Duchess Says Archives - Le Canal Auditif

Deuxième vague de noms pour POP Montréal

On se rapproche tranquillement de la mi-août, moment fatidique de l’annonce de la programmation complète de POP Montréal. Déjà, les premiers noms nous promettaient quelques spectacles intéressants. Voici que cette deuxième vague pique notre curiosité encore un peu plus qu’elle ne l’était déjà. Préparez-vous à vous gâter les oreilles.

Quelques grosses pointures

Parmi les artistes qui surfent sur cette deuxième vague, on note Public Service Broadcasting qui vient tout juste de lancer son nouvel album Every Valley. La parolière extraordinaire Juana Molina sera aussi d’office à la Fédération ukrainienne le jeudi 14 septembre. Autre artiste qu’on surveille depuis la sortie de son excellent EP Puff, Bernice, sera à la Sala Rossa le même soir. Le groupe canadien Royal Canoe partagera la scène avec Little Scream et Lydia Képinski alors que Lunice animera le party de l’année de POP Montréal.


 
 

Des noms intéressants qui sont sur notre radar

Naomi Punk avait fait paraître l’intéressant Television Man en 2014. La bande sera de passage à Montréal dans le cadre de POP environ un mois après la sortie de leur nouvel album Yellow. Teen Daze sera pour sa part d’office au Ritz P.D.B. le vendredi 15 septembre. Autre spectacle qui s’annonce haut en couleur, Saxsyndrum, Fleece et Nancy Pants partageront la scène à l’Esco, le 16 septembre. Ce même soir, Serpenwithfeet sera en ville avec Moor Mother, Yves Tumor et Michele Nox. Un de nos groupes locaux les plus intenses, Duchess Says partagera la scène avec New Fries et Ellemetue au Ritz P.D.B., toujours le samedi 16 septembre.

Cette deuxième vague d’annonce commence à compliquer les choix de spectacles pour le mélomane. Imaginez quand la dernière portion d’artistes sera annoncée à la mi-août! En attendant, il y a déjà des spectacles à mettre à l’agenda.

https://popmontreal.com/fr/

La programmation complète du FMEAT 2017

C’est ce moment attendu chaque année, celui où on apprend la programmation complète et ce qui nous attendra à Rouyn-Noranda pendant la fête du travail. Déjà quelques noms avaient été annoncés plutôt cette année. Vous pouvez les découvrir ici! Passons au plat de résistance…

Jeudredi

Pour ce premier soir de l’édition 2017, en plus d’A Tribe Called Red qui seront sur la scène extérieure, on retrouvera La Mverte, les doux de Thus Owls, les grooves de King Abid, Slosh et les furieusement solides de Duchess Says. Une bonne façon de commencer 4 jours de festivités.

Des lancements, du fun pis toute une soirée

Jason Bajada lancera son Blondie en direct de Rouyn-Noranda. À date, ses simples sont totalement convaincants. On a hâte d’entendre tout ça sur scène. Ce n’est pas le seul lancement qui aura lieu vendredi soir, Eman X Vlooper nous prépare aussi une nouvelle galette qu’ils vont nous garnotter pendant le spectacle hip-hop avec Alaclair Ensemble, Lary Kidd et Mathew James (un natif de la région). Vous pensez que c’est tout ce qui se passe? OH QUE NON. Les gens du FME ont pensé à nous, on les remercie. A Place To Bury Strangers sera là pour un concert! Ça fait tout un voyagement pour arriver là.


 

Parmi les autres participants, le barde Louis-Philippe Gingras sera à la maison, Julien Sagot, The Franklin Electric, Zen Bamboo, Elephant Stone, Chocolat et Bloodshot Bill. Les Français d’AeroBrasil, le chanteur américain Deke Dickerson et les Floridiens The WildTones. N’oublions pas non plus Pierre Flynn!

Saturday night’s alright for fighting

Mon Doux Saigneur est l’une des sorties attendues de l’automne et ça se passe à Rouyn-Noranda! On a très hâte. On y verra aussi Antoine Corriveau, Kroy, Saratoga, Betty Bonifassi et son magnifique projet Lomax, le duo montréalais I Shot Samo, le projet d’Adèle Trottier-Rivard : Le bleu,Raphaël Dénommé, Lubik et le groupe australien The Decline. Ce sera assez rock avec Barry Paquin Roberge, Les Dales Hawerchuk, les bruyants Belges d’It It Anita et Blood and Glass qui a lancé plus tôt cette année Punk Shadows.


 

Se bercer pour se remettre des abus

Si ton foie n’est plus capable le dimanche, tu pourras lui donner un peu de repos avec la douceur des chansons de Mat Vezio ou encore le piano imagé de Jean-Michel Blais. Si par contre, t’as toujours envie de danser, Le Couleur sera sur place tout comme Klô Pelgag et ses chansons magnifiques. N’oublions pas le charmant Matt Holubowski, ANEMONE ou les bruyants de HOAN.

Ce sera aussi le soir du métal avec le groupe suédois Marduk! Ils seront précédés d’Incantation et Abysmal Dawn. Ça risque d’être lourd en ti-pépère.

Une autre édition qui nous donne l’eau aux oreilles (euh… ça se dit-tu?). Prépare-toi Rouyn-Noranda, le Canal s’en vient pour célébrer la musique encore une fois. On se voit au bar des chums!

http://www.fmeat.org/

Périple au festival Santa Teresa

Le festival Santa-Theresa amorçait sa première édition jeudi passé avec une programmation assez charnue dispersée dans six bars, une place extérieure et une église. Franchement, c’était un solide line-up, il y en avait beaucoup à voir, et l’accueillant centre-ville de Sainte-Thérèse était l’endroit rêvé pour un tel évènement.

Le festival a commencé sur une fausse note, avec une performance de Jesse Mac Cormack au bar Prohibition qui fut retardée de plus d’une heure, au grand bonheur de ses fans qui constituaient la moitié du bar qui ne parlait pas pendant l’entièreté du spectacle. Il était un peu décevant de le voir performer dans ces conditions médiocres, d’autant plus qu’il n’était accompagné que de sa guitare acoustique. De ce que j’ai cru entendre, c’était une bonne performance, Les louanges et Lydia Képinski ont eu de meilleures conditions pour leur spectacle, dans un Saint-Graal assez bien rempli et majoritairement silencieux. Les Louanges nous a offert une performance solo un peu fragile, mais bien colorée d’accords jazzés et de quelques acrobaties vocales pour la plupart très bien exécutées. On a même eu droit à un solo de shaker aux influences free-jazz de Lydia Képinski en guise de solo de batterie!

Képinski et son groupe ont ensuite enflammé les saintes planches de leur pop klôpelgag-esque aux tendances électroniques bien originales. L’altiste/claviériste (Blaise Borboën) nous remplissait le spectre harmonique de belles basses profondes, que ce soit avec son Moog ou avec son alto trafiqué par un gigantesque ensemble de pédales. Pendant ce temps, Képinski jouait de sa guitare comme si elle s’était métamorphosée en synthétiseur. Malheureusement, la chanteuse avait quelque peu de misère à garder la tonalité en tête quand tout le groupe jouait, ne pouvant pas s’entendre correctement dans le petit bar. Ça donnait un bon spectacle tout de même. Somme toute, c’est une formation originale, très prometteuse et bien le fun à voir jouer.

Je suis allé terminer ma soirée au mythique Montecristo, en premier lieu en compagnie de Corridor. Le groupe nous a surtout joué de la nouvelle musique, un peu moins dense et saturée, tirée de leur prochain album. C’était pas pire, mais sans plus, un peu comme We Are Wolves, qui ont donné une très bonne performance physique, mais ce au détriment de leur performance musicale. Le groupe était loin de leur studio au Montecristo, où les batteries électroniques sonnaient toutes comme si elles étaient échantillonnées directement d’un drum machine cheap des années 80 – 90… dans chacune de leurs pièces. Ça finissait par être lassant, d’autant plus que les rythmes qui en sortaient n’ont pas la vertu d’être très authentiques. Le batteur aura beau monter sur sa batterie tant qu’il voudra, musicalement ce n’était pas égal à leur album.

Le lendemain, je me suis faufilé dans l’église Sainte-Thérèse-D’Avila pour aller voir Safia Nolin, qui nous a livré une performance un peu monotone, dont un cover de Between the Bars d’Elliott Smith auquel on a enlevé toute pertinence, et ce malgré le gilet de sauvetage vocal de Patrick Watson. Louis-Jean Cormier lui a succédé pour nous interpréter quelques-unes de ses pièces, mieux écrites et surtout beaucoup mieux livrées. Il nous a fait monter beaucoup plus haut que l’on s’y attendrait d’un acte homme-guitare, avec une belle maîtrise de son instrument et de sa voix… Inutile de préciser aussi qu’une église, ça sonne bien en maudit pour ce type de spectacle là.

Je me suis gardé Watson pour le lendemain, par contre, pour courir voir Hoan au Montecristo, qui nous ont offert un spectacle qu’on aurait aussi espéré moins monotone. Techniquement, c’était bien. Les moments les plus subtils étaient assez bien exécutés, mais quand ça avait à monter mettons que ça manquait de jus. Ils auraient avantage à sortir de leur esthétique hipster blasés par moments. La soirée a vraiment commencé avec Suuns, qui a donné un des meilleurs spectacles du festival (sinon le meilleur). Ces gars-là ont tout compris à comment mélanger le dance et le post-rock tout en gardant une esthétique bien punk déglinguée. Les grosses basses de leurs synthés et les énormes rythmes de batteries ont complètement réussi à réchauffer l’assistance. Techniquement, c’était impeccable, presque tout était au quart de tour, le batteur est une machine (il a été parfaitement synchro avec le drum machine pendant tout le long du spectacle… sans clic), le chanteur est démoniaque, le claviériste et le guitariste/bassiste sont plus renfermés dans leur équipement, mais ils n’en sont pas moins excellents… L’énergie était là, l’ambiance était là, on avait le goût que ça dure toute la soirée.

La barre était donc haute pour les excentriques Duchess Says, qui ont relevé le défi avec un spectacle complètement sauté et partiellement ésotérique. Annie-Claude Deschênes, qui constitue l’essence de leur esthétique live, n’a pas attendue longtemps pour aller se promener dans le pit et ce, jusque dans le fond de la salle. Elle y est restée essentiellement tout le spectacle, en lançant des bonbons et des serviettes aux fans, les coiffant d’une casquette déguisée en tête d’animal étrange, etc. Ça donnait l’impression d’être dans une secte par moment. Somme toute, c’est un excellent groupe en live, bien que la musique soit quelque peu négligée par moments.

La dernière journée s’est entamée au bar Prohibition avec Peter Henry Phillips, qui nous a fait une belle performance dans, bar oblige, de piètres conditions. Vraiment, c’était presque insultant pour lui d’avoir autant de gens crier par dessus les haut-parleurs… Un choix de salle étrange de la part des organisateurs.

Je suis ensuite passé voir Alaclair Ensemble, qui n’était pas à leur meilleur dans la froideur du printemps, avant d’aller me rasseoir sur les bancs de l’église de Sainte-Thérèse pour assister à la performance de Wilsen et de Patrick Watson (pour vrai cette fois là). Comme je m’y attendais, Wilsen n’a pas beaucoup réchauffé la salle avec leur performance en grande partie monotone, et même lassante. Soit les quatre musiciens croyaient vraisemblablement qu’ils étaient encore en studio, soit ils étaient pétrifiés devant la magnificence de la salle dans laquelle ils jouaient.

Une chose est sûre, ils ont des croûtes à manger pour accoter Patrick Watson et ses acolytes. Ils ont donné comme toujours une performance presque sans lacunes… Bien des groupes auraient à apprendre d’eux; ils utilisent à la perfection toutes les émotions pouvant être soutirées à leur musique, zigzaguant entre les passages ultra-puissants, le volume dans le fond, et ceux plus doux parfois mêmes se défaisant de leurs micros, avec une agilité hors du commun. Évidemment, une grosse partie de la job est faite quand on s’entoure de tels musiciens, autant versatiles qu’expérimentés (pour la plupart)… La seule vraie lacune de son spectacle, c’est son dernier album. Les pièces de celui-ci sont vraiment moins intéressantes, et vu qu’une grande partie du set est composé de pièces de son dernier album, ça brise un peu la fluidité et l’excellence de la chose. Ils ont aussi joué deux nouvelles pièces qui ne semblent pas vouloir être bien différentes, il faut espérer que son prochain soit à la hauteur de ses anciens, pour que son prochain spectacle soit au maximum de son potentiel. Mais c’est là qu’on voit le talent de la bande : même avec des pièces moins intéressantes, il réussit à captiver et à donner le meilleur spectacle possible.

Le festival s’est terminé pour moi avec Dilly Dally. Leur post-punk lo-fi et guttural, donne une performance intéressante… sans plus. C’était bien exécuté, ça groovait, mais ça devenait long rapidement. Peut-être la chanteuse était-elle trop préoccupée par l’hémorragie qui l’a frappée à l’index vers le début du spectacle. Si c’est le cas, ce n’est pas très punk.

Somme toute, les organisateurs de Santa-Theresa ont bien fait ça pour une première édition : ils ont choisi une belle brochette d’artiste assez varié, ont mis beaucoup de très bons artistes undergrounds en premier plan et ont choisi un beau site avec des salles pour la plupart adéquates pour les spectacles qui s’y trouvaient (sauf le maudit bar Prohibition)… Vraiment, ça fait du bien un autre festival qui ne fonctionne pas uniquement sur l’apport de capital des artistes, comme certains le font à excès. C’est une bonne première aventure qui, je l’espère, sera suivie par plusieurs autres encore plus variées!

http://www.santateresa.ca/

10 raisons d’aller visiter Sainte-Thérèse pour Santa-Teresa.

Si tu vis dans la grande région métropolitaine, tu devrais te garder les 27,28, 29 et 30 avril (pour te remettre) de libre. Le festival Santa-Teresa frappe fort pour sa première édition. Si comme beaucoup de citadins, tu te dis : « mais j’ai pas de char! » Ben l’organisation a pensé à toi. Un service de navettes gratuites partira de la station Montmorency sur présentation d’un billet pour l’événement. Et si tu te dis que c’est trop loin tout ce trajet de métro, pour 10$ tu pourras quitter du Palais des Congrès de Montréal grâce à ShareTheBus. En attendant, voici 10 excellentes raisons d’aller faire un tour sur la couronne nord de la métropole.

1. Patrick Watson

Patrick Watson ne donne jamais de mauvais spectacles. Alors les deux représentations risquent d’être tout à fait plaisantes pour les oreilles. Sans compter que le 28 c’est Safia Nolin et Louis-Jean Cormier qui font les premières parties alors que le 29 c’est les excellents de chez Wilsen. Joie.


 

2. A Tribe Called Red

La formation A Tribe Called Red a frappé un coup de circuit avec son nouvel album The Halluci Nation. Celui-ci est un sérieux aspirant au prix Polaris et le groupe a le vent dans les voiles. Ça risque d’être tout un pow-wow (t’as pognes -tu?).


 

3. Alaclair Ensemble

La bande de minces viendra faire bouncer les babouins et babouines qui seront présents à la scène extérieure le 29 avril. Il y a tellement de bonnes raisons de faire la route, mais disons qu’on va commencer par : Tu pensais que c’est ça que c’tait, mais c’est pas ça que c’tait.


 

4. Suuns

Suuns donne toujours un bon spectacle. Ce sera la chance de te plonger dans un état second en t’abandonnant aux rythmes transcendants de la formation montréalaise. En plus, ils seront dans la même soirée qu’HOAN et nos prochains, Duchess Says.


 

5. Duchess Says

À elle seule, Annie-Claude Deschênes vaut le déplacement. Véritable bête de scène, elle est très bien entourée dans Duchess Says. Philippe Clément et Simon Besré sont deux plus que capables musiciens qui s’assureront que ton popotin bouge en masse.

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La programmation du festival Santa Teresa

Le festival Santa Teresa lance aujourd’hui la programmation pour sa première édition. Ce nouvel événement avait précédemment annoncé la venue de Patrick Watson et City and Colour sur la Rive Nord. Est-ce que les programmateurs allaient s’arrêter à ces deux noms d’envergure? Oh que non. Santa Teresa compte sur des artistes très intéressants qui valent le détour.

Dès le jeudi 27 avril, les spectateurs pourront se frotter à de la relève de qualité. Au Saint-Graal, le plateau double Les Louanges et Lydia Képinski vous donnera l’occasion de faire votre rattrapage sur l’édition 2017 des Francouvertes. We Are Wolves sera au Montecristo alors que Xavier Caféïne fêtera les 10 ans de Gisèle au Cha Cha.

Le vendredi 28, Mon Doux Saigneur et Philemon Cimon seront au Saint-Graal alors qu’HOAN, Suuns et Duchess Says joueront au Montecristo. Une solide soirée de rock attend les festivaliers. Au Cha Cha, c’est Ralph et Geoffroy qui feront plaisir aux amateurs d’électro-pop de qualité. Et Beyries sera en prestation à La Protestante dans un spectacle présenté par Culture Cible!

Finalement, samedi le 29, la scène extérieure s’animera avec Rymz, Alaclair Ensemble, The Franklin Electric, July Talk et A Tribe Called Red! Oui, oui, ça va swinger sur un temps à Sainte-Thérèse. À l’Église Sainte-Thérèse-d’Avila, ce sera la jeune sensation Wilsen qui sera d’office en première partie de Patrick Watson. Au Saint-Graal, c’est Mathieu Bérubé et Laurence Castera qui prendront la scène alors que Stevenson, Helena Deland et Dilly Dally seront au Montecristo. Du côté du Cha Cha, on aura droit à Aliocha. Finalement, la fin de soirée se passera au HB Bar avec Husser (The Posterz) et Lou Phelps.

Une solide programmation pour cette première édition du festival Santa Teresa. On a bien hâte d’aller virer sur la Rive Nord à la fin avril!

http://www.santateresa.ca/