Mélanie Venditti Archives - Le Canal Auditif

Les EP à LP de février 2017

Mélanie Venditti – EP

On surveille la jeune femme depuis un petit bout de temps. En fait, depuis la sortie de l’excellente Pompéi l’automne passée. Voici qu’on a enfin un EP à se mettre dans les oreilles. On y retrouve plusieurs excellentes chansons, dont Phare avec sa magnifique montée mélancolique. Les Gyres est cadencée, peuplée d’altos doux aux oreilles et menée par un air solide. Elle s’est bien entourée pour cette première aventure, on retrouve Guillaume Guilbault (Kroy) à la réalisation, Étienne Dupré (Câltar-Bateau, Mon Doux Saigneur) à la basse, Mandela Coupal Dalgleish (Câltar-Bateau) à la batterie et Elyze Venne-Deshaies (Eliza, ex-Câltar-Beateau) à la clarinette. On peut dire mission réussie à Mélanie Venditti avec ce premier EP.

Millimetrik – Sour Mash EP

Un de nos DJ / compositeurs d’électro préférés au Québec, Millimetrik, revient avec un nouvel EP. Sour Mash est dans la continuité de son travail. Pascal Asselin nous gâte encore avec des trames luxuriantes avec des atmosphères intelligentes, travaillées et riches à souhait. Il fait une fois de plus appel à des voix québécoises pour habiter ses chansons, dont celle de Maude Audet, dans la fantomatique Trop loin de toi. C’est tout à fait réussi pour Millimetrik… encore une fois.


 

Emma Ruth Rundle & Jaye Jayle – The Time Between Us

La toujours aussi délicieusement mélancolique Emma Ruth Rundle fait paraître un « split » et pas avec n’importe qui! Jaye Jayle est le pseudonyme en solo d’Evan Patterson de Young Widows. Celui-ci vient tout juste de rejoindre l’écurie Sargent House. Ce dernier nous offre des pièces de country noir coloré d’effets sonores étranges. C’est réussi et ça donne envie d’en entendre plus. La paire nous gâte en ce début d’année.


 

Animal Collective – The Painters EP

Animal Collective a fait paraître le bien intéressant Painting With en 2016. Voici que la bande fait paraître des chansons issues de la même période créatrice, mais qui n’avaient pas été retenues. N’allez pas croire que c’est ennuyant ou inférieur en qualité pour autant. Kinda Bonkers et Goalkeeper valent le détour avec leurs airs intéressants et joyeux. Eh oui, ils sont toujours aussi baroques.


 

No Joy – Creep EP

No Joy est reconnu pour son shoegaze assez efficace merci. Par contre, Creep est une surprise qui surprend, pour vrai. On découvre l’étendue de leur talent de composition, jusqu’ici (on s’en rend compte) inconnu. Fluorescent Dread est une chanson de techno trance alors que Hellhole est une chanson avec une grosse distorsion chaude et enveloppante. Le duo féminin est tout simplement en feu sur Creep. Ne vous attendez pas à une suite de chansons tranquilles qui perpétuent leur son. Soyez prêt à tomber en bas de votre chaise. On conseille même le port du casque lors de la première écoute.

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Les Francouvertes : Soirée #1

Ça y est! Nous étions conviés à cette première soirée des Francouvertes. Ce concours illumine chaque année la fin de l’hiver avec ses découvertes musicales de toutes sortes et ses soirées bien arrosées le lundi. En ce joyeux lundi de février, nous étions conviés à nous frotter à trois artistes bien différents : Mélanie Venditti, Shawn Jobin et Antoine Lachance. Mais avant que nous nous lancions dans la programmation officielle, on nous proposait un premier ex à venir faire son tour. En effet, cette année, chaque soirée sera précédée d’un artiste ayant déjà fait le concours et qui vient casser une nouvelle chanson.

C’est donc Miss Sassoeur & les Sassys qui venaient nous présenter un trio de chansons pour nous ouvrir l’appétit. La formation avait participé à l’édition 2016 et nous a proposé deux compositions de leur répertoire qui étaient intéressantes, mais qui somme toute, sont tombées un peu à plat. Par contre, les harmonies vocales étaient toujours aussi efficaces. Leur nouvelle toune, elle, était très convaincante. Nous parlant de fesses et de twerking avec assurance, fougue et attitude, le quatuor nous a démontré qu’ils progressent de merveilleuse manière. C’est très encourageant pour l’EP à venir plus tard cette année. Avant de passer à la programmation régulière, parlons aussi de la nouvelle animatrice, Mellissa Larivière qui a fait ça comme une championne. Elle a su prendre sa place en tant que nouvelle maîtresse de cérémonie.

Mais passons aux choses sérieuses. C’est Mélanie Venditti qui lançait le bal. Et la jeune femme qui est sur le point de faire paraître son premier EP a frappé dans le mille. Avec une Pompéi réussie, une Sous la loupe coup-de-poing et des chansons bien composées et bien exécutées, elle a prouvé qu’elle avait sa place dans cette édition des Francouvertes. Nous perdions parfois sa voix dans le mix et à une reprise on avait l’impression que sa mélodie ressemblait un peu beaucoup à Klô Pelgag. Sachant qu’elle jouait en sa compagnie, c’est un petit défaut qu’on lui pardonne facilement. Accompagnée de Blaise Borboën (Hôtel Morphée, Unexpect), Guillaume Guilbault (Kroy), Étienne Dupré (Câltar-Bateau, Mon Doux Saigneur) et Mandela Coupal (Câltar-Bateau), elle nous a offert une bonne performance. Les sourires échangés entre les musiciens pendant leur dernière passe musicale trahissaient le plaisir authentique qu’ils avaient à partager la même scène.

Puis, c’était au tour de Shawn Jobin de prendre la scène. Le jeune homme a émergé d’un milieu improbable. Celui-ci a osé prendre la parole en français pour faire du rap au milieu de la Saskatchewan. On lui lève notre chapeau. De plus, il s’est adjoint les services de Mario Lepage (Ponteix) du côté musical. Dans l’ensemble, c’est intéressant, mais Jobin fait un rap très français qui est très loin de la tradition du hip-hop américain. Honnêtement, ça me laisse un peu froid. J’aime un MC qui sait me faire lever de ma chaise avec ses mots, qui me conquit avec ses rimes habillement construites et livrées avec un rythme changeant. Jobin est plutôt dans une lignée de rap plus conventionnelle, où les structures sont très sages et polies. Ses textes sont intéressants, mais ça manque encore de peaufinage dans la livraison. La quatrième chanson qu’il nous a offerte avait une trame beaucoup plus poignante et pendant un moment, il a même délaissé le pied de micro qui semblait le paralyser sur place. Mais rapidement, il est revenu à une attitude statique.

Finalement, c’est Antoine Lachance, chanteur d’On a créé un monstre, de prendre le Lion d’Or par la crinière. Celui-ci arrivait gonflé à bloc avec sa victoire à Ma première Place-des-Arts. Le jeune homme propose une pop adulte taillée sur mesure pour les radios commerciales. Si Rouge FM et Énergie étaient dans la salle, ils auraient certainement compris qu’enfin, ils avaient un artiste parfait devant eux. Oui, Lachance nous offre une pop très conventionnelle, mais celle-ci est bien écrite, magnifiquement composée, et même si ce n’est pas dans vos goûts musicaux, il assure. Comme tous les interprètes, il a quelques petits défauts, dont ses maniérismes de chanteur qui sont surfaits. Par contre, c’est très efficace et convaincant. Une belle découverte.

Et c’est ici que ça fait un peu mal. J’ai été le premier surpris à l’annonce du palmarès qui relègue Mélanie Venditti à la troisième position. Dommage, l’audace et l’originalité semblent avoir été balayées de la main par le jury et/ou le public pour laisser place au conventionnel. Un conventionnel très bien exécuté soit, mais il me semble que Venditti allait là où peu osent aller. Mais bon, c’est un concours et parfois les résultats surprennent.

Après une soirée, le palmarès se lit comme suit :

1 – Shawn Jobin
2 – Antoine Lachance
3 – Mélanie Venditti

https://misssassoeuretlessassys.bandcamp.com/releases

https://melanievenditti.bandcamp.com/

https://shawnjobin.bandcamp.com/

https://antoinelachance.bandcamp.com/

http://francouvertes.com/

Les Francouvertes 2017

C’est ce moment de l’année! Les Francouvertes reviennent au galop avec leurs soirées magiques du lundi soir. Cette année encore, plusieurs bons groupes se joindront à la fête et tenteront de gagner l’affection du public et du jury. C’est l’occasion rêvée pour faire de belles découvertes. Cette année, c’est Philippe Brach et Rosie Valland qui agissent à titre de porte-paroles. Un duo de luxe pour les participants. Pour vous mettre au jus de ce qui s’en vient, LP Labrèche s’est assis avec Marc-André Mongrain (Sors-tu) et Éric Dumais (Bible Urbaine) pour écouter les groupes qui seront à l’œuvre dès le lundi 20 février.

Soirée du 20 février

Mélanie Venditti : Elle a joué des cordes sur les albums de Klô Pelgag et depuis cet automne, elle vole aussi de ses propres ailes. Son premier simple, Pompéi était très réussi tout comme son dernier, Sous la loupe. Elle propose des ambiances veloutées et riches et possède une voix délicate. Un EP à venir plus tard ce printemps a été réalisé par Guillaume Guilbault (Kroy).

Shawn Jobin : En tant que seul rappeur de la présente édition, Shawn Jobin aura la tâche de faire rayonner le genre encore trop peu représenté. De plus, il nous arrive de l’Ouest canadien et compte sur l’apport de Mario Lepage (Ponteix) qui signe quelques trames. Ce jeune homme roule sa bosse depuis un certain temps et on a hâte de voir ce qu’il peut faire sur scène.

Antoine Lachance : Il est le gagnant de l’édition 2016 de Ma première Place-des-Arts, finaliste à Granby en 2014 en plus d’être un membre fondateur d’On a créé un monstre. Il arrive donc avec un pedigree bien rempli et des heures de scènes en banque. On y décèle des montées à la Monogrenade et des mélodies efficaces.

Soirée du 27 février

Maxime Auguste : Il fait du country assez relax et a lancé un EP, Prendre la fuite, il y un an. Celui-ci a été réalisé par David Méliès (Coco Méliès) et compte sur des chansons mélodieuses et douces. Voyons maintenant comment cela se transpose à la scène!

Projet Coyote : Le duo est un habitué du circuit des bars et nous les avons vu à quelques reprises monter sur la scène du Quai des Brumes. À l’écoute, on se dit qu’ils sont faits sur mesure pour la scène, les chansons ont du mordant et semblent destinées pour insuffler une dynamique de party à une soirée.

Juste Robert : Il possède une voix particulière avec un accent atypique. Juste Robert nous vient de Québec et possède un certain talent pour la mélodie. On a l’impression que c’est le genre d’artistes qui gagnent à l’écoute répétée.

Soirée du 6 mars

Bermudes : Ils ont fait leur marque dans la dernière année avec la parution de leur EP Filles allégoriques. Le groupe a conquis le palmarès de CISM avec son post-garage qui flirte avec le New Wave. C’est assez mélodieux et ça déménage par moments.

Vulvets : C’est en quelque sorte un super-groupe formé d’Isabelle Ouimet (Buddy McNeil & The Magic Mirrors), Dorothée Parent-Roy (ex-Ultraptérodactyle), Marie-Claire Cronier (Marie-Claire) et Marie-Ève Bouchard. C’est entraînant, dynamique et mélodieux.

Valery Vaughn : Le duo Valery Vaughn fait dans la musique de type rock. Quelque part entre Galaxie et Oktoplut, il y a ce groupe mystérieux qui chantait auparavant en anglais. On a particulièrement apprécié leur chanson Tits & Genocide. Marc-André Mongrain leur lance d’ailleurs le défi : Boules et génocide au Francouvertes.

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Les trois étoiles du 20 janvier 2017

Timber Timbre – Sewer Blues

C’est avec joie qu’on a appris cette semaine que Timber Timbre nous préparait un nouvel album. Sincerely, Future Pollution, un titre tout à fait délicieux et ravageur en passant, paraîtra le 7 avril prochain. On est curieux de voir dans quelle direction se dirigera la bande cette fois-ci. On s’attend toujours à plusieurs trames avec une certaine atmosphère noire et Sewer Blues nous laisse entrevoir qu’on sera choyé. C’est posé, poétique et tout à fait réussi.


 
 

Dirty Projectors – Up In Hudson

La formation Dirty Projectors revient cette année près de cinq ans après la sortie de Swing Lo Magellan. C’est le 24 février que paraîtra l’album homonyme de la formation. Up In Hudson est à la fois une chanson avec une mélodie pop très efficace et des moments musicaux très intéressants. Par moment, on a l’impression que c’est une pièce schizophrène sans que les changements jurent d’une quelconque manière. Les cuivres sont chauds et enveloppants et les arrangements percussifs bien réussis. Un autre album qu’on attend avec une certaine curiosité.


 
 

L’Indice – Infiniment petit

On a beaucoup apprécié le dernier EP de L’Indice intitulé Cycles un. La formation de Vincent Blain revient à la charge avec un vidéoclip pour la pièce rock Infiniment petit. Celle-ci file à toute vitesse avec des cuivres, une batterie cadencée et un riff de guitare accrocheur. C’est tout simplement un petit bonbon pour tes oreilles. Le clip réalisé par Philippe Blain possède une esthétique vieillie de VHS comme dans le bon vieux temps où il fallait jouer avec les fils et mettre la télévision au 3. Ce n’est que du bon.

Exclusivité: Mélanie Venditti – Sous la loupe

En novembre dernier, Mélanie Venditti a fait paraître la très appréciable Pompéi. En préparation d’un EP à venir plus tard cet hiver, elle lance un deuxième extrait : Sous la loupe. Décidément, la jeune femme est talentueuse, compose des chansons qui accrochent l’oreille sans tomber dans la facilité et crée un univers bien intéressant. Elle aussi très bien entourée, on trouve Étienne Dupré à la basse (Câltar-Bateau, Mon Doux Saigneur et Fire/Works), Mandela Coupal Dalgleish (Câltar-Bateau) à la batterie et Guillaume Guilbault à la réalisation et au thérémine. On a particulièrement hâte d’entendre l’EP à venir! Une belle découverte qui épouse bien les journées froides de l’hiver.