cela, gratuitement!

Une grosse scène avec des gros noms

Le coup d’envoi sera donné par Les Trois Accords, Dumas, Pierre Kwenders et Lydia Képinski (récemment lauréate des Francouvertes) qui fouleront la scène lors d’un spectacle qui s’annonce haut en couleur. Yann Perreau aura aussi son soir pendant lequel Pierre Kwenders, Laurence Nerbonne et Philippe Brach viendront fêter son album : Le fantastique des astres. Bernard Adamus, Tryo, Karim Ouellet et Koriass auront tous aussi leur soir de gloire. Tout comme la mouture de l’album hommage à Desjardins qui fera un grand spectacle le 11 juin. Dans le cadre des célébrations du 375e, un spectacle en l’honneur de la ville sera présenté en clôture le 18 juin. On y retrouvera Les Cowboys Fringants, IAM (oui, ils roulent toujours leur bosse), le collectif Louve comprenant Ariane Moffatt, Marie-Pierre Arthur, Amylie, Laurence Lafond-Beaulne, Salomé Leclerc et plus, Tiken Jah Fakoly, Philippe Brach et K.O.K.A.. Vous pensez que c’est tout? Une soirée entièrement acadienne vous attend le 14 juin avec Lisa Leblanc, Les Païens, Les Hôtesses d’Hilaire, Joseph Edgar, Radio Radio et bien plus!

Des découvertes d’ici et d’ailleurs

Chaque année, on peut se frotter à de nouveaux artistes lors des FrancoFolies. Cette année, vous pourrez découvrir Vianney qui ne cesse de récolter les éloges en France. Samuele, gagnante du festival en chanson de Granby en 2016 et qui vient de lancer Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, sera aussi de la fête! Zen Bamboo va débarquer aux Francos avec son rock pas piqué des vers le 10 juin tout comme Barbagallo, batteur de Tame Impala, qui possède aussi son projet solo. Le 16 juin ce sera au tour des finalistes de l’Étoile montante Ford de briller sur scène. Les Louanges, Lydia Képinski, Paupière, Joey Robin Haché, Gustafson et plusieurs autres seront aussi de la partie.

Des invités attendus

Il y a certains artistes qu’on apprécie beaucoup au Canal et qui seront sur scène à différent moment pendant le festival. Commençons avec la puissante et charmante Fishbach qui s’apprête à lancer son deuxième EP. La jeune femme fera rapidement sensation, on vous l’assure. On peut aussi parler de Mat Vezio et Antoine Corriveau qui à tour de rôle vont nous gâter avec leur folk poétique. Vous aimez le rap? Nous aussi. Brown sera sur scène le 14 juin alors Loud du défunt Loud Lary Ajust présentera New Phone. Et surtout n’oublions pas KNLO qui va nous rimer son excellent Long Jeu le 14 juin avant de rejoindre le reste de la bande de minces d’Alaclair Ensemble le 17 juin.

Les FrancoFolies, ça demande d’avoir au moins 4 clones. Parce qu’il y a aussi Les Indiens, La conversion des sauvages, les Dales Hawerchuk, Chocolat, Violett Pi en solo, Philémon Cimon, Les Hay Babies, Laurence Nerbonne et le barde Louis-Philippe Gingras qui seront de la partie. C’est un peu fou. On conseille donc aux mélomanes de dormir beaucoup pendant les deux semaines précédant les Francos, de bien s’alimenter, de faire son jogging et de s’hydrater au maximum parce que ce sera une année bien plaisante aux FrancoFolies. Nous y serons. Et vous?

http://www.francofolies.com/

Critique : Desjardins (album)

Richard Desjardins est l’un des artistes les plus pertinents, poétiques et forts que le Québec ait connu dans les derniers 50 ans. Un auteur-compositeur-interprète qu’on place dans une catégorie sélecte qui compte de très rares membres dont on pourrait nommer André « Dédé » Fortin. S’attaquer aux chansons de Desjardins, c’est s’attaquer à un monument. Et pour se frotter à des monuments, il faut avoir la couenne solide et surtout, il faut avoir de quoi à dire artistiquement avec les chansons.

Desjardins propose onze nouvelles versions de chansons interprétées par une belle brochette d’artiste. Certains nous offrent des relectures qui méritent de faire le détour. À l’opposé, on se rend compte aussi que du Desjardins, ça ne se chante pas n’importe comment. La charge émotive que l’homme engagé sait injecter à un texte n’est pas anodine ni facile à réinterpréter.

Commençons par les bons coups, parce qu’il y en a des très réussis. L’album s’ouvre sur Avec pas d’casque qui reprend Au pays des calottes avec une bonne dose de joual, de mélancolie et de beauté. L’esthétique country-folk de la formation se colle à merveille au texte qui traduit le mal d’être d’un homme qui ne sent pas qu’il appartient à un milieu. On peut en dire autant de Bernard Adamus qui harnachent Les mammifères. La voix rêche et crue du grand Montréalais qui en a vu d’autres est un véhicule parfait pour la poésie pas polie de Desjardins. Mais de toutes les nouvelles interprétations qu’on nous propose, c’est celle de Klô Pelgag et Philippe Brach qui ressort du lot. Le duo rend Les Yankees avec tout ce qu’il faut de sensibilité et d’intelligence pour traduire la réalité des envahis. Qu’ils soient Mexicains, Troyens, Nigériens ou Québécois. Une version alternative avec une instrumentation intelligente qui prend de plus en plus d’ampleur. Le duo Brach et Pelgag est magnifique, tout simplement.

«Et tout ce monde sous la toile
qui dort dans la profondeur:
« Réveillez-vous!
V’là les Yankees, v’là les Yankees
Easy come, Wisigoths,
V’là les Gringos!»
– Les Yankees

Keith Kouna se débrouille aussi avec Jenny tout comme Koriass qui offre une version rappé de M’as mettre un homme là-dessus. Le problème, c’est que certaines pièces passent carrément à côté de la track. En tête de file, Va-t’en pas interprétée par Safia Nolin. Ce n’est pas un manque de travail de la jeune femme, mais son style languissant et mélancolique fait perdre toute puissance à ce texte. C’est une déchirure interne, un appel à l’aide, un ultime essai pour garder un être cher près de soi alors qu’il cherche à se sauver. La charge émotionnelle n’est pas calme ou nostalgique. Elle est dynamique, nerveuse et perdue dans l’urgence. Après tout, le protagoniste trouve tout ce qu’il peut pour garder son interlocuteur à la maison :

«Va-t’en pas
Dehors y a des orgies d’ennui
Jusqu’au fond des batteries
Va-t’en pas
Dehors j’ai vu un ciel si dur
Que tombaient les oiseaux»
– Va-t’en pas

Malgré leurs bonnes intentions, c’est idem pour Philippe B, Les Sœurs Boulay et Émile Bilodeau qui manquent tous d’un peu de charges émotives. C’est trop gentil, poli et mélodieux pour bien faire entendre ce qui se cache dans les textes de Desjardins. Au moins, Saratoga se débrouille vraiment très bien avec la douce Quand j’aime une fois j’aime pour toujours. Heureusement, personne n’a osé se frotter à …et j’ai couché dans mon char.

Ce n’est vraiment pas facile de s’attaquer à la poésie de Desjardins. Cet album hommage fait parfois mouche, mais passe aussi à côté de la charge émotionnelle qui habite l’œuvre de ce monument. Pis Desjardins, serait sûrement en sacrament qu’on parle de lui en tant que monument, parce que les statues, c’est bon pour les morts pis lui est encore bien vivant.

Ma note: 6/10

Artistes variés
Desjardins
117 Records
51 minutes

http://www.117records.ca/

Critique : Popdejam – Volume 1

Musiqueplus n’a que de musique le nom depuis quelques années. C’est dommage, très dommage. La plate-forme qui jadis était une vitrine sur la musique alternative mondiale s’est engouffrée dans le merveilleux monde des téléréalités et comme celles-ci, a perdu tout contenu pertinent. Dans les derniers soubresauts intéressants, l’émission Popdejam était une belle petite pépite d’or. Le concept était simple, on invitait deux artistes de la relève à reprendre une chanson d’un artiste établi qui est lui aussi présent.

Il y a quelques mois, Safia Nolin a fait paraître un album de reprises et j’avais noté que certains choix étaient douteux. On peut nommer ici la très mal écrite Calvaire de La Chicane. Popdejam avait évité les pièges des chansons mal écrites. Au point où, des chansons qu’on considérait quétaines ou encore vides s’avèraient beaucoup plus pertinentes que l’on pensait. Il faut dire qu’on a fait appel à des artistes de qualité, qui évoluent à l’extérieur des grands cercles de la pop délavée. Cela redonne une vie intéressante à ces mélodies et ces textes qui méritent une pérennité assurée.

Vous voulez un exemple? Parlons de Ce soir l’amour est dans tes yeux de Martine St-Clair. J’ai toujours considéré la chanson comme une pièce dégoulinante d’amour à la guimauve. Et pourtant, soudain, les accords mineurs et l’approche plus mélancolique de Geoffroy m’ont obligé à réviser le texte. Tout d’un coup, on voit les choses sous un nouvel angle. Le refrain à lui seul est empreint de fragilité et d’anxiété : « Ce soir l’amour est dans tes yeux/Mais demain matin m’aimerais-tu un peu? » On se retrouve dans une relation beaucoup moins saine et qui n’a rien à voir avec l’amour chevaleresque.

Vous voulez une bonne dose d’émotion à faire lever le poil sur les bras? Vous vous souvenez de Corridor de Laurence Jalbert? Antoine Corriveau sait plonger dans ce qu’il y a de plus noir de l’âme humaine et il le fait encore avec brio, accompagné par Marianne Houle au violoncelle. C’est d’une puissance et d’un désarroi magnifique. Lorsque l’harmonica entre en jeu, c’est instantané, les poils se dressent et restent bien tendus pour les quelques secondes qui suivent.

Il n’y a tout simplement pas de pièces ennuyantes sur ce premier volume. On y retrouve Philippe B qui reprend Sur la route de Pierre Flynn avec un flegme magnifique, Claude Bégin qui a tout compris de Mitsou et sa chanson Les Chinois, Peter Henry Philips offre une version magnifique de Repartir à zéro de Joe Bocan, Philippe Brach et sa version inquiétante et quasi psychédélique de Le chat du café des artistes de Jean-Pierre Ferland. On y trouve aussi la version touchante d’Animal de France d’Amour par Stéphanie Lapointe ou Si fragile de Luc de la Rochelière reprise habilement par Karim Ouellet.

Toutes les chansons sur Popdejam offrent une relecture intelligente, intéressante et touchante de ces classiques québécois. Leur approche pour la plupart assez simple et décharnée rend justice à ces textes qui méritent d’être chantés pendant plusieurs années encore.

Ma note: 7/10

Popdejam
Volume 1
Simone Records
33 minutes

Le Coup de coeur francophone 2016 – suite et fin

coup-de-coeur-francophone-2016Mon périple au Coup de cœur francophone reprenait mercredi alors que je me dirigeais au Théâtre Fairmount pour y entendre Le Couleur. D’abord censé être précédé en première partie par Cliché, c’est finalement Choses Sauvages qui les a remplacés dernière minute après un désistement. La formation montréalaise a sorti ses chansons les plus dansantes pour l’occasion et cela a fait plaisir aux spectateurs présents. Ils étaient épars lors des premières notes, mais la salle s’est graduellement remplie, si bien que le groupe jouait devant une bonne foule lors de ses dernières chansons. Ils ont offert une prestation bien rodée et efficace.

Puis, c’est Le Couleur qui est débarqué avec un presque medley. C’était impressionnant de les voir enchaîner les tubes dansants les uns après les autres en prenant que de très rares pauses pour nous parler un tout petit peu. Le trio s’est échangé de nombreux sourires pendant la prestation alors qu’ils lançaient leur nouvel album P.o.p. Félix Dyotte était présent pour chanter sur les chansons auxquelles il a participé, dont Underage. Seul petit hic, le son des micros était vraiment très ordinaire. Sur certaines chansons, on avait du mal à entendre Laurence Giroux-Do. Un problème qui a finalement été réglé pendant le spectacle. Malgré ce petit désagrément, c’était tout un concert à forte concentration d’énergie brute.

Jeudi soir, je me dirigeai d’abord du côté de Samito. Le jeune homme était encore une fois en pleine forme alors qu’il foulait les planches de l’Astral. D’ailleurs, on se demande un peu pourquoi l’Astral? Les chaises devraient être bannies lors des concerts du chanteur. Cela a pris de nombreuses chansons avant que les spectateurs présents réunissent suffisamment de courage pour aller se déhancher à l’avant. Évidemment, Samito les a gagnés avec Tiku La Hina, Flôr et Oskia. Entre sa performance et celle de Laurence Nerbonne, le marteau est tombé. On apprenait que Leonard Cohen avait poussé son dernier souffle. Qu’il repose en paix. Cela n’a pas empêché Laurence Nerbonne d’embarquer sur scène pour présenter les pièces de Montréal XO. Elle semblait en pleine forme et revenait d’un chalet d’écriture. Son esprit était encore en ébullition et cela paraissait dans sa livraison.

J’ai ensuite quitté pour le Divan Orange pour attraper le sympathique et drôle Gab Paquet en spectacle. Celui-ci sait insuffler un vent de folie à ses publics et je n’ai pas échappé à la vague. Rapidement, j’étais vêtu d’une robe à paillette. Oui, je sais tu veux des photos. Ce ne sera malheureusement pas possible… Revenons à Paquet qui lançait Santa Barbara. Il nous a catapulté avec une assurance et une présence scénique hors pair les Coach de vie, Ton appel à frais virés, Voyage astral et Casio pad et moustache. Il a même été accompagné de Navet Confit sur deux chansons qui portaient pour l’occasion un magnifique chandail de Charles Lafortune. Il a terminé avec l’excellente Papa, maman, bébé, amour. Le jeune homme de Québec a vraiment pris beaucoup d’assurance sur scène. Gros concert. Puis, Bleu Jeans Bleu a à son tour livré les chansons de leur délicieux Franchement wow. On a eu droit aussi à plusieurs chansons du dernier album dont Pantalon de yoga et Petit pudding. Une soirée qui vous laisse un sourire indélébile sur le visage.

Vendredi soir, mon attention était d’abord tournée vers le Divan Orange où la Saskatchewanaise Alexis Normand lançait son nouvel album. C’était une douce façon de commencer la fin de semaine alors qu’elle nous chantait la pomme avec sa guitare, accompagnée d’un homme-orchestre qui s’occupait des claviers, de la guitare et des percussions avec ses pieds. Elle avait même amené de la confiture qu’elle a faite avec sa mère et qui était en vente à la table de marchandise. Adorable. Je me suis ensuite dirigé au Club Soda pour les Belges de Dalton Télégramme. Ceux-ci ont livré un spectacle solide dès les premières chansons. Cependant, il y a eu un certain passage à vide entre la 4e et 8e chanson environ. Les titres étaient alors moins dynamiques, mais bon,La terrible histoire de Baby Face Nelson, Tant pis pour hier, Je t’ai jeté étaient tous de beaux moments. Ça fait penser à un Louise Attaque en plus folk-bluegrass. Le groupe est très divertissant sur scène et sait donner un spectacle. Leur finale, Téquila a été chaudement applaudie par la foule.

Puis, c’est Yann Perreau qui a pris la scène avec la force d’un lion et à coup de riff rock. Le montréalais semblait en pleine forme et dansait un peu partout sur la scène comme lui seul sait le faire. Il nous a balancé par la tête Conduis-moi, La vie n’est pas qu’une salope, Le président danse autrement et Le bruit des bottes sur laquelle Philippe Brach est venu rapper. Oui, oui, rapper. Il a ensuite enchaîné avec Bonne journée avec le groupe de Perreau. Assez surprenant comme moment. Je me suis ensuite dirigé au Divan Orange pour assister à Francis Faubert. Il était en duo avec un Mat Vézio amoché par une élongation musculaire. Ça n’a pas empêché les deux hommes de livrer une solide prestation. Il a, entre autres, présenté une nouvelle chanson intitulée Donne-moi du lousse, qui… ben le titre le dit. Terriblement efficace, il y a même un couple (ou en tout cas, deux personnes qui se connaissaient) qui se sont chicanés sous mes yeux. Ils ont terminé avec une adaptation d’On va crever en attendant l’été (ou l’hiver) pour laquelle il s’est fait virer d’un spectacle hommage à Dédé à Granby parce que ce n’était pas « dans l’esprit ». Je pourrais vous jaser longuement de la vision réductrice et romantique que les gens ont de Dédé Fortin, mais ce sera pour une autre fois.

Puis, c’était aux Revenants de nous gracier des chansons de leur album Épouvantail. Le son n’était pas parfait, mais on a eu droit tout de même à une enfilade pas piquée des vers des chansons de l’album. C’était pas mal bon dans les oreilles. J’ai quitté à un certain moment pour me diriger vers le métro et finalement, je me suis fait aspirer au Quai des Brumes où jouait Valérie Poulin. Et je ne l’ai pas regretté. La jeune femme a offert un spectacle mémorable et puissant. Je n’ai vu que les cinq dernières chansons, mais c’était impressionnant et marquant. Une jeune femme qu’on va suivre de très très près.

Samedi soir, c’était au tour de Philippe Brach de nous émerveiller. Et il l’a fait en grand. Il nous a invités à Enfant-Ville, un concept costumé où le trash et les souvenirs de jeunesse se côtoyaient nerveusement de trop près. Il était aussi accompagné d’un quatuor à corde, ce qui a évidemment donné une nouvelle dimension à ses chansons. Voici quelques points qui résument bien son spectacle :

• Après deux chansons, il a demandé à tous : « Les amis-loups, est-ce que vous aimez ça les enfants? » Le Club Soda a répondu d’un gros : « Oui! » Ce à quoi, il a rajouté : « Ben Paul Cagelet aussi. » Si tu la comprends pas suit ce lien : http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/actualites-judiciaires/201611/11/01-5040373-lacteur-paul-cagelet-accuse-de-pornographie-juvenile.php

• On est très loin des débuts. Maintenant, il y a une foule de jeunes femmes qui connaissent TOUTES les paroles de ses chansons. Je me sentais vraiment vieux. Elles se demandaient sans doute ce qu’un papi faisait un samedi soir au Club Soda.

• Il a invité Carmen Campagne (oui, oui, la chanteuse pour enfant) pour chanter La moustache à papa. Suivit d’un Lucy in the Sky With Diamonds où une machine à bulle fonctionnait à plein régime.

• Il a repris Black Swan de Thom Yorke (oui… une autre toune en anglais pendant le CCF)

• Il nous a laissés en nous disant qu’on se reverrait pour le 3e album. O_o

Encore sous le choc de ce que je venais de voir, je me suis dirigé du côté de l’Esco pour attraper les lourdauds de Milanku. La formation a livré son rock abrasif fortement influencé par Thrice devant une foule compacte et nombreuse. Ça rentrait au poste en ti-péché. Toute cette aventure s’est terminée le dimanche dans un « 5@7 déplogue » au Quai des Brumes en compagnie de Bernhari qui s’apprête à s’envoler pour l’Europe. En trio avec Shawn Cotton et Simon Quevillon, il a fait notamment une version plus dansante de Toujours toujours particulièrement délicieuse. C’était une parfaite façon de terminer cette édition 2016 du Coup de cœur francophone.

Encore une fois, c’était une édition géniale qui a compté sur plusieurs spectacles marquants. Merci à l’équipe du CCF de faire de la magie chaque année. Voici en rafale quelques coups de cœur.

Klô Pelgag, Philippe Brach, Gab Paquet, Valérie Poulin, Les Goules et les Abdigradationnistes.

À l’année prochaine!

http://www.coupdecoeur.ca/