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Top 10 Dillinger Escape Plan

Le groupe hardcore Dillinger Escape Plan fermera les livres sur une longue carrière bien remplie pour une formation avec un son aussi violent. D’ailleurs, les spectacles de DEP sont d’une rare intensité et les membres du groupe se sont souvent retrouvés sur une civière après avoir trop donné. Après de nombreuses dents de perdus, des membres cassés et même une balle dans la tête, la formation a décidé de mettre un terme au projet avec un ultime album: Dissociation. En attendant la critique, nous vous proposons un top 10 des meilleures chansons de DEP. Et vous? Quelles sont les vôtres?

1. Panasonic Youth (Miss Machine)

2. 43 % Burnt (Calculating Infinity)

3. Lurch (Ire Works)

4. Prancer (One of Us Is The Killer)

5. Hollywood Square (Irony Is A Dead Scene)

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The Black Queen – Fever Daydream

The black queenGreg Puciato, ça vous dit quelque chose? C’est ce type athlétique qui s’époumone en tant que leader de Dillinger Escape Plan depuis l’époque de Miss Machine. On a également pu l’entendre aux côtés de Max Cavalera et Troy Sanders de Mastodon sur le premier album du supergroupe métal Killer Be Killed et voilà qu’il rapplique avec un nouveau projet intitulé The Black Queen aux côtés des bidouilleurs Joshua Eustis et Steven Alexander.

Les sensibilités pop de Greg ne sont pas un secret pour personne. C’est même grâce à son apport que des pièces accessibles comme Black Bubblegum et One Of Us Is the Killer existe au sein du répertoire de DEP. Ce nouveau projet exploite exclusivement cette facette de la personnalité du chanteur, qui semble vouloir prouver qu’il peut faire autre chose que hurler dans un micro. En entrevue, il a d’ailleurs dit que The Black Queen se voulait un hommage à Depeche Mode et Tears For Fears.

Est-ce que Greg pourrait éventuellement abandonner Dillinger et se consacrer exclusivement à sa reine noire?

Bonne question.

Premièrement, quand il parle de rendre hommage aux piliers de la new wave, on pige très bien ce qu’il veut dire, mais on pense également beaucoup aux ambiances de Nine Inch Nails sur Pretty Hate Machine. Le ton est résolument sombre et il y a quelques bons flashs par-ci par-là. Je pense notamment à Maybe We Should/Non-Consent, Ice To Never et la finale Apocalypse Morning. Malheureusement, aucune pièce de l’album n’arrive à la cheville du génie mélodique des pionniers dont il se réclame. On ne se fait jamais époustoufler par un refrain comme quand on écoute The Hurting de Tears For Fears ou Violator de Depeche Mode. J’irais même jusqu’à dire que l’interlude Strange Quark est sans conteste le meilleur moment de l’album et que le trio aurait dû en faire une véritable chanson.

Ensuite, la production ultra-léchée tapera sur les nerfs de ceux qui pensent que le rock californien devrait arrêter de vouloir sonner aussi propre à tout prix (voir A Perfect Circle). En 2016, il y a moyen de se faire remarquer sans embarquer dans le moule strict des radios commerciales dites alternatives.

Au final, et contrairement à DEP, le projet peine à trouver sa propre voix et n’arrive pas à marcher dans les souliers de ceux qui l’inspirent. Cela dit, c’est un premier jet et peut-être que la suite s’avérera concluante. D’ici-là, je peux penser à au moins une centaine de classiques de la new wave avant d’avoir envie de réécouter Fever Daydream. Mais tant qu’à faire, je vais réécouter le travail pour lequel Puciato peut désormais se permettre de financer ses à-côtés.

Ma note: 6/10

The Black Queen
Fever Daydream
Indépendant
43 minutes

http://www.theblackqueen.com