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Critique : Bison Bisou – Bodysick

Le groupe français Bison Bisou ne fait pas dans la dentelle. Un exemple, leur premier album s’ouvre sur la chanson Regine qui va comme suit :

« J’emmerde la moitié du monde
Je chie sur l’autre moitié
Si bien qu’à la fin du monde
Tout le monde se trouve emmerdé»
– Regine

Et ce n’est que le début.

La formation française nous avait déjà graciés d’un EP intitulé Regine, sur lequel n’apparaît même pas la chanson ci-haut mentionnée. Leur énergie débordante, leur guitare bruyante et leurs mélodies rock avaient tôt fait de convaincre de leur pertinence. La formation tire ses influences de groupes punk variés : un peu de Refused par-ci, un peu de Blacklisters par-là, une touche d’At The Drive-In et une bonne dose de Blood Brothers pour recouvrir le tout.

L’ensemble est séduisant, autant par son dynamisme que par sa brutalité. N’allez pas croire pour autant que Bison Bisou évacue toute subtilité, au contraire. L’oreille habituée aux groupes hardcore risque de rapidement tomber en amour avec les salves grinçantes du groupe. Bodysick est un premier album digne de ce nom que le groupe a tissé avec soin.

Quand on parle de l’influence ou des ressemblances qu’on peut leur trouver avec The Blood Brothers, c’est surtout sur des titres comme Interlust. Celle-ci, avec ses piques de sons stridents, ses chants qui varient dans le ton et ses changements de direction aussi intéressants qu’inattendus font plaisir. Par contre, ce n’est jamais aussi nerveux ou hyperactif que la formation américaine. En revanche, Bison Bisou est un peu plus lourd. Bootyseas avec sa basse aussi cadencée que juteuse est un bon exemple.

Le groupe n’évacue pas pour autant la mélodie. C’est ce qui est plaisant chez Bison Bisou, ces essais dans des directions opposées qui finissent toujours par trouver un accord. Hypersects contient tous ces mouvements à l’intérieur d’elle. Entre les refrains dance-punk à la mélodie intoxicante aux changements rapides du refrain, tout est là pour plaire à l’amateur de punk hardcore. Autre chanson réussie, l’efficace Stick.

Bison Bisou lance un premier album tout à fait satisfaisant. Les fans des Blood Brothers, Future of the Left et Refused trouveront chez la bande française un réconfort. On sent que Bison Bisou vient de mettre un premier pas sur la terre. On a déjà très hâte pour la suite.

Ma note: 7,5/10

Bison Bisou
Bodysick
A tant rêver du roi
36 minutes

http://www.bisonbisou.com/

Critique : Meat Wave – The Incessant

Au mois d’août dernier, la Brute du Rock, entre une multitude de gin-tonics et de nombreuses séances de sadomasochisme, nous jasait de l’album Delusion Moon de la formation chicagoaine Meat Wave; un excellent disque. Menée par l’intense guitariste-chanteur Chris Sutter (aucun lien de parenté avec la légendaire famille de hockeyeurs professionnels), la bande revenait récemment à la charge avec une nouvelle création intitulée The Incessant. Et qui de plus compétent que Steve Albini pour réaliser le disque d’une jeune formation punk ?

Même si aujourd’hui, l’appellation « punk » est surutilisée pour qualifier des groupes qui ne le sont pas réellement, Meat Wave mérite parfaitement la dénomination. Pourquoi ? Parce que Meat Wave interprète leurs chansons comme si leur vie en dépendait et, plus que jamais, sur The Incessant, le trio fait preuve d’une intensité qui fait peur.

Après moult tournées aux quatre coins de l’Amérique, Chris Sutter a mis fin à une longue relation qui a duré près de douze ans. S’ensuivit une période tumultueuse où l’homme a sombré dans les troubles anxieux et épisodes d’auto-destruction qui ont failli le tuer… Rien de bien jojo. Revenant difficilement à la vie, Sutter a rameuté ses potes, Joe Gac (basse) et Ryan Wizniak (batterie), et s’est attelé à la tâche afin d’écrire 12 brûlots punk. Le titre de l’album, The Incessant, est une référence directe à ces crises anxiogènes répétitives et constamment anticipées par celui ou celle qui les vivent.

Si sur Delusion Moon on percevait le talent mélodique de Sutter, sur The Incessant, on est happé par les mélodies inspirées du bonhomme. Musicalement, la pédale est dans le fond, les chansons sont mieux fignolées et la réalisation rêche d’Albini confère à l’ensemble de l’œuvre une authentique violence, une parfaite intensité. Sutter nous garroche littéralement toute son anxiété, sa rage et son nihilisme avec une véracité qui trouble. Bizarrement, j’ai tout de suite pensé à la fureur vitriolique de… Fiona Apple ! On retrouve la même honnêteté que la dame, mais avec un son magnifiquement décapant.

Le jeu de guitare de Sutter est inventif et la section rythmique n’a qu’à suivre le leader dans ses méandres psychologiques. On pense immédiatement à des vétérans comme Drive Like Jehu, Trail Of Dead, Hot Snakes et Fugazi, mais avec un je-ne-sais-quoi de mélodiquement accrocheur qui donne envie d’y revenir. C’est brut, direct, sans compromis musicalement et littérairement parlant. Parmi mes coups cœurs : la très Hot Snakes titrée To Be Swayed, le frémissant refrain dans Tomosaki, la plus posée The Light, la sublime pièce-titre ainsi que la conclusive Killing The Incessant.

Honnêtement, Meat Wave redore le blason un peu flétri du punk mélodique et juste pour cette raison, je vous exhorte dès maintenant à prêter l’oreille à The Incessant. Un dangereux « grower » qui assaillera autant vos oreilles que vos tripes.

Ma note: 8,5/10

Meat Wave
The Incessant
Side One Dummy Records
36 minutes

https://meatwavechicago.bandcamp.com/

Critique : Frank Carter & The Rattlesnakes – Modern Ruin

« Frank Carter a encore du fiel dans le réservoir et on est heureux de le retrouver en forme sur un album efficace aux multiples clins d’œil. Mais il faudrait que le prochain soit plus sale OK? » Voilà comment en août 2015 je concluais ma critique du retour au hardcore de Frank Carter, le rouquin ex-chanteur de Gallows, maintenant aux côtés de ses Rattlesnakes.

Moins de deux ans plus tard, il est de retour sur disque, mais c’est raté. La saleté escomptée n’est pas au rendez-vous, même celle qui faisait la marque de Blossom (2015) a été récurée. Modern Ruin n’est manifestement pas une réaffirmation puissante de la posture nihiliste de son prédécesseur, mais bien un disque de hard rock mélodique bien ficelé, avec juste ce qu’il faut d’éléments punks. Pris, comme tel, il s’agit tout de même un disque satisfaisant.

Le son de la guitare et de la basse, leur ton, mais leur présence aussi dans le mix ne laisse aucun doute sur les racines punk des Rattlesnakes. Même chose avec les textes toujours bien roulés de Carter. Et en général, le quatuor est ici en bonne forme côté composition. Sinon, Modern Ruin sonne un peu comme une compilation d’Arctic Monkeys avec en consonance principale, l’énergie de Whatever People Say I Am, That’s What I Am Not. Parce qu’à entendre Frank Carter chanter comme Alex Turner (un autre Turner), on se rend compte que ses intentions pop du temps de Pure Love sont plus enracinées en lui qu’on ne l’aurait cru. Et il faut le dire, il est devenu un chanteur incroyable : il a gagné en confiance en son chant dans lequel on sent beaucoup d’amplitude, de soul et juste ce qu’il faut de trémolo. Il faut dire que ça irrite aussi à long terme gueuler son nihilisme dans un micro. Changement obligé donc?

Bref, il faut écouter Thunder pour constater toute l’étendue de sa voix. Même si Modern Ruin ne parvient pas à combler les (hautes) attentes que j’avais placées en lui il y a près de deux ans, ce n’est pas un album ennuyant pour autant, justement pour les nouvelles prouesses vocales du bon Frank, qui est aussi un des performeurs des plus endiablés sur scène.

Lullaby, Acid Veins, Vampires, Wild Flowers et Modern Ruin, la pièce titre, la seule sur laquelle la voix de Carter grince pour la peine, sont des brûlots auxquels on veut revenir. Neon Rust, God Is My Friend et Jackals, sans être désagréables ne font tout simplement pas le poids en comparaison à l’énergie déployée par les autres morceaux ici.

Conclusion? Frank Carter n’est plus un « hardcore kid », mais il est au moins dédié à faire de bons albums. Mais la prochaine fois, ça serait le fun de ne pas avoir l’impression d’écouter du Arctic Monkeys fâché.

MA NOTE: 6/10

Frank Carter & The Rattlesnakes
Modern Ruin
International Death Cult
39 minutes

www.andtherattlesnakes.com

Les 25 meilleures chansons de 2016 selon LCA

25. Mitski – Your Best American Girl

24. Holy Fuck – Tom Tom

23. Rob Crow’s Gloomy Place – Oh, The Sadmakers

22. Whores – I See You Are Also Wearing A Black T-Shirt.

21. Chocolat – Ah Ouin

20. DJ Shadow Feat. Run The Jewels – Nobody Speak

19. Fuudge – Ju

18. Elysian Fields – Shadow Of The Living Light

17. La Bronze – Rois de nous

16. King Gizzard & The Lizard Wizard – Gamma Knife

15. Klô Pelgag – Les Ferrofluides-fleurs

14. Andy Shauf – The Magician

13. Antoine Corriveau – Rendez-vous

12. Solange – Don’t Touch My Hair

11. Alaclair Ensemble – Ça que c’tait

10. Avec pas d’casque – Derviches tourneurs

09. Louis-Philippe Gingras – Parc à chiens (avec La Bronze)

08. The Drones – To Think That I Once Loved You

07. Danny Brown Ft. Kendrick Lamar, Ab-Soul & Earl Sweatshirt – Really Doe

06. David Bowie – Blackstar

05. A Tribe Called Red – R.E.D.

04. Car Seat Headrest – Drunk Drivers / Killer Whales

03. Radiohead – Ful Stop

02. Fred Fortin – Oiseau

01. Nick Cave & The Bad Seeds – I Need You

Les 75 meilleurs albums de 2016 selon LCA (de 25 à 1)

25. James Blake – The Colour In Anything

«C’est un généreux 76 minutes de musique qu’il nous envoie par la gueule. Ça fait beaucoup à prendre d’un seul coup. C’est beaucoup de rythmes atypiques, de mélodies inhabituelles et de mélancolie à absorber. C’est le genre d’album qui nécessite bien des écoutes. Mais au fur et à mesure, on découvre tellement de subtilités, tellement de beauté, tant de fragilité et d’humanité qu’il est très difficile de rester de marbre.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/james-blake-the-colour-in-anything/
 

24. Holy Fuck – Congrats

«Holy Fuck a toujours su concocter des brûlots entraînants, et c’est encore le cas avec Congrats, mais ce qui arrive à captiver pendant tout l’album, c’est la variété des compositions et des nuances. On passe par des rythmes soutenus et tout en retenue dans une pièce, par des arpèges mélancoliques et poignants dans une autre, et par des apothéoses énergiques judicieusement placées ailleurs.» (MR)

http://lecanalauditif.ca/holy-fuck-congrats/
 

23. A Tribe Called Red – We Are The Halluci Nation

«L’électro d’A Tribe Called Red a toujours été très accessible et ça le reste avec ce troisième opus. Ils réussissent à métisser les cultures en mélangeant l’électro et les chants amérindiens. On sent aussi qu’ils sont de plus en plus à l’aise dans cette démarche et qu’à chaque album leur parole se définit un peu plus.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/a-tribe-called-red-we-are-the-halluci-nation/
 

22. Frank Ocean – Blond

«En fait, il n’y a tout simplement pas de faiblesses sur l’album tout comme Channel OrangeBlond est vraiment un digne successeur. On parlera encore longtemps d’Ocean qui apporte une nouvelle voix au R&B et au soul.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/frank-ocean-blond/
 

21. Xiu Xiu – Plays The Music Of Twin Peaks

«Cette nouvelle mouture de la trame sonore de Twin Peaks est un disque aussi magnifique qu’inusité, aussi lugubre que lumineux, aussi terrifiant que consolateur. Cette production est un tour de force, rien de moins! Vous serez conviés à un voyage sonore irréel qui vous retrempera tout de go dans la série et qui réussira même à séduire les néophytes de Twin Peaks tant ce qui est proposé est habilement modernisé.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/xiu-xiu-plays-the-music-of-twin-peaks/
 

20. Oathbreaker – Rheia

«Oathbreaker se détache toutefois de ces groupes associés généralement à la vague du USBM avec sa grande habileté à jongler avec les genres. Avoir une voix féminine aide certainement à varier les procédés d’attaques, les ambiances et les transitions. Ça, Caro Tanghe le fait à merveille.» (JSF)

http://lecanalauditif.ca/oathbreaker-rheia/
 

19. Kaytranada – 99.9%

«Dans l’ensemble, 99.9 % est un album bien réussi et particulièrement cohérent pour un premier album studio. Il faut dire que Kaytranada produit frénétiquement depuis quelques années et que ça semble toujours bouillir entre ses deux oreilles. Tant mieux! Le producteur nous offre des pièces de qualités qui méritent une grande visibilité.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/kaytranada-99-9/
 

18. Andy Shauf – The Party

«Avec une plume fine et une voix mielleuse unique, l’artiste possède d’énormes atouts en tant qu’auteur-compositeur-interprète. The Party mérite qu’on tende l’oreille afin d’accéder à un univers sensible, touchant et à fleur de peau. Un véritable coffre aux trésors signé Andy Shauf.» (RTV)

http://lecanalauditif.ca/andy-shauf-the-party/
 

17. Whores. – Gold

https://whores.bandcamp.com/
 
 
 
 
 
 
 

16. Avec pas d’casque – Effets spéciaux

«Depuis les 5 dernières années, je m’évertue à répéter, le plus délicatement possible, que c’est en étant parfaitement authentique et parfaitement local qu’un artiste parvient à toucher à l’universel. Et Avec pas d’casque réussit cet exploit avec une délicatesse et une humilité bouleversante. Un disque folk introspectif et contemplatif parfait.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/dcasque-effets-speciaux/
 

15. Nothing – Tired Of Tomorrow

«Tired Of Tomorrow est un disque plus direct, plus à vif et plus urgent que Guilty Of Everything duquel se dégage une tristesse magnifique et une honnêteté qu’on ne croise plus très souvent dans la musique d’aujourd’hui.» (CL)

http://lecanalauditif.ca/nothing-tired-of-tomorrow/
 

14. Greys – Outer Heaven

«Greys s’amuse aussi avec les habituels codes du grunge en utilisant à bon escient la légendaire formule «loud quiet loud», mais avec une inventivité et une conviction qui feraient rougir beaucoup de vieilles moppes issues de cette époque. C’est ce qu’on appelle faire évoluer un genre musical de belle façon. On assiste donc à l’avènement d’un groupe qui, à sa deuxième production, refuse obstinément le surplace, ce qui augure très bien pour la suite des choses.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/greys-outer-heaven/
 

13. Anderson.Paak – Malibu

«Sorti à la mi-janvier, ce Malibu réchauffe les sens, nous entraînant sous les chauds rayons du soleil californien à coup de beat mêlant rap «smooth» (style côte ouest), R&B, gospel, soul, pop (intelligente) et house (si peu, mais si bien exploité).» (PB)

http://lecanalauditif.ca/anderson-paak-malibu/
 

12. Chocolat – Rencontrer Looloo

«Rencontrer Looloo est plus travaillé, mieux réalisé et mise beaucoup plus sur le «musicianship» que le précédent effort. Moins accrocheur, du moins lors des premières écoutes, il n’en demeure pas moins qu’on a affaire encore une fois à un excellent disque. Même si Hunt est mélodiquement moins présent qu’en mode solo, l’exécution est plus précise, plus fluide et met parfaitement en relief l’immense talent musical de Chocolat.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/chocolat-rencontrer-looloo/
 

11. Beyoncé – Lemonade

«Lemonade est un album qui vaut toute votre attention. De la pop grand public de cette qualité, il s’en fait très peu. Beyoncé ne reste pas sur place, mais elle ose, elle travaille, elle essaie et elle réussit.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/beyonce-lemonade/
 
 

10. Swans – The Glowing Man

«Michael Gira est âgé de 62 ans. À son âge, on n’en a plus rien à cirer de ce que les autres pensent. La plupart de ces vénérables musiciens préfèrent s’asseoir sur leurs lauriers et se contentent de promouvoir sans grand enthousiasme leur patrimoine musical. Gira ne fait pas partie de ceux-là. Il ne fait qu’à sa tête, repousse ses propres limites et nous escorte dans des sentiers qu’il a lui-même balisés.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/swans-the-glowing-man/
 

09. The Drones – Feelin’ Kinda Free

«C’est de la musique angoissante, par et pour des angoissés. Comme Liddiard le chante en début d’album, “les meilleures chansons sont comme des mauvais rêves”. Si c’est là que ça vous démange, The Drones grattent bien et fort. Il se peut même que ça saigne un peu.» (MR)
 
http://lecanalauditif.ca/the-drones-fellin-kinda-free/
 
 

08. Danny Brown – Atrocity Exhibition

«Vous avez aimé Old? Vous allez sans doute aimer tout autant Atrocity Exhibition. Si vous avez les oreilles frileuses aux mots injurieux, Brown est une mauvaise destination. C’est rempli de mots offensants qui pourraient sans doute faire pleurer cette pauvre jeune femme qui a découvert le rap américain dans son Amérique blanche où les gens de couleurs se limitent à arpenter les ghettos.» (LPL) 

http://lecanalauditif.ca/danny-brown-atrocity-exhibition/
 

07. Antoine Corriveau – Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter

«Dans notre univers hyperactif dans lequel le positivisme de pacotille et le sourire «Colgate» sont la norme, l’œuvre de Corriveau peut faire office de casse-pied dépressif. Et pourtant, la tristesse et la morosité font partie de la vaste gamme des émotions humaines. De classer Corriveau dans un registre «noir» est à mon avis totalement réducteur… car c’est en plongeant sans compromis dans nos abîmes personnels que l’on est plus à même de découvrir ce qui nous fait vibrer ou pas.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/antoine-corriveau-cette-chose-cognait-creux-de-poitrine-vouloir-sarreter/
 

06. Nick Cave And The Bad Seeds – Skeleton Tree

«Ceux qui sont fanatiques de Cave en format plus grinçant seront quelque peu déstabilisés à la première écoute, mais ça se replace rapidement dès les auditions subséquentes. Et c’est grâce à cette fusion quasi parfaite entre les atmosphères sonores, aussi glauques que rayonnantes, et l’interprétation magistrale de Cave. Oui, c’est un immense disque qui me hantera pendant encore longtemps. Essentiel.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/nick-cave-the-bad-seeds-skeleton-tree/
 

05. Radiohead – A Moon Shaped Pool

«Pour un deuxième album de suite, les arrangements et les ambiances ont décisivement le dessus sur les mélodies qui s’incrusteraient dans le cœur et dans les neurones. Peut-être que le Radiohead qui fait chanter les foules en chœur ne peut plus exister. Si on l’accepte, A Moon Shaped Pool est un autre très bon album, à défaut d’être un autre classique contemporain.» (MR)

http://lecanalauditif.ca/radiohead-a-moon-shaped-pool/
 

04. Klô Pelgag – L’étoile thoracique

«Est-ce que je vous ai dit que c’était réussi pour Klô Pelgag? La jeune femme offre l’un, sinon le meilleur album de pop québécoise de 2016. Elle le fait avec intelligence, profondeur, créativité et assurance. L’Alchimie des monstres était excellent et L’étoile thoracique réussit à repousser de nouvelles limites. Il n’y a vraiment aucune raison à part la surdité pour bouder ton plaisir.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/klo-pelgag-letoile-thoracique/
 

03. Fred Fortin – Ultramarr

«C’est aussi salopé que beau, aussi atténué que chambranlant et ça évoque le calme après une furieuse tempête de neige. Avec UltramarrFred Fortin s’impose une fois pour toutes comme l’un des grands de la chanson québécoise. Après sa disparition, lorsqu’on revisitera son œuvre en entier, on prendra alors conscience qu’il aurait fallu lui dire merci d’avoir décloisonné la chanson bien de chez nous en lui insufflant des ascendants folk rock états-uniens de luxe.» (SD)
 
http://lecanalauditif.ca/fred-fortin-ultramarr/
 

02. Car Seat Headrest – Teens Of Denial

«Pour accompagner cette plume acérée, une musique rock bien graissée, électrifiée (excellente guitare mise à l’avant-scène), trempée, comme nous l’écrivions plus haut, dans un grunge rock actualisé. Mais pas seulement. On écoute et on pense à Franz Ferdinand, à Dinosaur Jr., à Sebadoh, à Weezer, à Green Day, à Bright Eyes, aux Pixies même (excellente intro à la Frank Black sur Not What I Needed), à Pearl Jam, à…. Bon, vous voyez le genre.» (PB)

http://lecanalauditif.ca/seat-headrest-teens-of-denials/
 

01. David Bowie – Blackstar

«Que ce soit bon ou mauvais importe peu désormais. Pensez-y. De mon vivant, je n’ai jamais vu une mort d’artiste aussi digne, aussi théâtrale et aussi belle, finalement. David Bowie est mort comme il a vécu. Comme dans un film. Mes respects, monsieur!» (CL)

http://lecanalauditif.ca/david-bowie-blackstar/