Betty Bonifassi Archives - Le Canal Auditif

FME 2017 : en route vers une première fois !

FME / Louis Jalbert

C’est avec la naïveté de la première fois (pour ma part) que nous avons traversé les kilomètres séparant Montréal de Rouyn-Norada, en route vers le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue. La table était mise pour un rallye de musique et de nombreuses rencontres. Au menu, des artistes « coup de cœur » qu’on ne veut absolument pas rater et des découvertes que l’on espère faire lors de ces quatre jours intensifs de concerts. Pour tous fans de musique, le FME marque le pèlerinage de transition entre l’été et l’automne, un rite de passage!

Un festival décomplexé

Ce qui frappe d’emblée avec le FME, c’est le travail investi dans l’organisation et la logistique d’un tel événement. Pas facile de convaincre les Montréalais de traverser le parc et faire 8 heures de voiture. Et pourtant, la formule fonctionne et bon nombre d’artistes, professionnels et journalistes se déplacent grâce à l’accueil chaleureux des organisateurs. Célébrant sa 15e édition cette année, le Festival se démarque par sa qualité et sa programmation variée. Ce qui me frappe d’autant plus, pour ma première fois, c’est l’ambiance relaxe qui règne chez le public et les artistes. On sent que le festival offre l’occasion idéale aux artistes pour essayer des formules moins conventionnelles et c’est ce qui nous plaît et marque la bonne réputation de l’événement, qui perdure depuis les dernières années.

Douceur, émotion, subtilité et sublime

En route vers l’Agora des arts pour attraper quelques chansons de l’excellent duo Thus Owl. Pour les accompagner, 3 guitaristes se retrouvaient positionnés en demi-cercle dans la foule devant la scène, ce qui ajoutait de la définition et du dynamisme à la prestation. J’étais plutôt intriguée d’entendre ce que le groupe avait de nouveau à offrir puisque leur dernière offrande Black Matter, un ep de deux chansons parut en 2015, m’avait laissé sur ma faim. Le groupe nous offre cette fois-ci de nouvelles compositions plutôt prometteuses pour la suite à venir.

Au tour de Philippe B de monter sur la scène de l’ancienne église pour le public qui est visiblement déjà conquis. Balançant entre sa guitare et le piano, l’auteur-compositeur-interprète nous a proposé un heureux mélange de pièces tirées de ses 3 derniers albums. Accompagné par la sublime voix de Laurence Lafond-Beaulne, il interprète les pièces de son plus récent album La grande nuit vidéo. Rouge-gorge et Anywhere sont d’une beauté à couper le souffle. Il en profite pour nous faire la classique Petite leçon des ténèbres puisqu’il aime faire cette chanson lorsqu’il est en spectacle dans une église, c’est concept.

FME / Louis Jalbert

Ce n’est pas le premier festival en sol québécois pour le canadien Andy Shauf puisqu’il était au Festival d’été de Québec, à Grosse Lanterne et Osheaga plus tôt cet été. Shauf arrive sur scène, fidèle à son habitude avec son allure timide sympathique. Une entrée de jeu relativement sobre qui charme le public dès les premières notes. Plutôt que de commencer son spectacle avec des pièces de l’excellent The Party (en nomination au prix Polaris de l’an dernier), il amorce avec la pièce Jenny come home. Shauf est accompagné de deux clarinettistes en plus de ses musiciens. Un ajout qui aide à enrichir les arrangements des pièces. Malgré tout, le Canadien ne réussit pas à nous réveiller (après les 8 heures de route de la journée) et n’arrive pas à nous toucher à la manière de Philippe B qui le précédait sur scène.

Rythme envoûtant et rock déroutant

Le choix est déchirant pour le 5 à 7 du vendredi (pour tous les 5 à 7 du festival à vrai dire) et j’opte donc pour Sarah Toussaint-Léveillée car je n’avais pas encore eu la chance de la voir en spectacle depuis la sortie de son album La mort est un jardin sauvage. Je ne suis pas déçue! Accompagnée par Jérémy Roy à la contrebasse, Julie Boivin au violon et Élisabeth Giroux au violoncelle, l’artiste nous interprète ses pièces poétiques et le timbre feutré de sa voix se déploie en subtilité dans les chansons.

Le petit théâtre du Vieux-Noranda se remplissait graduellement dans l’attente d’Elephant Stone qui montait sur les planches tout juste après Zen Bamboo. Le groupe psychédélique montréalais, avec 4 albums à son actif, s’inscrit dans une tendance à l’éclectisme et enchaînait les pièces avec une belle énergie contagieuse, ce qui allait dicter le reste de la soirée. On aime particulièrement les pièces dans lesquelles Rishi Dhir ajoute des notes de sitar.

FME / Thomas Dufresne

La foule s’accumulait dans la cour arrière du Cabaret de la dernière chance, espérant avoir la chance d’assister au spectacle de Chocolat. Ce qu’on remarque, c’est que la réputation du groupe est bien installée et méritée depuis la sortie de l’album Rencontrer Looloo, il y a maintenant près d’un an. Le groupe a fait le tour des festivals cette année. Ils nous offrent un set assez solide et bien rodé, toutefois sans surprises. On aime tout de même la désinvolture du groupe alors que les notes de « Ah ouin » résonnent et que la foule s’emporte.

Dernier arrêt avant de retourner à l’hôtel, le groupe de Brooklyn Sun Watchers. La description disait punk et jazz instrumental ce qui semblait être une formule gagnante pour la finale de la soirée. Les notes de saxophones bien distortionnées et les rythmes jazz s’accordent parfaitement. Une belle découverte qu’on espère avoir la chance de voir de nouveau en spectacle au Québec.

Le calme avant la tempête

Pour le 5 à 7 du samedi, c’est autour de Catherine Leduc de faire résonner les planches du Café l’Abstracto. Une vague de chaleur humaine émane de sa musique langoureuse. Elle nous confie que c’est son troisième spectacle depuis la sortie de son album en solo Un bras de distance avec le soleil. On se laisse doucement bercer par ses chansons.

Un triplé parfait à l’agora de la danse pour le vendredi soir. On découvre d’abord Le bleu. Le duo composé de Nicolas Basque et de Adèle Trottier-Rivard se dévoile enfin sur scène. Ils n’ont aucun matériel de disponible en ligne. Les compositions sont texturées et rappellent parfois Daugther et Beach House. Ils invitent Safia Nolin pour le temps d’une pièce et les deux voix féminines se marient à merveille. On a envie de se plonger davantage dans cet univers onirique.

FME / Louis Jalbert

Antoine Corriveau monte sur scène en solo pour la première chanson et entame avec la pièce Rendez-vous. Moment de silence dans la salle qui est saisie. Une succession de pièces de son dernier album Cette chose qui cognait au fond de sa poitrine sans jamais vouloir s’arrêter (cœur) fait grimper l’intensité. On le sent fougueux. Le musicien nous propose une mouture de son spectacle avec deux drums, permettant ainsi de se laisser aller dans des envolées plus violentes, contrairement à sa performance plus tranquille au parc botanique à Fleur d’eau le dimanche après-midi. C’est ce qu’on aime d’Antoine Corriveau, sa polyvalence.

Betty Bonifassi a mis le feu aux braises allumées par Corriveau. Elle entame avec une sublime interprétation voix et guitare de la pièce Black WomanBetty utilise des chaînes qu’elle fait cogner sur une caisse de bois comme instrument de musique. On est happé par l’ampleur de la voix de l’artiste. Petit bémol, lorsque l’intensité grimpe dans les chansons plus rythmées, on perd légèrement la puissance de sa voix au profit des deux guitares électriques. N’empêche que Betty réussit à faire lever et danser la foule et le party est pogné.

À l’extérieur, nous retrouvons à nouveau une ambiance festive alors que Barry Paquin Roberge est sur scène. Tout vêtu de blanc, le groupe, composé d’anciens membres des Buddy McNeils et du groupe Les Deuxluxes anime la foule dansante. J’y reste le temps de quelques chansons avant de filer en vitesse pour voir Blood and Glass. Le tandem de Lisa et Morgan Moore nous propose une pop bien groovy aux envolées lyriques doublées de violon. Une autre belle découverte pour ma part.

Voguer vers la fin

Le dimanche gris nous annonce la fin du FME. De nouveau à l’Abstracto, Mat Vézio charme la foule. Il est accompagné par Antoine Corriveau et deux choristes, dont Sabrina Halde de Groendland. Une mouture relativement sobre qui sert à merveille les pièces Fukushima, L’automne de Buffalo, Adèle et la pièce de son plus récent clip La mort est comédienne qui vous ignore. Une formule parfaite pour ce dernier 5 à 7.

Le pèlerinage prend fin sur la berge du Lac Kiwanis ou une grosse soirée nous attend. J’arrive à temps pour attraper quelques chansons de Klô Pelgag. L’artiste revient tout juste du Japon et on sent déjà l’influence de ce voyage dans son interprétation. C’est peut-être à cause du contexte ou de la foule impatiente de voir le show hommage à Richard Desjardins, mais les chansons de l’artiste nous semblent moins accrocheuses.

Drôle de choix de la programmation de mettre Matt Holubowski entre Klô Pelgag et le show hommage. Il débute avec des pièces plutôt tranquilles, ce qui ne nous aide pas vraiment à chasser le froid. Fort heureusement, il nous offre quelques pièces plus rythmées, mais on sent que la foule est vraiment présente pour Desjardins.

FME / Christian Leduc

Avec un peu de retard, le show hommage débute et Stéphane Lafleur, Bernard Adamus, Philippe B, Safia Nolin, Les Sœurs Boulay et Klo Pelgag, pour ne nommer que ceux-là, défilent un à la suite de l’autre sur scène pour nous interpréter les grandes et magnifiques chansons de Desjardins. Une formule qui semble un peu longue, alors que le froid et l’humidité ont raison de ma patience. Cela dit, la patience est récompensée par l’arrivée sur scène du grand Richard Desjardins lui-même et on sent que c’est un pur plaisir pour le public qui lui rend hommage. Une belle façon de clore le festival.

Bilan de la fin de semaine : une panoplie de belles découvertes et un gros gros coup de cœur pour le FME. Je fais maintenant partie des initiés et je dis moi aussi à l’an prochain!

La programmation complète du FMEAT 2017

C’est ce moment attendu chaque année, celui où on apprend la programmation complète et ce qui nous attendra à Rouyn-Noranda pendant la fête du travail. Déjà quelques noms avaient été annoncés plutôt cette année. Vous pouvez les découvrir ici! Passons au plat de résistance…

Jeudredi

Pour ce premier soir de l’édition 2017, en plus d’A Tribe Called Red qui seront sur la scène extérieure, on retrouvera La Mverte, les doux de Thus Owls, les grooves de King Abid, Slosh et les furieusement solides de Duchess Says. Une bonne façon de commencer 4 jours de festivités.

Des lancements, du fun pis toute une soirée

Jason Bajada lancera son Blondie en direct de Rouyn-Noranda. À date, ses simples sont totalement convaincants. On a hâte d’entendre tout ça sur scène. Ce n’est pas le seul lancement qui aura lieu vendredi soir, Eman X Vlooper nous prépare aussi une nouvelle galette qu’ils vont nous garnotter pendant le spectacle hip-hop avec Alaclair Ensemble, Lary Kidd et Mathew James (un natif de la région). Vous pensez que c’est tout ce qui se passe? OH QUE NON. Les gens du FME ont pensé à nous, on les remercie. A Place To Bury Strangers sera là pour un concert! Ça fait tout un voyagement pour arriver là.


 

Parmi les autres participants, le barde Louis-Philippe Gingras sera à la maison, Julien Sagot, The Franklin Electric, Zen Bamboo, Elephant Stone, Chocolat et Bloodshot Bill. Les Français d’AeroBrasil, le chanteur américain Deke Dickerson et les Floridiens The WildTones. N’oublions pas non plus Pierre Flynn!

Saturday night’s alright for fighting

Mon Doux Saigneur est l’une des sorties attendues de l’automne et ça se passe à Rouyn-Noranda! On a très hâte. On y verra aussi Antoine Corriveau, Kroy, Saratoga, Betty Bonifassi et son magnifique projet Lomax, le duo montréalais I Shot Samo, le projet d’Adèle Trottier-Rivard : Le bleu,Raphaël Dénommé, Lubik et le groupe australien The Decline. Ce sera assez rock avec Barry Paquin Roberge, Les Dales Hawerchuk, les bruyants Belges d’It It Anita et Blood and Glass qui a lancé plus tôt cette année Punk Shadows.


 

Se bercer pour se remettre des abus

Si ton foie n’est plus capable le dimanche, tu pourras lui donner un peu de repos avec la douceur des chansons de Mat Vezio ou encore le piano imagé de Jean-Michel Blais. Si par contre, t’as toujours envie de danser, Le Couleur sera sur place tout comme Klô Pelgag et ses chansons magnifiques. N’oublions pas le charmant Matt Holubowski, ANEMONE ou les bruyants de HOAN.

Ce sera aussi le soir du métal avec le groupe suédois Marduk! Ils seront précédés d’Incantation et Abysmal Dawn. Ça risque d’être lourd en ti-pépère.

Une autre édition qui nous donne l’eau aux oreilles (euh… ça se dit-tu?). Prépare-toi Rouyn-Noranda, le Canal s’en vient pour célébrer la musique encore une fois. On se voit au bar des chums!

http://www.fmeat.org/

La programmation extérieure du Festival International de Jazz de Montréal 2017

Le FIJM se déroulera du 28 juin au 8 juillet prochain. La programmation des spectacles en salle était déjà très intéressante en soi. Est-ce que le plaisir serait tout aussi présent sur les scènes extérieures disséminées dans le quartier des spectacles? Il semblerait bien que oui!

Des gros noms pour des grosses scènes

La plus grosse prise du FIJM était celle d’Anderson .Paak & The Free Nationals qui animeront la place des festivals pour la clôture de l’événement. L’immense succès de son album Malibu paru l’an dernier ne se dément pas. On peut s’attendre à un spectacle haut en couleur, car .Paak en plus de faire de la bonne musique est un excellent showman. Une autre grosse prise du FIJM est le groupe Walk Off The Earth fameux pour ses reprises non orthodoxes dont celle de Somebody That I Used to Know de Gotye. Feront-ils une reprise de Château de sable de Paul Piché en jouant sur les luminaires de la place des festivals? Ou encore une reprise du Nouveau Vocabulaire d’Antoine Corriveau avec les balançoires musicales? Mystère et boule de gomme.

Le Festival nous propose aussi un événement monstre qui réunit Men Without Hats, Carly Rae Jepsen, Radio Radio, Alex MacMahon, Champion et Yann Perreau. Les festivaliers seront invités à venir danser sur de la musique canadienne. Une tonne de musiciens seront sur scène et ce sera assurément la façon la moins ennuyante de fêter la confédération canadienne. Ce sera l’opportunité idéale pour se shaker la feuille d’érable.

De bons produits locaux bios

Dès le 28 juin, Pierre Kwenders fera danser les festivaliers. Il ne sera pas seul, oh que non! Valaire habitera la grande scène le 30 juin et s’ils sont fidèles à leurs habitudes, ça va se faire aller sur la Place des festivals. The Brooks sera aussi de la partie avec un spectacle qui mélange leurs compositions à celle du défunt Prince. Finalement, c’est Nomadic Massive qui va fermer la marche en fin de festival.

C’est tout? Absolument pas. Le duo Coco Méliès présentera les pièces de son plus récent album intitulé The Riddle, alors que Face-T et son reggae accompagneront les chaleurs de juillet. Betty Bonifassi jouera les chansons du projet Lomax qui valent absolument le détour! On y verra aussi Guy Bélanger, Coyote Bill et le groupe Topium.

Côté jazz, Jack Broadbent qui possède un grand capital de sympathie dans la belle province. Il sera sur la scène Bell les 5 et 6 juillet. Ne manquez pas non plus les Royal Pickles qui donneront de nombreux spectacles gratuits tout au long du Festival. Ça vaut le détour.

Ces spectacles complètent une programmation en salle déjà bien intéressante pour le Festival International de Jazz de Montréal. Il y aura bien du plaisir à avoir dans le quartier des spectacles en juillet!

http://www.montrealjazzfest.com

Le Festival Jazz et Blues de Saguenay 2017

En fin de semaine, je suis allé me promener au Saguenay pour redécouvrir ce coin de pays. Faut dire que la dernière fois que j’avais mis les pieds à Chicoutimi, j’avais 12 ans… disons que les choses ont beaucoup changé depuis… et qu’on me laisse entrer dans les bars, ce qui change considérablement l’expérience. Le Festival Jazz et Blues m’ont invité à couvrir et je dois avouer qu’on sait recevoir pas à peu près.

Aussitôt arrivé, j’avais une quinzaine de minutes pour aller porter mes effets personnels à la chambre avant qu’on se dirige au Dôme extérieur où était présenté un spectacle gratuit de Yeshe. L’artiste d’origine allemande joue de deux instruments peu communs : la m’bira, une sorte de piano à doigt composé de lames de métal. Celles-ci ont été faites à partir de ressorts de Peugeot 5 aplatis, rien de moins! Son deuxième instrument de prédilection est un kamélé n’goni, un genre de harpe-luth d’origine burkinabé. À ses côtés, il y avait Frédéric Boudreault et Alexis Martin, deux sympathiques gaillards qui savent jouer de la musique en ti-péché. Parmi les pièces marquantes, ils font une reprise très réussie de Jean Batailleur, une de Summertime et la tripative Captain of my Soul.

Puis, nous avons continué ça à la Pizzetta avec Misses Satchmo. Pendant la durée du festival, la musique prend possession de tous les restaurants où, en plus de te sustenter le bide, tu peux le faire avec des musiciens capables qui te livrent leur art. Misses Satchmo c’est un quintette mené par Lysandre Champagne qui se débouille autant au chant qu’à la trompette. Cette fois-ci, elle était accompagnée de trois jolis garçons, dont Jeff Moseley et Marton Maderspach. Ça fonctionnait très bien d’un bout à l’autre du spectacle. C’est rythmé, mélodieux, et les reprises qu’ils font de classiques sont toutes très plaisantes (Il faut étirer le « ai » de plaisante, j’ai quand même ramené un peu de l’accent) pour les oreilles. Pendant la deuxième partie du spectacle, ils ont été rejoints par Jacques Kuba-Séguin, trompettiste impressionnant, le temps de deux chansons. Ce n’est pas des farces, la musique était meilleure que la pizza et je me suis tout de même régalé.

J’ai terminé la soirée au resto-bar l’Inter, à même l’hôtel Chicoutimi où j’étais logé. C’est le quatuor de Chicago, Mississippi Heat, qui avait la tâche de clore ma première soirée à Chicoutimi. Ils l’ont fait avec panache. Du blues classique de la ville du vent joué par des musiciens capables dont un guitariste assez talentueux, merci! La chanteuse Ineta Visor a une voix puissante qui pige dans le blues et le gospel.

Je me suis levé vendredi matin avec un mal de tête flottant entre mes deux tempes. Heureusement, j’avais la journée pour me remettre le corps en état avec de bons légumes et bien de l’eau. Arrivé 18 h, j’étais frais comme une rose, prêt à me relancer dans une nouvelle épopée. J’ai commencé avec Shy Shy Schullie qui était une participante de La Voix en 2016. La jeune montréalaise possède une belle voix, mais ça manquait un peu de ressentis dans l’interprétation. Ça tombait malheureusement à plat. Elle nous a tout de même offert une prestation honnête sans plus.

Puis, je me suis dirigé vers le Merlin pour Sonia Johnson et Stephen Johnston qui reprennent des chansons d’Ella Fitzgerald à l’époque où elle jouait en compagnie du guitariste Joe Pass. Johnson possède une voix magnifique et un don pour l’interprétation. Ce n’est pas mêlant, j’avais les larmes aux yeux après deux chansons! La bouffe était bonne, mais encore une fois n’accotait pas le talent des deux artistes qui nous ont charmés d’un bout à l’autre du spectacle. Le duo nous a livré des reprises magnifiques de Georgia, Tennesse Waltz et The Thrill is Gone.

Pour la suite des choses, je me suis dirigé au Sous-bois pour le spectacle de Jesse Mac Cormack précédé de Rosie Valland. À mon grand désarroi, je suis arrivé pour les trente dernières secondes de la partie de la jeune femme. De très belles secondes… mais des secondes quand même. À entendre les applaudissements, elle pouvait se dire : mission accomplie! Puis, Jesse Mac Cormack est venu présenter les chansons de ses deux premiers EP en version trio, accompagné de Francis Ledoux et Étienne Dupré. Les trois jeunes hommes ont charmé la salle de la sympathique salle de spectacle. Il nous a dit aussi travailler à l’enregistrement de son premier album! Une excellente nouvelle! C’était très bon!

Finalement, j’ai de nouveau terminé la soirée à l’Inter en compagnie de Bar Routier, un groupe qui fait des reprises aussi efficaces que plaisantes. Ils passent à travers le répertoire blues rock en passant évidemment par les Stones, incontournables du genre. Formé en partie par des membres du groupe Mordicus, le groupe s’est assuré de mettre le party dans la place avant de céder la place pendant sa pause au groupe de Jessie Mac Cormack et à la bande d’Ilam qui ont chacun fait une chanson en version jam. Du gros fun.

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Une programmation riche pour le Festival Jazz et Blues de Saguenay

Le Festival Jazz et Blues de Saguenay revient en force cette année pour une 22e édition avec de grands noms de la musique. L’évènement qui se tient du 4 au 8 avril 2017 a pour têtes d’affiche Martha Wainwright, Stacey Kent et Jack Broadbent.

Cette année la programmation haute en couleurs offre aux amateurs de Jazz et de Blues de quoi se mettre sous la dent. On parle d’artistes tels que Gabriella, Betty Bonifassi, Jesse Mac Cormack et Misses Satchmo. C’était une grande nouvelle pour le festival lorsque la présence de Martha Wainwright avait été confirmée en septembre 2016. L’artiste canadienne de renommée internationale reviendra tout juste d’une tournée en Australie. Elle s’est d’ailleurs donnée en spectacle au prestigieux Opéra de Sydney. Elle offrira une performance le 5 avril 2017 au Théâtre Banque Nationale à Chicoutimi. De Sydney à Saguenay, en voilà tout un parcourt!


 

La talentueuse Safia Nolin sera aussi au rendez-vous le 7 avril au Théâtre Banque Nationale. La chanteuse connue maintenant pour admirer Gerry pourra-t-elle peut-être nous rechanter «Ayoye, tu m’fais mal, À mon cœur d’animaaaaal!», comme dans son album sorti en novembre dernier, Reprises Vol. 1.


 

Le bluesman britannique Jack Broadbent qui n’en ai pas à ses premiers balbutiements risque de faire monter la température à l’Hotel Chicoutimi le 5 avril. Celui qui s’est fait surnommé par le Montreux Jazz Festival «The new master of slide guitar» va littéralement faire bouger la salle. En sus, la jazzwoman new-yorkaise Stacey Kent apportera réconfort et chaleur au printemps timide qu’il est dans nos régions avec une musique jazz typique des films des années 90 qui se déroulent à Manhattan.

Parmi les nombreux spectacles gratuits, on retrouve Ben Caplan, Gypsy Kumbia Orchestra, Papagroove et Masson Stomp. Les performances se donneront dans les divers lieux aménagés de la région connue pour son majestueux fjord. À Chicoutimi, les spectacles auront lieu entre autres, au Dôme La Capitale, au Théâtre Banque Nationale, et à l’Hôtel Chicoutimi. Dans la ville de Jonquière, les prestations se feront à la salle Pierrette-Gaudreault et à l’Espace Côté-Cour.

Du talent local, national et international se pointe le bout du nez au Saguenay en 2017. Le festival Jazz et Blues donne raison au popularisé slogan touristique «Le Saguenay-Lac-Saint-Jean, c’est GÉANT!»