Dear Denizen Archives - Le Canal Auditif

Exclusivité : Dear Denizen – Mary Love

C’est aujourd’hui la Saint-Valentin et pour l’occasion, Dear Denizen a décidé de faire paraître une toute nouvelle chanson. Mary Love est une lancinante balade soul touchante qui sonne autant comme une trame parfaite pour les moments intimes qu’une soirée en solitaire accoudé à un bar. Cette Mary Love est le mirage de l’amour exprimé à travers son solo de guitare des années 80. N’allez pas penser que ça jure, au contraire, ça magnifie la chanson. Ngabonziza Kiroko possède une voix capable de vous jouer dans les trippes et Mary Love en est un excellent exemple. Mais je vous laisse vous faire une idée par vous même.

Dear Denizen sera en concert avec Radiant Baby au Divan Orange le 24 février dans le cadre de Montréal en Lumière. Les détails ici.

*Le visuel pour la chanson est une création de Marin Blanc.

https://deardenizen.bandcamp.com/

La programmation des Quartiers d’hiver 2017

Cette année encore, les bonnes gens du FMEAT nous invitent à braver le Parc de La Vérendrye pour aller jouer dans la neige au mois de mars. Du 9 au 11 pour être plus précis. La qualité est encore au rendez-vous quoique certains spectacles nous laissent un peu de marbre. Résumé d’une programmation qui vaut amplement la route entre Montréal ( ou Québec ou Paris ) et Rouyn-Noranda.

Le tout démarre en lion avec un spectacle d’Adam Strangler et Lisa Leblanc. Bizarre mélange, mais un peu comme la tourtière et le ketchup, c’est différent, mais les deux sont délicieux alors pourquoi ne pas les consommer ensemble? En fin de soirée, au Cabaret de la dernière chance, c’est Jacques Jacobus qui nous présentera les pièces de son premier album solo post-Radio Radio. À date, ça semble prometteur.


 
 

Vendredi, c’est la soirée hip-hop qui est peut-être moins dans notre palette. Rymz, Saye et D-Track prendont la scène les uns à la suite des autres pour faire plaisir aux amateurs de rap. En fin de soirée, les festivaliers auront le choix entre les rappeurs français Odezenne et Dear Denizen… dures décisions. Puis, samedi pour clore le festival en beauté, les mélomanes auront le choix entre Panzerfaust et Anonymus (la soirée métal) ou encore Helena Deland, Gabrielle Shonk et Matt Holubowski. Finalement, pour clore en beauté, Gazoline se fera aller la guitare au Cabaret de la dernière chance alors que Shash’U fera tourner ses platines.

Cette programmation a peut-être l’air moins excitante que les éditions précédentes à première vue, mais plusieurs artistes en pleine ascension y seront. Nous pourrons dire que nous les avons vus alors qu’ils étaient encore méconnus. Et vous? On se voit l’autre bord du Parc!

http://www.quartiersdhiver.com/

Les 20 meilleurs EP de 2016 selon LP Labrèche

20. Dear Denizen – Now Here

Paru en toute fin d’année, le groupe mené par Ngabonziza Kiroko a pondu un Ep où le soul détient une place de choix. Si Mumford and Sons ne faisait pas de la musique plate, ça se rapprocherait de ce qu’on trouve sur Now Here. Ça élève l’âme avec des refrains fédérateurs et puissants et évite tous les pièges du convenu.


 
 

19. Cri – Tell Here

Les années passent et la scène électro montréalaise se développe de belle manière. Cri est un exemple de ce qu’on peut offrir dans l’électro sensuel avec des touches de R&B et de pop. Tell Her est son EP le plus achevé et surtout une œuvre à la fois dansante, mélodieuse, intelligente et bien tissée. Je m’attends à ce qu’il soit un gros nom planétaire dans les 3 prochaines années à l’instar de Kaytranada.


 
 

18. Thomas Monica – Delta mystique

Thomas Monica piquait ma curiosité lorsqu’il avait fait paraître son premier EP, mais Delta mystique affirme son talent indéniable. On y trouve de la pièce pop-rock bien composé avec des refrains mélodieux à souhait. Le français nous offre 15 minutes de plaisir qu’on espère bientôt pouvoir convertir en un album complet. Il serait temps!


 
 

17. Loïc April – Div/sion

L’ex-Protofiev a lancé en janvier dernier un premier EP en solo. Les trois chansons de Div/sion sont toutes excellentes. Vous pouvez vous attendre à un mélange de punk mélodieux à la Weezer, de post-punk inventif et de textes bien écrits. La lourde et mélancolique Nos mémoires, la bruyante Fantôme et la dynamique Ne rien faire sont délicieuses.


 
 

16. On a créé un monstre – Théâtre des catastrophes

La bande d’OACUM fait généralement dans la musique à la distorsion bien présente. Voilà qu’ils ont décidé d’aller dans une nouvelle direction qui leur sied très bien. Ils ont laissé de côté la distorsion pour inclure plus de pianos et laisser libre cours à leur don pour la mélodie efficace. C’est surprenant et totalement réussi particulièrement sur Par-dessus bord et Kaléidoscope.


 
 

15. Bronswick – Chassés-croisés

Catherine et Bertrand font de la chanson en français de qualité. Signée chez Lisbon Lux (Le Couleur, Paupière), la paire offre de la musique électro de qualité avec de très belles mélodies efficaces. La vaporeuse Un degré de séparation fait partie des meilleurs moments d’un EP qui flatte gentiment les tympans. Insomnie fait aussi belle figure avec ses basses plus lourdes et sa trame dynamique.


 
 

14. Solids – Else

Solids nous est revenu cette année avec un EP des plus lourd, bruyant, mélancolique et mélodieux. Bref, tout ce qui m’a toujours plus chez le duo montréalais. Plus gras que jamais, Else nous propose quatre nouveaux titres qui valent le détour. La délicieuse Blank Stare, la lourde et dissonante Wait It Out ainsi que l’entraînante Blurs vous feront passer d’excellents moments.


 
 

13. Abakos – New Constellation

Le duo de Pierre Kwenders et Ngabonziza Kiroko (Dear Denizen) a fait paraître un premier EP cet automne. Leur projet est à la fois hyper mélodieux, aventureux dans ses trames électroniques audacieuses et leur petit côté politique. Il y a quelque chose de sombre qui habite la paire et qui se transforme en pépite d’art lorsqu’exprimé à travers la musique.


 
 

12. Navet Confit – EP 7

Notre légume mariné préféré a fait plusieurs projets marquants cette année dont son Minneapolis Normcore Karaoke Mixtape. Parmi ceux-ci se trouve l’EP 7 qui en plus d’inclure la chanson Ton Voyage tiré de son LOL, compte sur 4 chansons qui n’ont pas fait l’album. C’est parfois mélancolique à souhait et beau, surtout sur Triangles et parfois fuzzé à souhait sur Vers la mer ou vers le ciel.


 
 

11. Baby In Vain – For The Kids EP

Baby In Vain est en voie de devenir l’export le plus intéressant du Danemark loin devant Lars Eller. Le trio tout féminin affectionne particulièrement la lourdeur et les guitares à la distorsion chaude et enveloppante. La Brute du Rock salive chaque fois que l’EP s’entame et arrête de déverser sa bave sur le sol lors des dernières notes de Worthwhile. Ce n’est pas peu dire.


 
 

10. Le Husky – Échec éros

Ça faisait très longtemps que Yannick Duguay ne nous avait pas livré de la nouvelle musique. Sa dernière parution datait de 2010 avec La Fuite. Heureusement, nous avons eu droit à l’excellent EP Échec éros cette année. De la sublime Dans la neige à l’entraînante et groovy Les chiens, l’auteur-compositeur-interprète démontre qu’il n’a pas perdu la main pour deux sous.


 
 

9. Vince Staples – Prima Donna EP

Vince Staples avait fait belle figue avec l’album Summertime ’06 et le jeune rappeur en a remis cette année avec ce mini-album de sept titres. Prima Donna est un peu plus expérimental que son travail précédent et frappe dans le mile à plusieurs reprises. La chanson-titre, une collaboration avec A$AP Rocky, est particulièrement réussi avec ses rimes qui rentrent à la vitesse d’un TGV et son refrain surprenant.


 
 

8. Laura Babin – Water Buffalo

Après deux ans et demi de silence, Laura Babin est revenue avec un excellent EP de quatre titres en novembre dernier. La pièce maîtresse, la chanson-titre, offre de moments sublimes de montée musicale. La jeune musicienne offre une interprétation plus solide que jamais et crée des ambiances efficaces qui se perdent souvent dans la réverbération et les atmosphères riches.


 
 

7. Charlotte Cardin – Big Boy Ep

Je pense qu’on peut dire honnêtement que l’année 2016 a été marquée par Charlotte Cardin qui a fait sa place dans le milieu musical. À coup de trames sensuelles et de pièces mélodieuses, elle a charmé les mélomanes avides de pop qui flirte avec le jazz, le blues et le R&B. Like It Doesn’t Hurt, une collaboration avec Husser (The Posterz) et Les échardes brillent particulièrement sur ce mini-album délicieux d’un bout à l’autre.


 
 

6. Trevor Sensor – Texas Girls and Jesus Christ

Trevor Sensor a fait paraître deux EP cette année. Concentrons-nous sur le premier. Sa voix unique qui rappelle vaguement Bob Dylan et son jeu de guitare folk dynamique vaut vraiment le détour. Voilà un jeune musicien de qui nous allons entendre parler dans les prochaines années. Il possède une âme et sait la manière de l’injecter à ses chansons.


 
 

5. Rosie Valland – Nord-Est

Rosie Valland a surpris un peu tout le monde en faisant paraître un EP en mars dernier, peu de temps après la sortie de son album. La jeune femme s’est dirigée dans une nouvelle direction musicale tout en collaborant avec les mêmes musiciens : Jesse Mac Cormack, les frères Levac (Pandaléon) et Anaïs Constantin. La mélodieuse Concession, la rythmée L’isle et la poignante chanson-titre vous feront passer un beau moment.


 
 

4. Le Monde dans le feu – Le Miracle de la météo

Il se fait peu d’aussi beaux projets qui mettent de l’avant le mot et la poésie francophone que le duo dynamique du Monde dans le feu. Benoît Poirier (Jesuslesfilles) s’est donné sur ce nouvel EP qui file plus vite que la lumière. Rerepas Repupu et Source de vie sont d’excellents moments musicaux.


 
 

3. Jesse Mac Cormack – After The Glow

On va être honnête, j’attends juste le moment où Jesse Mac Cormack va exploser et que tout le monde va se rendre compte de son talent. Ce jour-là où il ne traînera plus dans les bars de Montréal. Ça arrivera, parce qu’After The Glow est une autre preuve de son immense talent de créateur de chansons. La poignante Repeat, la nuancée et touchante Addict et la surprenante Never Enough vous feront passer de beaux moments.


 
 

2. Lydia Képinski – EP

Lydia Képinski sait se débrouiller avec les mots et sur son premier EP, elle montre l’étendue de son talent. La poésie magnifique d’Andromaque accumule les couches plus vite qu’à tes neuf ans quand tu voulais sortir jouer par journée de grand froid et que ta maman s’assurait que tu ne gèles pas. M’attends-tu nous plonge dans une intimité quasi gênante et Apprendre à mentir nous colle dans les neurones.


 
 

1. La Bronze – Rois de nous

De loin l’EP que j’ai le plus écouté cette année, Nadia Essadiqi a offert un EP d’électro plus sobre et ça marche à la planche. Rois de nous, c’est une collection parfaite de chansons qui commence par la pièce-titre toute en montée magnifique, qui comprend sa reprise magnifique de Formidable de Stromae et qui compte sur la sensuelle et mélodieuse Monarque.

Les EP de décembre 2016

DEAR DENIZEN – NOW HERE

Le projet de Ngabonziza Kiroko a le vent dans les voiles depuis un bon bout maintenant. Le chanteur aussi membre d’Abakos injecte une bonne dose de soul dans tout ce qu’il fait. Now Here ne fait pas exception à la règle. Que ce soit avec la rock Wanderlust ou encore avec la poignante Every Dream Is A Good Dream, il chante avec justesse et nuance. Stones In My Bed fait aussi belle figure avec son émouvante trame de piano très simple sur laquelle la voix du Montréalais frappe directement dans le cœur.


 
 

EQUINOX – ENDEAVOUR

Le producteur montréalais Equinox lançait en fin novembre son troisième EP. Il produit des trames qui sont dansantes et qui tournent autour de l’utilisation des synthétiseurs. Sur ces trames, le musicien du nom de Mathieu Magny chante aussi des mélodies vocales efficaces qui ne sont pas sans rappeler ce que fait Alex Nevsky. Musicalement, par contre, c’est très différent. Chacune de ses chansons possède un petit côté atmosphérique et léger comme le démontre habilement la sublime Gold. Fire démontre pour sa part à quel point il est doué pour créer des trames subtiles et intelligentes.


 
 

THOMAS MONICA – DELTA MYSTIQUE

On vous avait parlé de son premier EP paru en juillet 2014. Ce jeune compositeur français est un protégé de Mathieu Chédid (M). Sur Delta Mystique, on comprend d’autant plus leurs atomes crochus. Dès les premières notes d’Au-delà, les guitares sont à l’honneur. Le mépris montre un côté plus intime du Français alors Perséphone possède des petites influences gospel dans les claviers. C’est très réussi pour ce deuxième mini-album et ça mérite que vous lui donniez quelques écoutes.


 
 

DEEP FRYER – DEEP FRYER

Deep Fryer est un groupe à l’agressivité proéminente originaire du Nouveau-Brunswick. La formation compte parmi ses rangs Jean-Étienne Sheehy qui est un critique de musique bien connu dans le milieu. Plutôt qu’avec ses mots, c’est avec sa guitare qu’il s’exprime cette fois-ci… et il n’a pas l’air content. On ne peut pas en dire autant de Mike Erb qui gueule comme un défoncé à travers les quatre chansons de ce premier EP, ma foi, très satisfaisant! Pour l’amoureux de punk qui défile à toute vitesse avec une bonne dose de dynamisme, Deep Fryer est là pour te frire les tympans.


 
 

VYPERS – DEFECTO JET

Vypers est une formation de rock psychédélique fuzzé au max qui tire ses influences de la Californie. On y retrouve du Ty Segall, du Fuzz et du Thee Oh Sees. Par contre, le groupe torontois trouve tout de même le moyen de l’approcher différemment. C’est un peu plus thrash et agressif que les noms précédemment nommés. La chanson titre rentre au poste tout comme Fuckface qui possède une bonne mélodie. On a affaire ici à une jeune formation qui semble très prometteuse.
 
 

 
 

TOY – SPELLBOUND

Pendant l’enregistrement de Clear Shot, la formation TOY s’est retrouvée avec quelques chansons de trop. Ils ont d’abord fait paraître la collection de quatre titres en bonus d’achat en Angleterre avant de lui offrir une sortie en bonne et due forme. On y retrouve la continuité des pièces de l’album paru au mois d’octobre. Un ajout idéal pour le fan du groupe ou peut-être une belle découverte pour le néophyte.


 
 

LADY LAMB – TENDER WARRIORS CLUB

Lady Lamb avait fait paraître le très intéressant After en 2015. La jeune Américaine refait surface avec un nouvel EP de sept titres. On la retrouve toujours aussi inventive dans ses compositions, toujours aussi poignante dans ses interprétations et c’est pour notre plus grand plaisir auditif. La touchante Heaven Bent, la rythmée See You et la typique et théâtrale We Are Nobody Else sont toutes des bonnes raisons de tendre une oreille à cet excellent EP.


 
 

MIMO – BITTERSWEET

La Montréalaise Mimo fait dans la pop avec des influences venant du R&B, du jazz et d’Amy Winehouse en général. La jeune femme possède une approche intéressante et certaines compositions qui valent le détour. La décharnée The Rocks nous offre de beaux moments alors que The Joker possède une mélodie accrocheuse. Musicalement, ce n’est pas tout à fait à maturité et par moment c’est la réalisation qui lui joue des tours, mais c’est très prometteur.
 
 

 
 

ORANGE GECKO – EP

Orange Gecko est un nouveau venu sur la scène montréalaise. Le groupe mené par les voix de Noémie Lafortune et Morgane Asselin-Duguay patauge dans le jazz/pop/indie-rock mélangé dans un sympathique touski d’influences où le groove occupe une place importante. Ces premières compositions de la jeune formation sont intéressantes et possèdent une insouciance charmante à souhait. Un autre groupe qu’on aura à l’œil dans les prochains mois/années.
 
 

 
 

SEX MACHINE OCTOPUS – FISH IN THE SEA EP

Sex Machine Octopus a lancé un premier EP au début du mois de novembre. Ils font dans un blues rock qui évite les pièges convenus qui polluent souvent ces groupes. Oubliez les influences boboches des Black Keys et les guitaristes qui ont trop écouté Slash jouer. Intro est une chanson en soit et offre de beaux moments de rock intéressants alors que Colors fait parfois penser à des mélodies vocales qu’on trouve chez Fire/Works. Le résultat est bien intrigant. On a hâte d’en entendre plus.