métal Archives - Le Canal Auditif

Critique : Sepultura – Machine Messiah

Rares sont les groupes qui continuent de faire autant de bruits que Sepultura. La formation l’avait prouvé avec son dernier album, The Mediator Between Head and Hands Must Be the Heart, paru en 2013. Trois ans et demi, c’est le plus long laps de temps entre deux albums que Sepultura. On peut les comprendre, entre la vie de tournée et leurs corps qui ne rajeunissent pas, il est normal que la bande doive prendre des vacances ici et là. L’influence des deux frères Cavalera est maintenant bien révolue. Tout comme le côté tribal qui avait fait les beaux jours de Roots. Aujourd’hui, la formation fait un métal hyperactif, mélodieux dans ses guitares et tout simplement brutale vocalement avec le gentil géant Derrick Green au micro.

Quoi dire de Machine Messiah. Ce n’est pas l’album le plus inspirant de la formation. Alors que les percussions ont toujours été un élément central de la formation, cette fois-ci les pièces vraiment intéressantes se font rares. Sepultura n’offre pas un navet non plus, mais disons que les fans du groupe n’y trouveront pas un album marquant. Le son des Brésiliens semble au neutre et n’évolue pas. Le groupe nous offre des compositions qui sentent un peu le pilote automatique.

La prémisse de l’album était pourtant prometteuse : la robotisation de notre société et la venue d’un messie robotique qui fermera la boucle. En tenant pour acquis que l’humain vient d’une machine à la base. Bon. OK. C’est un peu intense, mais c’est une avenue intéressante et riche thématiquement parlant. Malheureusement, la musique ne possède aucunement les stigmates de la robotisation. Les rythmes ne sont pas soudainement hachurés ou inspirés du métal industriel. Alethea est sans doute ce qui se rapproche le plus de la mécanisation, mais ça reste du Sepultura comme on en a déjà entendu des centaines de fois. Si au moins le groupe nous envoyait ses meilleures compositions! Non, ça sent un peu le réchauffé.

Green se débrouille quand même bien au micro faisant preuve de nuance et de polyvalence, comme le démontre la pièce-titre. On peut aussi dire qu’Andreas Kisser offre quelques bons moments dont l’intéressante Cyber God. S’il est toujours capable de nous pondre des riffs brutaux, il nous laisse quand même un peu sur notre faim. Ça manque cruellement de renouveau. Resistant Parasites, c’est comme enfiler des pantoufles. C’est confortable et chaud, mais ça ne nous donne pas envie d’aller les flasher en public.

Est-ce que Sepultura est dépassé? Absolument pas! Cependant, Machine Messiah manque un peu de nouveauté. Ce sont de bons musiciens qui même sur le pilote automatique frappent plus fort que la plupart des groupes. On reste tout de même sur sa faim.

Ma note: 6/10

Sepultura
Machine Messiah
Nuclear Blast
51 minutes

http://www.sepultura.com.br/

Critique : The DRX – Throughout Within

The DRX est un projet musical mené par Dan Romans. Celui-ci fait partie depuis un bon bout de temps de la scène underground new-yorkaise et son projet à travers les années a compté sur des collaborateurs actifs dans différentes formations en vues : Kayo Dot, Buke & Gase et Psalm Zero. The DRX propose du rock/métal d’avant-garde où la musique classique se frotte sans arrêt au Black et au Death Metal. C’est un alliage qui se fait assez facilement, le métal ayant toujours été le cousin le plus près de la musique orchestrale.

Dans Throughout Within, Romans nous envoie plusieurs pièces épiques sur lesquelles il chante avec une fragilité émotionnelle claire et limpide. On y retrouve une panoplie d’instruments traditionnellement réservés aux orchestres : la clarinette, le bugle, le violoncelle et autres. Ces instruments ne sont pas là pour accompagner la trame principale, mais prennent part active dans la construction des chansons.

Un bon exemple est la chanson The End of Avoiding Consequence. La guitare électrique et les saxophones sont également présents dans le tapis sonore du refrain. Cela crée une base solide et puissante pour les chœurs qui font exploser le tout avec des envolées contrôlées entrecoupées de la voix de Romans. Ce dernier semble soudain seul et d’autant plus vulnérable. C’est très réussi. Monsters Wearing Nice Ties qui ouvre Throughout Within s’entame sur une simple guitare, des synthétiseurs et la voix du chanteur. Le tout est très beau et se termine dans une orgie de son lorsque les instruments se multiplient et que le chœur vient faire son tour.

Par moment, les trames de The DRX ont cette même portée que les psaumes catholiques lors de la messe. Ils sont puissants, entraînants et invoquent le mystique. En contrepartie, on trouve aussi des pièces à la brutalité sans équivoque comme la sombre Ancient Life et ses chants gutturaux. Il réitère sur la magnifique Eyes of Myself qui possède une mélodie de saxophone très réussie. Les chansons excèdent presque toutes la marque des cinq minutes, ce qui n’est pas très habituel non plus.

The DRX fait belle figure avec son particulier, mais ô combien appréciable Throughout Within. Le fan de métal aventureux y trouvera un album intéressant qui flirte avec les codes de la musique baroque comme ceux du Death et du Black Métal. Ça demande une certaine ouverture d’esprit et un investissement de soi, mais ça vaut le coup.

Ma note: 7,5/10

The DRX
Throughout Within
Nefarious Industries
58 minutes

http://danromans.com/

Critique : Uniform – Wake In Fright

Uniform est un duo new-yorkais qui s’est formé quand deux amis, Michael Berdan et Ben Greenberg, se sont rendu compte qu’ils vivaient sur la même rue. La proximité géographique doublée d’une affinité pour la musique thrash, hardcore et industrielle rendait la collaboration inévitable.

Vous connaissez peut-être déjà Greenberg. Il a réalisé et enregistré divers groupes noise rock new-yorkais au cours des dernières années (Pop. 1280, Destruction Unit, Zs, White Suns). Il a notamment remplacé le bassiste du groupe The Men quand ce groupe a décidé de faire du roots-rock fade au lieu du punk dévastateur qu’il avait fait auparavant… Bon, ce dernier détail est un « pet peeve » très personnel, mais je ne blâme pas forcément Greenberg. Il a su capter des groupes exceptionnels lors d’enregistrements mémorables, et il a fait partie de Pygmy Shrews, un excellent groupe. Quant à Berdan, c’est un chanteur à la voix de fiel qui a sévi au sein du groupe Drunkdriver. Bref, le duo arrive avec un enviable pedigree de rock poisseux.

Uniform nous offre du pur noise rock, alors? Pas du tout. On a plutôt droit à du métal industriel qui rappelle le travail de Ministry, Nine Inch Nails et Pitchshifter au début des années 90. Il y a un éventail intéressant d’intensités entre l’industriel gothique d’une pièce comme The Light at the End et le gros riff thrash de The Killing of America, Greenberg arrivant à parcourir plusieurs recoins d’un espace stylistique somme toute assez limité.

Les dynamiques, les rythmes et les riffs qui s’étendent sur les huit pièces de l’album ne sont pas sans une certaine efficacité, mais on ne peut pas dire que ce sont des idées très originales. Similairement, la voix de Berdan unit l’album et lui donne un fil conducteur, mais elle pourrait facilement être confondue avec la voix de quelques dizaines de chanteurs hardcore (j’ai sérieusement cru en entendant Tabloid que Matt Korvette de Pissed Jeans avait changé de groupe).

La musique industrielle de l’âge d’or du genre me semblait mystérieuse par sa complexité technologique. Qu’un musicien seul ou un duo arrive à synchroniser différents appareils analogiques pour créer une immense masse de bruit, ça tenait de la sorcellerie à mes oreilles. La technologie a beaucoup changé, un duo peut faire de la musique très semblable à temps perdu dans son appartement avec une infime fraction des connaissances et des moyens que possédaient les maîtres du genre il y a 25 ans. Ce que Uniform nous démontre, c’est que le pastiche et l’impression d’authenticité sont particulièrement faciles à recréer de nos jours. Un bon riff et un gros beat, c’est bien. Ça fait passer un bon moment. Mais ça n’en fait pas de la grande musique.

Ma note : 6,5/10

Uniform
Wake in Fright
Sacred Bones Records
37 minutes

https://www.sacredbonesrecords.com/collections/uniform

Les 25 meilleures chansons de 2016 selon LCA

25. Mitski – Your Best American Girl

24. Holy Fuck – Tom Tom

23. Rob Crow’s Gloomy Place – Oh, The Sadmakers

22. Whores – I See You Are Also Wearing A Black T-Shirt.

21. Chocolat – Ah Ouin

20. DJ Shadow Feat. Run The Jewels – Nobody Speak

19. Fuudge – Ju

18. Elysian Fields – Shadow Of The Living Light

17. La Bronze – Rois de nous

16. King Gizzard & The Lizard Wizard – Gamma Knife

15. Klô Pelgag – Les Ferrofluides-fleurs

14. Andy Shauf – The Magician

13. Antoine Corriveau – Rendez-vous

12. Solange – Don’t Touch My Hair

11. Alaclair Ensemble – Ça que c’tait

10. Avec pas d’casque – Derviches tourneurs

09. Louis-Philippe Gingras – Parc à chiens (avec La Bronze)

08. The Drones – To Think That I Once Loved You

07. Danny Brown Ft. Kendrick Lamar, Ab-Soul & Earl Sweatshirt – Really Doe

06. David Bowie – Blackstar

05. A Tribe Called Red – R.E.D.

04. Car Seat Headrest – Drunk Drivers / Killer Whales

03. Radiohead – Ful Stop

02. Fred Fortin – Oiseau

01. Nick Cave & The Bad Seeds – I Need You

Les 75 meilleurs albums de 2016 selon LCA (de 25 à 1)

25. James Blake – The Colour In Anything

«C’est un généreux 76 minutes de musique qu’il nous envoie par la gueule. Ça fait beaucoup à prendre d’un seul coup. C’est beaucoup de rythmes atypiques, de mélodies inhabituelles et de mélancolie à absorber. C’est le genre d’album qui nécessite bien des écoutes. Mais au fur et à mesure, on découvre tellement de subtilités, tellement de beauté, tant de fragilité et d’humanité qu’il est très difficile de rester de marbre.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/james-blake-the-colour-in-anything/
 

24. Holy Fuck – Congrats

«Holy Fuck a toujours su concocter des brûlots entraînants, et c’est encore le cas avec Congrats, mais ce qui arrive à captiver pendant tout l’album, c’est la variété des compositions et des nuances. On passe par des rythmes soutenus et tout en retenue dans une pièce, par des arpèges mélancoliques et poignants dans une autre, et par des apothéoses énergiques judicieusement placées ailleurs.» (MR)

http://lecanalauditif.ca/holy-fuck-congrats/
 

23. A Tribe Called Red – We Are The Halluci Nation

«L’électro d’A Tribe Called Red a toujours été très accessible et ça le reste avec ce troisième opus. Ils réussissent à métisser les cultures en mélangeant l’électro et les chants amérindiens. On sent aussi qu’ils sont de plus en plus à l’aise dans cette démarche et qu’à chaque album leur parole se définit un peu plus.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/a-tribe-called-red-we-are-the-halluci-nation/
 

22. Frank Ocean – Blond

«En fait, il n’y a tout simplement pas de faiblesses sur l’album tout comme Channel OrangeBlond est vraiment un digne successeur. On parlera encore longtemps d’Ocean qui apporte une nouvelle voix au R&B et au soul.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/frank-ocean-blond/
 

21. Xiu Xiu – Plays The Music Of Twin Peaks

«Cette nouvelle mouture de la trame sonore de Twin Peaks est un disque aussi magnifique qu’inusité, aussi lugubre que lumineux, aussi terrifiant que consolateur. Cette production est un tour de force, rien de moins! Vous serez conviés à un voyage sonore irréel qui vous retrempera tout de go dans la série et qui réussira même à séduire les néophytes de Twin Peaks tant ce qui est proposé est habilement modernisé.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/xiu-xiu-plays-the-music-of-twin-peaks/
 

20. Oathbreaker – Rheia

«Oathbreaker se détache toutefois de ces groupes associés généralement à la vague du USBM avec sa grande habileté à jongler avec les genres. Avoir une voix féminine aide certainement à varier les procédés d’attaques, les ambiances et les transitions. Ça, Caro Tanghe le fait à merveille.» (JSF)

http://lecanalauditif.ca/oathbreaker-rheia/
 

19. Kaytranada – 99.9%

«Dans l’ensemble, 99.9 % est un album bien réussi et particulièrement cohérent pour un premier album studio. Il faut dire que Kaytranada produit frénétiquement depuis quelques années et que ça semble toujours bouillir entre ses deux oreilles. Tant mieux! Le producteur nous offre des pièces de qualités qui méritent une grande visibilité.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/kaytranada-99-9/
 

18. Andy Shauf – The Party

«Avec une plume fine et une voix mielleuse unique, l’artiste possède d’énormes atouts en tant qu’auteur-compositeur-interprète. The Party mérite qu’on tende l’oreille afin d’accéder à un univers sensible, touchant et à fleur de peau. Un véritable coffre aux trésors signé Andy Shauf.» (RTV)

http://lecanalauditif.ca/andy-shauf-the-party/
 

17. Whores. – Gold

https://whores.bandcamp.com/
 
 
 
 
 
 
 

16. Avec pas d’casque – Effets spéciaux

«Depuis les 5 dernières années, je m’évertue à répéter, le plus délicatement possible, que c’est en étant parfaitement authentique et parfaitement local qu’un artiste parvient à toucher à l’universel. Et Avec pas d’casque réussit cet exploit avec une délicatesse et une humilité bouleversante. Un disque folk introspectif et contemplatif parfait.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/dcasque-effets-speciaux/
 

15. Nothing – Tired Of Tomorrow

«Tired Of Tomorrow est un disque plus direct, plus à vif et plus urgent que Guilty Of Everything duquel se dégage une tristesse magnifique et une honnêteté qu’on ne croise plus très souvent dans la musique d’aujourd’hui.» (CL)

http://lecanalauditif.ca/nothing-tired-of-tomorrow/
 

14. Greys – Outer Heaven

«Greys s’amuse aussi avec les habituels codes du grunge en utilisant à bon escient la légendaire formule «loud quiet loud», mais avec une inventivité et une conviction qui feraient rougir beaucoup de vieilles moppes issues de cette époque. C’est ce qu’on appelle faire évoluer un genre musical de belle façon. On assiste donc à l’avènement d’un groupe qui, à sa deuxième production, refuse obstinément le surplace, ce qui augure très bien pour la suite des choses.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/greys-outer-heaven/
 

13. Anderson.Paak – Malibu

«Sorti à la mi-janvier, ce Malibu réchauffe les sens, nous entraînant sous les chauds rayons du soleil californien à coup de beat mêlant rap «smooth» (style côte ouest), R&B, gospel, soul, pop (intelligente) et house (si peu, mais si bien exploité).» (PB)

http://lecanalauditif.ca/anderson-paak-malibu/
 

12. Chocolat – Rencontrer Looloo

«Rencontrer Looloo est plus travaillé, mieux réalisé et mise beaucoup plus sur le «musicianship» que le précédent effort. Moins accrocheur, du moins lors des premières écoutes, il n’en demeure pas moins qu’on a affaire encore une fois à un excellent disque. Même si Hunt est mélodiquement moins présent qu’en mode solo, l’exécution est plus précise, plus fluide et met parfaitement en relief l’immense talent musical de Chocolat.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/chocolat-rencontrer-looloo/
 

11. Beyoncé – Lemonade

«Lemonade est un album qui vaut toute votre attention. De la pop grand public de cette qualité, il s’en fait très peu. Beyoncé ne reste pas sur place, mais elle ose, elle travaille, elle essaie et elle réussit.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/beyonce-lemonade/
 
 

10. Swans – The Glowing Man

«Michael Gira est âgé de 62 ans. À son âge, on n’en a plus rien à cirer de ce que les autres pensent. La plupart de ces vénérables musiciens préfèrent s’asseoir sur leurs lauriers et se contentent de promouvoir sans grand enthousiasme leur patrimoine musical. Gira ne fait pas partie de ceux-là. Il ne fait qu’à sa tête, repousse ses propres limites et nous escorte dans des sentiers qu’il a lui-même balisés.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/swans-the-glowing-man/
 

09. The Drones – Feelin’ Kinda Free

«C’est de la musique angoissante, par et pour des angoissés. Comme Liddiard le chante en début d’album, “les meilleures chansons sont comme des mauvais rêves”. Si c’est là que ça vous démange, The Drones grattent bien et fort. Il se peut même que ça saigne un peu.» (MR)
 
http://lecanalauditif.ca/the-drones-fellin-kinda-free/
 
 

08. Danny Brown – Atrocity Exhibition

«Vous avez aimé Old? Vous allez sans doute aimer tout autant Atrocity Exhibition. Si vous avez les oreilles frileuses aux mots injurieux, Brown est une mauvaise destination. C’est rempli de mots offensants qui pourraient sans doute faire pleurer cette pauvre jeune femme qui a découvert le rap américain dans son Amérique blanche où les gens de couleurs se limitent à arpenter les ghettos.» (LPL) 

http://lecanalauditif.ca/danny-brown-atrocity-exhibition/
 

07. Antoine Corriveau – Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter

«Dans notre univers hyperactif dans lequel le positivisme de pacotille et le sourire «Colgate» sont la norme, l’œuvre de Corriveau peut faire office de casse-pied dépressif. Et pourtant, la tristesse et la morosité font partie de la vaste gamme des émotions humaines. De classer Corriveau dans un registre «noir» est à mon avis totalement réducteur… car c’est en plongeant sans compromis dans nos abîmes personnels que l’on est plus à même de découvrir ce qui nous fait vibrer ou pas.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/antoine-corriveau-cette-chose-cognait-creux-de-poitrine-vouloir-sarreter/
 

06. Nick Cave And The Bad Seeds – Skeleton Tree

«Ceux qui sont fanatiques de Cave en format plus grinçant seront quelque peu déstabilisés à la première écoute, mais ça se replace rapidement dès les auditions subséquentes. Et c’est grâce à cette fusion quasi parfaite entre les atmosphères sonores, aussi glauques que rayonnantes, et l’interprétation magistrale de Cave. Oui, c’est un immense disque qui me hantera pendant encore longtemps. Essentiel.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/nick-cave-the-bad-seeds-skeleton-tree/
 

05. Radiohead – A Moon Shaped Pool

«Pour un deuxième album de suite, les arrangements et les ambiances ont décisivement le dessus sur les mélodies qui s’incrusteraient dans le cœur et dans les neurones. Peut-être que le Radiohead qui fait chanter les foules en chœur ne peut plus exister. Si on l’accepte, A Moon Shaped Pool est un autre très bon album, à défaut d’être un autre classique contemporain.» (MR)

http://lecanalauditif.ca/radiohead-a-moon-shaped-pool/
 

04. Klô Pelgag – L’étoile thoracique

«Est-ce que je vous ai dit que c’était réussi pour Klô Pelgag? La jeune femme offre l’un, sinon le meilleur album de pop québécoise de 2016. Elle le fait avec intelligence, profondeur, créativité et assurance. L’Alchimie des monstres était excellent et L’étoile thoracique réussit à repousser de nouvelles limites. Il n’y a vraiment aucune raison à part la surdité pour bouder ton plaisir.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/klo-pelgag-letoile-thoracique/
 

03. Fred Fortin – Ultramarr

«C’est aussi salopé que beau, aussi atténué que chambranlant et ça évoque le calme après une furieuse tempête de neige. Avec UltramarrFred Fortin s’impose une fois pour toutes comme l’un des grands de la chanson québécoise. Après sa disparition, lorsqu’on revisitera son œuvre en entier, on prendra alors conscience qu’il aurait fallu lui dire merci d’avoir décloisonné la chanson bien de chez nous en lui insufflant des ascendants folk rock états-uniens de luxe.» (SD)
 
http://lecanalauditif.ca/fred-fortin-ultramarr/
 

02. Car Seat Headrest – Teens Of Denial

«Pour accompagner cette plume acérée, une musique rock bien graissée, électrifiée (excellente guitare mise à l’avant-scène), trempée, comme nous l’écrivions plus haut, dans un grunge rock actualisé. Mais pas seulement. On écoute et on pense à Franz Ferdinand, à Dinosaur Jr., à Sebadoh, à Weezer, à Green Day, à Bright Eyes, aux Pixies même (excellente intro à la Frank Black sur Not What I Needed), à Pearl Jam, à…. Bon, vous voyez le genre.» (PB)

http://lecanalauditif.ca/seat-headrest-teens-of-denials/
 

01. David Bowie – Blackstar

«Que ce soit bon ou mauvais importe peu désormais. Pensez-y. De mon vivant, je n’ai jamais vu une mort d’artiste aussi digne, aussi théâtrale et aussi belle, finalement. David Bowie est mort comme il a vécu. Comme dans un film. Mes respects, monsieur!» (CL)

http://lecanalauditif.ca/david-bowie-blackstar/