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FME 2017 : Soir 1 – polyculture et stoner

FME / Dominic McGraw

Le FME se mettait en branle ce jeudi 31 août 2017. Les festivaliers avaient droit à un spectacle d’ouverture qui mettait en vedette A Tribe Called Red, dont l’excellent Halluci Nation est en nomination sur la courte liste du prix Polaris. Retour sur une première soirée fracassante.

Réussir où Montréal échoue

Montréal pour fêter ses 375 ans et pour rattraper la bourde de Rozon et sa publicité plus blanche que blanche, avait organisé un grand spectacle de TOUTES LES CULTURES qui finalement manquait de substance. La soirée d’ouverture du FME a réussi précisément là où cet événement a échoué. Plutôt que d’essayer d’empiler le plus d’artistes de cultures étrangères d’un peu partout, ils ont programmé trois artistes de qualités avec des personnalités fortes et des influences qui viennent d’un peu partout.

La Bronze a lancé la soirée avec son électro-pop contagieux. Elle y était en formule trio avec Clément Leduc et Francis Brisebois, ses acolytes de toujours. Parce que La Bronze en plus de chanter, s’occupe des percussions. Rien de moins. Elle a invité pour Geoffroy le temps d’une chanson et celui-ci s’est installé aux percussions, mais c’était à moitié réussi : la caisse claire sonnait plus comme un micro qui est défectueux qu’une caisse claire. Heureusement, la situation a été rétablie pour la suite. Son invitation lancée à Louis-Philippe Gingras était beaucoup plus réussie. Celui-ci s’est présenté sur scène pour jouer Parc à chien tiré de son album Troisième rangée sur laquelle La Bronze chante. Totalement réussie. La Bronze a aussi interprété sa version de Formidable de Stromae en arabe et a terminé avec l’excellent Roi de nous. Sans oublier qu’elle a réalisé un rêve d’enfance en bodysurfant pendant quelques minutes. Bref, que du plaisir.

FME / Christian Leduc

C’est Pierre Kwenders qui lui succédait sur scène. Il en profité pour nous envoyer les chansons de son nouvel album Makanda at the End of Space, the Beggining of Time. Sa rumba congolaise avec des lourds penchants électro-pop et rock se révèle efficace à souhait. Ce n’est pas facile de faire danser une foule qui ne connaît pas encore les titres. Pourtant Kwenders a fait danser les gens et les a séduits avec ses interventions un tantinet arrogantes et sûres de lui. Mais toujours avec le sourire. Il a aussi joué quelques pièces de son album précédent Le dernier empereur bantou : African Dream, Mardi Gras et Popolipo. Il était accompagné par son band essentiellement composé de membres de la formation Bad Dylan. Une autre prestation réussie.

FME / Christian Leduc

Chasser le froid en gang

Puis, c’est A Tribe Called Red qui est monté sur scène. Le trio de DJ n’a pas attendu pour faire danser la foule. Après une chanson, le feu était pogné et nous réchauffait de la fraîcheur de la soirée. Parce qu’il faut le dire, il fait pas chaud chaud à Rouyn-Noranda. Le mercure affichait 4 degrés en soirée, une température automnale avant le temps. ATCR a mélangé les chansons contemporaines avec des trames des années 80 et 90 et des chants amérindiens. Le tout en nous envoyant des projections qui récupéraient des clichés horribles amérindiens en dessins animés. Il a quand même fallu attendre le dernier 20 minutes de spectacles pour qu’ils nous envoient leurs chansons originales. Ils ont fait un medley qui comprenait R.E.D., The Road, Suplex, The Virus et quelques autres qui se fondaient les unes dans les autres. Je suis ressorti du spectacle avec un gros sourire et un peu de sueur sous mes pelures.

FME / Louis Jalbert

Fuudge terminait ma première soirée de FME au Cabaret de la dernière chance. Pour l’occasion le bar de la 8e rue était bien rempli. Le quatuor a joué les chansons tirées de leurs deux premiers EPs dont les très réussies Caller un magicien, Man esti qu’la côte est tough à monter, Ju et La Chambre rouge. Ils ont dédié le spectacle au père de Louis-Philippe Gingras, Cliff Burton (ceci étant évidemment une blague) en plus de nous jouer des nouvelles chansons. En rappel, ils nous ont envoyé leur reprise très réussie de 21st Century Schizoid Man de King Crimson.

Une soirée qui lance le tout en grand. Je vais aller soigner mon mal de tête et on se rejase de tout ça demain.

La playlist à Boubi d’août 2017

Salut les mélomanes!

Ça fait quelque mois maintenant que je suis sur Spotify, et étrangement, je n’ai jamais autant fait de découvertes par moi-même. Ce qu’on me présente dans les mix qui me sont dédiés est beaucoup trop lisse et me plait une fois sur deux; ce qu’on y met dans les playlists officielles ne me surprend pas vraiment. On dirait que les découvertes faites par moi-même seront toujours plus plaisantes et plus surprenantes que celles qu’on me propose. Loin de moi l’idée de parler en mal du géant du streaming. Spotify donne accès à monsieur madame Tout-le-monde accès à une tonne de musique pour pas cher, ce qui est quand même cool. Ça me donne encore plus de moyen pour gratter plus loin et découvrir des trucs qui sortent de l’ordinaire.

Bref, tout ça pour dire que vous trouverez dans la playlist Rose Fargo, Canon Blue, Phoebe Bridgers, Alvvays, Catherine Leduc, Fuudge, D R M S, la nouvelle de Wolf Parade, Corridor, Hundred Waters, Ludovic Alarie pis pleins d’autres.

Bonne écoute!

 
 

 
 

Retour sur le Festival en chanson de Petite-Vallée 2017

Crédit: Étienne Fournier

Ah… la Gaspésie… c’est charmant comme endroit. Dans un décor encore une fois paradisiaque, les 142 habitants de Petite-Vallée (OK et les 1000 de Grande-Vallée) nous attendaient pour fêter la musique tous ensemble. Le résultat? Des soirées bien arrosées où la musique était omniprésente, des après-midi à travailler face à la mer et une tonne de souvenirs à ramener à la maison.

Des Sœurs bien-aimées et un country-man encore fringant

Ce sont les Sœurs Boulay et Patrick Normand qui étaient les porte-parole de la présente édition. Il faut dire que les deux premières viennent de New Richmond et qu’elles ont passé par le camp en chanson étant plus jeune. C’était donc un retour émouvant pour la paire qui a même composé une chanson pour encourager les jeunes à rester sur les bancs d’école.

Jeudi soir, un spectacle était organisé avec près de 450 jeunes! 450 JEUNES! Nous avons eu droit à un mur d’enfants qui chantaient tantôt des pièces de deux Sœurs, tantôt un succès souvenir de Patrick Normand. Ça vous fait de la voix ti-pépère. Les artistes étaient visiblement émus de voir autant d’enfants se pencher sur leur répertoire. Déjà les émotions revolaient un peu partout, incluant dans la salle. Ma première réaction à la vue de cette myriade de petits chanteurs m’a même valu un regard en coin et un sourire d’une Gaspésienne visiblement satisfaite que le journaliste montréalais en ait déjà plein la vue.

Les Sœurs Boulay ont récidivé sur scène deux jours plus tard dans un spectacle qui comptait plusieurs surprises, dont 3 invitées de marque : Klô Pelgag, Amylie et Marie-Pierre Arthur (une autre locale). Interprétant en trio une chanson des Sœurs avant de passer à une chanson de l’invité, la formule était convaincante et a donné lieu à plusieurs moments de franche camaraderie sur scène. Klô Pelgag était visiblement la moins habituée à ce genre de contexte et la gêne se lisait dans son visage avant la première chanson. Mais une fois la musique partie, tout a coulé comme de l’eau. Les Sœurs Boulay nous ont quant à elle réchauffé le cœur avec Les Couteaux à beurre, Alexandre, Mamie, mamie et plusieurs autres succès. Une soirée riche en émotions et en mélodies convaincantes.

Des après-midi douces

À Petite-Vallée contrairement à d’autres festivals qui nous obligent à courir sans bon sens, il n’y a qu’un spectacle à la fois. Ce qui nous permet de tout voir et de profiter réellement des performances. Certains concerts étaient présentés en fin d’après-midi juste avant l’heure de l’apéro. Amylie nous a livré une performance très honnête en compagnie de deux musiciens qui en étaient seulement à leur deuxième spectacle à ses côtés. Parmi ceux-ci se trouvait Guillaume Chartrain (Louis-Jean Cormier, Navert). Elle nous a même permis de choisir la fin d’une chanson en nous demandant : « Vous voulez beau ou rushant? » Elle a nous a enfilé plusieurs tubes dont Tout oublier et Bateau en plus d’offrir une reprise de The Park de Feist.

Klô Pelgag malgré une laryngite nous a aussi offert une solide performance. C’est quand même incroyable de la voir se donner de la sorte malgré son corps assailli par l’infection. Tout pour le rock, à ce qu’on dit! Cela lui a permis aussi de nous avouer candidement (et sans donner de contexte au reste des spectateurs) que c’était la première fois qu’elle portait un suppositoire pendant un spectacle. Comme je le disais : tout pour le rock! Pelgag a offert des versions légèrement trafiquées de ses chansons, réarrangées pour la scène. C’était réussi que ce soit avec Insomnie, Au musée Grévin, Samedi soir à la violence, Nicaragua ou encore Rayon X. La récipiendaire du prix Félix-Leclerc a convaincu une autre foule qu’elle était en train de devenir l’une des artistes les plus intéressantes de la belle province.

Des fins de soirées qui trémoussent

Tu te demandes ce que j’ai fait de mes fins de soirées? Ben j’ai fait aller mon popotin sur différents genres de rythmes à quatre reprises, dont une qui m’a laissé délaver. Chronique de plaisirs dansants.

Tout ça a commencé avec Dumas qui incitait au vice avec ses nombreux appels : « sur la piste de danse. » Pas de farce, toutes ses chansons étaient rendues sur la piste de danse. Valait mieux les y rejoindre. Il nous a balancé des succès avérés comme Alors, alors, Miss Ecstasy, J’erre, Je ne sais pas et plusieurs autres. Un peu comme lorsque je l’avais vu au Quartiers d’hiver en 2016, la fête était de mise. Toujours aussi efficace que les meilleurs géos du Club Med, Dumas a fait lever la foule, l’a fait danser et à la fin, il ne restait plus personne sur les quelques chaises dans la salle. Non seulement ils étaient debout, mais tous avaient un gros sourire étampé dans le visage. Mission accomplie.

Le lendemain, c’était à prévoir, allait être une grosse soirée parce que Les Hôtesses d’Hilaire étaient en ville. Ils ne font pas les choses à moitié lorsqu’il est temps de mettre le party dans une salle. Avec leur habituel dynamisme, les Acadiens ont fait danser sur les rythmes qui évoquent les soirées passées à consommer du tabac qui fait rire. Ils ont offert Je m’en souviens des petits bouts, Boule boule, Fait faillite, Eastbound and down et quelques autres en laissant de longs moments d’explorations instrumentales au grand plaisir des spectateurs qui se sont laissés aller sur les rythmes psychédéliques. À entendre les discussions après le spectacle, ceux qui ne connaissaient pas encore la bande sont tombés raide en amour avec eux. La soirée s’est terminée autour d’un feu qui résistait au vent capricieux.

Le troisième soir, c’était le groupe anciennement connu sous le nom de Sandwich aux œufs (c’est une blague de Klô Pelgag lors de son concert), Fuudge de faire groover les spectateurs au Théâtre de la Vieille Forge. Le groupe qui vient de faire paraître son deuxième EP était en grande forme et nous a balancé son prog-grunge (ou progrunge? On crée le terme?) direct dans la margoulette. C’était pas mal plaisant pour les oreilles pendant que David Bujold nous enfilait des chansons mélodieuses comme Ju ou encore Man esti qu’la côte est tough à monter qui aurait été écrite pour la mythique côte du Théâtre de la Vieille Forge. Parmi les chansons du nouvel EP, ils nous ont joué la très efficace Caller un magicien et Nirvâna. Ce groupe continue de prendre de l’assurance et il amène un son différent à la scène. C’est du rock original et diablement efficace.

Finalement, c’est Samito qui nous a fait danser à en suer toute l’eau qu’on avait dans le corps. Lorsque les dernières notes ont résonné dans le théâtre de la Vieille Forge, ma chemise avait pris une douche. Bref, c’était une soirée à se faire aller la vareuse où Samito nous a livré Tiku la hina, Senhora, Oskia et même une Flôr chantée en toute intimité à une spectatrice qui fêtait ses 32 ans. Un moment assez cute et émouvant! Le plaisir des musiciens sur scène était contagieux et s’est propagé à la salle où de nombreux spectateurs se déhanchaient sur les rythmes contagieux du chanteur originaire du Mozambique. Une excellente façon de terminer mon séjour à Petite-Vallée.

En plus, Samito était notre invité musical à l’émission Plaque Tournante que vous pouvez revoir ici!

Encore une fois, le Festival en chanson de Petite-Vallée nous a accueillis comme des rois dans ce petit paradis terrestre. J’étais triste de laisser derrière moi le bruit apaisant du fleuve et de ses vagues réconfortantes. Merci, Petite-Vallée, on se dit à l’année prochaine? Ce serait ben le fun…

http://festivalenchanson.com/

La programmation musicale de ZH Festival 2017

ZH Festival est le nouveau nom qu’arbore le fameux Zone Homa qui depuis des années est un pourvoyeur de relève artistique de qualité. D’abord centré autour du monde du théâtre, l’événement a ouvert de plus en plus ses portes à d’autres formes d’art, si bien que cette année, c’est 16 artistes musicaux qui vont fouler la scène dans des vitrines format plateau double. C’est une occasion parfaite pour découvrir ce qui se trame dans les souterrains de la musique québécoise et surtout rencontrer des artistes qui seront les grands de demain.

13 juillet

Les premiers à se présenter sur scène sont Jérôme St-Kant et Les Louanges. Le premier est originaire de Québec et son nom commence à circuler sur la scène indépendante. Peu de matériel est disponible sur internet, mais sa première chanson intitulée Skateboard démontre un talent pour la mélodie mélancolique. Avec sa poésie atypique, il trouve des chemins intéressants pour exprimer ses émotions. Vincent Roberge, mieux connu comme la bougie d’allumage du groupe Les Louanges, a connu un parcours réussi aux dernières Francouvertes. L’habitant d’Hochelaga pourra jouer à la maison et dispenser son rock plein de soul et de petites pépites d’or dans lors de cette soirée.

14 juillet

Caroline Savoie a le vent dans les voiles. Au dernier gala des prix Trille Or, elle a raflé le prix dédié au Nouveau-Brunswick. L’Acadienne fait de plus en plus parler d’elle et son charisme extraordinaire a tôt fait de convaincre les sceptiques. Maxime Auguste est aussi un des participants à la dernière édition des Francouvertes et de l’Étoile montante Ford. Bref, ça se passe pour le jeune homme. Avec sa poésie aux accents comiques, il complète à merveille son folk country mélodieux.


 

20 juillet

Zagata est le projet solo de Jesse Proteau qui a mis quelques années à préparer les chansons de son premier EP paru l’an dernier : Backseat. Préparez-vous à des chansons qui incorporent des synthétiseurs, des drum machines des années 80 avec une bonne touche de nostalgie et des airs pop. Tsé la pub de Barbies resto-bar grill? Ben c’est Choses Sauvages, sauf qu’à leur habitude, le quatuor est plus rock et chante dans les deux solitudes. Par moment, c’est un peu disco ou dansant ou encore un peu coloré de synthétiseurs, mais généralement, c’est très efficace.

27 juillet

Sainte-Rose est un groupe d’indie-rock avec de grosses mélodies pop. Si vous avez envie de vous laisser-aller sur des airs qui intoxicant pour les oreilles, ils sont de solides pourvoyeurs. Leur EP Sweet Talk paru l’an dernier en est un bon témoin de ce que la bande a à offrir. Fuudge n’est pas sucré, Fuudge ne contient pas vraiment de chocolat, mais il est délicieux. Fuudge en sont à un deuxième EP avec Man! sorti au début du mois de juin. Il confirme ce que nous pensions déjà, ils seront sur la scène québécoise pour un bon bout avec leur grunge qui flirte avec le stoner rock et le psychédélisme. C’est comme si ta grand-mère t’avait concocté des sucreries, mais en écoutant du Nirvana assez fort pour déranger ses voisins. Ça défrise!

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Les EP à LP du mois de juin 2017

Fuudge – Man!

Après un premier EP réussi, la formation Fuudge revient à la charge avec Man! Ce deuxième mini-album garde un peu de grunge du groupe, mais continue de faire du rock mélodieux qui rentre au poste. Le groupe nous offre aussi quelques chansons un peu plus atmosphériques comme Caller un magicien qui flotte dans la stratosphère avant de nous frapper d’un gros riff de guitare. Satan pour sa part nous donne une bonne dose de lourdeur efficace.
 
 

Louis-Philippe Gingras – La rangée des popsicles

Après son troisième rangée réussi, Louis-Philippe Gingras nous livre une couple de chansons assez plaisantes pour les oreilles dont la mélancolique et douce Sutton. Gingras nous chante aussi Rouyn-Noranda et sa folie quotidienne. Son folk rock se fait aussi efficace sur la Calvette du Saint Graal qui rappelle la grande tradition de la chanson américaine. C’est quelques chansons de plus qui s’ajoutent à son répertoire déjà bien plaisant pour les tympans.
 
 

Brown – Popluv

Le trio familial Brown est de retour avec un EP. On alterne sur Popluv entre le plus traditionnel sur Should I’ve Been There et une production hyper contemporaine sur What About You. Si vous avez déjà aimé le premier album, vous risquez d’avoir autant de plaisir à écouter cet EP qui recèle des chansons qui explorent un peu plus loin dans les différents recoins du hip-hop et des styles connexes.
 
 
 

Bernice – Puff

Tu veux de la bonne pop alternative qui mélange un ensemble de genre du dance au R&B? Bernice est là pour toi. Dès les premières notes de St Lucia, on est happé par la voix magnifique de Robin Dann. La bande de Toronto regroupe des collaborateurs d’Owen Pallett, Bahamas et Diana. Leurs chansons sont à la fois veloutées et poignantes. Et c’est résolument l’un des groupes les plus sous-estimés en ce moment sur la scène canadienne.


 

>Loud – New Phone

Pendant que son collègue Lary Kidd lançait son premier album Contrôle, Loud préparait une sortie de son bord aussi avec New Phone. Avec des chansons aussi veloutées que 56K, le jeune homme propose des textes efficaces et bien construits avec des débits intéressants. Loud a une facilité à créer des mélodies accrocheuses dans ses rimes et Le Pont de la rivière Kwaï, une histoire de rupture approchée avec un angle bien intéressant qui donne tout le sens au titre.

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