converge Archives - Le Canal Auditif

Les 3 étoiles du 28 juillet 2017

The Barr Brothers – You Would Have to Loose Your Mind

Voilà une nouvelle qui va en réjouir plusieurs! The Barr Brothers lanceront Queen of the Breakers, leur nouvel album, le 13 octobre prochain. Le premier simple est la mélancolique et mélodieuse You Would Have to Loose Your Mind. On y retrouve la formation, mais avec un petit côté feutré et relax qu’on ne lui connaissait pas. Ça évoque un peu ce que fait The War On Drugs dans ses chansons les plus calmes. C’est très intéressant!


 
 

Converge – I Can Tell You About Pain

On passe à quelque chose d’un peu plus violent, disons. Converge nous font le cadeau de deux chansons aussi agressives que d’habitudes. Les guitares de Kurt Ballou sont aussi nerveuses que bruyantes, Jacob Bannon est toujours aussi convaincant dans ses chants qui versent régulièrement dans le cri primal. Une belle nouveauté en attendant leur passage au Métropolis en compagnie de Neurosis mardi prochain!


 
 

Myrkur – Ulvinde

Parmi les sorties intéressantes de l’automne, on retrouve la danoise Myrkur qui se spécialise dans le black métal avec ascendant d’harmonies vocales mystiques. Après le succès de M, paru en 2015, on attend de pied ferme le deuxième album de la jeune femme. À date, en comptant sur les simples parus, ça semble être une sortie qui se retrouvera dans les tops de fin d’année.

Le Rockfest 2017 : un weekend sans embûches

Le plus gros rassemblement de « gens pas en forme qui font des moshpits sans s’arrêter pendant trois jours au Canada » s’est une fois de plus terminé, à la plus grande tristesse des punks complètement épuisés. Cette année, nous n’avons pas eu droit à de grosses déceptions ni de grosses surprises. Pas beaucoup de mésaventures par ailleurs; la température fut plus clémente qu’annoncé, l’horaire fut respecté presque parfaitement, seul un groupe fut annulé… on a vu pire à Montebello.

Vive le Québec…

La « Saint-Jean du Rockfest » ressemblait ma foi assez peu à une Saint-Jean (probablement parce que ce n’était pas la Saint-Jean). Mis à part Les Cowboys Fringants, Mononc’ Serge et Robert Charlebois, c’était plus du genre Francofolies 2.0… parce que oui, même Planet Smashers, des anglophones, nous ont fait leur set habituel en français! Ils avaient écrit les traductions sur des affiches de carton au sharpie, et leur spectacle était tout de même impeccable, comme toujours. Le seul concert en anglais fut, tenez-vous bien, Jérémy Gabriel. Son spectacle consistait à massacrer le plus de classiques états-uniens insipides que possible en trente minutes. Pour un francophone qui sait plus ou moins parler anglais, ça fait dur.

Passons aux choses sérieuses

Autour de 50 groupes par jour se sont produits sur les cinq scènes du Rockfest, je ne mentionnerai donc essentiellement que les points importants de la fin de semaine. Le festival a commencé avec Soulfly, qui a défoncé la scène principale de leur métal brésilien. Tous les membres étaient super énergiques, et malgré le coup de vieux que Cavalera prend, il sait toujours faire faire les iconiques et lassants « HEY HEY » à la foule et ça donne un bon spectacle. The Word Alive a pris la relève un peu plus tard avec un excellent spectacle très bien exécuté et très puissant qui n’aurait pu mieux se trouver que sur les petites scènes Tony Sly, avec leurs fans près d’eux.

Blind Witness nous ont une fois de plus offert une excellente performance et ce, même avec un autre batteur que le leur, car il est actuellement en tournée avec Suffocation. Leur musique est en général bien écrite au départ, mais l’exécution sur scène presque sans faille lui procure une autre couche de violence. Cabana semblait un peu fatigué par moments, mais pas assez pour déranger le concert.

Wu-Tang Clan leur a succédé directement avec une très bonne performance. Leur DJ nous a démontré quand le temps venait qu’il n’est pas qu’un pousseux de boutons comme certains; ses solos de table tournante étaient très bien exécutés. Les MCs étaient aussi bien préparés, on voit qu’ils connaissent leur musique et qu’elle a été dûment répétée. Ce n’est tout de même pas la performance hip-hop du siècle, l’aspect visuel était presque absent et c’était un peu faible au niveau des échanges avec la foule, mais l’essentiel était bien là.

Je tiens, avant de continuer, à faire une petite mention spéciale à Metalord qui a dû mentionner leur collaboration (qui s’est révélée être longue d’une seule pièce) avec Jérémy Gabriel pour que la foule daigne venir entendre leurs mauvais pastiches de Metallica. C’était un beau pied de nez, mais leur musique n’en est pas sortie plus originale.

De retour à l’excellence avec les classiques Bad Religion, qui nous ont prouvé vendredi après-midi qu’il n’y a pas d’âge ni de style pour être un punk. Les membres, tous habillés comme des monsieurs, sont aussi rodés que dans leurs jeunes temps, et aussi intelligents. Lur concert est meilleur que bien des jeunes plus énergiques, et surtout exempts de « fuck Trump » redondant et de « fuck la société » poing en l’air.

S’en est suivi Born of Osiris, qui ont offert à leurs fans une performance massive et presque sans faille. Ils jouent ensemble avec plus de chimie que de nombreux groupe beaucoup plus expérimenté qu’eux. Encore une fois, c’est une formation qui est à son maximum sur de plus petites scènes, plus proches du public. Les deux chanteurs (le principal ainsi que le claviériste) mènent la foule avec brio du début à la fin, en faisant mentir l’esthétique un peu kitsch de leur band sur internet. Le groupe en live n’est pas le même que celui en studio. Les éclairages furent parmi les mieux exécutés du festival (en ne considérant pas les énormes actes comme Rammstein), dommage que le soleil fut encore assez présent.

Pépé et sa Guitare, A.K.A. le groupe le moins susceptible au monde à se produire juste en face de Bullet for my Valentine, nous avait préparé une setlist sur mesure à l’occasion du festival, avec une reprise de Ruby Soho de Rancid ainsi qu’un medley métal comprenant Slayer, Metallica, Pantera et plus. Le spectacle a pris du temps à bien accrocher l’audience, mais une fois terminer, tout le monde en voulait plus! Ce devait être une des meilleures performances de Pépé dont j’ai eu connaissance; l’interaction avec le public était bien placée et appropriée, et la musique était très bien exécutée comme toujours. J’ai fini par manquer BFMV, que j’avais prévu aller voir, hypnotisé par son folk rassembleur.

Si l’on attendait assez longtemps ce soir-là, on pouvait apercevoir les subtils et distingués Rammstein sur la scène principale. Le sextuor nous avait concocté un concert à l’image de leur musique : perfectionniste, dense, sensationnaliste et puissante à souhait. Pyrotechnie, explosions, lance-flammes, gaz, effets spéciaux, lumières, tout y était dans cette performance théâtrale réglée au quart de tour. La scène gigantesque était bondée de matériel pour faire ci ou ça à une ou deux reprises pendant le spectacle d’une heure et demie. Il n’y avait réellement aucune faille dans cette performance où le spectacle a complètement transcendé la musique du groupe, qui a pourtant été exécuté avec tout autant de précision. La formation prend vraiment tout son sens sur une scène; c’est comme s’ils s’étaient rendu compte que leur musique un peu redondante avait besoin d’un bon boost en direct. Ce fut un magnifique point d’exclamation à cette première journée bien remplie.

Jamais deux sans trois…

La deuxième et dernière journée principale fut moins chargée, mais les performances qui s’y donnèrent furent tout sauf décevantes. Ça a commencé avec Anti-Flag, qui a réchauffé les punks déjà bien chauds sur un moyen temps avec une performance énergique et captivante. Avec une couple de susmentionnés « fuck la société » et « fuck Trump » (à quoi s’attendre de moins d’un groupe au nom aussi subtil qu’Anti-Flag!), le moshpit en était un révolutionnaire en maudit. Le groupe bientôt quadragénaire de Pittsburgh se sentait bien en forme; la musique était vacillante, mais l’énergie était énorme. Peu après une reprise de Shoud I Stay or Shoud I Go de The Clash, Chris#2 (chanteur et bassiste) et Pat Thetic (batteur) sont allés jouer la dernière pièce au milieu de la foule, au grand malheur des gardes de sécurité qui tentaient tant bien que mal de contenir les révolutionnaires en chaleur.

Il fallut attendre le milieu de l’après-midi pour avoir un autre aussi bon spectacle, cette fois d’un style très différent. The Specials a allumé quelques joints à distance avec leur ska/soul/reggae bien dansant. On assistait par moments à une belle recherche sonore au niveau des guitares et des claviers, et malgré le petit manque d’énergie des vieux membres, ils avaient une belle chimie entre eux.

Les massifs suédois Meshuggah ont tout bonnement déclenché leur iconique apocalypse pendant trois-quarts d’heure sur la scène Jägermeister, attirant du même fait le déluge sur Montebello (il y a certainement corrélation à faire). Rien de nouveau ne peut être raconté sur les performances de ce groupe en live : ils sont d’excellents musiciens, ils connaissent leur musique sur le bout de leurs doigts, leur son est gargantuesque et leur attitude scénique est parfaitement en phase avec leur œuvre. C’est sans surprises une autre des meilleures performances de la fin de semaine.

Le soleil se couchait pour la dernière fois sur le Rockfest 2017 quand Converge se sont mis à pulvériser pesanteur et vocifération sur les pauvres punks palpitants. L’énergie que dégage ce groupe est incommensurable; soit tous sauf le guitariste étaient sur le speed, soit ils sont inhumainement infatigables. Les quatre membres étaient bien rodés malgré la complexité de leur musique, et c’est assez contre-intuitif considérant tous les mouvements qui n’étaient pas dédiés à jouer de leur instrument! On pourra voir s’ils sont capables de garder leur énergie surhumaine plus d’une demi-heure en août au Metropolis.

At the Drive-In succédèrent à Converge avec la même énergie disjonctée en nous jouant un mélange de leurs plus gros classiques et de pièces tirées de leur nouvel album. Le chanteur et son éternel afro ont sauté partout pendant une heure un peu au détriment de sa performance vocale, mais sans graves conséquences. Tous les musiciens étaient d’ailleurs un peu vacillants par moments, et ce surtout lors de changement de métrique, or dans ce type de performance la performance visuelle est presque aussi importante que la musique. C’était d’autant moins dramatique quand on regardait la réaction du public, qui attendait le groupe depuis la programmation de l’année précédente (le quintette n’avait pas pu passer la douane).

Les deux dernières performances du festival ne furent pas les moindres, au contraire; Queens of the Stone Age ont donnés le coup de grâce aux planches de la scène Budweiser, comme une antithèse de la soirée précédente. Rammstein sont au visuel ce que QOTSA sont à la musique; le groupe arrivait accompagné d’une montagne d’instruments et d’amplis pour chaque détail de leur musique, laissant l’aspect visuel complètement de côté. Il n’y avait souvent même aucun spot sur les musiciens, les laissant errer dans leur sainte recherche sonore en paix. Ils mettent la musique avant tout. C’est très en phase avec la philosophie du groupe, vestigiale des mouvements rock et hard rock plus âgé, qui ont une grande influence sur le son du groupe. Les arrangements étaient parfois considérablement différents des albums, souvent pour donner plus de puissance à la musique, et ce fut un franc succès. Les gars, frais sortis du studio, jouent comme s’ils n’avaient jamais arrêté de tourner, et ça donne un autre spectacle perfectionné au quart de tour qui a un effet bœuf sur l’audience. Dommage qu’ils aient arrêté leur set dix minutes avant leur temps, tout le monde en aurait pris plus.

La classique pluie de larmes de punks en deuil du Rockfest dut attendre un brin, parce que Mononc’ Serge et Anonymus renouvelaient leur partenariat de plus belle avec leur spectacle du temps des fêtes. La justification de Mononc’ pour avoir gardé le concept a été aussi absurde que toutes ses introductions, on suppose donc que le quintette n’aimait que trop leurs habits rouges. Pour ceux qui connaissent, il est inutile de mentionner que le concert était lui aussi presque sans faille. Ils interprétèrent les classiques de leur discographie, au grand bonheur des festivaliers qui se reconnaissaient maintenant tous dans L’âge de Bière.

Ceci mit fin au Noël des punks avec une élégance proportionnelle à celle du festival (« And a home delivered bucket of fried chicken »). Avec une édition comme celle-ci, ça donne le goût que Noël revienne chaque année. Maudite bonne chose que ce soit le cas!

http://www.montebellorockfest.com/

5 autres bands que Queens of the Stone Age que tu ne peux pas manquer au Rockfest

C’est bien difficile de passer à travers l’énorme programmation du Rockfest depuis deux ans. Les innombrables hommages et les groupes ironiques en découragent certainement plus d’un, mais une fois filtré, le portrait devient assez intéressant. Voici cinq groupes qui passent un peu dans le beurre, mais qui valent la peine que tu leur donnes un peu de ton attention sur les plaines de Montebello :

1 – Converge

L’excellent groupe de mathcore est toujours fringant après 30 ans de carrière; au niveau musical, ce groupe est dans mon top 3 du Rockfest cette année. C’est un méchant show à ne pas manquer.


 

2 – Gutter Demons

C’est bien simple : du rockabilly méconnaissable tellement il est guttural. Un heureux et original mélange entre métal, rock’n’roll et folk bien de chez nous.


 

3 – Mononc’ Serge et Anonymus

Les légendes du métal québécois nous reviennent avec une autre réunion sporadique qui ne peut pas être négligée. Le métal thrash d’Anonymus et les paroles trash de Mononc’ forment une symbiose hors du commun.


 

4 – The Birthday Massacre

Le synthé-pop métallique de la formation torontoise dépose une petite touche de mélodies lyriques au milieu de la mer de cris qu’est le Rockfest. C’est un mélange assez original, avec une esthétique bien particulière.


 

5 – Blind Witness

Ce n’est plus un secret pour beaucoup de monde, mais il faut quand même le mentionner : Blind Witness donne des spectacles incroyables. Leur très violent deathcore te réveille un festivalier un peu poqué sur un moyen temps.

http://www.montebellorockfest.com/

Critique Wear Your Wounds – WYW

« Hey Jake! Don’t quit your day job! »

C’est exactement la phrase que j’aurais dite à Jacob Bannon si je l’avais rencontré par hasard au coin de la rue après avoir écouté l’album de ce projet quasi solo.

Bon, je me serais gardé une petite gêne, évidemment. Le gars est quand même le chanteur d’un de mes bands favoris tous styles confondus (Converge pour les curieux) ainsi qu’un incroyable artiste visuel multidisciplinaire. Reste que Wear Your Wounds ne sera clairement jamais mentionné en premier dans son CV artistique.

La chanson-titre de l’album éponyme donne le ton de ce qui suivra. Un motif de piano simple qui se répète et sur lequel on ajoute progressivement des couches de guitares et d’effets jusqu’à l’atteinte du maximum d’intensité qui clôt la chanson. Ce pattern se répète plusieurs fois au sein de ce disque que Bannon a concocté avec ses potes Kurt Ballou (guitar hero de Converge et réalisateur de renom), Mike McKenzie de The Red Chord, Chris Maggio de Coliseum et Sean Martin de Hatebreed. Musicalement, on alterne entre mélancolie pianotée et agressivité contrôlée. On ne comprend pas toujours bien où les chansons veulent nous amener et on commence à triper vraiment grâce à la batterie furieuse de la 5e chanson de l’album (Best Cry of Your Life). Cette chanson est également l’une des trois pièces qui ne passent pas la barre du 5 minutes. Pour le reste, on a souvent l’impression d’écouter les chansons-interludes des albums de Converge, qui servent à décompresser et reprendre notre souffle. Rien de plus normal probablement. Reste que, pour un album de plus ou moins une heure, ça devient un brin lourd et long, malgré certains moments d’une grande beauté.

Là où le bât blesse plus sérieusement, c’est surtout en ce qui concerne la voix chantée de Bannon. Partiellement maîtrisée, elle tombe souvent à plat, noyée dans un magma d’écho, de treble et de réverbération. Ce gars-là est fait pour gueuler ses tripes. C’est même le meilleur de sa catégorie (les gars fâchés avec des tatouages). Ici, on ne peut pas vraiment profiter pleinement de son potentiel et sa voix nous laisse la plupart du temps indifférent. On peine sérieusement à s’accrocher aux pièces trop longues. La pièce Hard Road to Heaven, jouée au piano sur fond de pluie battante est essentiellement une reprise instrumentale de Something in The Way de Nirvana. C’est à croire que Jake n’a pas écouté Nevermind depuis un sacré bail.

Quoi qu’il en soit, mon respect immense pour l’œuvre globale de Jacob Bannon reste le même. Si je devais le rencontrer à nouveau, je n’oserais jamais lui faire part du moindre commentaire désobligeant. Après tout, que vaut réellement une fausse note dans une symphonie?

Ma note: 6/10

Wear Your Wounds
WYW
Deathwish
64 Minutes

https://wearyourwounds.bandcamp.com

Les 3 étoiles du 10 février 2017

Cédric Vieno – Chandail de loup

Le 24 février prochain, Cédric Vieno fera paraître son nouvel album intitulé : Autopsie d’un peureux. Pour accompagner son annonce, le Néo-brunswickois a fait paraître l’extrait Chandail de loup. Ne vous faites pas trop avoir par le titre à qui a l’air bout en train, c’est une histoire plutôt triste et mélancolique que nous raconte le jeune homme. Ça ouvre l’appétit pour la suite qui arrivera très bientôt!

Vince Staples – BagBak

Vince Staples a fait paraître les excellents Summertime ’06 et Prima Donna dans les deux dernières années. Voici qu’il lance un nouveau simple aussi dynamique qu’acide envers la situation de la société américaine. Et Staples n’y va pas avec le dos de la cuillère :

Clap your hands if the police ever profiled
You ain’t gotta worry, don’t be scary ’cause we on now
Ain’t no gentrifying us, we finna buy the whole town
Tell the one percent to suck a dick, because we on now
We on now, we on now
Tell the one percent to suck a dick, because we on now
Tell the government to suck a dick, because we on now
Tell the president to suck a dick, because we on now
We on now
We on now
We on now
We on now

On croirait qu’il n’a pas bien pris l’accession au pouvoir de Donald…

Wear Your Wounds – Wear Your Wounds

Le 7 avril prochain, le chanteur de Converge, Jacob Bannon, fera paraître son premier album solo. Fruit de plusieurs années d’enregistrements lo-fi, Wear Your Wounds compte aussi sur l’apport de son fidèle compagnon Kurt Ballou (Converge), Mike McKenzie (The Red Chord), Chris Maggio (Sleigh Bells, Coliseum) et Sean Martin (Hatebreed). L’extrait homonyme est d’une beauté et nous donne un avant-goût d’un projet plus doom métal que punk. C’est lourd, c’est emo et c’est totalement convaincant.