LCD Soundsystem Archives - Le Canal Auditif

10 albums à surveiller en septembre 2017

Jason Bajada – Loveshit II (Blondie & The Backstabberz) (1er septembre)

Jason Bajada a sorti deux albums en français dans les dernières années, mais voici qu’il retourne à la langue de Shakespeare pour Loveshit II. Le grand montréalais a plus d’un tour dans son sac et les quelques extraits parus dans les dernières semaines nous prouvent qu’il garde une place spéciale dans son cœur pour Ryan Adams et les Beatles. On a très hâte d’entendre l’album au complet, parce qu’à date, c’est concluant. (pssst, notre critique.)


 
 

LCD Soundsystem – American Dream (1er septembre)

C’est l’un des retours les plus attendus de l’année. Finalement, la pause de LCD Soundsystem aura duré beaucoup moins longtemps que bien des mélomanes appréhendaient. Après leur retour sur scène en 2016, c’est maintenant un album complet que James Murphy et ses acolytes nous servent. Les premiers simples semblent pointer vers un nouveau succès total. (psst : Voici la critique de LP Labrèche)


 
 

Laura Sauvage – The Beautiful (8 septembre)

Vivianne Roy des Hay Babies mène son projet solo depuis environ deux ans et à date, elle est remplie de surprise. La chanson Alien (Anything Like It, Have You?) nous rappelle qu’on ne peut rien prendre pour acquis. Les sonorités eighties et les synthés habilement utilisés s’ajoutent à sa mélodie vocale surprenant qui tire ses influences dans les sixties. Ça peut sembler bizarre, mais ça marche à fond. On s’incline en attendant le reste de l’album.
 
 

Pierre Kwenders – Makanda at the End of Space, the Beggining of Time ( 8 septembre)

Pierre Kwenders nous ramène aussi dans le passé avec Makanda, son deuxième album. Si on se fie au premier simple, ça va être sexy mes amis. La pièce fait appel à des saxophones langoureux pendant que Kwenders se fait plus aguicheur que sur Le Dernier Empereur Bantou. Peut-être qu’il cherche à augmenter la population locale… en invitant les rapprochements. Bref, réserve ça pour ta prochaine soirée en amoureux.


 
 

Mon Doux Saigneur – Mon Doux Saigneur (8 septembre)

Emerik St-Cyr Labbé est un poète doué qui s’amuse avec les mots d’une manière déconcertante. Celui qui était de la finale des Francouvertes en 2016 présente son premier album très attendu. Pour vous donner une idée de sa facilité à tisser des images avec des mots peu usuels :

« Que faites-vous primitifs dans le sens le plus sapien ?
Presque sens d’un nouveau mode de pensée
La plus belle avenue du monde n’est pas faite de pavée
La plus belle avenue du monde, c’est la main drag de ton esprit de callé »

Bref, on a bien hâte de pouvoir se gaver de l’album en entier.

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Critique : LCD Soundsystem – American Dream

Le 2 avril 2011, James Murphy et sa bande donnaient leur dernier spectacle devant un Madison Square Garden plein à craquer. Le groupe se séparait après ce que Murphy appelait un party qui a duré 10 ans. Les fans avaient le cœur brisé. Je me souviens à l’époque, connaissant peu le groupe, j’étais allé avec La Brute du Rock à la projection de Shut Up and Play the Hits, un docu-concert sur cette ultime soirée. Je me rappelle avoir pleuré à chaude larme lorsque James Murphy, après le concert, dépose son micro pour la dernière fois dans l’endroit où était entreposé l’équipement. Laisser aller un projet aussi important, ce n’est pas facile.

Les premiers signes que ce n’était pas forcément la fin sont arrivés en décembre 2015 lorsque Christmas Will Break Your Heart est parue. Puis, James Murphy a annoncé que le groupe se formait à nouveau pour quelques dates dont Coachella. Un an et demi a passé depuis et American Dream, le premier album depuis This Is Happening en 2010, nous parvient.

La rouille ne semble avoir aucune emprise sur la formation. James Murphy a rapatrié les mêmes compagnons qui avaient participé aux derniers moments du groupe. Nancy Whang (The Juan MacLean), Gavin Russom, Pat Mahoney (Museum of Love) et Al Doyle (Hot Chip) retrouvent leur place aux côtés du brillant New Yorkais. American Dream semble avoir été créé dans la collégialité en plus d’être le dernier à être enregistré dans les studios originaux de DFA qui ont déménagé. De plus, il possède très peu de défauts et c’est en partie dû aux 18 mois qu’il a fallu pour accoucher de ce petit bijou de musique dance alternative.

James Murphy possède toujours ce côté mélancolique, on le remarque particulièrement sur Oh Baby et la pièce-titre. Cette dernière nous offre une bonne dose de synthétiseurs imposants et scintillants. James Murphy continue de faire part dans ses paroles de ses préoccupations émotionnelles et les questions qui l’inquiètent. Le tout sur des trames riches et construites avec minuties.

On retrouve sur American Dream plusieurs sonorités surprenantes qui ajoutent à l’expérience. Le synthé moyen-oriental d’Other Voices rappelle quasiment les pièces d’Omar Souleyman, mais en beaucoup plus champ gauche. Il fait même appel à Nancy Whang directement avant qu’elle n’entame :

«This is what’s happening and it’s freaking you out
I’ve heard it, heard it
And it sounds like the nineties
Who can you trust
And who are your friends
Who is impossible
And who is the enemy »
Other Voices

James Murphy ne s’est pas gêné d’aller dans des sonorités plus rock. Un peu à l’instar des premiers albums, les guitares sont parfois distorsionnées, bruyantes et énervées. L’excellente Emotional Haircut est un excellent exemple. Elle surprend par sa dynamique survoltée pour LCD Soundsystem. Ça bouge, ça déménage et c’est parfait comme ça. Tonite est aussi un succès à se faire brasser le popotin, même si cette fois, ce sont les sonorités électros qui envahissent les oreilles. James Murphy est en pleine forme et use d’une voix plus déclamée que mélodieuse comme il sait si bien le faire. Ça fonctionne.

American Dream est un retour plus que réussi pour LCD Soundsystem. Si certains observateurs ont soulevé des inquiétudes face aux raisons qui ont poussé le groupe à revenir (après tout, ils roulent sur un pavé d’or), la qualité de l’album devrait dissiper ce qui reste d’inquiétudes. James Murphy est encore un créateur inspiré et intelligent dans les chemins qu’il prend pour arriver à ses fins. American Dream est un tantinet plus pop que les précédents, mais c’est fait avec un bon goût éclatant.

Ma note: 8.5/10

LCD Soundsystem
American Dream
Columbia Records
69 minutes

Site Web

Pitchfork Music Festival : une fin de semaine magique

Une toute nouvelle édition du Pitchfork Music Festival débutait vendredi dernier. Si vous saviez à quel point j’étais excitée de couvrir cet événement organisé par les gens derrière le célèbre blog américain de critique musicale!

Vendredi Jour 1

Je commence ma journée avec la formation de Washington, Priests, qui était de passage à la Scène Verte dès 13 h 45. Après avoir englouti une couple de frites (on se gâte en voyage), je me dirige vers la foule. Le groupe a commencé sa performance avec de multiples titres engagés et personnels qui se sont avérés excellents pour la foule du Pitchfork. La voix rocailleuse de la meneuse de jeu Katie Alice Greer a su donner le ton au concert. En plus de dynamiser l’espace, la bande s’est démontrée drôlement efficace. On note aussi le maquillage et le costume de la chanteuse. Ombre à paupières bleue avec une chevelure blonde dorée. En plus d’une redingote longue et fleurie, elle arborait une robe jaune. En tout cas, mon début de vendredi commence ben flyé! On aime ça.

Pitchfork Music Festival

On continue cette aventure avec Hiss Golden Messenger. Le folk rock du groupe nous garde en haleine du début jusqu’à la fin. On aurait juré, voir la foule danser sur des airs de Achy Breaky Heart. En tout cas, sous le soleil américain, on peut l’affirmer, c’est quand même très cool de se déhancher sur du country tout relax.

On poursuit avec l’énorme coup de la journée. Le prince Vince Staples qui était de passage sur la Scène Verte au coup des 16:00. Sous des effets de fumées, le rappeur californien se montre le bout du nez pour interpréter Party people. Son public se met à sauter. Il enchaîne avec BagBak et Ascension (reprise de Gorillaz). L’énergie est tout simplement électrisante. Vince Staples possède une présence magnétique sur scène. Il ne s’arrête jamais, il est là pour faire le show. Honnêtement, on ne peut qu’être conquis. Mettez les titres de son nouvel album The Big Fish Theory : Yeah Right et 745, rajoutez quelques images de projection oranges puissantes et vous avez un fichu de bon spectacle. Ma-la-de.

Pitchfork Music Festival

À 17 h 15, je me dirige vers la Scène Bleue. Un mot pour décrire mon passage : aventureux. Il y avait foule foule foule foule pour voir la pop indie dodelinante de Frankie Cosmos. Plutôt chouette à voir en performance, le groupe nous présente quelques chansons de son dernier album paru en 2016, Next Thing. Très bien rodée, la performance s’est avérée sans anicroche. On aime bien le charisme sur scène de la meneuse de jeu Greta Kline. Sympathique, elle nous a bien accueillis dans la zone bleutée du festival comme si tout le monde était invité à jammer dans un party de sous-sol. Bien cool, tout ça.

Au tour de Danny Brown de monter sur la Scène Verte vers 18:00. Après l’énorme succès de son disque Atrocity Exhibition, il était évident de le retrouver au Pitchfork. Ramenant un bon nombre d’admirateurs, le rappeur originaire de Détroit, nous convie dans son univers très engagé où il utilise la scène comme un véritable terrain de jeu. D’un bout à l’autre, l’artiste se promène sans trop ne jamais s’arrêter. Après les Kool Aid, 25 Bucks et When it Rain, Brown ne se laisse pas faire. Il fait défiler les mots à la puissance de l’éclair. Tout est rapide. Tout est excellent. Grosse figure de hip-hop à (re) découvrir dès maintenant. Hey, ça rime. Deviendrai-je une rappeuse?

On termine cette première journée avec LCD Soundsystem vers 20 h 10. La soirée se fait un peu plus frisquette. On s’en fout, je ne suis pas fait en chocolat. Je le mange moi le chocolat. Voilà. Alors, pour en revenir à LCD, j’oriente mes flûtes pour aller vers la Scène Verte. J’ai passé une soirée magique. Toujours en très grande forme, LCD défend les Yr City’s a Sucker, I Can Change, Daft Punk is playing at my house, Dance Yrself Clean… pour faire danser la foule. On a eu droit à des sons sulfureux, des projections groovys où l’on pouvait même voir la ville de New York en arrière-plan (sur New York I Love You, But You’re Bringing Me Down). Gigantesque soirée pour lâcher son fou.

Pitchfork Music Festival

Jour 2

Samedi, je suis allée voir la formation Weyes Blood sur la Scène Verte vers 2:30. Le groupe menée par la talentueuse Natalie Mering. Le spectacle était d’une excellente sonorisation qui rendait gloire à l’album Front Row Seat to Earth. Avec un synthétiseur, des claviers, une guitare et une batterie, la disposition scénique était intéressante. Mering nous proposait un set assez floral qui regroupait les 7 words, Generation Why, Used to Be et Diary. J’étais bien satisfaite du rendu musical, règle générale. La musique de Weyes Blood m’a fait balancer la tête tranquillement sous la brise Chicagoise.

Par la suite, je me rends à 2 h 45 vers la Scène Bleu pour rejoindre la bande de Cherry Glazerr, originaire de Los Angeles. Belle découverte en ce qui me concerne! Le trio qui œuvre principalement dans le gros rock fuzzé a su conquérir mes oreilles. On aime aussi la capacité vocale de la chanteuse. Elle était capable d’utiliser divers niveaux de voix en restant dans des tonalités très graves. Ça frôlait presque le métal. Fou raide!

Après, je me rends vers la performance du groupe mythique George Clinton and Parliament Funkadelic. Supra-festif. Avec des sections de cuivres, des choristes et même des danseurs, la musique de Clinton est toujours d’actualité. La foule prenait plaisir à danser et avec raison. Il fallait absolument que je voie ce groupe légendaire. Je n’ai pas été déçue.

L’aventure se poursuit avec Angel Olsen vers les six heures. Devant un soleil couchant, l’artiste a dévoilé les titres de son plus récent album My Woman. Shut Up and Kiss Me, Sister, Never Be Mine passent. La voix écorchée d’Olsen se fait entendre sur scène. Elle est venue me chercher, directement. Étant une grande fan de la chanteuse, j’étais très contente de la voir pour une première fois ici, à Chicago. Frissons après frissons, on écoute et on se laisse guider par ses riffs de guitare et sa présence scénique. Un moment bien charmant.

Pitchfork Music Festival / Alexa Viscius

Les gars de S U R V I V E embarquent sur la Scène Bleue. Équipée d’une couple de synthétiseurs et de bidules électroniques, la formation nous a présenté quelques-unes de leurs chansons, dont certaines parvenaient directement de la bande sonore de la série Stranger Things. Super performance qui nous a ramenés instantanément dans les années 80. En spectacle, l’ambiance était très bonne. Sous des éclairages verdâtres étincelants, le DJ set était bien structuré. Chouette.

Le hip-hop du légendaire groupe A Tribe Called Quest clôt cette deuxième journée sous les étoiles. Énorme fiesta qui a rassemblé une multitude d’admirateurs venus spécialement entendre les chansons du groupe. On a retrouvé The Space Program, Oh my God et même une reprise de Busta Rhymes Who! Ah! Got you all in check, par,exemple. Ça swinguait fort, samedi soir.

Jour 3

On commence cette troisième journée du Pitchfork avec l’Américain (basé à Montréal) Colin Stetson. Armé de trois saxophones, le musicien en a soufflé plus d’un dans la foule. D’une certaine façon, ces instruments se sont mélangés avec le corps de Stetson. On aurait cru voir une (belle) créature qui nous a interprété les chansons de son plus récent disque All This I Do For Glory. Doté d’une forte concentration et d’une incroyable respiration, Colin Stetson a été impressionnant dans la manipulation de son objet de prédilection. Noté surtout sur les pièces Judges et Beetween Water and Wind. Le concert de l’artiste a été un moment unique dans ma journée.

Peu après, on croise la saveur locale NE-HI pour une ribambelle de chansons rock garage issues de leur nouvelle galette Offers. On suit les mouvements dansés du chanteur à la coupe de cheveux bien en vogue. Les guitares se déchaînent, les pieds de micro partent dans les airs. La musique de NE-HI ne fait que prolonger l’été en arborant nos plus beaux coats de jeans. Rock and roll!

Par la suite, on rencontre la soul de Jamila Woods sur la Scène Verte. Après avoir sorti le très ensoleillé HEAVN, il y a de ça un an, l’artiste nous chantait plusieurs titres optimistes empreints d’une profonde solidarité. Heureuse d’être parmi nous, Woods est clairement une vocaliste talentueuse qui prend plaisir à jouer avec les mots.

Au tour de Nicolas Jaar de prendre place à la Scène Rouge. Je vous dirais que le spectacle a vraiment décollé vers le mi-chemin avec des mélodies teintées de house, de techno et de dubstep. En plus de rallier un bon nombre de personnes à danser, Jaar était inarrêtable derrière ses ordinateurs. Très pétillant.

C’est Solange Knowles (la sœur de l’autre) qui ferme la marche à la Scène Verte. Défendant les titres de son disque pop A Seat At The Table, la chanteuse possède de grands talents de « showgirl ». Derrière un décor coloré, Solange était accompagnée d’un groupe et de quelques choristes qui suivaient des mouvements chorégraphiés. Tout se suivait à la lettre, de manière très artistique. Il y aurait de quoi analyser niveau art contemporain et symbolisme, je vous dirais. Ce fut tellement magnifique de constater l’ensemble au clair de lune. Le concert prenait tout son sens. Envoûtant.

Le Festival tire à sa fin. Merci, Pitchfork, pour la fabuleuse expérience. Merci, Pitchfork, pour le support d’une culture musicale indépendante originale et de qualité. Merci pour les découvertes. Merci, Pitchfork, de rassembler tous mélomanes avides de nouveautés. Merci, Pitchfork, d’être ce que tu es… une référence extrêmement importante pour chacun d’entre nous.

À l’an prochain!

http://pitchfork.com/festival/chicago/

Concours: LCD Soundsystem à la Place Bell de Laval

Tu te dis : en décembre, il va faire froid! BEN NON. Justement, il va faire chaud le 2 décembre prochain à la Place Bell parce que LCD Soundsystem sera là pour te faire shaker ton popotin. Prépare-toi à dépenser quelques gouttelettes de sueurs! Le Canal Auditif et Evenko t’offrent la chance de gagner une paire de billets avant la mise en vente. Pour se faire, tu n’as répondre à la question suivante :

Quelle chanson de LCD Soundsystem te donne le plus envie de te brasser les foufounes?

Le concours est en vigueur jusqu’au 23 juin 2017 à 10 h. Les gagnants seront contactés le lundi 26 juin.
Pour plus d’informations sur le spectacle, c’est par ici.

Ce concours est terminé. Merci d’avoir participé!

Les 3 étoiles du 12 mai 2017

Nicolet – Ratio

Chivi Chivi est une jeune maison de disque qui va de plus en plus faire parler d’elle. Entre autres parce qu’elle choisit bien ses artistes… toux… Lydia Képinski… toux. La plus récente annonce est Nicolet qui lancera un album à l’automne prochain. Le projet d’Étienne Hamel est présent sur la scène montréalaise depuis un bon bout de temps et a participé aux Francouvertes en 2016. Il nous présente l’entraînante Ratio qui te donne envie de te grouiller le popotin sur ta chaise d’ordi.

LCD Soundsystem – Call the Police

LCD Soundsystem avait fait un peu de peine à tout le monde lorsque James Murphy avait annoncé que c’était terminé en 2011. La joie est revenue dans le cœur des mélomanes lorsque la formation est revenue pour une série de spectacles en 2016. Finalement, la série de spectacles, à l’image des premières années du groupe, n’a tout simplement jamais arrêté. Bien qu’ils ont d’excellents succès en banque, on attendait avec anxiété la venue de nouvelle musique. Le vœu de bien des fans a été exaucé vendredi dernier lorsque les deux nouveaux simples, Call the Police et American Dream, sont apparus. Vous pouvez enfin vous faire plaisir aux tympans.


 

Omar Souleyman – Ya Bnayya

Vous connaissez Omar Souleyman? Le chanteur de noce beaucoup trop rythmé syrien? Il lancera en 2017 son nouvel album To Syria With Love, et dieu sait qu’elle en a besoin. Souleyman nous livre une autre pièce qui donne envie de danser toute la nuit avec son habile mélange de musique électronique et de mélodie typique du Moyen-Orient. De quoi faire danser ta noce cet été.