2015 Archives - Page 2 sur 3 - Le Canal Auditif

Pop Montréal – Après 3 annonces

popPOP Montréal aura lieu dans un peu plus d’un mois et même si l’on n’est pas encore au courant de la totalité des artistes qui viendront faire plaisir au mélomane, on est quand même au parfum de plusieurs spectacles de haute qualité. Voici un tour d’horizon après la troisième vague d’annonces.
 
 
 
 

COEUR DE PIRATE + INVITÉS (MÉTROPOLIS, 16 SEPTEMBRE)

Béatrice Martin (à ne pas confondre avec Béatrice Picard) lancera son nouvel album le 28 août prochain. Cela te donne trois semaines pour apprendre les paroles par coeur et venir les chanter avec ta gang au Métropolis. Fun de même.

UNCLE ACID & THE DEADBEATS (CORONA, 16 SEPTEMBRE)

Uncle Acid & The Deadbeats font paraître leur nouvel album le 4 septembre… ce qui te laisse deux semaines pour apprendre par cœur toutes les paroles et venir les chanter avec ta gang au Métropolis. Plus «tight», mais tout aussi le fun.

SUNNS + JERUSALEM IN MY HEART + LE LANCEMENT DU NOUVEL ALBUM DE JERUSALEM IN MY HEART (16 SEPTEMBRE AU RIALTO)

Ça c’est le spectacle pour les mélomanes aventureux qui n’a pas peur de se lancer dans des expériences sonores transcendantes. On te conseille de ne pas consommer de drogue avant le spectacle, on pense que la musique devrait te doper pour la semaine.

OUGHT + INVITÉS (17 SEPTEMBRE À LA FÉDÉRATION UKRAINIENNE)

Ought lance un nouvel album cet automne. Ought va te jouer des nouvelles tounes. T’as Ought d’être là. Ouf…

MIKAL CRONIN + THE CAIRO GANG + INVITÉS ( 17 SEPTEMBRE, THÉÂTRE FAIRMOUNT)

Le Californien qui a rocké de nombreuses fois Montréal en compagnie de son copain Ty Segall revient avec son projet solo. C’est sûr que ça va être excellent parce que c’est un jeune homme de grand talent.

LAST LIZARD + HOMESHAKE + FREELOVE FENNER + CHEVALIER AVANT GARDE + MAVO (17 SEPTEMBRE, LA VITROLA)

Fixture Records fait bien les choses et tu vas pouvoir venir constater avec tes propres oreilles. Homeshake donne une prestation plus qu’honorable alors que le rock de Freelove Fenner est à tous points satisfaisants.

KAYTRANADA + INVITÉS (17 SEPTEMBRE, SAT)

T’as envie de «bouncer» sur des rythmes entraînants? Tu vas vouloir y être le 17 au soir.

MOTÖRHEAD + ANTHRAX (18 SEPTEMBRE, OLYMPIA)

La voix sublime de Joey Belladonna qui te fait une reprise de Refused + le mur de son de Motörhead + Lemmy et l’ensemble de son œuvre est une équation incroyable qui donne un résultat tout aussi jouissif.

GODFLESH + PRURIENT + PELVIC FLOOR + INVITÉS (18 SEPTEMBRE, LE NATIONAL)

Toi, ton plancher pelvien comment il va? Il ira mieux après ce spectacle. Météomédia prévoit une pluie de guitares électriques lourdes.

UUBBUURRUU (LANCEMENT DE EP) + CORRIDOR + IL DANSE AVEC LES GENOUX + POOL BOY (18 SEPTEMBRE, LE RITZ P.D.B.)

Juste pour le nom du band qui lance son maxi, ça vaut le déplacement. En prime, tous les groupes sont pas mal «s’a coche» comme dirait le monde de Laval.

GIORGIO MORODER + ORGAN MOOD + INVITÉS (18 SEPTEMBRE, ÉGLISE ST-JEAN BAPTISTE)

Oui, oui, le dernier album de Moroder, c’est morose. Mais bon, c’est une légende. C’est comme les Rolling Stones: ils n’ont rien fait de valable depuis Exile On Main Street, mais ça ne t’empêche pas de payer le gros prix pour aller les voir sur les Plaines d’Abraham. Mais là, ça te coûte juste 45,00 $.

VIET CONG + GREYS (18 SEPTEMBRE, THÉÂTRE FAIRMOUNT)

Pour avoir vu Viet Cong plus souvent que ma mère cette année, je t’assure que c’est un groupe qui vaut le détour. Pis Greys, c’est pas pire pantoute itou.

OKTOPLUT + GAZOLINE + CARAVANE + ARIEL (19 SEPTEMBRE, L’HÉMISPHÈRE GAUCHE)

Ça va bûcher en ti-péché. Pis en plus, le métro Beaubien devrait être rouvert fait que tsé… va visiter le quartier.

BUILT TO SPILL + CROSSS + CLARKE AND THE HIMSELFS

Crosss ça rentre au poste, Built To Spill c’est des routiers qui savent donner un spectacle solide donc pas de raison de rater le bateau.

http://popmontreal.com/fr/

Heavy Mtl 2015

heavy_montreal-rockfest_2015Cette année, Le Canal Auditif va encore aller se faire brasser la cage à Heavy Mtl qui aura lieu du 7 au 9 août prochain. On a pensé te faire une présentation des bands que tu ne voudrais pas manquer chaque jour!

VENDREDI 7 août

Korn qui fait son album homonyme d’un bout à l’autre? Oui monsieur! De quoi revenir en arrière de 20 ans! On aura droit aussi à des revenants. Alexisonfire est de retour et la bande à George Petite devrait être survoltée. Les vétérans de Mesuggah vont démontrer pourquoi ils sont les rois du groove métal alors qu’Arch Enemy et sa chanteuse montréalaise devraient te donner plusieurs occasions de te faire aller la tête. On a aussi la visite des Californiens de Lagwagon et de Neurosis. Et ce n’est pas tout, Veil Of Maya, les bêtes locales d’Anonymus et Cattle Decapitation qui font paraître bientôt un nouvel album seront là pour satisfaire les mélomanes.

SAMEDI 8 août

Autre grosse journée de gros stock. De Slaves On Dope à The Brains en passant par The Agonist et B.A.R.F., la scène locale est à l’honneur. On aura aussi les dynamiques garçons de Dying Feotus, mais surtout la formation Deafheaven qui y sera. Les auteurs de Sunbather vont sans doute se faire de nouveaux admirateurs. En plus, il y aura Glassjaw qui nous ramènera dans les années 90 et Rocket From The Crypt qui va nous livrer leur rock lourdement délicieux. Mais disons que les têtes d’affiche sont particulièrement impressionnantes ce soir-là: Testament, Gojira, Billy Talent, NOFX, Iggy Pop et Faith No More fouleront la scène tour à tour. Amène tes bouchons, ça va rocker!

DIMANCHE 9 août

Pour clore la fin de semaine, on aura droit à Pig Destroyer, Marky Ramone avec Andrew W.K. au micro et Asking Alexandria. Lamb Of God et Slipknot vont fermer la marche et donner au métalleux la possibilité de se faire aller dans le «mosh pit» avant de rentrer au boulot le lundi matin.

http://heavymontreal.com/fr/

Osheaga 2015

LCA_Osheaga_StrandOfOaksC’est le week-end dernier que se déroulait le désormais «festival mastodonte» Osheaga. Il n’y a aucun sarcasme dans cette expression; une simple constatation que l’humble évènement qui a pris naissance il y a de cela dix ans et devenu un important festival nord-américain. Même si le virage indie pop (amorcé avec la venue de Coldplay en 2009) a ralenti quelque peu l’enthousiasme de votre vieux schnock à l’endroit de ce happening musical, on ne boude pas notre plaisir… car une bonne bière froide au gros soleil en compagnie d’artistes (et d’amis) judicieusement sélectionnés, c’est toujours divertissant.

Cela dit, la couverture que l’on vous offre cette année ne correspond en rien à celle présentée l’année dernière. On aurait adoré vous faire vivre l’expérience Osheaga dans ses moindres détails et recoins, mais des raisons dites «administratives» nous en ont empêchés… Un jour (que l’on souhaite le plus rapproché possible), soyez sans crainte, on sera en mesure de livrer la marchandise à la hauteur de vos attentes, toujours avec un souci de rigueur et d’objectivité, et ce, exclusivement au service de la musique.

Jour 1

LCA_Osheaga_TheKillsDonc, notre périple «osheagien» a commencé vendredi sur la Scène de la Vallée avec la formation Strand Of Oaks qui avait fait paraître l’été dernier le très solide Heal. À 13h35 précise, le barbu aux allures de motard, Timothy Shoewalter, faisait son apparition sur scène pour nous présenter l’essentiel du dernier disque. Même si la formation américaine propose un rock somme toute linéaire, il y a un je-ne-sais-quoi chez le quatuor qui capte l’attention. Et ça s’est terminé avec la cathartique et émouvante JM; pièce qui évoque un alliage entre The War On Drugs et Dinosaur Jr. Superbe version! Un seul bémol? Le jeu un peu linéaire du batteur, mais rien de bien grave.

La vaste majorité des collaborateurs du Canal Auditif affectionne fortement le rap de Run The Jewels. Pour notre part, malgré l’admiration que l’on a quant à l’inventivité prodiguée par ce genre musical, on embarque rarement de plain-pied dans l’univers du hip-hop… Pas cette fois-ci! Run The Jewels, nonobstant une sono déficiente, nous a séduits au moyen de trames minimalistes de même que par le travail rythmique de ses deux meneurs Killer Mike et El-P. Généreux, rassembleurs, les deux rappeurs ont ordonné aux colosses de la sécurité de convoyer sur scène (deux fois plutôt qu’une) des fanatiques qui avaient des cadeaux à remettre aux performeurs. Fort sympathique!

Ensuite, c’est avec un enthousiasme à la baisse que nous attendions la prestation des Kills. Comme dirait notre rondelet maire Denis Coderre: «Low expectations, high results»! Mais ça ne s’est pas passé comme prévu, tant s’en faut. Accompagnés d’un duo de percussionnistes, Jamie Hince et Alisson Mosshart ont offert un concert fort décevant… mais ils ne sont certainement pas les grands responsables de cette séance quelconque. Des problèmes techniques liés au matériel du guitariste ont empêché The Kills d’y aller de ses morceaux plus dynamiques. Problème de métronome, d’amplification, de guitares, peu importe, Hince avait envie de sacrer son camp et même si Mosshart tentait de garder le cap, rien n’y a fait. Une mauvaise journée au compteur.

Après avoir ingurgité un excellent hot-dog 8 pouces au dindon gracieuseté d’Alexis Le Gourmand, on s’est rendu à la Scène des Arbres pour voir de visu le Thurston Moore Band. Le grand efflanqué était escorté par son ex-acolyte chez Sonic Youth, l’excellent batteur Steve Shelley. Tout ça a débuté avec une version allongée de Speak To The Wild tirée de l’album de The Best Day. Tout au long du concert, on se disait qu’ils sont rares les artistes détenant un son aussi distinctif et même si on peut parfois penser que le vétéran âgé de 57 ans tombe un peu en désuétude, on le croit encore capable de tenir son bout.

Mais le clou de la journée fut sans contredit l’explosive performance du groupe canadien Viet Cong qui nous a scié les deux jambes et jeté carrément sur le cul! Section rythmique béton, des arrangements guitaristiques sublimes combinés à une utilisation adéquate des claviers, ce groupe réussit à personnaliser les sempiternels ascendants new-wave/cold-wave (Joy Division et compagnie) avec une éloquence punk qui fait peur. Révérence bien sentie à la folle version de Death menée par un batteur en feu. Impressionnant!

Notre vendredi s’est terminé à la Scène Piknik Électronik Honda avec l’électro tribal/amérindien des Canadiens A Tribe Called Red. C’est avec un dernier rhum & coke bien en main qu’on a assisté à une quinzaine de minutes de la prestation. Difficile de se faire une idée en un si court laps de temps, mais les projections, mettant en vedette différentes représentations de l’imagerie amérindienne, bonifiaient l’offre sonore du trio. À remettre dans nos oreilles en inhalant du tabac qui fait rire…

Jour 2

LCA_Osheaga_StVincentSous la chaude recommandation de La Brute du Rock et de l’acolyte LP Labrèche, on a commencé notre deuxième journée du bon pied avec la formation torontoise The OBGMs. Évoquant un Arctic Monkeys/Bloc Party en mode résolument plus punk, les jeunots sont bourrés d’énergie et présentent un concert hyperactif et abondant… un peu trop d’animation de foule à notre goût, mais pas de doute, la bande a du talent. Cela dit, The OBGMs sera encore meilleur le jour où il n’aura plus envie de tout dire dans une seule et même chanson.

On a par la suite pris nos vieilles jambes (mais encore en grandes formes) pour les amener en direction de la Scène de la Rivière pour enfin observer en chair et en os l’une des artistes du moment que l’on respecte le plus: Annie Clark, alias St. Vincent. Que dire? Une grande créatrice ne peut que donner un grand concert. Ponctuée de chorégraphies robotiques, bonifiée d’une musicalité époustouflante, la pop labyrinthique et champ gauche de la dame nous a carrément foudroyés. On a été subjugué par la virtuosité du jeu de guitare de Clark et le compétent groupe qui l’accompagnait appuyait la musicienne avec brio. Les guitaristes masculinistes peuvent aller se faire voir. La jeune dame les domine tous outrageusement. Notre concert du jour haut la main… mais vraiment une main dans le dos!

Petite pause ravitaillement alcool/nourriture pour mieux repartir à la rencontre d’Interpol à la Scène de la Rivière. Le dernier rejeton de la formation, El Pintor, a particulièrement plu à l’auteur de ces lignes. Néanmoins, Paul Banks et ses compères ont pigé allègrement dans le vieux stock des deux premiers disques afin de plaire aux admirateurs de la première heure. Si le début fut couci-couça, on dirait que l’orage a fouetté autant la foule qu’Interpol, comme si la musique spleenétique du groupe s’harmonisait parfaitement au temps maussade qui prévalait à ce moment. Ça s’est terminé adéquatement avec le tandem Slow Hands et PDA.

Un mélomane plus que respectable (et ami du Canal Auditif) nous avait proposé d’aller voir de plus près le groupe punk rageur et incendiaire mené par nul autre que Conor Oberst (Bright Eyes) nommé Desaparecidos… et on n’a absolument pas regretté le déplacement à la Scène de la Vallée. Dans la plus pure tradition américaine de ce genre musical, le quintette a égratigné nos oreilles avec grande conviction proposant l’essentiel de leurs deux albums: Read Music/Speak Spanish (2002) et Payola (2015). Du punk gauchiste? On n’a absolument rien contre ça surtout avec le maître mélodiste Oberst aux commandes!

En attendant de conclure cette journée avec le quatuor shoegaze Nothing à la Scène des Arbres, une mer de monde s’était massée à la Scène Verte pour écouter un maître du recyclage, le très peu inventif DJ Kygo. Semble-t-il que les reprises à peine modifiées de Don’t Stop Believe In de Journey et Sexual Healing de Marvin Gaye (et on en passe!) mystifie encore le dénominateur commun. Plus ça change, plus c’est pareil!

Alors Nothing? Après un début boiteux devant une poignée de mélomanes, les chansons magnifiquement bruyantes et lourdes du groupe ont réussi à gagner notre sympathie, et ce, malgré une performance en dent de scie d’un batteur plus ou moins cohésif. On a estimé Nothing fort courageux d’avoir réussi à livrer une prestation acceptable devant si peu de gens. On essaiera d’aller les voir dans des conditions plus optimales.

Fait à noter, pas de Kendrick Lamar en ce qui nous concerne… malheureusement. On a énormément de considération pour le rappeur et surtout pour son superbe album To Pimp A Butterfly, mais de se faufiler dans cette masse humaine était un défi que votre modeste scribe n’avait vraiment pas envie de relever.

Jour 3

LCA_Osheaga_TheWarOnDrugsPour cette troisième journée, notre excursion sonore était nettement moins remplie que les deux jours précédents. Non, les amis. Pas d’Alt-J ni de Black Keys au programme. Pourquoi? Parce que le groupe anglais ne nous a pas impressionnés avec sa deuxième offrande et que le duo blues/rock américain représente à peu de chose près la mascotte du festival tant ils ont été invités à s’y produire souvent… trop souvent à notre avis!

Avant l’arrivée de Father John Misty, on a assisté à la fin du concert de l’excellent guitariste Gary Clark Jr. Du bon rock très Hendrix et vraiment bien exécuté, mais on doit vous avouer qu’on attendait Joshua Tillman et ses musiciens avec grand enthousiasme. On adore le personnage caustique/sarcastique et un peu décalé que l’homme incarne avec un brio qui ne se dément pas et qui se fait accompagner par un folk rock magnifiquement orchestré. À 15h45, au son de Je t’aime moi non plus de Gainsbourg, Tillman a fait son apparition et s’est lancé dans une interprétation sentie d’I Love You, Honeybear tiré de l’album du même titre. Se dandinant lascivement avec style, tout ça avec une ironie qui a laissé bouche bée une bonne partie des jeunes spectateurs présents, le «pasteur» a donné une leçon sur l’art d’habiter avec classe une scène. On s’est déridé lorsque que notre crooner hippie a demandé au public de brandir leurs poings durant la désinvolte ballade Bored In The USA… un anti-climax parfait! Father John Misty est le personnage scénique le plus intéressant qu’il nous ait été donné de voir au cours des dix dernières années. On en aurait pris encore plus!

Par la suite, la formation Future Islands enchaînait avec à sa tête un autre performeur singulier: Samuel Herring. Musicalement, on est clairement moins adepte de cet électro-pop 80 et encore moins entiché par le meneur du groupe. On ne peut s’empêcher de rigoler à la vue des mouvements scéniques de cet homme que l’on pourrait comparer à une sorte de comptable décoincé… Objectivement, on salue quand même la qualité de la prestation. L’énergie y était!

Retour à la Scène de la Rivière avec The War On Drugs qui a fait paraître l’une des meilleures galettes de 2014: Lost In The Dream. À la sortie du disque, l’ensemble de la faune indie ne se pouvait plus et encensait sans ménagement la formation d’Adam Granduciel. Fin de l’année dernière? Il était devenu quasi honteux d’aimer le groupe. De notre côté, on persiste et on signe. Lost In The Dream est un magnifique album d’Americana contemplatif! Et le sextuor a livré la marchandise offrant de frémissantes versions de Red Eyes et de Eyes To The Wind. Gros coup de cœur pour le solo de guitare de Granduciel dans An Ocean In Between The Waves. Voilà un concert qui aurait obtenu un impact plus imposant en salle, mais rien qui amenuise le travail de la formation. Émouvant!

Et notre Osheaga s’est terminé dans l’ennui le plus complet avec Phil Selway (batteur de Radiohead) qui se produisait à la Scène des Arbres. Si sur disque, la musique de Selway tient correctement la route, on peut affirmer sans gêne que le bonhomme n’est pas à sa place au-devant de la scène. Quand on obtient le privilège d’être le meneur d’un groupe, il faut offrir une présence scénique minimum. Il ne s’agit pas seulement d’être gentil et sympathique. C’était tout simplement d’un ennui mortel. Disons que Phil Selway devrait s’inspirer fortement de son comparse chez Radiohead: Thom Yorke… Et c’est ce qui a conclut le volet musical de ce 10e anniversaire d’Osheaga.

Ce fut un périple somme toute satisfaisant sans être exceptionnel. Les organisateurs ont voulu célébrer leurs noces d’étain avec les festivaliers en invitant une pléthore d’artistes qui avaient déjà foulé les planches du festival. On comprend parfaitement le choix éditorial des programmateurs, mais puisque nous sommes de grands habitués de l’évènement, notre attrait pour de nombreuses têtes d’affiche était clairement à la baisse. Qu’à cela ne tienne, Osheaga est devenu une destination prisée parmi la foisonnante offre festivalière nord-américaine. Et ça mérite une révérence sentie, et ce, même si l’orientation musicale rassembleuse prend de plus en plus d’ampleur… «business as usual» semble-t-il! À l’an prochain!

Coups de coeur: Viet Cong, St. Vincent et Father John Misty

Coups de gueule: Phil Selway et The Kills (difficultés techniques)

*Veuillez prendre note qu’on vous causera du chapitre «expérience festivalière» d’Osheaga sur Mademoiselle blogue (le blogue de Mademoiselle Rouge). À lire, le jeudi 6 août prochain!

http://www.osheaga.com/fr/

Festival Montreal Electronic Groove (MEG) 2015

logo-propre-petit-okJeudi prochain s’entame la 17e édition du festival MEG MTL qui est un excellent moyen de découvrir de nouveaux artistes intéressants. Les organisateurs savent laisser la place au talent local et pour souligner leur bon travail encore une fois cette année, voici les soirées que nous te recommandons au Canal Auditif.
 
 
 

Jeudi 23 juillet à la Sala Rossa: Dear Criminals, Secret Secret Girl et Doldrums.

Dear Criminals ne dérougit pas et chaque année, la formation montréalaise fait paraître du nouveau matériel. Cette année, le groupe a lancé un album qui regroupait les titres parus précédemment sur maxi en plus de faire paraître le EP Strip en mai dernier. Leurs performances sont toujours captivantes alors tu ne risques pas d’être déçu. Doldrums est tout aussi intéressant, avec son électro-pop éclectique et marginale. Le bonhomme est signé chez Sub Pop aux États-Unis, c’est pour dire…

Vendredi 24 juillet au Divan Orange: Fragile Feet, About:, Human Human et Syzzors.

Le projet About: est fascinant et vous aurez la chance de vous gâter les oreilles au Divan Orange vendredi. Mais ce n’est pas tout, vous aurez du même coup Syzzors qui a fait paraître leur deuxième maxi, Léo, en mai dernier. Une soirée qui risque de vous donner envie de vous déhancher.

Samedi 25 juillet au Divan Orange: Dj Yes Mccan, Ragers et Wasiu.

Une soirée plus hip-hop s’annonce samedi au Divan Orange. Non seulement vous aurez droit à Wasiu qui fait tranquillement son chemin sur la scène souterraine, mais en plus, Ragers! Ceux-ci ont lancé un excellent maxi plus tôt cette année et gageons que la dynamique formation sera tout un numéro sur scène. Et puis bon, le tout avec Yes Mccan de Dead Obies que te fera «spinner» des chansons qu’il trouve plaisantes à l’oreille… quand même.

Jeudi 30 juillet au Divan Orange: Paupière, Le Couleur et Das Mörtal.

Le Couleur offre toujours des prestations solides et les morceaux tirés de leur dernier maxi sont excellents. De quoi vous promettre une soirée haute en… (OK, je ne la ferai pas). Bref, ça mérite votre attention alors que Das Mörtal aussi signé chez Lisbon Lux fermera la marche avec son électro-geek.

Samedi 1er août au Divan Orange: Tomas Furey, Moses Baxter, Technical Kidman Dj Set, Ouri.

C’est LA soirée à ne pas manquer. Tomas Furey n’a pas encore fait paraître beaucoup de musique, mais ce qui est paru est excellent. On vous a parlé de Moses Baxter qui a fait paraître son premier album un peu plus tôt cette année en des termes pas mal élogieux. Technical Kidman a un goût musical pas piqué des vers et finalement Ouri fait aussi de l’excellente musique. Grosso modo, t’as pas de raison de t’ennuyer ce soir-là!

http://www.megmontreal.com/fr/

Les 50 albums que vous devez avoir écoutés depuis le début de l’année 2015

On est à la mi-saison de l’année musicale en cours et on peut y aller déjà avec un premier bilan. Après un début d’année étonnant, le rythme des bonnes parutions a sérieusement ralenti. Normal. C’est actuellement le temps de la dolce vita, de la légèreté et de la consommation de sangria sur les différentes terrasses du Québec. Fait à noter, certains d’entre vous remarqueront que l’album D’Angelo And The Vanguard – Black Messiah apparaît dans cette liste. Puisque ce disque a paru à la toute fin de 2014 et que nous en avions fait le compte-rendu en début 2015, nous avons pris la décision éditoriale de l’inclure… dans la liste des 50 albums que vous devez avoir écoutés depuis le début de l’année 2015!

D'Angelo And The Vanguard - Black Messiah

D’Angelo And The Vanguard – Black Messiah

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Father John Misty - I Love You, Honeybear

Father John Misty – I Love You, Honeybear

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Kendrick Lamar

Kendrick Lamar – To Pimp A Butterfly

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Prurient

Prurient – Frozen Niagara Falls

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Moses Baxter

Moses Baxter – Sound Of The Real

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Viet Cong - Viet Cong

Viet Cong – Viet Cong

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Siskiyou - Nervous

Siskiyou – Nervous

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Eric Chenaux - Skullsplitter

Eric Chenaux – Skullsplitter

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Objekt - Flatland

Objekt – Flatland

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Sannhet

Sannhet – Revisionist

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Sufjan Stevens

Sufjan Stevens – Carrie & Lowell

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Torres

Torres – Sprinter

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Rosetta

Rosetta – Quintessential Ephemera

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Sun Kil Moon

Sun Kil Moon – Universal Themes

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Jamie XX

Jamie XX – In Colour

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A$AP Rocky

A$AP Rocky – At.Long.Last.A$AP

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Ken Mode

Ken Mode – Success

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The Amazing

The Amazing – Picture You

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King Dude

King Dude – Songs Of Flesh & Blood – In The Key Of Light

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Unknown Mortal Orchestra

Unknown Mortal Orchestra – Multi-Love

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Zs - Xe

Zs – Xe

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Gaz Coombes - Matador

Gaz Coombes – Matador

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Fauve - Vieux frères partie 2

Fauve – Vieux frères partie 2

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Drake - If You're Reading This It's Too Late

Drake – If You’re Reading This It’s Too Late

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Duke Garwood – Heavy Love

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Galaxie - Zulu

Galaxie – Zulu

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Steve Gunn & The Black Twig Pickers - Seasonal Hire

Steve Gunn & The Black Twig Pickers – Seasonal Hire

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Laura Marling

Laura Marling – Short Movie

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Milk & Bone

Milk & Bone – Little Mourning

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Egyptrixx - Transfer Of Power

Egyptrixx – Transfer Of Energy (Feelings Of Power)

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Julie Blanche

Julie Blanche – Julie Blanche

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Spectres

Spectres – Dying

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The Soft Moon

The Soft Moon – Deeper

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JSBX

Jon Spencer Blues Explosion – Freedom Tower-No Wave Dance Party 2015

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The Brian Jonestown Massacre

The Brian Jonestown Massacre – Musique de film imaginé

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Speedy Ortiz

Speedy Ortiz – Foil Deer

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Ponctuation

Ponctuation – La réalité nous suffit

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Braids

Braids – Deep In The Iris

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Death Grips

Death Grips – Jenny Death

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YoungFathers

Young Fathers – White Men Are Black Men Too

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Godspeed You! Black Emperor

Godspeed You! Black Emperor – Asunder, Sweet And Other Distress

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Metz

Metz – II

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Earl Sweatshirt

Earl Sweatshirt – I Don’t Like Shit, I Don’t Go Outside

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Thee Oh Sees

Thee Oh Sees – Mutilator Defeated At Last

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soley

Soley – Ask The Deep

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Barrasso

Barrasso – Des x, des croix, des pointillés

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Chilly Gonzales

Chilly Gonzales – Chambers

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Swervedriver

Swervedriver – I Wasn’t Born To Lose You

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Hot Nerds

Hot Nerds – Strategically Placed Bananas

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Minsk

Minsk – The Crash & The Draw

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