lca Archives - Le Canal Auditif

Les 75 meilleurs albums de 2016 selon LCA (de 25 à 1)

25. James Blake – The Colour In Anything

«C’est un généreux 76 minutes de musique qu’il nous envoie par la gueule. Ça fait beaucoup à prendre d’un seul coup. C’est beaucoup de rythmes atypiques, de mélodies inhabituelles et de mélancolie à absorber. C’est le genre d’album qui nécessite bien des écoutes. Mais au fur et à mesure, on découvre tellement de subtilités, tellement de beauté, tant de fragilité et d’humanité qu’il est très difficile de rester de marbre.» (LPL)

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24. Holy Fuck – Congrats

«Holy Fuck a toujours su concocter des brûlots entraînants, et c’est encore le cas avec Congrats, mais ce qui arrive à captiver pendant tout l’album, c’est la variété des compositions et des nuances. On passe par des rythmes soutenus et tout en retenue dans une pièce, par des arpèges mélancoliques et poignants dans une autre, et par des apothéoses énergiques judicieusement placées ailleurs.» (MR)

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23. A Tribe Called Red – We Are The Halluci Nation

«L’électro d’A Tribe Called Red a toujours été très accessible et ça le reste avec ce troisième opus. Ils réussissent à métisser les cultures en mélangeant l’électro et les chants amérindiens. On sent aussi qu’ils sont de plus en plus à l’aise dans cette démarche et qu’à chaque album leur parole se définit un peu plus.» (LPL)

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22. Frank Ocean – Blond

«En fait, il n’y a tout simplement pas de faiblesses sur l’album tout comme Channel OrangeBlond est vraiment un digne successeur. On parlera encore longtemps d’Ocean qui apporte une nouvelle voix au R&B et au soul.» (LPL)

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21. Xiu Xiu – Plays The Music Of Twin Peaks

«Cette nouvelle mouture de la trame sonore de Twin Peaks est un disque aussi magnifique qu’inusité, aussi lugubre que lumineux, aussi terrifiant que consolateur. Cette production est un tour de force, rien de moins! Vous serez conviés à un voyage sonore irréel qui vous retrempera tout de go dans la série et qui réussira même à séduire les néophytes de Twin Peaks tant ce qui est proposé est habilement modernisé.» (SD)

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20. Oathbreaker – Rheia

«Oathbreaker se détache toutefois de ces groupes associés généralement à la vague du USBM avec sa grande habileté à jongler avec les genres. Avoir une voix féminine aide certainement à varier les procédés d’attaques, les ambiances et les transitions. Ça, Caro Tanghe le fait à merveille.» (JSF)

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19. Kaytranada – 99.9%

«Dans l’ensemble, 99.9 % est un album bien réussi et particulièrement cohérent pour un premier album studio. Il faut dire que Kaytranada produit frénétiquement depuis quelques années et que ça semble toujours bouillir entre ses deux oreilles. Tant mieux! Le producteur nous offre des pièces de qualités qui méritent une grande visibilité.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/kaytranada-99-9/
 

18. Andy Shauf – The Party

«Avec une plume fine et une voix mielleuse unique, l’artiste possède d’énormes atouts en tant qu’auteur-compositeur-interprète. The Party mérite qu’on tende l’oreille afin d’accéder à un univers sensible, touchant et à fleur de peau. Un véritable coffre aux trésors signé Andy Shauf.» (RTV)

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17. Whores. – Gold

https://whores.bandcamp.com/
 
 
 
 
 
 
 

16. Avec pas d’casque – Effets spéciaux

«Depuis les 5 dernières années, je m’évertue à répéter, le plus délicatement possible, que c’est en étant parfaitement authentique et parfaitement local qu’un artiste parvient à toucher à l’universel. Et Avec pas d’casque réussit cet exploit avec une délicatesse et une humilité bouleversante. Un disque folk introspectif et contemplatif parfait.» (SD)

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15. Nothing – Tired Of Tomorrow

«Tired Of Tomorrow est un disque plus direct, plus à vif et plus urgent que Guilty Of Everything duquel se dégage une tristesse magnifique et une honnêteté qu’on ne croise plus très souvent dans la musique d’aujourd’hui.» (CL)

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14. Greys – Outer Heaven

«Greys s’amuse aussi avec les habituels codes du grunge en utilisant à bon escient la légendaire formule «loud quiet loud», mais avec une inventivité et une conviction qui feraient rougir beaucoup de vieilles moppes issues de cette époque. C’est ce qu’on appelle faire évoluer un genre musical de belle façon. On assiste donc à l’avènement d’un groupe qui, à sa deuxième production, refuse obstinément le surplace, ce qui augure très bien pour la suite des choses.» (SD)

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13. Anderson.Paak – Malibu

«Sorti à la mi-janvier, ce Malibu réchauffe les sens, nous entraînant sous les chauds rayons du soleil californien à coup de beat mêlant rap «smooth» (style côte ouest), R&B, gospel, soul, pop (intelligente) et house (si peu, mais si bien exploité).» (PB)

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12. Chocolat – Rencontrer Looloo

«Rencontrer Looloo est plus travaillé, mieux réalisé et mise beaucoup plus sur le «musicianship» que le précédent effort. Moins accrocheur, du moins lors des premières écoutes, il n’en demeure pas moins qu’on a affaire encore une fois à un excellent disque. Même si Hunt est mélodiquement moins présent qu’en mode solo, l’exécution est plus précise, plus fluide et met parfaitement en relief l’immense talent musical de Chocolat.» (SD)

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11. Beyoncé – Lemonade

«Lemonade est un album qui vaut toute votre attention. De la pop grand public de cette qualité, il s’en fait très peu. Beyoncé ne reste pas sur place, mais elle ose, elle travaille, elle essaie et elle réussit.» (LPL)

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10. Swans – The Glowing Man

«Michael Gira est âgé de 62 ans. À son âge, on n’en a plus rien à cirer de ce que les autres pensent. La plupart de ces vénérables musiciens préfèrent s’asseoir sur leurs lauriers et se contentent de promouvoir sans grand enthousiasme leur patrimoine musical. Gira ne fait pas partie de ceux-là. Il ne fait qu’à sa tête, repousse ses propres limites et nous escorte dans des sentiers qu’il a lui-même balisés.» (SD)

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09. The Drones – Feelin’ Kinda Free

«C’est de la musique angoissante, par et pour des angoissés. Comme Liddiard le chante en début d’album, “les meilleures chansons sont comme des mauvais rêves”. Si c’est là que ça vous démange, The Drones grattent bien et fort. Il se peut même que ça saigne un peu.» (MR)
 
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08. Danny Brown – Atrocity Exhibition

«Vous avez aimé Old? Vous allez sans doute aimer tout autant Atrocity Exhibition. Si vous avez les oreilles frileuses aux mots injurieux, Brown est une mauvaise destination. C’est rempli de mots offensants qui pourraient sans doute faire pleurer cette pauvre jeune femme qui a découvert le rap américain dans son Amérique blanche où les gens de couleurs se limitent à arpenter les ghettos.» (LPL) 

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07. Antoine Corriveau – Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter

«Dans notre univers hyperactif dans lequel le positivisme de pacotille et le sourire «Colgate» sont la norme, l’œuvre de Corriveau peut faire office de casse-pied dépressif. Et pourtant, la tristesse et la morosité font partie de la vaste gamme des émotions humaines. De classer Corriveau dans un registre «noir» est à mon avis totalement réducteur… car c’est en plongeant sans compromis dans nos abîmes personnels que l’on est plus à même de découvrir ce qui nous fait vibrer ou pas.» (SD)

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06. Nick Cave And The Bad Seeds – Skeleton Tree

«Ceux qui sont fanatiques de Cave en format plus grinçant seront quelque peu déstabilisés à la première écoute, mais ça se replace rapidement dès les auditions subséquentes. Et c’est grâce à cette fusion quasi parfaite entre les atmosphères sonores, aussi glauques que rayonnantes, et l’interprétation magistrale de Cave. Oui, c’est un immense disque qui me hantera pendant encore longtemps. Essentiel.» (SD)

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05. Radiohead – A Moon Shaped Pool

«Pour un deuxième album de suite, les arrangements et les ambiances ont décisivement le dessus sur les mélodies qui s’incrusteraient dans le cœur et dans les neurones. Peut-être que le Radiohead qui fait chanter les foules en chœur ne peut plus exister. Si on l’accepte, A Moon Shaped Pool est un autre très bon album, à défaut d’être un autre classique contemporain.» (MR)

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04. Klô Pelgag – L’étoile thoracique

«Est-ce que je vous ai dit que c’était réussi pour Klô Pelgag? La jeune femme offre l’un, sinon le meilleur album de pop québécoise de 2016. Elle le fait avec intelligence, profondeur, créativité et assurance. L’Alchimie des monstres était excellent et L’étoile thoracique réussit à repousser de nouvelles limites. Il n’y a vraiment aucune raison à part la surdité pour bouder ton plaisir.» (LPL)

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03. Fred Fortin – Ultramarr

«C’est aussi salopé que beau, aussi atténué que chambranlant et ça évoque le calme après une furieuse tempête de neige. Avec UltramarrFred Fortin s’impose une fois pour toutes comme l’un des grands de la chanson québécoise. Après sa disparition, lorsqu’on revisitera son œuvre en entier, on prendra alors conscience qu’il aurait fallu lui dire merci d’avoir décloisonné la chanson bien de chez nous en lui insufflant des ascendants folk rock états-uniens de luxe.» (SD)
 
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02. Car Seat Headrest – Teens Of Denial

«Pour accompagner cette plume acérée, une musique rock bien graissée, électrifiée (excellente guitare mise à l’avant-scène), trempée, comme nous l’écrivions plus haut, dans un grunge rock actualisé. Mais pas seulement. On écoute et on pense à Franz Ferdinand, à Dinosaur Jr., à Sebadoh, à Weezer, à Green Day, à Bright Eyes, aux Pixies même (excellente intro à la Frank Black sur Not What I Needed), à Pearl Jam, à…. Bon, vous voyez le genre.» (PB)

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01. David Bowie – Blackstar

«Que ce soit bon ou mauvais importe peu désormais. Pensez-y. De mon vivant, je n’ai jamais vu une mort d’artiste aussi digne, aussi théâtrale et aussi belle, finalement. David Bowie est mort comme il a vécu. Comme dans un film. Mes respects, monsieur!» (CL)

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Les 75 meilleurs albums de 2016 selon LCA (de 75 à 51)

Déjà 2016 qui tire à sa fin. En ce me concerne, je n’ai rien vu passer. Malgré une année musicale qui m’a laissé un peu sur mon appétit, notre liste des 75 meilleurs albums regorge de bon stock que vous pourrez explorer durant la pause des Fêtes. Allez. On se lance. Voilà la première salve de notre Top Albums 2016: position 75 à 51.

75. Autolux – Pussy’s Dead

«Pussy’s Dead ne fera pas mauvaise figure dans la discographie d’Autolux. On y trouve encore une fois de nouvelles pistes de réflexion, des expérimentations parfois très réussies. Bien qu’une certaine inégalité se retrouve sur Pussy’s Dead, c’est rarement ennuyant et ça vient avec l’expérimentation.» (LPL)

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74. Gojira – Magma

«Gojira n’a pas du tout ramolli et des pièces comme Silvera et Only Pain qui comporte des riffs brutaux martelés puissamment comme eux seuls savent le faire. Les rythmes mystiques et spirituels sont très présents sur Magma. Il y a certains riffs explosifs et satisfaisants pour le mélomane qui affectionnent le métal marginal et progressif. Ça mérite plusieurs «headbangs».» (LPL)

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73. Dan Lissvik – Midnight

«Midnight a un petit quelque chose de plus que les autres albums de Lissvik, un équilibre entre les différentes sources d’inspiration qui rend le tout plus homogène, et facilement écoutable du début à la fin. Les moments plus doux servent de pause pour prendre un verre et reprendre son souffle tandis que les moments forts font danser toute la nuit sous la pleine lune. Album à ajouter à la liste d’écoute de vos prochaines vacances.» (PD)

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72. The Dillinger Escape Plan – Dissociation

«The Dillinger Escape Plan fait bien de se retirer maintenant. Le quintette va se retirer en pleine gloire, laissant les fans éplorés, mais chez lesquels la déception de la dégringolade n’aura pas entaché l’amour. Merci, Dillinger, pour les années de musique qui décape mieux que du Varsol. Merci pour les concerts explosifs et merci pour le dévouement.» (LPL)

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71. The Avalanches – Wildflowers

«Malgré quelques points négatifs, notamment la presque agressante Kaleidoscope LoversThe Avalanches nous offre une galette d’une qualité indéniable. Comme son prédécesseur, le sourire nous colle au visage dès les premières notes. Rapidement notre pas devient sautillant et les problèmes s’envolent. Sans s’en rendre compte, on arrive à la fin des 21 chansons. Et après? Ben, on les réécoute pour une cinquième fois en 2 jours.» (JSGT)

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70. Russian Circles – Guidance

«La signature du guitariste de Converge marque une rupture avec la production «DIY-papier-sablé» à laquelle nous avait habitués le groupe jusqu’ici. Le producteur est certes passé maître dans l’art de condenser la puissance d’un enregistrement, mais c’est un domaine dans lequel Russian Circles n’avait pas besoin de leçon. La rencontre donne plutôt une proposition nuancée, misant sur la profondeur des ambiances et globalement, sur un son qui a davantage d’amplitude.» (JSF)

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69. Dave Harrington Group – Become Alive

«Au fil des écoutes, les mélomanes comprendront que le titre Become Alive colle bien à l’œuvre. S’ouvrant avec deux pièces proposant une musique macabre (White Heat et Slides), l’album gagne ensuite progressivement en vivacité jusqu’à la cathartique All I Can Do. Ce passage de l’obscurité à la lumière est d’ailleurs ponctué de quelques moments forts tels que l’austère White Heat, la monumentale pièce-titre et la lumineuse All I Can Do qui ferme la marche.» (AGB)

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68. Cult Of Luna With Julie Christmas – Mariner

«Cult Of Luna sont de grands musiciens. Avec Julie Christmas, ils sont des génies. Ils sont dorénavant et sans conteste, le plus important groupe de post-métal encore en activité. Mariner est leur chef d’oeuvre, leur Oceanic.» (JSF)

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67. Solange – A Seat At The Table

«A Seat At The Table est un excellent album sur lequel Knowles livre ses tripes de manière non convenue et intelligente. Elle prouve que musicalement, elle est prête à aller beaucoup plus loin que sa sœur. Elle démontre aussi sa capacité à laisser l’émotion infuser son interprétation.» (LPL)

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66. Crabe – Le Temps F33L

«Crabe est encore déroutant, mais si charmant. C’est brut, c’est viscéral, c’est méchant, mais pas trop… c’est essentiel. Le duo ne fait aucune concession dans ses compositions. Ce courage est non seulement impressionnant, mais il se doit d’être salué. Crabe a de l’audace à revendre. Un autre album bien réussi.» (LPL)

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65. King Gizzard & The Lizard Wizard – Nonagon Infinity

«Même si les tempos sont homogènes d’une pièce à l’autre, même si les procédés rythmiques sont identiques, même si la voix est doublée et dans les vapes, ça fonctionne pas à peu près! La section rythmique béton fait un travail formidable, les guitares sont parfaitement fuzzées et les mélodies cannabisantes sont efficaces, ce qui fait qu’on se fout totalement de réécouter l’album en boucle. Et pour moi, ce Nonagon Infinity relève de l’exploit.» (SD)

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64. PJ Harvey – The Hope Six Demolition Project

«Vous y entendrez plusieurs refrains choraux chantés à l’unisson, quelques guitares abrasives typiquement Harvey, de somptueux arrangements de cuivres et de cordes, des moments folk lumineux et quelques références jazzistiques qui étonnent, comme si PJ avait assemblé ce qu’elle sait faire de mieux dans un seul et même album.» (SD)

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63. Exploded View – Exploded View

««Projet musical» en provenance d’un collectif tournant autour de l’atome central prénommé Anika, activiste politique-journaliste et musicienne anglaise œuvrant en Allemagne, Exploded View propose un premier chantier des possibles qui déconstruit d’un cran la proposition krautrock déjà sifflée par la chanteuse en solo.» (PB)

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62. Duchess Says – Sciences Nouvelles

«En fin de compte, on ne s’y emmerde pas une seconde et même si la meilleure «frontman» du Québec hurle moins qu’avant, on y retrouve une intensité une coche plus cérébrale. Le groupe continue de vieillir formidablement bien. Courez voir ça en show. Je vous jure qui y’a rien de plus le fun!» (CL)

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61. Mogwai – Atomic

«Cette constante fatalité, pas omniprésente, mais perceptible, sied finalement assez bien à l’univers de Mogwai qui a toujours navigué dans les contrastes pour garder alerte, voire sur le qui-vive, l’auditeur. Car après tout, ça reste un album de Mogwai avec tout ce que ça implique de génial et d’auto-référentiel.» (JSF)

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60. Xarah Dion – Fugitive

http://xarahdion.com/album/fugitive-2
 
 
 
 
 
 
 

59. Red Fang – Only Ghosts

«Même si le groupe flirte parfois avec un hard rock plus conventionnel, l’équilibre est habilement conservé entre puissance, lourdeur, énergie et mélodie. Red Fang est au sommet de son art et ce serait bien fou de ne pas en profiter. Avec une couple de bières derrière la cravate et le volume dans le tapis, Only Ghosts est juste parfait.» (SD)

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58. Death Grips – Bottomless Pit

«Parce qu’après avoir «trollé» des milliers d’organisateurs de festivals et de fans au nom de l’art, après s’être faussement séparés et après avoir sorti cinq albums et de nombreux «side-projects» en seulement six ans d’existence, le groupe peut se vanter d’avoir surpris beaucoup plus que la moyenne des groupes jouissants d’une couverture médiatique équivalente à la leur.» (CL)

http://lecanalauditif.ca/death-grips-bottomless-pit/
 

57. Nails – You Will Never Be One Of Us

«En fin de compte, Nails est un groupe pour les initiés de longue date à la musique heavy. Ce n’est pas la porte d’entrée la plus facile du très vaste monde du punk et du métal. Ce serait un peu comme commencer à prendre de la drogue en fumant du crack (probablement que Todd Jones détesterait cette comparaison). Ceux qui carburent depuis longtemps à la vitesse et à la brutalité adoreront ce disque et les autres changeront de trottoir lorsqu’ils le croiseront dans la rue.» (CL)

http://lecanalauditif.ca/nails-you-will-never-be-the-one-of-us/
 

56. A Tribe Called Quest – We Got it From Here… Thank You 4 Your Service

«A Tribe Called Quest a atteint un statut légendaire en faisant une musique inventive, positive sans être naïve, pleine de personnalité et livrée avec assurance. Rien ne laissait penser que le groupe lancerait un jour un autre album, et encore moins qu’il serait à la hauteur de sa réputation après toutes ces années de quasi-silence. Mais c’est pourtant le cas.» (MR)

http://lecanalauditif.ca/a-tribe-called-quest-we-got-it-from-here-thank-you-4-your-service/
 

55. Mitski – Puberty 2

https://mitski.bandcamp.com/album/puberty-2
 
 
 
 
 
 
 

54. Institut – Spécialiste mondial du retour d’affection

«Vraiment, ce deuxième album d’Institut vaut le détour pour ceux qui ont eu un «kick» sur Fauve ou encore ceux qui ont aimé le slam de Grand Corps Malade. Contrairement à ce dernier, c’est plus demandant musicalement, moins facile à l’oreille. Le mélomane aventureux y trouvera son compte, c’est certain.» (LPL)

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53. Weyes Blood – Front Row Seat To Earth

«Les textes, à l’image de la musique, donnent l’impression d’être directs et honnêtes tout en restant difficiles à déchiffrer clairement, et donnent envie de réécouter l’album maintes fois pour mieux saisir ce qu’elle exprime sur les relations amoureuses et la difficulté à trouver la simplicité dans un monde complexe. C’est un album à déballer et à savourer lentement et longuement.» (MR)

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52. KNLO – Long Jeu

«KNLO n’a pas manqué son coup avec Long jeu et s’il s’est fait attendre, le résultat en valait l’attente. Ses textes sont poétiques, intelligents et bien tissés et brossent des tableaux clairs et efficaces. Musicalement, ça se promène entre le jazz et un hip-hop plus électronique, mais sans jamais non plus jurer d’une chanson à l’autre. Ça vaut le détour le mince.» (LPL)

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51. Chance The Rapper – Coloring Book

«Coloring Book est un album bien réussi qui emprunte au gospel sans toutefois tomber dans le «Oh! Praise the Lord!» habituel. Chance se transforme et évolue en compagnie de sa fidèle bande The Social Experiment. On sent que son rap est en train de se transformer. C’est parfois très plaisant à l’oreille, mais on s’ennuie parfois de la nonchalance juvénile d’Acid Rap.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/chance-the-rapper-coloring-book/
 

My Bloody Valentine – Loveless

Fin 1997 : Premier contact avec une intrigante affiche placardée dans le Secteur 8 de Midgar.

1998 : Achat d’une copie de Loveless et d’un nouveau lecteur de disque compact Sony.

2002-2006 : Loveless devient un fidèle compagnon lors des longues nuits d’étude.

2007 : My Bloody Valentine se réunit. Le groupe annonce leur premier concert aux États-Unis en 16 ans au festival ATP New York. J’achète immédiatement un billet avec un groupe d’amis.

Septembre 2008 : grippé et engourdi par la pseudoéphédrine contenue dans le Drixoral qui me maintient temporairement en vie, j’assiste incrédule au fameux holocauste sonore (You Made Me Realize). Certains s’aventurent à retirer leurs bouchons. Mauvaise idée.

2010-2012 : Je fais l’acquisition d’une Jazzmaster et d’une Jaguar.
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Janvier-février 2013 : Personne n’y croyait. La suite de Loveless existe vraiment et elle se nomme m b v. Le soir où le disque doit être diffusé en version numérique, le 2 février, je ne dors pas. Le site Internet officiel du groupe connaît des ratées. J’y parviens. Je réalise deux écoutes complètes de l’album sans interruption.

6 novembre 2013 : My Bloody Valentine s’arrête au Métropolis à Montréal dans le cadre d’une tournée promotionnelle de m b v. En raison du travail, je ne peux assister au spectacle. Je m’en veux encore.

4 novembre 2016 : Loveless célèbre ses 25 ans d’existence. J’envisage rédiger un texte pour souligner l’événement, mais je m’écroule devant mes responsabilités. Ce n’était que partie remise.

Écrire à propos de Loveless de My Bloody Valentine est à la fois une tâche simple et complexe. La simplicité de l’exercice s’explique par le fait qu’il y a tellement de choses à raconter à propos de ce chef-d’œuvre. Paradoxalement, c’est aussi pour cette même raison qu’il s’avère difficile de rester pertinent en regard du nombre incalculable de textes, analyses, entrevues et éditoriaux qui ont été produits au fil des années. Des livres ont été écrits et certains auteurs ont payé le prix de la crucifixion publique pour avoir sombré dans « le mythe » plutôt que de célébrer la rigueur journalistique. À ce sujet, pour les curieux, je vous invite à faire une petite recherche à propos d’un certain David Cavanagh, auteur du très controversé ouvrage The Creation Records Story : My Magpie Eyes Are Hungry For The Prize.

Il existe un consensus historique : Loveless, pour les initiés, est aujourd’hui porté au pinacle de la « scène qui se célébrait elle-même ». L’exercice est simple, il suffit de consulter n’importe quelle liste énumérant les albums shoegaze les plus influents de l’histoire et Loveless trônera toujours au sommet. Peu de groupes peuvent se targuer d’avoir atteint un tel niveau de légitimité. Lorsque certains avoueront préférer Nowhere de Ride ou Souvlaki de Slowdive, à titre personnel, ceux-ci n’oseront jamais pousser l’audace de remettre en question la Couronne. Pour les anticonformistes, cela a de quoi faire froncer leurs sourcils. Pourtant, l’autorité de la bande de Dublin est si convaincante que même les plus sceptiques finissent toujours par se rallier à l’opinion dominante.

À sa sortie, Loveless en a déstabilisé plus d’un. Bien que certaines caractéristiques stylistiques assez particulières avaient déjà été mises en lumière en 1988 sur Isn’t Anything, peu de gens s’attendaient à vivre une révolution de paradigme. Le choc fut brutal sans pour autant être instantané. Souvenons-nous qu’un certain Nevermind, figure emblématique du « son de Seattle » – la nouvelle voix d’une génération – frappait de plein fouet le monde quelque mois précédant la sortie tumultueuse de Loveless.

Comble de l’ironie, les racines unissant le grunge de Nirvana et l’identité de My Bloody Valentine (et par extension, celle de Swervedriver, par exemple) s’avéraient être en bonne partie les mêmes. En fait, plusieurs groupes qui sont maintenant catégorisés comme du shoegaze étaient à l’époque perçus par la presse musicale comme des formations de musique psychédélique ayant un penchant pour le rock alternatif tout en s’inspirant en bonne partie des idoles du punk et du noise rock américain des années 80 (Husker DüSonic YouthDinosaur Jr., etc.). Le terme « shoegazing » ne fut qu’une expression reprise par le New Musical Express (NME) afin de catégoriser cette grappe de groupes britanniques gravitant autour des bureaux de Creation Records et de 4AD et qui accordaient une attention très particulière à leurs pédales d’effets… Car en plus d’affectionner les lampes surchauffées des amplificateurs d’outre-mer, les premières formations shoegaze entretenaient aussi une histoire d’amour bien assumée avec les sonorités planantes de certains de leurs compatriotes européens. Pensons ici à The Smiths ou aux Cocteau Twins.

L’autre point de convergence se situe dans l’appropriation des guitares Jaguar et Jazzmaster de Fender par les ténors du noise rock (J. MascisThurston Moore ou Lee Ranaldo) ce qui aura très certainement inspiré la formation irlandaise. Le lien est si évident que Kevin Shields développera la signature sonore de Loveless précisément autour d’une utilisation tout à fait ingénieuse du système de trémolo desdites guitares. Cette fascination se traduira par la publication d’un maxi au nom évocateur (Tremolo) qui avait pour but de préparer la venue de Loveless. Le disque sera finalement présenté au monde à l’intérieur d’une pochette au visuel désormais légendaire : le fameux plan rapproché d’une Jazzmaster – complètement floue – se superposant à un emblématique fond rose. L’image est d’une puissance remarquable.

Ce qui se dégage principalement de Loveless, que ce soit à la première ou à la centième écoute, c’est ce sentiment de flottement généralisé porté par les ondulations du trémolo et les multiples couches et textures vocales qui se combinent aux innombrables feedbacks de guitares contrôlés à la perfection. Le travail de production de l’album joue d’ailleurs ici un rôle fondamental : Kevin Shields, par son perfectionnisme excessif et sa vision non conventionnelle de la musique, n’a absolument rien laissé au hasard. Selon les dires de Shields lui-même (McGonigal, 2007 : 43), la majorité des ingénieurs ayant touché à l’album (à noter ici que les deux seuls producteurs sont Kevin Shields et Colm Ó Cíosóig en ce qui concerne la pièce Touched) était incapable de saisir la portée réelle du projet. Des dizaines de personnes créditées à titre d’ingénieurs et d’assistants, la majorité n’aurait que préparé des infusions de thé et déplacé des pieds de microphones. On apprend que ce serait alors Alan Moulder qui aurait finalement été l’un des seuls ingénieurs ayant bénéficié de la pleine confiance de Kevin Shields. En guise d’anecdote, Trent Reznor et Billy Corgan, impressionnés par Loveless, feront appel aux services de Moulder pour les productions respectives de The Downward Spiral (1994) et Mellon Collie And The Infinite Sadness (1995).

Pour ma part, et pour celle d’un millier d’autres, j’en suis certain, Loveless représente l’apothéose d’un style qui n’a à ce jour pas encore été surpassé. Combien de groupes au fil des années ont tenté d’émuler cette magie faisant d’Only ShallowCome in Alone ou Soon des classiques intemporels? Réussira-t-on un jour à transcender les sommets atteints en 1991? Le déclin du grunge et l’émergence de la britpop au milieu des années 90 auront eu un effet dévastateur sur le développement du style. La vague « nu-gaze » (un concept assez contesté) du début des années 2000 n’aura quant à elle pas été très concluante. Heureusement, certains joyaux s’inspirant fortement des prouesses de My Bloody Valentine ont tout de même émergé ici et là au cours des vingt-cinq dernières années. Pensons ici à 23 de Blonde Redhead (produit par devinez qui…) et Future Perfect d’Autolux. Ceci dit, il ne faut pas perdre espoir, car une toute nouvelle génération de « shoegazeurs » semble prête à porter à nouveau le flambeau. J’ai certains noms en tête, si cela vous intéresse…
 
RÉFÉRENCE :

McGonigal, M. (2007). Loveless. 33 1/3, Continuum International Publishing Group.

*Cet ouvrage dresse un portrait assez intéressant du contexte entourant la création de Loveless. Kevin Shields a été consulté dans le cadre du projet.

My Bloody Valentine
Loveless
Sire Records
1991

https://www.mybloodyvalentine.org//home?hs=1

Le gala du Prix Polaris 2016

PolarisLundi soir, j’étais à Toronto pour la remise du Prix Polaris qui honore le meilleur album canadien paru entre juin 2015 et mai 2016. Ce sont des critiques qui décernent le prix et je faisais partie du jury cette année… Humblement, nous sommes 200. La «courte liste» était composée des albums suivants: Black Mountain — IV, Basia Bulat — Good Advice, Grimes — Art Angels, Carly Rae Jepsen — Emotion, Kaytranada — 99.9 %, Jessy Lanza — Oh No, PUP — The Dream Is Over, Andy Shauf — The Party, U.S. Girls — Half Free et White Lung — Paradise.

Lors de la soirée, tous les artistes sélectionnés à l’exception de Kaytranada, PUP et Grimes performaient une chanson ou deux pour les critiques et membres de l’industrie rassemblés au Carlu. Ce ne sont pas les conditions idéales pour se faire aller la luette, mais certains artistes ont offert des performances mémorables. Basia Bulat était tout en beauté et en mélodie alors qu’Andy Shauf a livré deux solides chansons qui donnaient envie de taper du pied. Cependant, la palme de la performance de la soirée va à la magnifique prestation de U.S. Girls qui est le projet de Meghan Remy. Elle a commencé par une chanson a capella entourée de trois choristes avant d’y aller d’une version avec un groupe complet. C’était tout simplement magnifique. Une ambiance de messe s’est installée dans le Carlu et croyez-moi faire taire des professionnels du milieu pendant une chanson est un exploit que bien peu de musiciens peuvent accomplir. Remy a scié les jambes de la salle avec son assurance et sa superbe voix. Écoutez pour vous-mêmes.

C’est ultimement un petit gars bien de chez nous qui est reparti avec le prestigieux prix et le chèque de 50 000 $ qui l’accompagne. Kaytranada a dû passer un très beau lundi soir à Toronto. Le producteur a reçu l’honneur bien mérité avec humilité en remerciant en français la communauté montréalaise qui l’a vu faire ses premiers pas. On est très content pour lui et on le salue bien bas. Sachez que c’est la 6e fois en onze éditions qu’un artiste québécois remporte la palme. On peut dire que c’est une très bonne moyenne pour La Belle Province. Notons aussi que le groupe PUP, qui ne pouvait pas être présent en raison d’une tournée européenne, a envoyé leurs parents pour les représenter. Je vous épargne le nombre de blagues issues de la situation que cela a créée. Bravo Polaris, on se voit en 2017.

http://polarismusicprize.ca/fr/

5 ans, ça se fête: une soirée mémorable

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D’entrée de jeu, j’aimerais vous aviser que ce compte-rendu sera quelque peu différent. Puisque mon acolyte LP Labrèche ainsi que votre humble scribe étaient chargés d’animer et de planifier la soirée, j’ai choisi de vous faire vivre cette journée de l’intérieur. J’offre également une accolade bien sentie à ma «tendre moitié», le même LP Labrèche, qui nous a concocté un «line-up» d’une qualité exceptionnelle.

Donc, c’est à 14h00 que débutait officieusement cette journée qui visait à célébrer le 5e anniversaire d’existence du Canal Auditif. La sympathique bande qu’est la formation Perdrix s’est présentée au Divan Orange avec tout l’arsenal sonore nécessaire. Lorsque plusieurs artistes se partagent la scène, il faut coordonner le tout afin que les tests de son se déroulent à un rythme soutenu.

D’un commun accord, les artistes se sont concertés amicalement entre eux (vive Facebook!). C’est donc Louis-Philippe Gingras et Antoine Corriveau qui ont amorcé la séance de «soundcheck» menée de main de maître par l’excellent Simon Lévesque (un pro sur toute la ligne!). Navet Confit et Klô Pelgag ont plutôt préféré y aller d’un «line-check» tout juste avant leurs prestations respectives.

Vers 15h30, ce fut au tour des puissants Jet Black, suivi de Perdrix… et comme ça arrive souvent dans le monde de la musique, nous avons manqué de temps. Il a donc fallu appeler d’urgence le meneur de Teen Seizure, notre Charles Laplante, afin de lui demander s’il était d’accord pour faire un court test de son avant la prestation de son groupe. Évidemment, Charles a collaboré à 100% et on lui donne une bonne main d’applaudissement pour son adaptabilité. Je n’ai pas osé utiliser le mot «souplesse»…

À 17h00, pendant que le fébrile LP Labrèche retournait à la maison pour se mettre «beau», je me suis joint aux chaleureux rockeurs que sont les membres de Jet Black et Teen Seizure afin de déguster un délicieux Ramen. Une suggestion de Charles Laplante. Comme quoi tu peux être punk et avoir des papilles gustatives qui fonctionnent à plein régime!

De retour à 18h30, je prépare l’argent de départ et je jase avec les collaborateurs Sam Beaulé et Raphaëlle Thibault-Vanasse qui se sont portés volontaires pour travailler à la porte pour la première partie de la soirée. Notre LP national arrive au même moment et on se briefe quant à nos présentations et à l’ensemble du déroulement de l’événement. C’est ce que nous avons fait tout au long de la soirée afin d’être sur la même longueur d’onde.

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Et le party commençait à 20h00 avec le punk-grunge de Teen Seizure. En format trio, on a eu droit à une demi-heure sans compromis de la part d’un groupe faisant preuve d’une intégrité absolue. Ça démarrait sur des chapeaux de roues. Bon show! Par la suite, j’ai eu l’immense honneur de présenter les «shoegaziens» de la Vieille Capitale, Jet Black. L’un de nos collaborateurs, Francis Berthelot, fait partie de la formation, mais je n’ai aucun malaise à vous dire que cette formation mérite un rayonnement nettement plus accentué. Une performance explosive et sans bavure. Ceux qui tripent Swervedriver, Failure et autres consorts de ce genre musical devraient tout de suite prêter l’oreille à la musique de Jet Black. Un must.

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Après la prestation de Jet Black, on se met à la tâche tout de go, car le groupe a du gros matériel à sortir de scène. La Brute du Rock et notre DJ chauve de la soirée, Matt Robitaille, travaillent comme de vrais soldats afin de libérer la scène rapidement pour faire place à l’inclassable formation «pop-rock-sarcastique-humoristique» Perdrix.

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Et ils m’ont jeté sur le cul. Précision chirurgicale, énergie débordante, interprétation parfaite des sœurs Harel-Michon, Perdrix s’est fait clairement de nouveaux amis lors de cette prestation. J’ai jasé avec quelques personnes (dont un vrai connaisseur comme notre collaborateur Jean-Simon «The Faber» Fabien) et tous s’entendaient sur la performance de Perdrix. Pas mal pas mal solide!

Changement de garde à la porte avec l’arrivée de la «toujours willing» Marie-Ève Muller ainsi que le maestro de La playlist à Boubi, Sébastien Moffet. Instant de concertation avec LP Labrèche, car c’était l’heure de la «grosse» présentation avant l’arrivée de Navet Confit. Moment émotif en ce qui me concerne, car ce qui fait que Le Canal Auditif est devenu ce qu’il est, c’est grâce en grande partie à la qualité du travail de nos collaborateurs. On se devait de remercier tout un chacun. LP a par la suite pris la parole afin de remercier tous les médias et maisons de disques qui nous permettent de critiquer semaine après semaine un bon nombre d’albums… et bien franchement, LCA n’existerait pas sans le talent exceptionnel des artistes indépendants d’ici et de tout ce qui fourmille à l’arrière-scène.

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Comme d’habitude, Navet Confit y est allé d’une prestation inventive alternant entre quelques salves de distorsion bien sales et des moments acoustiques qui mettaient à l’avant-plan le maître mélodiste qu’il est. Une bien belle bébitte qu’on aime beaucoup au Canal Auditif. Il nous a fait chanter en choeur un petit bout de What’s Up? des 4 Non-Blondes. Moment totalement hilarant!

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En plus de commencer à être joyeusement «gorlot», votre homme devait planifier la conclusion des paiements à l’entrée. Je n’ai donc pu être présent pleinement lors des spectacles de Louis-Philippe Gingras et Antoine Corriveau. J’ai quand même capté l’arrivée en scène de Nadia Essadiqi, alias La Bronze, durant la superbe Parc à chien du «folker» Gingras. Quelques frissons m’ont envahi et La Brute du Rock est venue me serrer bien fort dans ses bras. Et ça coulait pas mal dans mon visage…

Pas le choix, je devais reprendre mes esprits. Fermeture de la porte. Et on s’engouffre dans le sous-sol du Divan Orange afin de faire le décompte de la soirée… et payer les artistes présents. D’une importance capitale.

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Et par le fait même, j’ai manqué la majeure partie de la prestation d’un de nos favoris: Antoine Corriveau. Mes «espions» m’ont raconté qu’il y est allé de quelques nouvelles chansons à paraître sur son nouvel album intitulé magnifiquement Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter. De la cave du Divan Orange, une chose est sûre, le silence du public était éloquent. Ça imposait le respect.

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Cette magnifique soirée s’est terminée avec une Klô Pelgag animée, comme toujours, d’une folie aussi bouleversante que ludique. Munie d’une sorte de magnétophone, elle nous a gratifiées d’un résumé sonore de la soirée constitué d’un ramassis de conversations sans queue ni tête. D’une absurdité géniale. Et la jeune dame s’installa au piano, joua une seule et même pièce (une sorte de pot-pourri superbement improvisée), pigeant autant dans son répertoire que dans quelques moments de son nouvel album à venir. Un public subjugué écoutait avec attention pendant que je distribuais aux artistes et proches collaborateurs, les disques/plats de chips/souvenirs fabriqués par un ami et estampillés par l’architecte visuel du Canal Auditif, Julie Dumas.

Je me suis retiré au fond du Divan Orange savourant pleinement ce moment. Je voyais un LP tout sourire, pleinement satisfait. Je voyais toute la bande de joyeux lurons qui gravitent autour de ce projet s’amuser ferme. J’observais les créateurs encore présents qui respiraient le gros bonheur sale.

J’aime profondément tous ces gens. Des vrais. Des authentiques. Des talentueux. Des êtres humains parfaitement imparfaits.

Du fond du cœur, un immense merci à tous. On va s’en souvenir très longtemps.