Arcade Fire Archives - Le Canal Auditif

10 albums à surveiller en juillet 2017

Broken Social Scene – Hug of Thunder (7 juillet)

Broken Social Scene, ce super-groupe de la scène indé canadienne, est de retour en action collective. Hug of Thunder est le premier album depuis Forgiveness Rock Record en 2010. Pas moins de 17 musiciens différents ont joué sur le nouvel opus. Parmi ceux-ci, on compte Emily Haines et Jimmy Shaw de Metric, Amy Millan et Evan Cranley de Stars, Charles Spearin et Ohad Benchetrit de Do Make Say Think ainsi que Leslie Feist.


 

Melvins – A Walk With Love & Death (7 juillet)

Les Melvins sont réguliers comme l’horloge. L’an dernier, le trio nous avait gracié de Basses Loaded. Voici que Buzz Osborne, Dale Crover et Steve McDonald sont de retour avec un album double. On y retrouve des pièces chantées par Osborne et McDonald. On peut s’attendre certainement à une épopée rock peu ordinaire comme à d’habitude.


 

Public Service Broadcasting – Every Valley (7 juillet)

Le duo anglais de J. Willgoose Esq. et Wrigglesworth revient après le succès de The Race for Space avec Every Valley. Celui-ci est un album-concept qui se penche sur l’histoire contemporaine et l’on y aborde le thème de l’automatisation, de la robotisation, de l’idée de progrès et des changements que cela implique pour les relations interpersonnelles. Pour l’enregistrement, le groupe s’est enfermé dans une ancienne usine d’acier et a travaillé avec des musiciens celtiques : James Dean Bradfield, Lisa Jen Brown et Tracyanne Campbell ainsi que le groupe anglais Haiku Salut.


 

Dasher – Sodium (14 juillet)

Dasher est un groupe dans lequel c’est le batteur qui chante. Oui, et ça ne l’empêche absolument pas de piocher sur un moyen temps. Kylee Kimbrough amène une approche intéressante avec des compositions qui partent d’abord des tambours et de la mélodie vocale. On y retrouve des influences de hardcore telles que The Blood Brothers. C’est criard, bruyant et tout de même assez mélodieux pour retenir l’oreille. Sodium est le premier album du groupe et on croit qu’ils seront à surveiller.


 

Laibach – Also Sprach Zarathustra (14 juillet)

Le groupe slovène d’électro-industriel Laibach lancera à la mi-juillet son 9e album. On peut s’attendre encore une fois à de la qualité et de la musique avec une bonne dose de marginalité et de sonorités riches. Les chansons ont été composées pour une production théâtrale parisienne inspirée du roman philosophique de Friedrich Nietzsche qui porte le même nom. Attendez-vous à une œuvre colossale et dérangeante.


 

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Les 3 étoiles du 2 juin 2017

Louis-Philippe Gingras – Sutton

Comme dirait l’autre : le clown est triste. Louis-Philippe Gingras nous offre une bien belle chanson qui est empreinte d’une mélancolie omniprésente. C’est beau à donner des frissons. Justement, parlant de frissons, la chanson fait partie d’un EP intitulé La rangée des popsicles qui paraîtra le 9 juin prochain et il sera en spectacle le 13 juin aux FrancoFolies. Bref, ça se passe bien comme sur des roulettes pour le talentueux barde.

Dylarama – Saison estivale

Dylarama est l’un des plus récents artistes à signer chez Lisbon Lux (Le Couleur, Paupière). Dylarama c’est aussi le projet de Mathias BP anciennement de Mathias Mental. Son nouveau projet compte plus sur des synthétiseurs et des sonorités électroniques. Par contre, il a gardé son talent pour la mélodie et un petit goût pour les mélodies indie-rock. Ce premier simple fait penser à du Metronomy et colle à merveille à l’été qui approche à grands pas.

Arcade Fire – Everything Now

Les rumeurs se font de plus en plus persistantes sur la sortie imminente d’un nouvel album de la formation Arcade Fire. Pendant ce temps, le groupe fait une incursion dans le monde du disco avec Everything Now qui fait penser immanquablement à ABBA. Ce n’est pas tout, le groupe vient aussi d’annoncer une paire de concert les 5 et 6 septembre prochains, d’abord à Québec puis au Centre Bell. En attendant, sors tes souliers vernis et va faire ton Travolta sur Everything Now.

Arcade Fire – Neon Bible

Ce lundi 6 mars 2017, les mélomanes célébraient le 10e anniversaire de Neon Bible d’Arcade Fire. Oui, déjà dix ans. J’ai été étonné autant que vous en réalisant que ce disque remarquable m’accompagnait depuis tout ce temps. En m’y replongeant il y a trois semaines, j’en suis venu à la conclusion que le deuxième album d’Arcade Fire n’a pas pris une seule ride.

Me replonger dans l’univers de Neon Bible fut un réel plaisir, car, pour moi, comme pour certains d’entre vous, il s’agit d’un album marquant. Cette offrande d’Arcade Fire, possiblement le groupe québécois le plus populaire à l’époque, a évoqué de beaux souvenirs. Je me rappelle encore clairement avoir découvert Arcade Fire par l’entremise d’un de mes enseignants au cégep. C’était en 2004. Il m’avait prêté son CD de Funeral. J’ai capoté. J’ai écouté le disque sur « repeat » pendant un mois. Après un premier microsillon aussi époustouflant que Funeral, les mélomanes étaient en droit d’avoir de grandes attentes en vue de la sortie de Neon Bible. Verdict : mes attentes ont été satisfaites. Il y a dix ans, Arcade Fire nous livrait un deuxième sans-faute.

Tout comme sur Funeral, Arcade Fire propose sur Neon Bible un savant mélange de moments frénétiques et de moments posés. C’est d’ailleurs l’une des qualités d’Arcade Fire. Ils déterminent l’ordre des chansons de la même manière qu’un scénariste doué met bout à bout les scènes d’un film. Une scène paisible dans laquelle l’harmonie règne laisse place à un moment fort, une crise, un pivot. Nous n’avons qu’à penser à Neon Bible qui laisse place à Intervention et No Cars Go qui succède à Windowsill. Sans transparaitre dans chacune des chansons, cette frénésie traverse le disque. Et c’est en partie cette énergie qui me séduit.

J’avoue même que pendant quelques années, lorsque quelqu’un me demandait quel est mon album d’Arcade Fire préféré, je répondais « Neon Bible ». Oui, je sais. Je me suis ravisé il y a quelques années. Cela dit, encore à ce jour, le deuxième microsillon du groupe occupe une place spéciale dans mon cœur.

Bien que toutes les chansons composant ce disque soient de qualité et perdurent après 10 années passées dans nos tympans, certaines se démarquent du lot. Je pense ici aux incontournables Black Wave/Bad Vibrations, No Cars Go et le chef-d’œuvre intitulé My Body Is a Cage.

À réécouter, pour le pur plaisir que procurent les grandes œuvres.

Arcade Fire
Neon Bible
Merge Records
2007