Liam Gallagher Archives - Le Canal Auditif

Oasis – Be Here Now

Noel Gallagher a beau s’exercer avec ses High Flying Birds et son frangin Liam peut tant qu’il veut faire la tournée des festivals avec son nouveau matériel, les frères rivaux ont beau ne plus se parler, mais ils savent toujours flairer la bonne affaire. La dernière en lice : faire paraître une édition collectionneur de Be Here Now l’interminable et décousu effort d’Oasis paru en 1997. Et à l’instar dudit disque, la nouvelle édition est toute aussi — scoop — interminable (sur trois disques) et décousue. Mathieu April et Jean-Simon Fabien en ont discuté en partageant des boissons houblonnées un samedi soir d’hiver à Québec.

Avertissement : Ceci est probablement la critique de disque la plus lourde à être publiée cette année : un commentaire en plus de 1250 mots sur le moins bon album d’Oasis. Comme dirait Pierre-Yves McSween, en as-tu vraiment besoin?

Ouvrez-vous une IPA et ça va être correct.

1-D’You Know What I Mean

Mathieu : Moi ce que j’aime, c’est que Noel a son capo à la deuxième frette sur sa grosse Flyin » V dans le vidéoclip. C’est encore plus impressionnant que les hélicoptères pis toute.
Jean-Simon : Encore une toune d’Oasis avec du name drop de tounes des Beatles : Fool on the Hill et I Feel Fine cette fois-ci.

Point(s) fort(s) : La mélodie du pont, le capo à la deuxième frette, le texte intime
Point(s) faible(s) : Trop longue d’une minute, le refrain est trop simple et trop souvent répété, trop de couches de sons.

Verdict : C’est un hit!

2— My Big Mouth

Mathieu : Du Oasis lourd, du gros son, comme sur (What’s the Story) Morning Glory. L’idée de base est bonne.
Jean-Simon : C’est la Some Might Say de Be Here Now.

Point(s) fort(s) : Un excellent pont, une attitude rock assumée, une chanson somme toute « ramassée », compacte.
Point(s) faible(s) : Refrain moyen et un clin d’œil limite légale aux Smiths.
Verdict : C’est un hit.

3 — Magic Pie

Mathieu : Une autre chanson lourde, l’album commence fort, mais pas une chanson mémorable. Rien là-dedans ne justifie de dépasser la barre des 7 minutes.
Jean-Simon : Excellent début beatlesque, texte poignant, narration à la 3e personne, c’est une relative nouveauté pour Noel.

Point(s) fort(s) : Les paroles, la voix de Noel et les harmonies vocales qui évoquent celles de Cast No Shadows.
Point(s) faible(s) : Trop longue, refrain ordinaire, superposition de couches sons et d’effets qui rendent presque impossible l’écoute du morceau en entier.
Verdict : Du gros potentiel de hit gaspillé.

4— Stand By Me

Mathieu : Dès que Liam ne chante pas, Noel fait une passe à la guitare, il n’y a aucune pause de mélodie dans cette chanson. Un grand ménage du printemps aurait grandement amélioré cette pièce.
Jean-Simon : Insipide tentative de faire une deuxième Don’t Look Back In Anger. De bonnes idées mélodiques cela dit, comme la sortie du dernier refrain en accords mineurs.

Point(s) fort(s) : L’orchestration, la guitare soliste.
Point(s) faible(s) : Texte médiocre, les idées de grandeurs et l’opulence générale.
Verdict : Un plaisir coupable sucré.

5-I Hope I Think I Know

Mathieu : Il me semble que la balance de son est bizarre… Encore une autre chanson au pont accrocheur et au refrain oubliable.
Jean-Simon : Quand Liam chante «you’ll never forget my name», c’est sur le même ton que «you know what some might say».

Point(s) fort(s) : Liam assure au chant.
Point(s) faible(s) : Faible effort de composition.
Verdict : On skip.

6-The Girl With The Dirty Shirt

Mathieu : Ça sonne comme une mauvaise reprise d’un b-side des Beatles. De plus, la chanson commence avec les deux mêmes accords que Wonderwall. Sacré Noel!
Jean-Simon : Sûrement qu’il devait avoir un capo à la deuxième frette.

Point(s) fort(s) : La conclusion aux claviers, quoique longue, est assez intéressante. Un pont très fort mélodiquement. Les harmonies de Noel sont impeccables.
Point(s) faible(s) : Refrain quétaine, texte sexiste et une des plus oubliables chansons du groupe. Dire qu’ils ont composé Supersonic le temps de se faire livrer du chinois…
Verdict : On endure

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