Sepultura - A -Lex - Le Canal Auditif

Sepultura – A -Lex

mod_article1083134_13Pow! Kaboum! Klak! Ping! Toc! Bang! Non, vous n’êtes pas en train de regarder une scène d’un vieil épisode de Batman. Ce sont plutôt les bruits qui se font entendre dans mon cerveau quand j’écoute A-Lex du groupe brésilien Sepultura. Croyez-moi, si vous aimez les albums matraques, vous allez aimer celui là. C’est clair!

A-Lex est le onzième album studio du groupe. La formation en compte maintenant douze. Ce qui rend intéressante cette galette, c’est qu’elle constitue un concept qui rend hommage au film Orange Mécanique de Stanley Kubrick paru en 1971. Ce film, pour les rares qui ne l’ont pas vu, est d’une violence physique et psychologique tout à fait actuelle, encore aujourd’hui. Il est rempli de scènes tordues, dépravées et dérangeantes. C’est exactement ce climat que Sepultura cherche à imposer sur ce disque.

La troupe brésilienne compose une trame sonore très trash qui touche principalement au death, au speed metal, au hardcore-punk et même à la musique classique. En effet, vers la fin de l’album, ils interprètent leur version de la neuvième symphonie de Beethoven. Chanson qui a une place importante dans le film. Ça aurait pu être une catastrophe mais c’est très bien réussi.

L’ordre des morceaux sur l’album est assez fidèle à l’évolution de l’histoire dans le film. La réalisation est, quant à elle, encore une fois, très solide. Rien de bien nouveau ici pour le quatuor d’Amérique du Sud, qui se spécialise dans l’art de promouvoir les guitares corrosives, une batterie qui martèle démesurément et une basse bien nourrie.

On pourrait dire de Sepultura qu’ils ont deux vies. La première, qui comprenait le chanteur-guitariste baptisé Max Cavalera (1984-1996) et celle composée du chanteur Derrick Green (1997 à aujourd’hui)
Quant au batteur principal de la formation, Igor Cavalera (frère de Max), il a fait partie du groupe jusqu’en 2006. Je dois admettre que je doutais fortement que le groupe puisse se remettre du départ d’Igor à la batterie. Un batteur aussi puissant, rapide, technique, précis et tribal que lui ne se remplace pas aussi facilement… si on veut comparer avec l’obtention d’une faveur provenant d’un politicien en échange d’une enveloppe brune ! Ceci dit, je dois admettre que sans égaler Igor Cavalera, le batteur Jean Dolabella se débrouille pas mal bien !

Pour plusieurs fans, la période la plus significative du groupe est celle avec le chanteur-guitariste Max Cavalera. Principalement les albums Arise (1991), Chaos A.D (1993) de même que l’album Roots (1996) qui est perçu par bien des gens comme étant le plus solide de leur carrière. Personnellement, je les considère comme les plus importants, mais pas nécessairement les meilleurs.

Je trouve que Roorback (2003), Dante XXI (2006) et bien sûr, A-Lex dont je vous parle aujourd’hui, comme étant les plus achevés de leur carrière. Le chanteur Derrick Green fait un boulot remarquable et la cohésion entre les membres est plus évidente que jamais.

Bon, je vous laisse donc sur ces sages recommandations:

A-Lex n’est pas un bon disque pour un mariage.
A-Lex n’est pas un bon disque pour un baptême.
A-Lex n’est pas un bon disque pour un souper romantique.
A-Lex est un excellent disque point!

Vous pouvez visionner à la fin de ce texte le beau video clip rendant hommage à l’excellent Orange Mécanique intitulé We’ve Lost You.

Sepultura
A-Lex
SPV Records
53 minutes

01. A-Lex I
02. Moloko Mesto
03. Filthy Rot
04. We’ve Lost You!
05. What I Do!
06. A-Lex II
07. The Treatment
08. Metamorphosis
09. Sadistic Values
10. Forceful Behavior
11. Conform
12. A-Lex III
13. The Experiment
14. Strike
15. Enough Said
16. Ludwig Van
17. A-Lex IV
18. Paradox

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