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Mastodon – Once More ‘Round The Sun

mastodon-once-more-round-the-sunLorsque The Hunter est paru il y a deux ans, plusieurs critiques avaient noté qu’il était très difficile de produire un album de qualité supérieure après le monolithe que symbolise Crack The Skye. Il faut bien se le dire, le quatrième album des Américains est plus que marquant. C’est un disque d’anthologie qui restera gravé dans l’histoire de la musique comme une des meilleures œuvres de metal progressif; mais voilà, maintenir ce même niveau de qualité n’est pas chose simple.

Once More ‘Round The Sun contient de bons, mais aussi de moins bons moments. Un peu à l’image de l’album précédent, on a l’impression que le groupe peine à capitaliser sur ses points forts et se perd parfois dans des efforts mélodiques qui tombent à plat.

Certaines pièces pourtant sont délicieuses. High Road, et son rythme lourd et appuyé, ses nuances, ses syncopes occasionnelles et sa mélodie puissante rappellent pourquoi Mastodon est l’un des groupes de metal contemporain parmi les plus importants, et surtout, le groupe réussit à créer une sorte de consensus chez les fans du genre.

Dire que Mastodon n’ose plus se réinventer serait une vilaine médisance. La bande le prouve avec la pièce Aunt Lisa qui incorpore des éléments punks dans leur sludge. Un certain côté bizarre se dégage de la pièce, ce qui n’est pas sans charme. Tout comme la dernière pièce, Diamond In The Witch House, qui compte sur l’apport de Scott Kelly (Neurosis) et qui offre de beaux moments.

Par contre, on retrouve aussi une pièce comme Motherload qui ressemble plus à une mauvaise copie de ce que le groupe a fait par le passé. Deux/trois notes de guitare pour plaire aux fans, un refrain fédérateur facile à fredonner et une structure chansonnière plutôt classique. Cela arrive à deux ou trois reprises sur Once More ‘Round The Sun et il est très difficile de se retenir d’appuyer sur le bouton «forward».

Bien que la nouvelle offrande ne soit pas mauvaise, on a un peu l’impression que le meilleur du groupe est déjà derrière eux. Il faut dire que Blood Mountain et Crack The Skye sont deux œuvres qui ont marqué le metal. Ce qui réconforte en écoutant Once More ‘Round The Sun, c’est que Mastodon ose encore essayer de nouvelles avenues et cela promet pour la suite des choses. Pour celui-ci, on peut dire que l’appréciation est mitigée, mais certaines pièces valent le détour.

Ma note: 5,5/10

Mastodon
Once More ‘Round The Sun
Reprise Records
54 minutes

www.mastodonrocks.com/

Les 25 meilleurs albums de 2013 selon La Brute du Rock

Tranquillement pas vite, les années commencent à s’additionner au compteur. Certains réveils me le confirment! Par contre, ma passion pour la musique ne cesse de s’accroître elle aussi avec le temps. Dans mon cas, l’année 2013 aura été assez émotive et parsemée de quelques embûches. Fort heureusement, mon exutoire préféré est la musique et l’année qui se termine sous peu m’a offert beaucoup sur le plan musical. Voici donc mes 25 meilleurs albums parus en 2013.

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25. Clutch – Earth Rocker

Ces vieux routiers ont su construire, au fil de leur vingt années de carrière, une base de fans loyaux et très fidèles. Je fais clairement partie du lot. Earth Rocker est ce qu’ils ont fait de plus heavy depuis une dizaine d’années.
 

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24. Les Guenilles – Zéro pis une barre

Leur musique agressive peut causer d’importants saignements de nez, des douleurs abdominales insoutenables et même des hémorroïdes à répétition. Malgré cela, je les aime vraiment beaucoup!
 

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23. Ministry – From Beer To Eternity

À une certaine époque de ma vie, j’écoutais Ministry régulièrement et j’ai fini par me lasser du groupe. Je suis dans l’obligation d’admettre que cette fois-ci Al Jourgensen et ses compagnons se sont réellement surpassés. Cet album semble vouloir signifier la fin de la longue et mouvementée carrière du groupe… et c’est bien tant mieux ainsi.
 

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22. Four Tet – Beautiful Rewind

Four Tet nous propulse dans un monde imaginaire électronique de façon ultra convaincante. Un voyage cosmique intense et sans failles. Un grand créateur que ce Kieran Hebden. Magique!
 

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21. The Dillinger Escape Plan – One of Us Is The Killer

Un album de DEP c’est comme un accident de voiture avec beaucoup de dommage matériel, mais aucun blessé sérieux. Une fois le violent impact terminé, lorsque tout le monde impliqué dans ce fâcheux incident s’en sort bien vivant, on finit par sourire et remercier le ciel. Voilà comment je me sens en écoutant DEP.
 

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20. Mixhell – Spaces

Igor Cavalera a été un batteur d’une grande importance dans ma vie. Depuis qu’il a quitté la formation brésilienne Sepultura, il s’adonne à quelques projets musicaux. Son plus récent album en est un de rock électronique organique et ça lui va très bien. À écouter très fort.
 

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19. The Ocean – Pelagial

Malgré plusieurs influences facilement reconnaissables (Tool, Thrice, Neurosis, Baroness, Mastodon, Isis) ce groupe allemand a su créer sa propre identité. Un album constitué de chansons très solides, interprétées par un groupe tout aussi solide.
 

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18. Factory Floor – Factory Floor

Une écoute distraite ne nous permet pas de bénéficier de la grande qualité de ce disque de musique électronique. Une écoute attentive saura vous faire réaliser le grand talent de ces trois musiciens.
 

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17. Red Fang – Whales And Leeches

Un autre coup de circuit pour ces métalleux de l’Oregon. Leur troisième offrande en carrière confirme qu’ils sont à prendre au sérieux dans le domaine du stoner/métal. Une vraie machinerie lourde parfaitement huilée.
 

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16. Russian Circles – Memorial

Sont-ils capables de composer une mauvaise chanson? Sont-ils capables de produire un mauvais album? Je crois bien que non. Une autre réussite pour cette troupe de Chicago.
 

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15. Whores. – Clean.

Vous aimez les groupes Melvins, Helmet et Fu Manchu? Si tout comme moi la réponse est oui, alors Clean est pour vous. L’album est court, mais fort réussi.
 

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14. Cathedral – The Last Spire

Pionniers du doom metal anglais, ces vétérans nous livrent ce disque en guise de conclusion à une belle carrière. Un disque où le doom metal et le stoner rock se côtoient de manière hyper efficace. Un bel adieu de leur part.
 

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13. Fidlar – Fidlar

Le premier effort de ce groupe californien est sorti en tout début d’année et il m’a suivi tout au long de celle-ci. Un album un brin juvénile, j’en conviens, mais l’énergie et la fougue qu’on y retrouve me bottent le derrière à tout coup.
 

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12. Suuns – Images Du Futur

Ce second effort du groupe m’a presque coûté une thérapie chez le psychologue. Je l’admets. J’ai abusé de celui-ci lors de sa parution en février dernier. Après de multiples écoutes, il me fait encore beaucoup d’effet.
 

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11. Locrian – Return To Annihilation

Ce groupe de Chicago nous propose une puissante charge émotive servie de façon irréprochable. Un amalgame de noise rock et de rock expérimental. Un incontournable pour les amateurs de groupes tels Swans ou Snowman.
 

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10. Chelsea Light Moving – Chelsea Light Moving

Les fans de Sonic Youth sauront retrouver les éléments clés de l’ancien band de Thurston Moore, mais avec une rage que l’on n’avait pas vue depuis fort longtemps.
 

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9. Deafheaven – Sunbather

Ce groupe californien nous catapulte en plein visage un album de black metal avec une certaine dégaine et une attitude post-rock sombre. Un album peu orthodoxe qui nous fait passer par toute la gamme des émotions. Un disque qui demande à être écouté à quelques reprises pour bien en saisir l’essence.
 

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8. Pissed Jeans – Honeys

On a affaire à un disque punk/hardcore de très haut niveau. Dans le genre, ça frôle la perfection. J’adore ce groupe.
 
 

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7. Gesaffelstein – Aleph

Ce DJ français nous arrive avec un premier album en carrière qui est constitué de musique électronique menaçante, psychédélique et par moment très hypnotique. Les morceaux sont très variés et dans ce cas-ci, la formule fonctionne à merveille. Ce type d’électro m’allume fortement.
 

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6. Future Of The Left – How To Stop Your Brain In An Accident

Si vous voulez me voir heureux, souriant et bien vivant, vous n’avez qu’à faire jouer du FOTL; préférablement avec le volume frisant le ridicule. Sans aucun doute, l’un de mes groupes préférés à vie.
 

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5. Scout Niblett – It’s Up To Emma

Souvent comparée à PJ Harvey ou à Cat Power, Scout Niblett donne dans le rock minimaliste. Cette artiste anglaise nous a proposé en mai dernier sa sixième offrande en carrière. Un disque sur lequel les mélodies sont très souvent bien senties. C’est par moment si intense et poignant qu’il en devient quasiment un véritable exercice physique pour l’auditeur.
 

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4. Altar Of Plagues – Teethed Glory & Injury

Ces Irlandais nous proposent une sorte d’hybride entre le black metal et la musique progressive ambiante. Ce trio incorpore de brillante façon des éléments électroniques qui ajoutent une teinte sombre et lugubre à ce disque. Malheureusement, le groupe a annoncé sa séparation suite à la parution de l’album.
 

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3. Queens Of The Stone Age – …Like Clockwork

Sur cet album, la proposition est plus tranquille, plus poignante et plus séductrice que ce dont nous a habitué par le passé le très talentueux Josh Homme et ses nombreux comparses. Ceci dit, la puissance ainsi que le côté mystérieux des pièces sont toujours aussi présents. Josh Homme nous offre ici ses textes les plus personnels et achevés à ce jour.
 

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2. Mikal Cronin – MCII

Fort de son expérience acquise auprès de Ty Segall, Mikal Cronin nous livre un disque qui combine le power pop mélodique avec un garage rock de haut niveau. Les compositions sont solides et très matures pour un jeune homme dans le début de la vingtaine. Plusieurs morceaux me font un effet monstre.
 

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1. The Knife – Shaking The Habitual

Un album de musique électronique carrément aliénant. Cet album double d’une grande intensité me fait vomir de magnifiques tulipes ainsi que de gigantesques arcs-en-ciel tellement mon bonheur est immense à chaque écoute. Un pur chef-d’œuvre.
 

Très difficile exercice que de faire un top 10 de mes concerts préférés, mais je me risque:

10. Quicksand, Théatre Corona.
9. Pallbearer, Parc Jean-Drapeau.
8. Fidlar, Il Motore.
7. Pissed Jeans, Il Motore.
6. NoFX, Olympia.
5. Deftones, Métropolis.
4. Supersuckers, Sala Rossa.
3. Red Fang + Indian Handcfrafts, Cabaret du Mile-End.
2. Scout Niblett + Dope Body, Casa Del Popolo.
1. Ty Segall, Cabaret du Mile-End.

En terminant, deux décès dans le monde musical m’ont particulièrement touché. Il s’agit de ceux de Jeff Hanneman et Chi Cheng. Jeff Hanneman était guitariste de la formation Slayer depuis leur tout début. Chi Cheng était quant à lui bassiste et membre fondateur du groupe Deftones. Je vous ai beaucoup écouté et je continuerai de le faire. Reposez en paix!

The Melvins – Everybody Loves Sausages

eshfsausagescoverhires1Parce qu’une année sans un album des Melvins, c’est un peu comme une année sans printemps, voici que la formation ne présente rien de moins qu’un album de reprises. Oui, vous avez bien lu, The Melvins qui fait un album de reprises. Le groupe qui est de retour en forfait complet (Buzz Osbourne, Dale Crover, Jared Warren et Coady Willis) fait aussi place à de nombreux collaborateurs, dont Trevor Dunn (qui assurait la basse en formation dite légère), Jello Biafra (Dead Kennedys), Mark Arm (Mudhoney), Scott Kelly (Neurosis) et Clem Burke (Blondie).

Cette fois-ci, la bande à King Buzzo décide d’attaquer ces classiques qui les ont marqués en tant que jeunes musiciens. D’une chanson à l’autre, la formation varie, passant du groupe complet à une version «lite», puisque les chansons ont été enregistrées à différents moments au cours des dernières années. Voilà une collection de treize classiques revisités par ces rockeurs increvables.

Everybody Loves Sausages débute avec la lourde Warhead du groupe Venom qui, avec son rythme matraque et carré, prend une tournure plus pesante, en grande partie grâce à la voix de Scott Kelly, beaucoup plus grave que celle du chanteur original. The Melvins reprend aussi You’re My Best Friend de Queen qui, loin de tourner le dos au côté bon enfant de la chanson, l’accentue avec la présence de Caleb Benjamin (Tweak Bird) et d’un clavier à la sonorité quasi Casio. Par contre, une chanson retient sérieusement l’attention sur cette galette et c’est l’excellente reprise de la chanson Station To Station de David Bowie; un rock définitivement Melvins. La voix du vétéran du no wave, J.G. Thirlwell, vient pimenter la pièce. Et si vous aussi vous avez tripé sur la chanson Black Betty de Ram Jam vous serez charmé par la version hyperrapide, quasi punk, que la formation nous sert.

Faire un album de reprises est rarement une entreprise très réussie. Cette fois-ci, il faut avouer que The Melvins y est allé avec une grande créativité et nous gratifie de l’un des rares opus de cet acabit à se procurer. Évidemment, tout cela à condition d’être des fanatiques de rock lourd. Un véritable et authentique rejeton des Melvins!

Ma note : 7/10

The Melvins
Everybody Loves Sausages
Ipecac recordings
54 minutes

www.ipecac.com/artists/melvins

Les 20 meilleurs albums de 2012 selon Mathieu Robitaille

En 2012, la musique est plus facile à se procurer que jamais auparavant. De multiples blogues et services en ligne placent chaque jour à notre portée une multitude de nouvelles chansons et de nouveaux artistes. Ajoutez-y le hype des blogues tentant de ne pas prendre de retard l’un sur l’autre et s’emportant pour des plaisirs sensoriels très éphémères, et il en résulte beaucoup de bruit pour attirer notre attention toujours décroissante. Mais le pire, c’est l’impression angoissante que j’ai, dès que je prends le temps de vraiment plonger dans un album, que je suis peut-être en train de manquer quelque chose d’autre, quelque chose de meilleur.

Certains albums sont excellents mais ne me font aucun effet. D’autres résonnent à ma fréquence sans que j’aie la moindre idée du comment. Voici une liste de 20 de ces derniers pour 2012.

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20. Ben Vida – esstends-esstends-esstends

Pas facile à décrire comme album, mais décidément unique. Ben Vida manipule les fréquences synthétiques dans le but de créer une illusion de positionnement du bruit dans l’espace. À écouter avec un casque pour un mindfuck de haut niveau. Et sobre, pour votre propre santé mentale.
 
 
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19. Dusted – Total Dust

Brian Borcherdt mène un joyeux boucan avec son groupe Holy Fuck, mais il a aussi fait de l’excellent pop-rock en solo et au sein de By Divine Right. Il explore ici son amour de Neil Young et du folk-rock sale en duo, accompagné d’un batteur. C’est aussi poussiéreux que le nom suggère, et ça s’incruste profondément dans les oreilles.
 
 

18. Neurosis – Honor Found in Decay

Ces grands druides du doom metal ont trouvé la palette de sons qu’il faut pour refaire toujours la même chose sans vraiment se répéter. La réalisation de Steve Albini, comme toujours, donne l’impression d’être au centre de l’action.
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17. Ricardo Villalobos – Dependent and Happy

Dans le monde microhouse de Villalobos, tous les sons ont potentiellement leur place. Ses compositions progressent et croissent sans jamais céder au dénouement facile, et chaque moment d’attention révèle des trésors.
 
 
 

16. Micachu and The Shapes – Never

J’attendais Micachu de pied ferme. Après un premier album réjouissant, elle avait fait un album semi-symphonique qui m’avait laissé tiède. Ce deuxième album avec les Shapes est un retour à la forme de Jewellery (2009), mais avec une attitude un peu plus sérieuse (ou plus adulte) dans sa façon enjouée d’explorer de nouvelles sonorités. Très l’fun.
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15. Tim Hecker and Daniel Lopatin – Instrumental Tourist

La musique ambiante a le désavantage de se situer à la frontière du new age insipide et pépère où rien ne se passe. Très difficile de mettre le doigt sur ce qui rend un drone ou un bruit captivant, et bien malin qui peut trouver la recette pour en faire un album entier. Hecker et Lopatin eux-mêmes n’y arrivent pas toujours, mais cette nouvelle collaboration improvisée est une surprenante réussite. Lire notre critique
 
 

14. Gros Mené – Agnus Dei

Une fois que je me suis fait à l’idée que Gros Mené ne ferait pas et ne pouvait pas faire un autre Tue ce drum, je me suis laissé convaincre par Agnus Dei. Au lieu de sonner Melvins et Pigfuck, Gros Mené s’est assagi et sonne maintenant plutôt QOTSA et Black Keys, mais la plume de Fred Fortin reste morveuse et charmante. Liminant Ménard me fait encore rire de surprise. Lire notre critique
 
 

13. Torche – Harmonicraft

Soundgarden a effectué un retour cette année, mais son absence n’était pas vraiment ressentie puisque Torche était déjà là pour porter le flambeau du rock doom rappelant Sabbath et Kyuss avec un côté aussi accrocheur que Cheap Trick. Pas tout à fait aussi bon que leur Meanderthal de 2008, mais vraiment pas loin.
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12. Goat – World Music

Même si on ignore la drôle de mythologie que le groupe a inventée (enfance passée dans l’isolement d’une secte vaudou émigrée en Suède), World Music a quelque chose de fascinant. C’est comme découvrir le corps momifié d’un animal difforme parfaitement préservé depuis 1973.
 
 
 

11. Flying Lotus – Until the Quiet Comes

Mes attentes étaient énormes, peut-être trop pour être totalement satisfaites, mais Quiet est tout de même massif et envoûtant. Du collage électronique de grande qualité.
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10. Health – Max Payne 3 Soundtrack

Je voulais un vrai album de HEALTH cette année ; je l’ai presque eu avec la bande originale du jeu Max Payne 3. C’est une trame sonore avec les désavantages de la forme: la musique s’efface par moments pour ne pas distraire le joueur (et dieu sait que si HEALTH le désirait, il pourrait distraire). Malgré des passages un peu légers, HEALTH, maintenant un trio, est encore en grande forme.
 
 
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09. Carter Tutti Void – Transverse

Collaboration improvisée entre Chris Carter et Cosey Tutti de Throbbing Gristle et Nik Void de Factory Floor, enregistrée en spectacle lors d’un festival organisé par les disques Mute. On dit que le public à ce concert était complètement en transe. Je n’ai aucune difficulté à y croire.
 
 
 

08. Grizzly Bear – Shields

Avec cet album, j’ai appris à arrêter de douter de Grizzly Bear et à les laisser me porter. Ils savent comment mettre le doigt sur une beauté juste un peu malsaine, juste assez triste et amère pour qu’on s’y reconnaisse. Et j’y entends quelque chose d’un peu sexy… C’est juste moi?
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07. Zammuto – Zammuto

La dissolution de The Books m’a attristé, mais ce premier album de Nick Zammuto, moitié chantante du duo, m’a fait chaud au coeur. Exit les collages de sons trouvés, ce qui est un peu dommage. Reste tout de même les méthodes non-orthodoxes de Zammuto et son instinct pour les mélodies inhabituelles. On sent que la formation n’est pas encore certaine d’où elle va, mais avec un tel baptême, je veux être là pour la suite.
 
 
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06. Dope Body – Natural History

J’ai un parti pris pour les groupes qui se sont formés après 2005 et qui ont su attirer l’attention sans aller s’installer à Brooklyn. On a parfois l’impression que ces groupes sont minoritaires! Un d’eux est Dope Body de Baltimore, qui a lancé un album noise-rock d’une vigueur et d’une vitalité surprenantes cette année. Des grooves d’hommes des cavernes et des passages où le groupe se moque du jock rock tout en y rendant hommage.
 
 
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05. Father John Misty – Fear Fun

Quel magnifique bâtard dépravé que ce Josh Tillman. Fear Fun habite un monde parallèle resté prisonnier de la scène soft rock de Los Angeles des années 1970. C’est un album à la fois totalement sincère et pince-sans-rire, grivois et touchant. Et entendre une vraie belle voix couchée sur du matériel aussi décadent, ça a quelque chose de jouissif.
 
 

04. Demdike Stare – Elemental

De la musique électronique déstabilisante, dépaysante et lugubre. Andy Stott était sur toutes les lèvres cet automne, non sans raison, mais dans un genre similaire je préfère encore Demdike Stare.
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03. Converge – All We Love We Leave Behind

La brutalité sonore de Converge camoufle une finesse peu commune. Les groupes qui n’ont plus rien à prouver et qui règnent en maître sur leur genre ont tendance à s’assoir sur leurs lauriers. Ce serait mal connaître Converge, qui à ce titre est du calibre des grands comme Fugazi. Ils mettent constamment de nouvelles idées de l’avant et esquivent les échecs avec une aisance inouïe. Lire notre critique
 
 

02. Liars – WIXIW

Quel plaisir de voir Liars vieillir. Ils sont rares, les groupes qui sont disposés à se remettre en question avec chaque nouveau projet. C’est le genre d’attitude qui déchire la plupart des groupes avant le troisième album. WIXIW, le sixième album de Liars, est leur plus synthétique mais aussi leur plus humain.
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01. Swans – The Seer

La phrase qui revient souvent au sujet de cet album, c’est la citation du leader Michael Gira à l’effet que ce soit à son avis la culmination de 30 ans de carrière, le mariage parfait de toutes les choses qu’il a su bien faire depuis les débuts de Swans en 1982. Je partage son opinion d’une façon tout à fait personnelle: l’album représente pour moi la culmination de 30 ans d’écoute active de musique. Tous les moments où j’ai laissé la curiosité, l’entêtement et le snobisme élargir mes horizons musicaux m’ont mené à cet énorme monolithe, ce monument sonore érigé en l’honneur de la quête du sublime et du rejet total de la banalité plaisante.
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Mentions très honorables

Black Dice – Mr. Impossible, Oneida – A List of the Burning Mountains / Man Forever – Pansophical Cataract, Metz – Metz, Andy Stott – Luxury Problems, « Blue » Gene Tyranny – Detours

Vidéoclips de l’année

Liars – Brats, HEALTH – Tears, Grimes – Oblivion, Gros Mené – Vénus

Gojira – L’enfant sauvage

Gojira (prononciation japonaise de Godzilla) est un groupe de heavy métal français. Très peu connu du grand public, Gojira jouit d’un grand respect à l’intérieur de la communauté métal. Née en 1996, la formation n’a connu aucun changement de membres depuis sa création, ce qui est un fait d’arme étonnant pour un groupe de métal. Le chanteur Joe Duplantier a aussi participé au projet post-Sepultura des frères Cavalera: The Cavalera Conspiracy.

Gojira se démarque de la scène métal pour sa façon d’allier la technique, la rapidité, les rythmes, la progression et la mélodie. De même, leurs influences sont très diverses; on reconnaît à la fois du Metallica, du Sepultura, du Tool et du Neurosis. L’Enfant Sauvage était très attendu, puisqu’il s’agissait du premier album de la formation française sous l’importante étiquette américaine Roadrunner Records.

La galette s’entame sur les rythmes évocateurs d’Explosia, qui avec ses changements de rythmes sur une pièce de dix cennes, donne le ton de ce qui attend l’auditeur sur le reste de l’opus. Le groupe fait la démonstration de sa capacité à créer des mélodies qui défilent à cent milles à l’heure tout en demeurant clair net et précis avec The Axe. The Wild Healer laisse place au travail des guitares qui ont réussit à me réconcilier avec le «taping», une technique de guitare que je trouvais surutilisée dans ce genre musical. Quant à elles, The Gift Of Guilt et Pain Is A Master exhibent le talent du batteur Mario Duplantier, alors qu’il multiplie les subtilités dans son jeu. Autre piste notable de l’album, la très belle Born In Winter qui fait entendre la voix de Joe Duplantier dans un registre plus mélodique et chanté.

Bref, L’Enfant Sauvage est un excellent album métal où les chansons ennuyantes sont complètement exclues. D’un bout à l’autre, le groupe français fait preuve d’une ingéniosité et d’une intelligence musicale redoutable. Un incontournable pour les fans de rock lourd!

Ma note : 8/10

Gojira
L’Enfant Sauvage
Roadrunner Records
52 minutes

www.gojira-music.com/