Critiques

The Fleshtones

The Band Drinks For Free

  • Yep Roc Records
  • 2016
  • 37 minutes
7

The FleshtonesVoilà un groupe qui se caractérise par une persévérance hors du commun. Formés en 1976, les Fleshtones faisaient paraître la semaine dernière un 21e album afin de souligner leur 40e anniversaire d’existence. Seul groupe ayant débuté sa carrière au CBGB’s à ne s’être jamais séparé, la bande à Peter Zaremba a roulé sa bosse dans tous les bars marginaux de la planète sans jamais obtenir un seul gros succès contrairement à ces quelques vieilles moppes encroûtées qui nous ressassent le même stock depuis des siècles. J’évite le «name-dropping», si vous le voulez bien.

En 2014, on avait somme toute apprécié le très potable Wheel Of Talent. Enregistrée à New York, la nouvelle galette s’intitule The Band Drinks For Free et comme le confirme la pochette, nos quatre bons vivants aiment toujours bien s’amuser. Toujours une excellente chose. Qualifiant eux-mêmes leur musique de «super rock» (les Fleshtones ne manquent pas d’humour), le groupe donne encore une fois le meilleur de lui-même.

Ça ne réinvente absolument rien, mais The Band Drinks For Free a le mérite d’être parfaitement authentique, même si j’ai des réserves quant à la réalisation un tantinet plus léchée qu’à l’accoutumée. L’impact des chansons plus «abrasives» s’en trouve ainsi diminué. De plus, la formation a mis au rancart son petit côté punk pour mettre de l’avant un rock stonien un peu bleusy. Mais en gros, il n’y a aucune inquiétude à y avoir, les doyens font habilement le travail.

Depuis le début des années 2000, les Fleshtones ont lancé probablement leurs meilleurs albums en carrière et ça se poursuit de plus belle avec The Band Drinks For Free. Peter Zaremba est particulièrement en voix. À 62 ans bien sonnés, je ne peux que saluer la performance du bonhomme. Bref, on est très loin des «bouettes» faussement rock d’un paquet de vieux briscards qui se complaisent et se confortent dans leurs antiquités sonores afin de renflouer les coffres. Non, n’insistez pas, je ne nommerai personne.

Une majorité de bonnes chansons m’ont fait passer un agréable moment. L’humoristique Love Like A Man, la stonienne Love My Lover, le penchant punk-blues dans Suburban Roulette, l’excellente Living Today, le petit côté Buzzcocks en mode surf rock qu’évoque The Gasser ainsi que le blues cochon The Sinner font partie des bons moments de cette nouvelle parution.

Et puis? Eh bien, les Fleshtones font encore une fois honneur au rock’n roll. The Band Drinks For Free est sans prétention et sans fioritures inutiles, ce qui ramène encore une fois à ce que devrait être le rock: du gros fun sale qui fait la promotion d’un mode vie «à fond la caisse». Accompagnés de quelques consommations, les Fleshtones sont toujours réjouissants.

Ma note: 7/10

The Fleshtones
The Band Drinks For Free
Yep Roc Records
37 minutes

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