Busty and the Bass Archives - Le Canal Auditif

Critique : Busty and the Bass – Uncommon Good

Busty and the Bass ont dernièrement fait paraître leur premier LP, Uncommon Good, successeur logique à leurs deux derniers EP. Les gros grooves dansants qu’on leur connaît sont évidemment au rendez-vous, suivis et précédés de mélodies bien poppées et hip-hoppées ainsi que de lignes de basse et de solos bien juteux.

Sans contredit, Busty est un groupe fait pour être écouté dans une marre de monde qui danse. Dans le style, c’est souvent même la raison d’être principale de la musique : le direct. À ce niveau-là, il n’y a pas grand-chose à dire : le sens critique d’une assemblée un peu chaude étant plus ou moins faible, ça prend à l’artiste plus d’énergie que de pertinence pour briser son inertie. Comme de fait, quand on écoute l’album au-delà de l’énergie qu’il dégage, tout se met à sonner pas mal moins vivant. Certes, il y a des passages intéressants et relativement originaux, comme le troisième tiers de Bad Trip, ou encore le refrain de Memories and Melodies — qui est probablement la symbiose la plus réussie entre pop et jazz sur l’album. On croit aussi entrevoir un semblant d’exploration sonore avec le solo de guitare au début de Things Change ou le vocodeur et le rap dans les couplets de Free Shoes, mais on est loin d’une signature.

Probablement que l’optique de la scène dans leur musique est un des gros facteurs du résultat des créations en studio. Autrement dit, de trop considérer l’éventuelle représentation d’une œuvre studio, c’est de tuer un peu ce que le studio aurait pu offrir à l’artiste. La recherche sonore dans Uncommon Good est minime, et ça donne un son classique du style rendu inintéressant par la répétition. À ce niveau, GLAM, leur premier EP, était beaucoup plus riche. On voyait déjà depuis Lift (leur deuxième EP) l’originalité s’évaporer graduellement.

Les arrangements, les progressions et la composition en général sont corrects, sans plus. Oui, certaines mélodies sont accrocheuses, oui, c’est du fusion bien composé, mais on est encore loin d’une signature. On est encore pris dans les sempiternelles progressions hip-hoppées accentuées au B3 et aux cuivres en staccato, ou des petits grooves disco usés à la corde. Encore une fois, en live c’est bien cool, mais pourquoi en faire un album si c’est pour mal faire des recettes? En gros, même si l’album n’est pas totalement dépourvu d’intérêt, il manque encore à Busty and the Bass de maturité, de savoir-faire et d’originalité dans les compositions.

Ma note: 6/10

Busty and the Bass
Uncommon Good
Indica Records
44 minutes

Site Web

Mile Ex End 2017 : Retour en photo par Julien Gagnon

Tout au long de la fin de semaine, Julien Gagnon a fait aller son oeil de lynx et vous pouvez maintenant voir le résultat au complet. Voici la première gallerie photo du Canal. Joie.

Samedi

Tire Le Coyote

 
 

Megative

 
 

 
 

Aliocha accompagné de Charlotte Cardin

 
 

Aliocha accompagné de Charlotte Cardin

Pages : 1 2 3 4 5 6 7 8

5 événements incontournables pendant le Festival de Jazz International de Montréal 2017

La deuxième semaine du Festival International de Jazz de Montréal, présenté par le Groupe Banque TD, approche à grands pas. Vous vous demandez ce qui n’est pas à manquer? Voici 5 suggestions de spectacles qui risquent d’être de très belles expériences pour vos tympans.

Feist / Charlotte Day Wilson

La canadienne Feist a lancé Pleasure au printemps. Déjà, l’album s’est taillé une place dans la longue liste du Polaris. C’est un succès qui s’ajoute à ceux de Metals et The Reminder paru dans les dernières années. Le spectacle du 4 juillet aura lieu dans la magnifique salle Wilfred-Pelletier qui résonnera des guitares distorsionnées de la chanteuse torontoise. En première partie, vous risquez de faire la découverte de Charlotte Day Wilson. La jeune femme qui a fait paraître son premier EP dans les derniers mois.


 

Misses Satchmo

Comme le nom l’indique, Misses Satchmo reprend des pièces de Louis Armstrong et de quelques autres artistes sélects de jazz. Leur approche dynamique et la présence charmante de Lysandre Champagne sont des arguments suffisants pour séduire le néophyte. C’est une excellente occasion de découvrir ou redécouvrir les grandes pièces du répertoire jazz le 5 juillet à l’Astral.


 

Parc X Trio

Depuis 2007, le Parc X Trio alterne des compositions originales, des reprises fort réussies et des improvisations inspirées. Ils aiment aussi mélanger les genres et intégrer des éléments d’autres genres musicaux. Un groupe qui est à découvrir si ce n’est pas déjà fait.


 

The Brooks

Vous connaissez The Brooks? Si oui, eh bien tant mieux! Vous pourrez les voir sur la Scène TD le 6 juillet prochain deux fois plutôt qu’une, d’abord à 21 h puis à 23 h. Et si vous ne les connaissez pas, voici une excellente occasion de découvrir ces musiciens qui « got the funk ». Ceux qui animent la soirée Soul Therapy au Dièse Onze savent implanter la fête partout où ils passent. Alors? Vous, avez-vous l’esprit soul?


 

Anderson .Paak & The Free Nationals / Busty and the Bass

C’est une grosse prise pour le FIJM que celle d’Anderson. Paak. Celui qui a fait un tabac avec son album Malibu paru l’an dernier prendra la grande Scène TD pour mettre un terme à l’édition 2017. Déjà cela s’annonce comme un événement à ne pas manquer. En plus de la bande américaine, c’est la formation montréalaise Busty and the Bass qui officiera la première partie. Soyez au poste le 8 juillet prochain pour une bonne dose de soul avec une touche bien plaisante de hip-hop.


 

Ce texte a été écrit en collaboration avec la TD qui investit pour promouvoir l’accessibilité à la musique notamment en soutenant des festivals et des activités en lien avec la musique. Depuis quelques années, la TD est le présentateur principal du Festival International de Jazz de Montréal et permet la présentation d’événements de grande envergure ainsi que des rencontres privilégiées avec des artistes locaux partout à travers le Canada.