Le Couleur Archives - Le Canal Auditif

La playlist de Boubi de novembre 2017

Salut !

Pour la playlist de novembre, l’avant dernière de l’année, vous trouverez mes préférés Le Couleur, une nouvelle pièce de Leif Vollebekk, Paloma, Lomelda, Sufjan Stevens et pleins d’autres ! Une sélection plus touffue se trouve aussi sur la version deluxe sur Spotify !

Bon mois de novembre, les mélomanes !

GAMIQ 2017 : Les nominations

On attend ce moment chaque année : les nominations du GAMIQ. Cette année encore, Le Canal Auditif est présent dans la catégorie média de l’année. Ça nous fait chaud au cœur, surtout qu’on est en bonne compagnie avec Feu à Volonté, ecoutedonc.ca, CHOQ.ca et les amis de Livetoune avec qui LP Labrèche anime le projet Plaque Tournante.

C’est Alaclair Ensemble et Chocolat qui mènent les nominations avec six et cinq respectivement. Parmi les autres artistes qui récoltent quelques nominations, on retrouve Antoine Corriveau, Dear Criminals, Lydia Képinski, Avec pas d’casque, Of Course, Matt Holubowski et Dead Obies.

En attendant la grande soirée, vous pouvez voter en ligne dans plusieurs catégories dont celle de média de l’année… on dit ça comme ça.

On se voit le dimanche 26 novembre prochain pour le gala!

Prix du public

Alaclair Ensemble
Avec pas d’casque
Burning The Oppressor
Caravane
Chassepareil
Chocolat
Dead Obies
Floating Widget
Guy Brière
Harfang
Karen St-Laurent Trio
L’Oumigmag
La Carabine
Matt Hulobowski
Orloge Simard
Quebec Redneck Bluegrass Project
The Blaze Velluto Collection
The Bright Road
The Johans
Tintamare

Album Folk

Avec Pas d’Casque – Effets spéciaux
Leif Vollebeck – Twin Solitude
Les Hay Babies – 4e Dimension
Louis-Philippe Gingras – Troisième rangée
Samuele – Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

EP Folk

Ada Lea – EP
Aliocha – Sorry Eyes
Helena Deland – Drawing Room
Meteor Ranchero – Incomplet
Noé Talbot – Déballer le présent (extra)

Album Pop

Gab Paquet – Santa Barbara
Groenland – A wider space
KROY – Scavenger
Le Couleur – P.O.P
Peter Peter – Noir Éden

EP Pop

Emilie & Ogden – 10 000 (solo)
Jeffrey Piton – Après le déluge, après le froid
Karim Ouellet – Aikido
Lydia Képinski – EP
Van Carton – La Saison

Album Electro

Das Mörtal – Always Loved
Ouri – Superficial
Suuns – Hold/Still
Valaire – Oobopopop
Xarah Dion – Fugitive

EP Electro

Dear Criminals – Seven songs for Nelly
Gold Zebra – Un amour d’été (OST)
HWYS – Beaches
Millimetrik – Sour Mash EP
Of Course – Naufrage un Jeudredi

Album Rap

Alaclair Ensemble – Les frères cueilleurs
C-Drik – Liqueur forte
KNLO – Long jeu
Lary Kidd – Contrôle
Nomadic Massive – The Big Band Theory

EP Rap

Dead Obies – Air Max
L’Amalgame X Of course – Le Prix du Funk
La Brigade des Moeurs – La Brigade des Moeurs
Le Nouveau Rappeur – Cristobal Huait
Yes Mccan – PS. Merci pour le love

Album Rock

Barry Paquin Roberge – Voyage massage
Chocolat – Rencontrer Looloo
Les Dales Hawerchuk – Désavantage numérique
Les Deuxluxes – Springtime Devil
O Linea – O Linea

EP Rock

Floating Widget – The Sounds of Earth
Jesse Mac Cormack – After the Glow
On a créé UN MONSTRE – Insectarium
Rodney the Walrus – Code Morse II
zouz – EP1

Album Indie-Rock

Antoine Corriveau – Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter
Blood and Glass – Punk shadows
Catherine Leduc – Un bras de distance avec le soleil
Corridor – Supermercado
Lesbo Vrouven – Grifff Pifff

EP Indie Rock

Abrdeen – Endless Nights and Dreamlike Mornings
Adam Strangler – Key West
Cédrik St-Onge – Les yeux comme deux boussoles
L’Indice – Cycles Un
Mélanie Venditti – EP

Album ou EP Folk-Bluegrass

Canailles – Backflips
Élixir de gumbo – Le beau piège
Le Winston Band – Bolton Boogie
Quebec Redneck Bluegrass Project – Royale Réguine
Raphaël Dénommé – Raphaël Dénommé EP

Album ou EP Post-Rock/Post-Punk

Co/ntry – Cell phone 1
Duchess says – Sciences Nouvelles
Le monde dans le feu – Le miracle de la température
Oromocto Diamond – Atlantis
We Are Wolves – Wrong

Album ou EP Punk

Boids – Demo bag
Cirrhose et Cendrier – Hey le Trognon!
Clavicule Slingshot – Phénix Rôtis
Fuck Toute – Fuck toute
Mute – Remember death

Album ou EP Metal

Apes – Lightless
Krokmitën – Heta
La Corriveau – Black Sorrow
Never more than less – Peace, War, Whatever
Obey the Brave – Mad Season

Album ou EP Expérimental

Atsuko Chiba – The Memory Empire
Héliodrome – Le Jardin des espèces
Julien Sagot – Bleu Jane
Les Martyrs de Marde – Extinction de foi
Téhu – EP Boulevard

Album ou EP World

Afrikana Soul Sister – Afrikana Soul Sister
Di Astronauts – Lova Notes and Outta Space Poems
DJU – Fracas des racines
Gadji Gadjo – Regards
The Brooks – Pain & Bliss

Album ou EP Jazz

L’Oumigmag – Territoires
Parc X trio – Dream
SHPIK – Fabulation
Trio Jonathan Turgeon – Les rêves errants
West Trainz – Train Songs

Vidéoclip de l’année

Alaclair Ensemble – C’était ça que c’tait
Antoine Corriveau et Fanny Bloom – Constellations
Athena – Acide
Bad Nylon – Rappa
Canailles – Rendez-vous galant
Chocolat – Ah ouin
Das Mörtal – Midnight Rendez-Vous (feat. French Fox)
Dead Obies – Waiting
Dear Criminals – Nelly
Degueu ça pu – Je fais le bacon
Élixir de Gumbo – Gang de rue
Gazoline – L’amour véritable est aux rebelles
Geoffroy – Sleeping on my own
KNLO – Justeçayinque
KROY – Learn
Le Couleur – Premier Contact
Matt Holubowski – Exhale/Inhale
Mauves – Longtemps
Mundy’s Bay – Glow
Rouge Pompier – Mercredi
Saratoga – Je t’attends dehors
Simon Kinsgbury – Comme douze
Valaire – GOLDEN RULE Do The Oobopopop (feat. Alan Prater)
VioleTT Pi – Betsey Johnson
We are Wolves – Wicked Games

Pochette d’album de l’année

Atsuko Chiba – The Memory Empire
Avec pas d’casques – Effets spéciaux
Chocolat – Rencontrer Looloo
Héliodrome – Le Jardin des espèces
Julien Sagot – Bleu Jane
Mardi Noir – L’Oeil de la tempête
Mauve – Coco
Nomadic Massive – The Big Band Theory
Of Course – Naufrage un jeudredi
Ripé – Rock Ripé

Chanson de l’année

Alaclair Ensembe – Ça que c’tait
Beyries – Wondering
Corridor – Coup d’épée
Lydia Képinski – Apprendre à mentir
Matt Holubowski – Exhale/Inhale

Spectacle de l’année

Alexandre Desilets – Windigo
Black Tiger Sex Machine
Chocolat
Dear Criminals
L’osstidtour – Alaclair Ensemble, Koriass, Brown

Artiste de l’année

Alaclair Ensemble
Antoine Corriveau
Dear Criminals
Émile Bilodeau
Louis-Philippe Gingras

Révélation de l’année

Beyries
Blood and Glass
Lydia Képinski
Zen Bamboo
zouz

Média numérique de l’année

Choq.ca
Ecoutedonc.ca
Feu à volonté
Le Canal auditif
Livetoune

Salle de spectacle de l’année

Bar Le Ritz PDB
Le Cercle
Le Divan Orange
Le Mouton Noir
L’Esco

Radio de l’année

CFAK
CFOU
CIBL
CISM
CKRL

FME 2017 : Jour 4

FME / Dominic Mc Graw

La dernière journée de FME arrivait et la course folle aux spectacles un peu partout à travers Rouyn-Noranda tirait à sa fin. Je me suis gavé les oreilles de musique éclectique passant du disco-dance-électro de Le Couleur à la lourdeur du groupe suédois Marduk.

Combattre la grisaille

C’est avec Stéphane Lafleur que l’après-midi commençait. Le chanteur d’Avec pas d’casque offrait un spectacle surprise dans la Maison Dumoulon, un ancien magasin général transformé en musée. Dans l’intimité et la chaleur du petit bâtiment, Lafleur a livré quelques pièces des albums de la formation en version solo. La douceur d’Audrey est plus forte que les camions et de L’Amour passe à travers le linge était la bienvenue par la foule opaque qui s’était entassée bien collée pour se partager de la chaleur humaine. Plusieurs festivaliers écoutaient même de l’extérieur. Lafleur a terminé avec la magnifique et touchante Les oiseaux faussent aussi. Une prestation chaleureuse et humaine au possible.

FME / Louis Jalbert

Puis, je me suis dirigé à la salle Evolu-Son pour la performance de Le Couleur. Il faut dire qu’il était tôt pour le combo qui est particulièrement efficace en fin de soirée lorsque l’alcool a déridé les danseurs les plus réfractaires. Cela n’a pas empêché les gens de se déhancher sur les rythmes entraînants du groupe qui fidèle à son habitude n’a pas dérougi après les premières notes. La fuite de Barbara, Underage, Nunca Será, Vacances de 87 et même Voyage amoureux ont fait danser la foule. C’était un contexte tout de même plus adapté au groupe que leur performance en plein soleil, il y a de ça 4 ans alors que l’EP Voyage Love venait de sortir. Le Couleur était solide comme du roc et arrivait avec un spectacle rôder au quart de tour.

FME / Jérôme Dumais

Messe noire

La soirée métal, rendez-vous annuel des métalleux de Rouyn_Noranda qui ont la chance d’y voir des groupes d’envergures, était particulièrement impressionnante cette année. Elle comptait sur la venue d’Incantation et de Marduk, deux groupes dont la réputation n’est plus à faire.

Avec leur death métal classique, le groupe américain Incantation, nous a graciés de blasts beats et de gros riffs. Les « sick fucks », comme John McEntee se plaisait à nommer les spectateurs, ont eu droit à une suite de tubes plus lourds les uns que les autres. Le groupe n’a pas lésiné et le rythme était soutenu et brutal. On salue particulièrement le bassiste Chuck Sherwood qui n’y va pas de main morte avec sa basse.

FME / Thomas Dufresne

Puis, c’était au tour du groupe controversé Marduk. La formation a vécu une annulation de spectacle à Oakland un peu plus tôt cette année à cause de problème de sécurité. Des antifascistes menaçaient de créer du grabuge. La scène black métal de l’époque trouve beaucoup sa source dans le mouvement d’extrême droite et l’étiquette de néonazis colle au groupe depuis des années. Il faut dire qu’avec leur thématique du Troisième Reich, ils ne font rien pour aider. Attention, en faisant quelques recherches, on se rend compte qu’il n’en est rien, si ce n’est d’une citation controversé d’un guitariste il y a plusieurs années.

Bref, les antifas québécois étaient beaucoup trop paresseux pour faire les 8 heures de route qui les séparent de Rouyn-Noranda pour venir empêcher la prestation. Cela a permis à Marduk de livrer ses chansons avec la puissance qui a fait leur réputation. Véritable machine de guerre, le groupe s’est promené à travers son répertoire qui passe du black métal lourd et lent à des variantes beaucoup plus dynamiques. Si ce n’est que le groupe prenait une éternité entre les chansons, dans la noirceur avec un white noise vrombissant, ça aurait été un spectacle de métal parfait. La difficulté technique de leurs compositions ne passe pas incognito et il est difficile de ne pas rester bouche bée devant leurs habiletés.

FME / Thomas Dufresne

Finir en douceur et en mélodies

Mon périple de la fin de semaine s’est terminé sur Anemone qui présentait les chansons aux saveurs rock psychédéliques légères. Rassemblée derrière la chanteuse Chloe Soldevilla, la formation a interprété les chansons de ses démos parus au mois de juin dernier. C’était une façon douce de mettre un terme à ce 15e FME.

Encore une fois, j’ai eu le privilège de me plonger entièrement dans les festivités de ce FME grâce à l’efficacité de toute l’équipe de l’événement. Merci de rendre notre fin de semaine magique et de clore en quelque sorte la saison des festivals de la manière la plus agréable possible.

J’ai vécu de nombreux moments incroyables pendant la fin de semaine. Disons que It It Anita reste ma découverte du festival. Le groupe belge m’a scié les deux jambes et on les suivra avec attention à l’avenir. A Tribe Called Red a aussi mis le feu aux poudres avec son set d’une fluidité exceptionnelle. J’ai dansé comme s’il n’y avait pas de lendemain. A Place To Bury Strangers nous en a mis plein la vue avec sa performance aussi bruyante que belle visuellement. Et que dire des artistes qui présentaient leurs nouvelles créations : Mon Doux Saigneur, Laura Sauvage, Pierre Kwenders et Jason Bajada ont offert des prestations bien appréciables.

Merci le FME. On se revoit assurément l’an prochain pour cette magnifique célébration de la musique.

Le Festif! 2017 : jour 2

Ma deuxième journée dans la bucolique ville de Baie St-Paul s’annonçait chargée. Tout commençait tôt (vers midi) et se poursuivait jusqu’aux petites heures du matin. Mais comme on ne recule devant rien pour couvrir un festival, j’étais prêt mentalement et physiquement (surtout mon foie).

Jay Kearney / Le Festif

Les pieds pendant au bout du quai

J’exagère, mais c’était pas mal ça. Nous étions conviés sur le coup de midi pour un spectacle de Louis-Jean Cormier sur le quai de Baie St-Paul. L’homme semblait en pleine forme faisant de nombreuses blagues et boutades entre ses chansons. Cormier avait l’air presque (il jouait quand même des chansons, son métier) en vacances que les spectateurs. Il a enchaîné principalement des chansons des Grandes Artères, dont Saint-Michel et La Fanfare. Il a aussi livré une excellente Tout le monde en même temps et Le Pyromane de Karkwa. Comble de la joie pour les mélomanes, il a même donné un premier aperçu de son nouvel album avec une nouvelle chanson bien tournée et touchante.

Après Louis-Jean Cormier, nous étions invités à continuer à avancer sur le quai pour rejoindre Peter Henry Phillips installé au bout de celui-ci. Entouré d’eau, de montagne et de plage, Pierre-Philippe Côté a joué une bonne heure. C’était un des concerts les plus relaxants que j’ai vus de ma vie. Entre son folk doux et mélodieux et le paysage surréel, il était tentant de se pincer pour s’assurer qu’on ne rêvait pas. Pilou s’est même fait voler le show de la plus cute des façons possibles alors que sa fille a décidé qu’elle ne laisserait pas son père seul sur scène. Son aise sur scène prouve que la pomme n’est pas tombée très loin du pommier (la mère étant comédienne aussi). Il nous joue Hold That, The Night, Henry et quelques autres chansons de The Origin. Il en rajoute avec Bloom et Secret issu du premier EP homonyme. C’était parfait et doux.

Jay Kearney / Le Festif

Quand les shows secrets prennent le dessus

En après-midi, mon premier arrêt consistait à Violett Pi, en concert-surprise, perché sur un balcon décoré de drapeaux québécois sur lequel Karl Gagnon chantait en solo. Il avait pour l’occasion échangé sa chaise pour un balcon. Quelques petits bogues ont pollué la chanson Fleur de Londres, mais Violett Pi est comme les chats, il retombe sur ses pieds. On le sentait un peu nerveux, mais il a traversé tout ça avec aplomb. Fidèle à son habitude, il nous a graciés de plusieurs blagues dont une gorgée de bière dans un pichet : « Mon verre a l’air gros… mais c’est parce que j’ai des petites mains. » Sacré Violett Pi!

Je me suis dirigé ensuite vers la scène du Pantoum où se donnait un spectacle du groupe De la reine. Le trio à la soul chaude et bien composée a bien fait groover la foule. J’ai eu le temps d’attraper les cinq dernières chansons. Parmi celles-ci on retrouvait une adaptation d’une chanson de Radiohead. Le tout était pas mal plaisant pour les oreilles et je suis certain que ce n’est pas la dernière fois qu’on entend parler du trio.

Caroline Perron / Le Festif

Puis, je me suis dirigé du côté d’un autre concert-surprise, celui de Dany Placard. Le barde barbu a joué des nouvelles et d’anciennes chansons avec une implication émotionnelle que je ne lui avais jamais vue. C’est ouvert et vulnérable qu’il s’est présenté devant nous. Entre les moments touchants, il en profitait pour nous envoyer quelques blagues dont une sur sa pédale de chorus qui change toutes les chansons en tubes des années 80. Les quelques pièces de son album, à paraître le 29 septembre prochain, étaient convaincantes, dont Sleeping Bag. On peut en dire de même pour Chanson populaire issue de son répertoire.

Un gros show pour des grosses pipes

C’est Laura Sauvage qui avait la tâche d’ouvrir une soirée qui se culminera par le spectacle de Xavier Rudd. On reviendra à ce dernier un peu plus tard. En attendant, Sauvage, fidèle à son habitude, a lancé son concert sans cérémonial et une bonne dose de désinvolture. Entourée de Dany Placard, Jonathan Bigras et Nicolas Beaudoin, elle a livré des chansons de son premier album, Extraordinormale, et quelques nouvelles chansons. J’ai malheureusement manqué une partie de spectacle en raison de la pluie et de l’absence d’imperméable dans mes bagages. BRAVO LP.

Je ressortis du terrier à temps pour attraper la moitié du spectacle de Plants and Animals. Le groupe montréalais comme toujours était solide. Ceux-ci ne donnent jamais de mauvais spectacle. La seule chose qui est dommage est que l’écoute du public était plus ou moins au rendez-vous. Les gens étaient là pour Xavier Rudd et ne semblait n’avoir que faire de l’indie-rock un peu abrasif de la formation.

Mais bon, le gros nom c’était Xavier Rudd, non? Mon souvenir le plus rapproché de Rudd est en 2005 quand il était un gentil dude un peu peace qui jouait du didgeridoo en même temps que de la guitare et de battre la mesure avec son pied. Le gentil hippie a dû se retrouver devant la mare comme narcisse parce que ses pipes semblent plus importantes que sa musique aujourd’hui. Par où commencer? Tout d’abord, il est maintenant en trio sur scène et pour être honnête, il ne joue plus beaucoup d’instruments. Une slide-guitare par-ci, un petit bout de didgeridoo par-là… Ce dernier servant parfois à faire des chansons électros à saveur EDM. Misère. Avec ses chorégraphies, sa mise en scène et son lent effeuillage planifié, Xavier Rudd ressemble plus à un poster boy pour un peace and love à deux piastres qui expédient du reggae cheap qu’à un adepte de la paix mondiale authentique. Malgré ses interventions qui appellent à une unité mondiale de TOUS les peuples, ça ne passe pas. Rudd est rendu aux hippies ce que la psycho-pop est à la psychologie.

Mais peut-être que c’est moi le problème parce que la foule semblait apprécier le spectacle et j’ai quasiment envie de croire l’animatrice quand elle dit que c’est l’artiste le plus demandé à l’organisation du Festif. M’enfin.

Jay Kearney / Le Festif

Danse ta vie, sue ta bière

La fin de soirée s’annonçait plus prometteuse. Mon premier arrêt était avec les funkés de Le Couleur. Voilà un groupe qui ne déçoit jamais. Le trio (quatuor en live) nous a livré ses pièces sans interruption. Une heure de musique sans arrêt qui te donne envie de fêter comme si c’était ton anniversaire. Underage, La fuite de Barbara, L’Amour le jour, Concerto rock et Voyage amoureux ne sont que quelques-unes des pièces sur lesquels les festivaliers ont dansé. Et dansé, ils ont. Sous la tente Radio-Canada, la foule compacte se shakait le popotin allègrement sur les rythmes contagieux du groupe. Laurence Giroux-Do ne s’est pas gênée pour remercier le public à plusieurs reprises. C’était un beau dance party.

Parlant de parté, je me suis par la suite dirigé du côté de Qualité Môtel. La formation alternative de Valaire fait un party de cuisine pour gens nés dans les années 80. Le groupe mélange blague et gros tubes avec une aisance déconcertante. On passe de I Think of You de Gregory Charles à Can’t Touch This en passant par Who Let the Dogs Out. Tout ça avec la formation habillée dans leurs plus beaux habits de ginos roumains. C’est magnifique. Bien qu’une part d’improvisation fait partie du concert, les cinq garçons n’ont jamais laissé un moment de silence ou manqué un mix. Du gros travail. Pendant ce temps, le public dansait et mosh-pittait comme s’il n’y avait pas de lendemain. Rapidement, une partie du public s’est retrouvée sur scène. Un gars ramasse un micro et lance : « C’est pas du romarin, c’est du basilic ». Mantra répété ad vitam aeternam par la foule et Qualité Môtel.

Caroline Perron / Le Festif

Quelques moments de puissance pure ont ponctué la performance. Hey Ya d’Outkast a fait danser la foule, Libérez le trésor a été lancé à plusieurs reprises comme un appel vital et quelques tounes d’Alaclair Ensemble pour compléter le tout. Pour terminer un deuxième soir de Festif, c’était parfait. Tous sont repartis avec un gros sourire dans le visage et de la sueur plein les cheveux. Merci Qualité Môtel.

La programmation complète du FMEAT 2017

C’est ce moment attendu chaque année, celui où on apprend la programmation complète et ce qui nous attendra à Rouyn-Noranda pendant la fête du travail. Déjà quelques noms avaient été annoncés plutôt cette année. Vous pouvez les découvrir ici! Passons au plat de résistance…

Jeudredi

Pour ce premier soir de l’édition 2017, en plus d’A Tribe Called Red qui seront sur la scène extérieure, on retrouvera La Mverte, les doux de Thus Owls, les grooves de King Abid, Slosh et les furieusement solides de Duchess Says. Une bonne façon de commencer 4 jours de festivités.

Des lancements, du fun pis toute une soirée

Jason Bajada lancera son Blondie en direct de Rouyn-Noranda. À date, ses simples sont totalement convaincants. On a hâte d’entendre tout ça sur scène. Ce n’est pas le seul lancement qui aura lieu vendredi soir, Eman X Vlooper nous prépare aussi une nouvelle galette qu’ils vont nous garnotter pendant le spectacle hip-hop avec Alaclair Ensemble, Lary Kidd et Mathew James (un natif de la région). Vous pensez que c’est tout ce qui se passe? OH QUE NON. Les gens du FME ont pensé à nous, on les remercie. A Place To Bury Strangers sera là pour un concert! Ça fait tout un voyagement pour arriver là.


 

Parmi les autres participants, le barde Louis-Philippe Gingras sera à la maison, Julien Sagot, The Franklin Electric, Zen Bamboo, Elephant Stone, Chocolat et Bloodshot Bill. Les Français d’AeroBrasil, le chanteur américain Deke Dickerson et les Floridiens The WildTones. N’oublions pas non plus Pierre Flynn!

Saturday night’s alright for fighting

Mon Doux Saigneur est l’une des sorties attendues de l’automne et ça se passe à Rouyn-Noranda! On a très hâte. On y verra aussi Antoine Corriveau, Kroy, Saratoga, Betty Bonifassi et son magnifique projet Lomax, le duo montréalais I Shot Samo, le projet d’Adèle Trottier-Rivard : Le bleu,Raphaël Dénommé, Lubik et le groupe australien The Decline. Ce sera assez rock avec Barry Paquin Roberge, Les Dales Hawerchuk, les bruyants Belges d’It It Anita et Blood and Glass qui a lancé plus tôt cette année Punk Shadows.


 

Se bercer pour se remettre des abus

Si ton foie n’est plus capable le dimanche, tu pourras lui donner un peu de repos avec la douceur des chansons de Mat Vezio ou encore le piano imagé de Jean-Michel Blais. Si par contre, t’as toujours envie de danser, Le Couleur sera sur place tout comme Klô Pelgag et ses chansons magnifiques. N’oublions pas le charmant Matt Holubowski, ANEMONE ou les bruyants de HOAN.

Ce sera aussi le soir du métal avec le groupe suédois Marduk! Ils seront précédés d’Incantation et Abysmal Dawn. Ça risque d’être lourd en ti-pépère.

Une autre édition qui nous donne l’eau aux oreilles (euh… ça se dit-tu?). Prépare-toi Rouyn-Noranda, le Canal s’en vient pour célébrer la musique encore une fois. On se voit au bar des chums!

http://www.fmeat.org/