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Critique : The Sadies – Northern Passages

S’il y a un groupe de country rock qui mérite le plus grand des respects, c’est bien The Sadies. En plus d’avoir servi de soutien à de nombreux projets sonores (Neko Case, John Doe, etc.), le quatuor mené par les frères Travis et Dallas Good a accumulé pas moins de 10 albums studio à son compteur. Le dernier en date mettait de l’avant une collaboration avec l’être humain par excellence de 2016, M. Tragically Hip lui-même, Gord Downie.

La semaine dernière, les Torontois lançaient Northern Passages. En compagnie du batteur Matt Belitsky et du bassiste Sean Dean, les frangins Good nous proposent une autre chevauchée country rock qui possède quelques accents salopés des plus intéressants. Réglons tout de suite une chose. La chanson It’s Easy (Like Walking), mettant en vedette le bon Kurt Vile, est un très grand cru; une grande chanson à écouter à fond de train, surtout si vous aimez rouler la nuit sur nos tortueuses routes rurales. Les superbes guitares cristallines qui colorent cette pièce font la preuve que les Good y mettent toute la gomme lorsqu’il s’agit de donner vie à leur musique. C’est d’une minutie exemplaire.

Quelques chansons brassent la baraque. Je fais référence plus spécifiquement There Are No Words et à Another Season Again, celle-ci étant bâtie rythmiquement sur un « shuffle » tout droit inspiré du blues. On retrouve également quelques morceaux qui font honneur aux Gram Parsons (The Flying Burrito Brothers) et aux Roger McGuinn (The Byrds) de ce monde. God Bless The Infidels, c’est du Burrito Brothers pur jus. Riverfog View est typiquement Gram Parsons (tout fanatique de country rock se doit de connaître ce musicien américain) et avec la conclusive The Noise Museum, on se retrouve en territoire connu, à cheval entre les Byrds et R.E.M. Et que dire du jeu de guitares des frérots Good sur cette pièce? Silence radio rempli de respect.

Ce qui distingue ce Northern Passages de ses semblables, c’est cette beauté mystérieuse qui se dégage de chacune des chansons. À l’écoute de ce petit bijou, vous serez immédiatement téléportés dans un chalet rustique et lorsque dans votre songerie nocturne, vous lèverez la tête vers le ciel, vous verrez apparaître immédiatement des aurores boréales… à l’image de celles qui enjolivent la pochette de cet excellent disque.

Encore une fois, les Sadies démontrent de manière manifeste qu’ils se hissent parmi les grandes formations country rock de l’histoire de la musique. J’exagère? Pas du tout. S’agit de plonger sérieusement dans l’ensemble de leur discographie pour s’apercevoir que le travail de ce grand groupe n’a rien à envier aux meilleurs du genre. Depuis plus de 20 ans, les Sadies ne cessent d’épater. Depuis plus de 20 ans… et dans un monde fasciné par la saveur du mois, l’œuvre des Sadies mérite une sérieuse révérence.

Ma note: 8/10

The Sadies
Northern Passages
Dine Alone Music
34 minutes

http://www.thesadies.net/

Critique : The Flaming Lips – Oczy Mlody

L’un des groupes préférés de l’ami Charles Laplante (pas vraiment!) lançait le 13 janvier dernier un 14e album studio. Les Flaming Lips étaient donc de retour avec Oczy Mlody. Le dernier album officiel de la formation, The Terror, avait pour sa part paru en 2013. La bande à Wayne Coyne a également fait paraître quelques inutilités ces dernières années, entre autres, l’imbuvable With A Little Help From My Fwends; cette inutile relecture du Sgt. Peppers Lonely Heart Club Band des Beatles.

Réalisé encore une fois par Dave Fridmann (Baroness, MGMT, Spoon, etc.) Oczy Mlody raconte l’histoire d’une « nouvelle humanité » entichée par une drogue en vogue qui la propulse dans un univers féérique/enfantin. Fait à noter, l’amie de la formation, Miley Cyrus, pousse la vocalise, au maximum de ses faibles possibilités, dans la conclusive We A Family. Aux dires de Coyne, Oczy Mlody se situe entre le psychédélisme hallucinogène de Syd Barrett et le hip-hop contemporain de A$AP Rocky… après plusieurs écoutes, je ne vois toujours pas le rapport avec le rappeur.

En toute franchise, le déclin des Flaming Lips se poursuit avec ce nouvel album. Malgré le concept ampoulé, la basse tonitruante (qui est la seule constante musicale de ce disque inconstant) et le virage synthétique assumé, on peine à trouver une seule pièce valable dans ce fourre-tout faussement expérimental.

La réponse réside probablement chez le principal compositeur et tête dirigeante de la formation, Steven Drozd. Il ne faut pas se leurrer, même si Coyne est le porte-étendard des Flaming Lips, c’est la santé mentale et créative de Steven Drozd qui dicte la qualité de tous leurs albums. Bien franchement, depuis Embryonic (2009), le musicien est en perte de vitesse créative accentuée. Combiné au départ du batteur Kliph Scurlock (la parfaite réincarnation de John Bonham de Led Zeppelin), les Flaming Lips retrouvent leur naturel : un groupe surévalué qui nous a fait bien triper pendant deux ou trois albums, mais qui n’a pas l’assurance technique et imaginative pour être une véritable entité d’importance.

Ceux qui connaissent bien les Lips savent que la voix et les mélodies de Coyne ne sont pas ce qui a fait sa renommée, tant s’en faut. C’est surtout son charisme et son positivisme naïf qui ont fait de lui une icône du rock américain. Sur Oczy Mlody, les faiblesses mélodiques du chevelu chanteur sont plus que jamais étalées au grand jour. Alors, tous ces éléments nocifs mis ensemble donnent un disque très moyen, et ce, même si j’ai apprécié les éléments synthétiques incorporés au psychédélisme habituel du groupe.

La décroissance se poursuit donc pour les natifs d’Oklahoma City et je n’anticipe aucun retour à la vie pour ces probables has-been. Ne reste plus qu’à se rabattre une fois de temps en temps sur The Soft Bulletin et Yoshimi Battles The Pink Robots pour se rappeler du bon vieux temps. Ce n’est pas bien grave. Nous serons tous un jour ou l’autre en état de dégénérescence, n’est-ce pas?

Ma note: 5/10

The Flaming Lips
Oczy Mlody
Warner Brothers
57 minutes

http://flaminglips.warnerbrosrecords.com/OczyMlody/

Les 25 meilleures chansons de 2016 selon LCA

25. Mitski – Your Best American Girl

24. Holy Fuck – Tom Tom

23. Rob Crow’s Gloomy Place – Oh, The Sadmakers

22. Whores – I See You Are Also Wearing A Black T-Shirt.

21. Chocolat – Ah Ouin

20. DJ Shadow Feat. Run The Jewels – Nobody Speak

19. Fuudge – Ju

18. Elysian Fields – Shadow Of The Living Light

17. La Bronze – Rois de nous

16. King Gizzard & The Lizard Wizard – Gamma Knife

15. Klô Pelgag – Les Ferrofluides-fleurs

14. Andy Shauf – The Magician

13. Antoine Corriveau – Rendez-vous

12. Solange – Don’t Touch My Hair

11. Alaclair Ensemble – Ça que c’tait

10. Avec pas d’casque – Derviches tourneurs

09. Louis-Philippe Gingras – Parc à chiens (avec La Bronze)

08. The Drones – To Think That I Once Loved You

07. Danny Brown Ft. Kendrick Lamar, Ab-Soul & Earl Sweatshirt – Really Doe

06. David Bowie – Blackstar

05. A Tribe Called Red – R.E.D.

04. Car Seat Headrest – Drunk Drivers / Killer Whales

03. Radiohead – Ful Stop

02. Fred Fortin – Oiseau

01. Nick Cave & The Bad Seeds – I Need You

Les 75 meilleurs albums de 2016 selon LCA (de 25 à 1)

25. James Blake – The Colour In Anything

«C’est un généreux 76 minutes de musique qu’il nous envoie par la gueule. Ça fait beaucoup à prendre d’un seul coup. C’est beaucoup de rythmes atypiques, de mélodies inhabituelles et de mélancolie à absorber. C’est le genre d’album qui nécessite bien des écoutes. Mais au fur et à mesure, on découvre tellement de subtilités, tellement de beauté, tant de fragilité et d’humanité qu’il est très difficile de rester de marbre.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/james-blake-the-colour-in-anything/
 

24. Holy Fuck – Congrats

«Holy Fuck a toujours su concocter des brûlots entraînants, et c’est encore le cas avec Congrats, mais ce qui arrive à captiver pendant tout l’album, c’est la variété des compositions et des nuances. On passe par des rythmes soutenus et tout en retenue dans une pièce, par des arpèges mélancoliques et poignants dans une autre, et par des apothéoses énergiques judicieusement placées ailleurs.» (MR)

http://lecanalauditif.ca/holy-fuck-congrats/
 

23. A Tribe Called Red – We Are The Halluci Nation

«L’électro d’A Tribe Called Red a toujours été très accessible et ça le reste avec ce troisième opus. Ils réussissent à métisser les cultures en mélangeant l’électro et les chants amérindiens. On sent aussi qu’ils sont de plus en plus à l’aise dans cette démarche et qu’à chaque album leur parole se définit un peu plus.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/a-tribe-called-red-we-are-the-halluci-nation/
 

22. Frank Ocean – Blond

«En fait, il n’y a tout simplement pas de faiblesses sur l’album tout comme Channel OrangeBlond est vraiment un digne successeur. On parlera encore longtemps d’Ocean qui apporte une nouvelle voix au R&B et au soul.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/frank-ocean-blond/
 

21. Xiu Xiu – Plays The Music Of Twin Peaks

«Cette nouvelle mouture de la trame sonore de Twin Peaks est un disque aussi magnifique qu’inusité, aussi lugubre que lumineux, aussi terrifiant que consolateur. Cette production est un tour de force, rien de moins! Vous serez conviés à un voyage sonore irréel qui vous retrempera tout de go dans la série et qui réussira même à séduire les néophytes de Twin Peaks tant ce qui est proposé est habilement modernisé.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/xiu-xiu-plays-the-music-of-twin-peaks/
 

20. Oathbreaker – Rheia

«Oathbreaker se détache toutefois de ces groupes associés généralement à la vague du USBM avec sa grande habileté à jongler avec les genres. Avoir une voix féminine aide certainement à varier les procédés d’attaques, les ambiances et les transitions. Ça, Caro Tanghe le fait à merveille.» (JSF)

http://lecanalauditif.ca/oathbreaker-rheia/
 

19. Kaytranada – 99.9%

«Dans l’ensemble, 99.9 % est un album bien réussi et particulièrement cohérent pour un premier album studio. Il faut dire que Kaytranada produit frénétiquement depuis quelques années et que ça semble toujours bouillir entre ses deux oreilles. Tant mieux! Le producteur nous offre des pièces de qualités qui méritent une grande visibilité.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/kaytranada-99-9/
 

18. Andy Shauf – The Party

«Avec une plume fine et une voix mielleuse unique, l’artiste possède d’énormes atouts en tant qu’auteur-compositeur-interprète. The Party mérite qu’on tende l’oreille afin d’accéder à un univers sensible, touchant et à fleur de peau. Un véritable coffre aux trésors signé Andy Shauf.» (RTV)

http://lecanalauditif.ca/andy-shauf-the-party/
 

17. Whores. – Gold

https://whores.bandcamp.com/
 
 
 
 
 
 
 

16. Avec pas d’casque – Effets spéciaux

«Depuis les 5 dernières années, je m’évertue à répéter, le plus délicatement possible, que c’est en étant parfaitement authentique et parfaitement local qu’un artiste parvient à toucher à l’universel. Et Avec pas d’casque réussit cet exploit avec une délicatesse et une humilité bouleversante. Un disque folk introspectif et contemplatif parfait.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/dcasque-effets-speciaux/
 

15. Nothing – Tired Of Tomorrow

«Tired Of Tomorrow est un disque plus direct, plus à vif et plus urgent que Guilty Of Everything duquel se dégage une tristesse magnifique et une honnêteté qu’on ne croise plus très souvent dans la musique d’aujourd’hui.» (CL)

http://lecanalauditif.ca/nothing-tired-of-tomorrow/
 

14. Greys – Outer Heaven

«Greys s’amuse aussi avec les habituels codes du grunge en utilisant à bon escient la légendaire formule «loud quiet loud», mais avec une inventivité et une conviction qui feraient rougir beaucoup de vieilles moppes issues de cette époque. C’est ce qu’on appelle faire évoluer un genre musical de belle façon. On assiste donc à l’avènement d’un groupe qui, à sa deuxième production, refuse obstinément le surplace, ce qui augure très bien pour la suite des choses.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/greys-outer-heaven/
 

13. Anderson.Paak – Malibu

«Sorti à la mi-janvier, ce Malibu réchauffe les sens, nous entraînant sous les chauds rayons du soleil californien à coup de beat mêlant rap «smooth» (style côte ouest), R&B, gospel, soul, pop (intelligente) et house (si peu, mais si bien exploité).» (PB)

http://lecanalauditif.ca/anderson-paak-malibu/
 

12. Chocolat – Rencontrer Looloo

«Rencontrer Looloo est plus travaillé, mieux réalisé et mise beaucoup plus sur le «musicianship» que le précédent effort. Moins accrocheur, du moins lors des premières écoutes, il n’en demeure pas moins qu’on a affaire encore une fois à un excellent disque. Même si Hunt est mélodiquement moins présent qu’en mode solo, l’exécution est plus précise, plus fluide et met parfaitement en relief l’immense talent musical de Chocolat.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/chocolat-rencontrer-looloo/
 

11. Beyoncé – Lemonade

«Lemonade est un album qui vaut toute votre attention. De la pop grand public de cette qualité, il s’en fait très peu. Beyoncé ne reste pas sur place, mais elle ose, elle travaille, elle essaie et elle réussit.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/beyonce-lemonade/
 
 

10. Swans – The Glowing Man

«Michael Gira est âgé de 62 ans. À son âge, on n’en a plus rien à cirer de ce que les autres pensent. La plupart de ces vénérables musiciens préfèrent s’asseoir sur leurs lauriers et se contentent de promouvoir sans grand enthousiasme leur patrimoine musical. Gira ne fait pas partie de ceux-là. Il ne fait qu’à sa tête, repousse ses propres limites et nous escorte dans des sentiers qu’il a lui-même balisés.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/swans-the-glowing-man/
 

09. The Drones – Feelin’ Kinda Free

«C’est de la musique angoissante, par et pour des angoissés. Comme Liddiard le chante en début d’album, “les meilleures chansons sont comme des mauvais rêves”. Si c’est là que ça vous démange, The Drones grattent bien et fort. Il se peut même que ça saigne un peu.» (MR)
 
http://lecanalauditif.ca/the-drones-fellin-kinda-free/
 
 

08. Danny Brown – Atrocity Exhibition

«Vous avez aimé Old? Vous allez sans doute aimer tout autant Atrocity Exhibition. Si vous avez les oreilles frileuses aux mots injurieux, Brown est une mauvaise destination. C’est rempli de mots offensants qui pourraient sans doute faire pleurer cette pauvre jeune femme qui a découvert le rap américain dans son Amérique blanche où les gens de couleurs se limitent à arpenter les ghettos.» (LPL) 

http://lecanalauditif.ca/danny-brown-atrocity-exhibition/
 

07. Antoine Corriveau – Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter

«Dans notre univers hyperactif dans lequel le positivisme de pacotille et le sourire «Colgate» sont la norme, l’œuvre de Corriveau peut faire office de casse-pied dépressif. Et pourtant, la tristesse et la morosité font partie de la vaste gamme des émotions humaines. De classer Corriveau dans un registre «noir» est à mon avis totalement réducteur… car c’est en plongeant sans compromis dans nos abîmes personnels que l’on est plus à même de découvrir ce qui nous fait vibrer ou pas.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/antoine-corriveau-cette-chose-cognait-creux-de-poitrine-vouloir-sarreter/
 

06. Nick Cave And The Bad Seeds – Skeleton Tree

«Ceux qui sont fanatiques de Cave en format plus grinçant seront quelque peu déstabilisés à la première écoute, mais ça se replace rapidement dès les auditions subséquentes. Et c’est grâce à cette fusion quasi parfaite entre les atmosphères sonores, aussi glauques que rayonnantes, et l’interprétation magistrale de Cave. Oui, c’est un immense disque qui me hantera pendant encore longtemps. Essentiel.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/nick-cave-the-bad-seeds-skeleton-tree/
 

05. Radiohead – A Moon Shaped Pool

«Pour un deuxième album de suite, les arrangements et les ambiances ont décisivement le dessus sur les mélodies qui s’incrusteraient dans le cœur et dans les neurones. Peut-être que le Radiohead qui fait chanter les foules en chœur ne peut plus exister. Si on l’accepte, A Moon Shaped Pool est un autre très bon album, à défaut d’être un autre classique contemporain.» (MR)

http://lecanalauditif.ca/radiohead-a-moon-shaped-pool/
 

04. Klô Pelgag – L’étoile thoracique

«Est-ce que je vous ai dit que c’était réussi pour Klô Pelgag? La jeune femme offre l’un, sinon le meilleur album de pop québécoise de 2016. Elle le fait avec intelligence, profondeur, créativité et assurance. L’Alchimie des monstres était excellent et L’étoile thoracique réussit à repousser de nouvelles limites. Il n’y a vraiment aucune raison à part la surdité pour bouder ton plaisir.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/klo-pelgag-letoile-thoracique/
 

03. Fred Fortin – Ultramarr

«C’est aussi salopé que beau, aussi atténué que chambranlant et ça évoque le calme après une furieuse tempête de neige. Avec UltramarrFred Fortin s’impose une fois pour toutes comme l’un des grands de la chanson québécoise. Après sa disparition, lorsqu’on revisitera son œuvre en entier, on prendra alors conscience qu’il aurait fallu lui dire merci d’avoir décloisonné la chanson bien de chez nous en lui insufflant des ascendants folk rock états-uniens de luxe.» (SD)
 
http://lecanalauditif.ca/fred-fortin-ultramarr/
 

02. Car Seat Headrest – Teens Of Denial

«Pour accompagner cette plume acérée, une musique rock bien graissée, électrifiée (excellente guitare mise à l’avant-scène), trempée, comme nous l’écrivions plus haut, dans un grunge rock actualisé. Mais pas seulement. On écoute et on pense à Franz Ferdinand, à Dinosaur Jr., à Sebadoh, à Weezer, à Green Day, à Bright Eyes, aux Pixies même (excellente intro à la Frank Black sur Not What I Needed), à Pearl Jam, à…. Bon, vous voyez le genre.» (PB)

http://lecanalauditif.ca/seat-headrest-teens-of-denials/
 

01. David Bowie – Blackstar

«Que ce soit bon ou mauvais importe peu désormais. Pensez-y. De mon vivant, je n’ai jamais vu une mort d’artiste aussi digne, aussi théâtrale et aussi belle, finalement. David Bowie est mort comme il a vécu. Comme dans un film. Mes respects, monsieur!» (CL)

http://lecanalauditif.ca/david-bowie-blackstar/
 

Les 75 meilleurs albums de 2016 selon LCA (de 50 à 26)

50. Les Goules – Coma

«Disons que le retour des Goules est totalement réussi et bien plaisant pour l’amateur de rock. Plusieurs fans vont triper de pouvoir se plonger dans des nouvelles compositions du quintette alors que ceux qui ont découvert Kouna dans les dernières années vont voir le côté plus subversif de sa personnalité.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/les-goules-coma/
 

49. Marissa Nadler – Strangers

«L’amplitude, la clarté du son d’ensemble et tout ce qui gravite autour des chansons en tant que telles font de ce disque une totale réussite. Ceux qui l’aimaient vont l’aduler et ceux qui ont envie de parfaire leur relation avec l’artiste verront celle-ci se solidifier pour un bon bout de temps. Adeptes de folk singulier, ne passez pas à côté de cet album. Beau et triste à la fois.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/marissa-nadler-strangers/
 

48. Black Mountain – IV

«La mixture et l’alternance des voix de McBean et Webber, les claviers narcotiques/hypnotiques, les rythmes électros subtilement introduits à l’ensemble ainsi que les crescendos cathartiques dans les longues pièces, font de ce IV un album qui détient une personnalité forte. Même si parfois, Black Mountain pousse ses chansons à la limite d’un rock théâtral un peu pompeux, le groupe demeure pertinent en tout temps.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/black-mountain-iv/
 

47. Loscil – Monument Builders

https://loscil.bandcamp.com/album/monument-builders
 
 
 
 
 
 
 

46. Angel Olsen – My Woman

«À 29 ans bien sonnés, la principale intéressée ne fait pas son jeune âge. Elle n’est ni jeune ni vieille, en fait, de par l’intemporalité de son timbre de voix et de son propos. La mélancolie sera toujours l’élément le plus facilement «associable» à Angel Olsen. Reste que la fille est capable de ratisser très large dans le domaine des émotions. Au niveau de la qualité de l’écriture, j’ai une préférence marquée pour la deuxième moitié de l’album où les pièces gagnent en longueur et en contenu.» (CL)

http://lecanalauditif.ca/angel-olsen-my-woman/
 

45. The Brian Jonestown Massacre – Third World Pyramid

«Certaines fines bouches diront que c’est du «pareil au même» et ils n’auront pas tout à fait tort. Mais on parle ici de «pareil au même» d’exception, car ce Third World Pyramid, c’est du Brian Jonestown Massacre à son summum. Newcombe est en pleine maîtrise de son art, misant sur la qualité des chansons plutôt que sur de nouveaux arrangements ou encore sur un virage stylistique faussement original.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/the-brian-jonestown-massacre-third-world-pyramid/
 

44. Dead Obies – Gesamtkunstwerk

«Toutes les chansons sur Gesamtkunstwerk sont accrocheuses, intelligentes, intéressantes et touche la cible en son centre. C’est parfois un peu moins développé dans les paroles que Montréal $ud. Le groupe a mis plus d’effort sur les refrains et ça paraît.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/dead-obies-gesamtkunstwerk/
 

43. Thee Oh Sees – A Weird Exits

«J’hésite à affirmer que ce nouvel opus est la consécration du groupe ou encore que Thee Oh Sees atteint sa pleine «maturité», mais il est clair pour moi que la bande à Dwyer parvient à un nouveau standard. Une cohésion chirurgicale, une concision des chansons, une totale efficacité des moments narcotiques, mélodiquement à point, je crois humblement que ce A Weird Exits est du Thee Oh Sees à son summum.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/thee-oh-sees-a-weird-exits/
 

42. Leonard Cohen – You Want It Darker

«Sachant que Leonard Cohen se sent tout prêt du bout de sa vie, You Want It Darker peut s’avérer une écoute émotive. Les fans de Leonard Cohen pourraient éprouver un mélange de joie et de tristesse. De la joie, car You Want It Darker est une œuvre belle. De la tristesse, car son aspect testamentaire nous rappelle que le temps passe, que les années fanent les corps et que l’immense poète semble prêt à rejoindre Marianne Ihlen, son grand amour qui lui a inspiré la chanson So Long, Marianne.» (AGB)

http://lecanalauditif.ca/leonard-cohen-you-want-it-darker/
 

41. Roly Porter – Third Law

«L’album dans son ensemble est merveilleusement dosé et séquencé, mais certains passages sont si difformes et abstraits qu’on se laisse facilement distraire. C’est un peu inévitable avec une musique de cette envergure, et ça ne fait que souligner la puissance et la majesté de l’œuvre: on ne peut pas l’observer en entier d’un seul coup d’œil. Enfilez votre combinaison spatiale et embarquez.» (MR)

http://lecanalauditif.ca/roly-porter-third-law/
 

40. La Femme – Mystère

«Les attentes étaient grandes à l’endroit de La Femme étant donné le succès du dernier album. Ils réussissent et ne déçoivent pas du tout. On retrouve ce mélange très efficace de cold wave, de surf rock et de psychédélisme.» (LPL) 

http://lecanalauditif.ca/la-femme-mystere/
 

39. Mark Pritchard – Under The Sun

https://warp.net/artists/mark-pritchard/
 
 
 
 
 
 
 

38. Huerco S. – For Those Of You Who Have Never (And Also Those Who Have)

https://soundcloud.com/huerco_s
 
 
 
 
 
 
 

37. Aidan Knight – Each Other

«Les pièces sur Each Other s’enchaînent sans redondance. De la courte rengaine d’une minute trente à la pièce à long développement sur presque huit minutes, Aidan Knight se réinvente, sans nécessairement innover. Ça reste très réconfortant, familier.» (PB)

http://lecanalauditif.ca/aidan-knight-each-other/
 

36. Koriass – Love Suprême

«Love Suprême est une belle réussite. Les autres «hip-hopeux» québécois vont avoir une dure tâche pour réussir à surpasser cet album cette année. Ce qui est génial dans l’approche de Koriass c’est qu’en plus d’être extrêmement contemporain, il est à l’affût des derniers courants américains. Il est très accessible. Il va plaire autant aux fans de rap qu’aux mélomanes à l’affût des dernières tendances.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/koriass-love-supreme/
 

35. Preoccupations – Preoccupations

«Comme auparavant, la section rythmique, souple et vigoureuse, ne flanche jamais pendant que les deux guitaristes/claviéristes s’échangent des mélodies complémentaires. Il y a quelque chose de légèrement plus modeste dans les compositions, rien ne tente de bulldozer l’auditeur comme le faisait la chanson Death par exemple, mais on reconnaît le doigté et l’instinct de la formation, du moins dans les pièces les plus réussies.» (MR)

http://lecanalauditif.ca/proccupations-preoccupations/
 

34. Deerhoof – The Magic

«Sur The Magic, on privilégie l’attaque de front sans négliger un certain sens mélodique pop. Un sens mélodique un brin contre-intuitif, mais rien de déstabilisant pour tout mélomane qui aurait suivi, ne serait-ce que distraitement, les explorations du groupe. Ce qui marche à plein ici: les guitares punk-ish, mais saccadées, à la tonalité somme toute assez propre, les syncopes, la voix de Matsuzaki et tout ce qui fait de Deerhoof un groupe unique.» (JSF) 

http://lecanalauditif.ca/deerhoof-the-magic/
 

33. Kevin Morby – Singing Saw

https://kevinmorby.bandcamp.com/album/singing-saw
 
 
 
 
 
 
 

32. Neurosis – Fires Within Fires

«Le mieux qu’il reste à faire, c’est de l’écouter puisque les émotions ressenties à l’écoute de la musique de la bande de joyeux lurons sont plutôt difficiles à décrire à l’écrit. Un excellent cru qui peut très bien faire l’affaire en guise d’introduction à la discographie du groupe, si on n’a pas Through Silver In Blood sous la main!» (CL)

http://lecanalauditif.ca/neurosis-fires-within-fires/
 

31. Deftones – Gore

«Rapidement, j’ai eu plusieurs coups de foudre sur ce disque-là. Doomed User et son refrain addictif, la violence de la chanson titre, la guitare solo de Jerry Cantrell (Alice In Chains) sur Phantom Bride et la ballade Hearts/Wires. Comme c’est le cas avec tous les albums suivants Around The Fur, une écoute répétée accroît grandement le plaisir et leur musique est pleine de subtilités qui se laissent découvrir avec le temps.» (CL)

http://lecanalauditif.ca/deftones-gore/
 

30. Jenny Hval – Blood Bitch

«Le nouveau disque de Jenny Hval est aussi virulent que magnifique, tout aussi brillant qu’impétueux. Tout au long de l’écoute, j’ai ressenti toute la détermination de l’artiste d’en découdre avec le paternalisme machiste et le conservatisme ambiant tout en proposant un emballage sonore ingénieux aux antipodes du monde marketisé dans lequel on vit. Pas de doute, c’est le meilleur disque Jenny Hval.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/jenny-hval-blood-bitch/
 

29. Bon Iver – 22, A Million

«Justin Vernon a attendu 5 ans avant de se relancer dans l’aventure Bon Iver et lorsqu’on écoute les résultats, on lui donne entièrement raison. Le temps lui a permis de se lancer dans une nouvelle direction et l’empêche de créer pour créer. 22, A Million est un album conséquent qui possède une forte personnalité. On aime ou on n’aime pas, mais on ne peut certainement pas lui reprocher un manque de rigueur et de créativité.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/iver-22-a-million/
 

28. Anohni – Hopelessness

«Le discours d’Anohni, tout au long de Hopelessness, se veut peut-être pessimiste, mais sa force et sa façon de nous le livrer inspirent plutôt le courage de dénoncer une situation qui, de plus en plus, approche le seuil critique. Un disque de chanson protestataire aussi efficace que les meilleurs parut dans les années 60-70, mais avec une facture totalement contemporaine. C’est sublime du début à la fin. Anohni offre ici un disque magistral qui ne comporte aucune faiblesse.» (LPL)
 
http://lecanalauditif.ca/anohni-hopelessness/
 

27. Alaclair Ensemble – Les frères cueilleurs

«Si vous trouviez les babouins trop éparpillés sur les deux derniers, vous trouverez un réconfort total avec Les frères cueilleurs qui est beaucoup plus «focusé» sur une esthétique classique du hip-hop. Cependant, la troupe ne devient jamais plate ou conventionnelle pour autant.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/alaclair-ensemble-freres-cueilleurs/
 

26. Big Ups – Before A Million Universes

«La formation bâtit sur ce qui la rendait bien sympathique sur 18 Hours Of Static et bonifie le tout avec de meilleures compositions, un enregistrement de qualité supérieure et une suite de tounes bien efficaces. Un des meilleurs albums punk sortis depuis le début de l’année.» (LPL)

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