Critiques

The Moonlight Club

The Moonlight Club

  • Indie
  • 2018
  • 52 minutes
6

Après un EP très prometteur, Words in Gold, voilà que le groupe de Montréal sort son premier album éponyme. Déjà, au cours de l’année 2017, le groupe nous avait gratifiés de deux titres A Little too Easy et Are You Up de très bonne facture, aux couleurs new wave à souhait et que l’on retrouve en ouverture de ce nouvel album.

Alors, est-ce que le reste de l’album qui comprend 11 chansons est dans la lignée de ces deux titres ?

Avant toutes choses, il faut se rappeler qu’un premier album, c’est une étape importante dans la vie d’un groupe. Ça ne se fait pas du jour au lendemain, sur un coup de tête. Ça demande beaucoup de temps et d’efforts. Ça demande aussi de composer le double de pièces pour ne garder qu’une dizaine de titres. Et répéter… encore et encore ! Faire des concerts, trouver du financement et/ou un label pour se produire. Bref, un vrai parcours du combattant. Un processus qu’il est souvent bon d’avoir en tête quand on doit « juger » un album, car comme on dit, « la critique est aisée, mais l’art est difficile ».

Ceci dit, revenons à l’opus du quatuor de Montréal. The Moonlight Club est un premier album dans tout ce que peut représenter un premier album. C’est-à-dire d’immenses qualités, de la fraîcheur, mais aussi comme toute première fois, des choses moins bonnes et quelques erreurs. Commençons par les bonnes choses qui sont heureusement majoritaires.

L’album s’écoute bien, il est très cohérent dans son ensemble et on appréciera la première partie très axée new wave avec de vrais moments de fulgurances, comme les deux simples cités plus haut. On croirait entendre The Cure ou The Clash dans leur période post-punk. L’alternance des voix de François et John se marie bien. La deuxième partie de l’album prend un virage rock années 60, plus pêchu à la Rolling Stones, pour ne citer qu’eux. C’est bien simple avec la chanson Tonight, on se croirait presque revenu au temps de la guerre du Vietnam.

Cependant, si l’album est cohérent dans son ensemble il assez inégal dans le détail. Outre les tubes qui restent en tête toute la journée, The Moonlight Club nous propose aussi des pièces moins marquantes comme Hung Higher ou Stranger. Et si les riffs sont inspirés, les arrangements eux, sont un peu simples, voire simplistes.

Mais pas d’inquiétude, The Moonlight Club reste un bon premier album, plein de promesses pour la suite et qui donne envie de voir le groupe sur scène.

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