Critiques

Warpaint

Warpaint

  • Rough Trade
  • 2014
  • 51 minutes
7

warpaint-album-coverAprès quelques années d’absence, le groupe californien, Warpaint, nous revient en force avec leur tout dernier album, l’éponyme Warpaint. Avec leur précédente œuvre, The Fool, les attentes du public pour l’actuel projet étaient tout de même élevées puisque celui-ci fut bien accueilli par la critique à l’époque.

Dès la première écoute, nous constatons que le groupe a pris un peu plus d’assurance dans leur travail musical. En effet, Warpaint semble avoir exploré différentes techniques qui fournissent une touche de changement musical. Nous dénotons que la deuxième guitare est un peu moins présente que sur The Fool, et est remplacée par des saveurs plus électros. De plus, on sent encore plus l’union des voix sensibles, fougueuses et voluptueuses du groupe, qui semblent plus travaillées.

Ça débute avec Intro et ses lignes de basses, qui font que Warpaint charme et hypnotise toujours autant. Keep It Healthy et son intro laisse pantois. Très énergique et bien balancée, cette chanson permet de rentrer dans l’album rapidement. Warpaint s’est surtout fait connaître par leur premier simple intitulé Love Is To Die, qui a su ramener le groupe sur un piédestal gagnant. La chanson est puissante en soit et nous donne envie de danser, sur une note un peu plus sensuelle et suave que d’habitude. Suit Hi, qui nous offre un moment particulier de plénitude, avec ses mélodies hip-hop. Puis, Biggy nous confirme que Warpaint continuera de nous procurer une multitude de merveilles auditives avec des sons plus lourds, une voix particulièrement adoucie et exaltante, puis des expérimentations instrumentales alléchantes. Tout comme Teese qui nous laisse sur un ressac d’émotions avec la voix fragile de Theresa Wayman, qui s’emboîte majestueusement avec celle d’Emily Kokal, qui est beaucoup plus forte. Disco//Very, à son tour, sort du lot. Un peu plus psychédélique, on a l’impression d’écouter The Knife par moment. Feeling Alright et Drive nous dirigent tranquillement vers la fin du disque avec des notes plus enthousiastes. Finalement, CC est un peu plus introspective par la profondeur des mots et des sons. Les claviers nous bercent, une fois de plus, dans une belle transe.

Dans l’ensemble, l’album s’enchaîne bien, mais possède quelques longueurs notamment sur Son et Go In. Malgré que ce disque soit un peu linéaire, chaque chanson possède sa personnalité propre, particulièrement au niveau des émotions explicites transmises par les chanteuses principales. De plus, les fameux solos de basses ou de «fingerpicking» pimentent adéquatement chaque chanson, en nous rappelant subtilement The XX. Étant moins rythmé que le premier opus, ce Warpaint nous transporte dans une fabuleuse introspection par ses richesses instrumentales et vocales. Une belle découverte en ce début 2014.

Ma note : 7/10

Warpaint
Warpaint
Rough Trade
51 minutes

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